Conventions collectives, cas de paie, modèles, outils, fiches conseil

Mutuelle et prévoyance d’entreprise par convention collective

Pour l’employeur qui veut savoir ce que sa convention impose, l’expert-comptable qui sécurise un dossier client, le gestionnaire de paie qui cherche une réponse à transmettre ou un modèle prêt à l’emploi.

0 € de frais de courtage, et un CE offert aux salariés avec chaque contrat.

Que doit mettre en place un employeur en mutuelle et en prévoyance ?

  • Une mutuelle pour tous les salariés. Depuis le 1er janvier 2016, toute entreprise du secteur privé couvre ses salariés par une complémentaire santé collective et obligatoire, sans condition d’ancienneté, et en finance au moins 50 % (article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale, issu de la loi du 14 juin 2013).
  • Une prévoyance pour les cadres. L’employeur verse pour ses cadres et assimilés une cotisation d’au moins 1,50 % de la tranche 1 du salaire, à sa charge exclusive et affectée en priorité au risque décès (ANI du 17 novembre 2017, article 1er).
  • Ce que la convention collective ajoute. Grille de garanties, répartition plus favorable, prévoyance des non-cadres, maintien de salaire renforcé : c’est la convention qu’il faut lire en premier, d’où l’annuaire ci-dessous.
  • Un acte écrit. Le régime repose sur un accord collectif, un référendum ou une décision unilatérale de l’employeur remise à chaque salarié (article L. 911-1).
  • Des dispenses encadrées. Un salarié ne sort du régime que par une dispense prévue par les textes ou par l’acte, demandée par écrit et justifiée.
  • Un enjeu Urssaf. L’exonération de cotisations sur la part patronale suppose un régime collectif et obligatoire. Elle peut être remise en cause, avec un redressement proportionné lorsque le manquement est limité (article L. 133-4-8).

Tarifs affichés sur cette page : offres BL ASSUR « à partir de », distinctes des cotisations fixées par chaque branche.

RL

Par Renaud Lebrun, fondateur de BL ASSUR, courtier en assurances, ORIAS n° 17 003 326. Page vérifiée le sur Légifrance, le Bulletin officiel de la sécurité sociale et les textes de branche.

Tarifs indicatifs de mutuelle et de prévoyance par convention collective

Consultez les prix indicatifs de mutuelle d’entreprise et les taux de prévoyance selon la convention collective de l’entreprise. Chaque guide CCN détaille ensuite les garanties de branche, les cotisations, la répartition entre l’employeur et le salarié, les obligations applicables et les offres disponibles. Cherchez par numéro IDCC, par intitulé ou par métier.

+ de 500conventions collectives maîtrisées
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Aucun guide en accès direct ne correspond à cette recherche. La convention fait sans doute partie de celles que nous traitons sans guide publié : demandez son ajout, premier retour écrit sous 24 h ouvrées.

Mutuelle dès

Offre BL ASSUR d’entrée, par salarié et par mois, pour un salarié seul au régime général. L’employeur en finance au moins la moitié.

Prévoyance non-cadres dès

Taux d’entrée de l’offre BL ASSUR, en pourcentage du salaire brut. Tranches, répartition et taux de la branche : dans le guide.

Prévoyance cadres dès

Au moins 1,50 % de la tranche 1 à la charge de l’employeur, sauf régime de branche particulier expliqué dans le guide.

Santé et médical

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 1996Pharmacie d’officine80 € / mois2,27 %1,50 %
IDCC 1147Personnel des cabinets médicaux35 € / mois2,28 %2,73 %
IDCC 1619Cabinets dentaires36,50 € / mois1,46 %1,50 %
IDCC 1431Optique-lunetterie de détail27 € / mois0,73 %1,50 %

Hôtellerie, restauration et alimentaire

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 1979Hôtels, cafés, restaurants (HCR)40 € / mois0,80 %1,50 %
IDCC 1501Restauration rapide30 € / mois0,56 %1,50 %
IDCC 843Boulangerie-pâtisserie artisanale53,50 € / mois1,155 %1,525 %
IDCC 493Vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueux et liqueurs60 € / mois1,43 %1,50 %

Conseil, numérique, finance et communication

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 1486Bureaux d’études techniques (Syntec)40 € / mois0,74 %1,50 %
IDCC 86Publicité et assimilées27 € / mois0,40 %1,50 %
IDCC 2120Banque28 € / mois0,50 %1,50 %

Commerce et distribution

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 573Commerces de gros27 € / mois0,62 %1,50 %
IDCC 1517Commerces de détail non alimentaires (CDNA)38 € / mois1,10 %1,50 %
IDCC 804VRP : voyageurs, représentants, placiers27 € / mois0,50 %1,50 %
IDCC 1978Fleuristes, vente et services des animaux familiers62 € / mois0,99 %2,07 %
IDCC 1760Jardineries et graineteries49 € / mois1,05 %1,95 %

Industrie, automobile et transport

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 3248Métallurgie50,86 € / mois1,428 %1,142 % T1
IDCC 1090Services de l’automobile29 € / mois1,80 %1,37 %
IDCC 16Transports routiers et activités auxiliaires48,06 € / mois1,20 %1,50 %

Bâtiment et architecture

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 1597Bâtiment : ouvriers, entreprises de plus de 10 salariés27 € / mois2,49 %1,50 %
IDCC 2332Entreprises d’architecture83 € / mois1,31 %2,31 %

Immobilier et services

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 1527Immobilier60 € / mois0,55 %1,50 %
IDCC 1043Gardiens, concierges et employés d’immeubles96 € / mois1 %1,50 %
IDCC 3043Entreprises de propreté55 € / mois0,70 %1,50 %
IDCC 3127Services à la personne35 € / mois0,56 %1,50 %
IDCC 759Pompes funèbres84 € / mois0,60 %1,50 %

Formation, sport et animation

Convention collectiveMutuelle dèsPrévoyance non-cadres dèsPrévoyance cadres dès
IDCC 1516Organismes de formation55 € / mois1,28 %1,50 %
IDCC 1518Animation (ÉCLAT)45 € / mois1,14 %1,50 %
IDCC 2511Sport38,46 € / mois0,72 %1,50 %

Hors convention : offres transverses

OffrePour qui
EsportClubs et joueurs professionnels d’esportStructures d’esport qui salarient des joueurs, des entraîneurs ou un encadrement
Haut de gammeMutuelle d’entreprise haut de gamme, toutes conventionsEntreprises qui veulent des garanties élevées pour leurs dirigeants et leurs cadres

Comment lire ces tarifs. Les trois colonnes reprennent les offres BL ASSUR « à partir de » affichées en tête de chaque guide. Ce ne sont pas les cotisations fixées par la branche : taux conventionnels, répartition entre l’employeur et le salarié, statut d’extension des accords et liens Légifrance figurent dans le guide de chaque convention. Le tarif définitif dépend de l’effectif, de l’âge moyen et du département.

Vous ne trouvez pas la convention de votre client ?

Seules les conventions qui ont déjà leur guide figurent dans l’annuaire. Nous en traitons plus de 500, dont les ETAM et cadres du BTP, le commerce de détail alimentaire, la coiffure ou le notariat. Indiquez le numéro IDCC ou l’intitulé : vous recevez un premier retour écrit sous 24 h ouvrées, et la convention rejoint la liste des guides à publier. Ce sont vos demandes qui en fixent l’ordre.

Un formulaire de deux minutes. Vous pouvez aussi écrire à contact@bl-assur.fr ou appeler le 01 86 90 08 99.

Cas de paie résolus : la réponse, les étapes, les pièces

Les questions que les salariés et les clients posent le plus souvent sur la mutuelle et la prévoyance. Pour chacune : une réponse courte, rédigée pour être transmise telle quelle, les étapes à suivre en paie, le modèle à utiliser et le texte qui fonde la règle. Tapez la situation dans la recherche en haut de page, ou ouvrez-la ci-dessous.

Affiliation et dispenses

Un salarié est déjà couvert par la mutuelle de son conjoint

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un salarié couvert comme ayant droit par la mutuelle collective et obligatoire de son conjoint peut demander à être dispensé d’adhérer au régime de l’entreprise. C’est une dispense de droit, prévue par l’article D. 911-2 du Code de la sécurité sociale : elle s’applique même si l’acte de mise en place de l’entreprise ne la mentionne pas. La demande est écrite, présentée à l’embauche, à la mise en place du régime ou à la date d’effet de la couverture du conjoint, et accompagnée d’une attestation à renouveler chaque année. Sans demande écrite ni justificatif, le salarié doit être affilié.

À faire en paie
  1. Vérifier que le régime du conjoint est bien collectif et obligatoire (ou l’un des dispositifs assimilés : régime local d’Alsace-Moselle, industries électriques et gazières, protection sociale complémentaire de la fonction publique, contrat Madelin).
  2. Peu importe que le rattachement du salarié au contrat de son conjoint soit obligatoire ou facultatif : la condition porte sur le régime du conjoint (Bulletin officiel de la sécurité sociale, mise à jour du 19 avril 2024).
  3. Si le conjoint a une mutuelle individuelle, c’est un autre cas : la dispense ne vaut que jusqu’à l’échéance de ce contrat.
  4. Faire signer le formulaire de demande, qui porte la mention d’information sur les conséquences du choix.
  5. Classer l’attestation et noter sa date de renouvellement : le justificatif est annuel.

Un salarié refuse d’adhérer à la mutuelle de l’entreprise

Réponse courte, à transmettre telle quelle

L’adhésion à la mutuelle d’entreprise est obligatoire : un salarié ne peut s’y soustraire que dans un cas de dispense prévu par les textes ou par l’acte de mise en place. Les dispenses de droit (complémentaire santé solidaire, contrat individuel jusqu’à son échéance, couverture collective obligatoire par ailleurs, contrat court) valent dans toutes les entreprises ; les dispenses facultatives ne jouent que si l’acte les prévoit. Lorsque le régime a été mis en place par décision unilatérale avec une cotisation à la charge du salarié, celui qui était déjà présent à cette date peut aussi refuser d’y adhérer (article 11 de la loi du 31 décembre 1989). Dans tous les cas, la demande ou le refus est écrit et conservé par l’employeur.

À faire en paie
  1. Identifier le cas dans le tableau des dix dispenses : de droit, ou facultative et alors inscrite dans l’acte.
  2. Faire remplir le formulaire de demande et réclamer le justificatif correspondant.
  3. Si aucun cas ne s’applique : affilier le salarié et précompter sa part, même s’il s’y oppose.
  4. Ne jamais accepter une dispense de convenance : un salarié écarté sans motif prévu fragilise le caractère obligatoire du régime, donc l’exonération de cotisations de toute l’entreprise.

Un salarié travaille pour plusieurs employeurs

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un salarié qui travaille pour plusieurs employeurs et qui est déjà couvert par la mutuelle collective et obligatoire de l’un d’eux peut demander à être dispensé d’adhérer chez les autres. C’est une dispense de droit (article D. 911-2 du Code de la sécurité sociale), applicable même si l’acte de l’entreprise ne la prévoit pas. Il en fait la demande par écrit et fournit chaque année une attestation de sa couverture. À défaut de demande, il est affilié et cotise chez chacun de ses employeurs : la double affiliation n’est pas interdite.

À faire en paie
  1. Demander l’attestation de l’autre employeur ou de son organisme assureur : régime collectif et obligatoire, en cours de validité.
  2. Faire signer la demande de dispense à l’embauche, ou à la date d’effet de l’autre couverture.
  3. Renouveler le justificatif chaque année et affilier le salarié dès que l’autre couverture cesse.
  4. Cette dispense ne vaut que pour les frais de santé. En prévoyance, seules jouent les dispenses écrites dans l’acte : à défaut, le salarié reste couvert chez chaque employeur.

La cotisation d’un apprenti ou d’un salarié à temps partiel atteint 10 % de son salaire

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un apprenti ou un salarié à temps partiel peut être dispensé d’adhérer à la mutuelle lorsque sa cotisation atteindrait au moins 10 % de sa rémunération brute. C’est une dispense facultative : elle ne s’applique que si l’acte de mise en place de l’entreprise (décision unilatérale, accord ou référendum) la prévoit expressément, conformément à l’article R. 242-1-6 du Code de la sécurité sociale. Si l’acte ne la prévoit pas, le salarié doit être affilié, sauf s’il relève d’une dispense de droit. La demande est écrite et conservée par l’employeur.

À faire en paie
  1. Relire l’acte de mise en place : la dispense y figure-t-elle ?
  2. Faire le calcul : part salariale divisée par la rémunération brute, au moins égale à 10 %.
  3. Recalculer quand la rémunération ou la cotisation change : la dispense tombe si le seuil n’est plus atteint.
  4. Le contrat de professionnalisation n’est pas visé par ce cas. S’il est à durée déterminée, il relève des dispenses prévues pour les CDD.

Un salarié est embauché en CDD court ou à temps très partiel

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un salarié en CDD ou en contrat de mission dont la couverture par le régime collectif durerait moins de trois mois peut demander à en être dispensé, s’il justifie d’une couverture individuelle respectant les règles du contrat responsable (articles L. 911-7 et D. 911-6 du Code de la sécurité sociale). Il a alors droit au versement santé, une aide mensuelle de l’employeur qui remplace sa participation au régime (article L. 911-7-1). Ce versement n’est pas dû si le salarié bénéficie de la complémentaire santé solidaire ou d’une couverture collective et obligatoire, y compris comme ayant droit. Le salarié qui ne demande rien est affilié comme les autres.

À faire en paie
  1. Apprécier la durée de couverture en tenant compte des renouvellements et des contrats successifs chez le même employeur.
  2. Réclamer la demande écrite et l’attestation du contrat responsable, couvrant la période d’emploi.
  3. Calculer le versement : contribution patronale de la catégorie (ou montant de référence proratisé) multipliée par 125 % en CDD ou en mission, 105 % en CDI.
  4. Vérifier la convention et l’acte : un accord de branche ou d’entreprise, ou une décision unilatérale lorsque ces salariés ne sont pas déjà couverts à titre obligatoire, peut réserver le seul versement santé aux contrats de trois mois au plus ou de quinze heures par semaine au plus.

Un salarié bénéficie de la complémentaire santé solidaire (C2S)

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un salarié couvert par la complémentaire santé solidaire peut demander à être dispensé d’adhérer à la mutuelle d’entreprise, jusqu’à la date à laquelle il cesse d’en bénéficier. C’est une dispense de droit (article D. 911-2 du Code de la sécurité sociale) : elle s’applique même si l’acte de mise en place ne la prévoit pas. La demande est écrite et accompagnée de l’attestation de droits, qui indique la période couverte. À la fin de ses droits, le salarié est affilié au régime de l’entreprise, sauf s’il obtient le renouvellement de la C2S et fournit sa nouvelle attestation. La dispense est une faculté : le salarié qui préfère adhérer au régime le peut.

À faire en paie
  1. Réclamer l’attestation de droits : elle est délivrée pour un an et porte la date de fin.
  2. Noter cette date au planning des affiliations : sans nouvelle attestation, le salarié est affilié à cette date.
  3. Faire signer le formulaire de demande, avec la mention d’information sur les conséquences du choix.
  4. Ne pas verser de versement santé : il est réservé aux salariés en contrat court couverts par un contrat individuel responsable, et exclu pour les bénéficiaires de la C2S.

Un salarié veut conserver sa mutuelle individuelle

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un salarié couvert par une mutuelle individuelle au moment de son embauche, ou de la mise en place du régime, peut demander à être dispensé d’adhérer jusqu’à l’échéance de son contrat. C’est une dispense de droit (article D. 911-2 du Code de la sécurité sociale). Il fournit une attestation de son assureur mentionnant la date d’échéance ; à cette date, il est affilié au régime de l’entreprise, et le renouvellement de son contrat individuel ne prolonge pas la dispense. Il reste libre de conserver sa mutuelle individuelle à ses frais, en complément, mais il cotise alors aussi au régime collectif.

À faire en paie
  1. Réclamer l’attestation de l’assureur individuel avec la date d’échéance, et noter cette date au planning des affiliations.
  2. Rappeler au salarié qu’il peut mettre fin à sa dispense avant l’échéance : après un an de contrat, il résilie sa mutuelle individuelle à tout moment et rejoint le régime.
  3. Un contrat individuel souscrit après l’embauche n’ouvre aucune dispense.
  4. Le versement santé n’est pas dû, sauf pour un contrat court ou un temps très partiel relevant de l’article L. 911-7-1.

Un salarié veut rattacher son conjoint ou ses enfants

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Le rattachement des ayants droit dépend du contrat de l’entreprise et de l’acte de mise en place. Trois situations : la couverture de la famille est obligatoire, et la cotisation famille s’applique avec la part patronale prévue ; elle est facultative, et le salarié choisit de rattacher son conjoint, son partenaire ou ses enfants en payant en général la cotisation correspondante ; elle n’est pas prévue. La demande passe par le bulletin d’affiliation ou un avenant, avec les justificatifs : livret de famille ou acte de naissance, attestation de Pacs, justificatif de vie commune. Les enfants restent couverts jusqu’à l’âge et dans les conditions fixés par le contrat (études, apprentissage, recherche d’emploi).

À faire en paie
  1. Lire la structure de cotisation du contrat : isolé ou famille, adulte et enfant, ou tarif unique. Le rattachement peut changer la cotisation du salarié.
  2. Vérifier ce que l’acte prévoit pour la famille : une participation de l’employeur à une extension facultative n’est pas exonérée de cotisations sociales.
  3. Transmettre les justificatifs à l’organisme assureur et mettre à jour le précompte sur le bulletin.
  4. Le conjoint couvert par sa propre mutuelle collective obligatoire n’a pas besoin d’être rattaché ; à l’inverse, un salarié rattaché au contrat de son conjoint peut demander une dispense.

Un salarié n’a jamais été affilié et présente des soins à rembourser

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Depuis le 1er janvier 2016, l’employeur affilie chaque salarié à la mutuelle collective et obligatoire de l’entreprise dès son embauche, sauf dispense demandée par écrit et justifiée (article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale). Un salarié qui n’a pas été affilié alors qu’il aurait dû l’être ne perd pas ses droits : l’employeur, responsable de l’omission, lui doit l’équivalent des remboursements que le contrat lui aurait versés, sur présentation des décomptes de la sécurité sociale et des factures. La première démarche consiste à demander à l’organisme assureur l’affiliation à la date à laquelle elle aurait dû prendre effet, avec régularisation des cotisations ; si l’assureur n’accepte pas de prendre en charge les soins antérieurs, l’employeur les rembourse lui-même à hauteur des garanties du contrat. Lorsque l’entreprise n’a aucun régime, elle le met en place sans délai.

À faire en paie
  1. Établir pourquoi le salarié n’est pas affilié : oubli à l’embauche alors qu’un contrat existe, dispense en cours de validité (dans ce cas, aucun droit), ou absence de régime dans l’entreprise.
  2. Contrat existant : demander à l’assureur l’affiliation à la date d’embauche ou à la date d’effet du régime, et régulariser les cotisations, part patronale et part salariale, sur trois ans au plus.
  3. Réunir les justificatifs des soins : décomptes de la sécurité sociale, factures acquittées, devis, et les chiffrer selon les garanties du contrat.
  4. Si l’assureur refuse les soins antérieurs à l’affiliation, indemniser le salarié de ce montant, par écrit, contre remise des justificatifs.
  5. Absence de régime : rédiger l’acte, souscrire le contrat et affilier tous les salariés ; un salarié écarté sans dispense fragilise le caractère collectif du régime lors d’un contrôle Urssaf.
La solution BL ASSUR

BL ASSUR dispose, au cas par cas, d’une solution de contrat avec prise en charge rétroactive des soins déjà engagés. Transmettez le dossier (date d’embauche, contrat existant ou non, soins concernés) avant d’indemniser le salarié vous-même.

Faire vérifier ce dossier

Entrées, sorties et absences

Un nouveau salarié arrive dans l’entreprise

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Tout nouveau salarié est affilié à la mutuelle d’entreprise dès son premier jour de travail : aucune condition d’ancienneté n’est admise en frais de santé. L’employeur lui remet l’acte de mise en place s’il s’agit d’une décision unilatérale, la notice d’information de l’organisme assureur et le bulletin d’affiliation, et lui signale les cas de dispense. S’il souhaite être dispensé, il le demande par écrit au moment de l’embauche, avec le justificatif correspondant. En prévoyance, l’affiliation est également immédiate, sauf condition d’ancienneté prévue par l’acte et admise par la convention collective, de douze mois au plus.

À faire en paie
  1. Remettre la décision unilatérale et la notice contre signature : nouvelle ligne de la feuille d’émargement, ou récépissé individuel.
  2. Faire remplir le bulletin d’affiliation, ou la demande de dispense accompagnée de son justificatif.
  3. Déclarer l’entrée à l’organisme assureur, dans la bonne catégorie (cadre ou non-cadre) pour la prévoyance.
  4. Précompter la cotisation dès le premier bulletin et contrôler le paramétrage DSN du contrat.
  5. Contrat court ou temps très partiel : vérifier si le versement santé s’applique.

Un salarié quitte l’entreprise

Réponse courte, à transmettre telle quelle

À la fin du contrat de travail, le salarié est radié du régime à la date de la rupture. S’il est pris en charge par l’assurance chômage et que la rupture n’est pas due à une faute lourde, il conserve gratuitement ses garanties de santé et de prévoyance pendant sa période d’indemnisation, pour une durée égale à celle de son dernier contrat de travail et dans la limite de douze mois (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale). L’employeur mentionne ce maintien dans le certificat de travail et informe l’organisme assureur de la rupture. Une démission n’ouvre ce droit que si elle est indemnisée par l’assurance chômage.

À faire en paie
  1. Porter la mention du maintien des garanties dans le certificat de travail.
  2. Déclarer la sortie à l’organisme assureur : radiation, et ouverture de la portabilité si le salarié y a droit.
  3. Remettre au salarié une information écrite sur la portabilité : c’est lui qui justifie de son indemnisation auprès de l’assureur.
  4. Arrêter les cotisations à la date de sortie : la portabilité est financée par mutualisation, sans cotisation du salarié sortant.
  5. Retraite, invalidité, fin de portabilité : l’ancien salarié peut demander à l’assureur, dans les six mois, une couverture santé individuelle à tarif encadré (article 4 de la loi du 31 décembre 1989).

Un salarié sortant demande la portabilité alors qu’il n’était pas affilié

Réponse courte, à transmettre telle quelle

La portabilité (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale) maintient gratuitement, après la rupture du contrat de travail, les garanties dont le salarié bénéficiait dans l’entreprise : elle suppose que ses droits aient été ouverts, c’est-à-dire qu’il ait été affilié au régime. Un salarié qui avait obtenu une dispense d’adhésion n’était pas couvert : il n’a pas droit à la portabilité, et l’employeur le lui indique par écrit. En revanche, un salarié qui aurait dû être affilié et ne l’a pas été, par oubli ou parce que l’entreprise n’avait pas mis de mutuelle en place, est en droit d’obtenir de son employeur l’équivalent de la portabilité : l’employeur est responsable de l’omission et répare le préjudice, pour la durée du maintien auquel le salarié aurait pu prétendre, égale à celle de son dernier contrat de travail dans la limite de douze mois.

À faire en paie
  1. Sortir le dossier du salarié : bulletin d’affiliation, ou demande de dispense signée avec son justificatif.
  2. Dispense valable jusqu’à la sortie : répondre par écrit que les droits n’ont pas été ouverts et que la portabilité ne s’applique pas ; le salarié reste couvert par la mutuelle qui fondait sa dispense, ou souscrit un contrat individuel.
  3. Affiliation oubliée alors qu’un contrat existe : demander à l’assureur l’affiliation rétroactive avec régularisation des cotisations, puis déclarer la portabilité comme pour tout sortant.
  4. Aucun régime dans l’entreprise : mettre en place la mutuelle sans délai pour les salariés présents, et régler la situation du sortant avec l’assureur ou par indemnisation.
  5. Vérifier les autres conditions de la portabilité : rupture ouvrant droit à l’assurance chômage, hors faute lourde, et mention du maintien dans le certificat de travail.
La solution BL ASSUR

BL ASSUR étudie ces dossiers au cas par cas et propose une solution de contrat, y compris pour le salarié déjà sorti. Transmettez le dossier avant de répondre au salarié.

Faire vérifier ce dossier

Un salarié est en arrêt de travail, en congé maternité ou en congé parental

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Lorsque le contrat de travail est suspendu et que le salarié reste indemnisé par l’employeur (maintien total ou partiel du salaire, indemnités journalières complémentaires financées au moins en partie par l’employeur, activité partielle), il conserve la mutuelle et la prévoyance de l’entreprise, et l’employeur continue de verser sa part. La part du salarié reste due. Pendant une suspension non indemnisée, comme un congé parental à temps plein ou un congé sans solde, ce maintien n’est pas obligatoire : il dépend de l’acte de mise en place et du contrat d’assurance, qui peuvent permettre au salarié de conserver sa couverture en payant la totalité de la cotisation.

À faire en paie
  1. Qualifier la suspension : indemnisée par l’employeur ou non. Les seules indemnités journalières de la sécurité sociale ne suffisent pas à rendre le maintien obligatoire.
  2. Suspension indemnisée : maintenir les garanties et la part patronale, précompter la part salariale sur les sommes versées.
  3. Suspension non indemnisée : lire l’acte et le contrat, puis proposer par écrit au salarié le maintien à sa charge s’il est prévu.
  4. Prévoyance : déclarer l’arrêt à l’organisme assureur dans les délais du contrat, et vérifier si les cotisations sont exonérées pendant l’arrêt.

Un salarié devient parent

Réponse courte, à transmettre telle quelle

La naissance ou l’adoption d’un enfant ne modifie pas l’affiliation du salarié. Pendant le congé de maternité, de paternité, d’adoption ou de naissance, sa couverture est maintenue avec la participation de l’employeur dès lors que le congé est indemnisé avec un complément de l’employeur ; lorsque seules les indemnités journalières de la sécurité sociale sont versées, le maintien dépend de l’acte et du contrat, qui le prévoient le plus souvent. Le rattachement de l’enfant se demande à l’organisme assureur avec l’acte de naissance, dans le délai fixé par le contrat ; beaucoup de contrats le font prendre effet à la date de naissance lorsque la demande arrive dans ce délai. Selon la structure tarifaire, la cotisation du salarié change (passage d’isolé à famille) ou non (tarif unique, gratuité à partir d’un certain nombre d’enfants).

À faire en paie
  1. Vérifier le maintien de la couverture pendant le congé : obligatoire si l’employeur complète les indemnités journalières, sinon selon l’acte et le contrat.
  2. Rattacher l’enfant : demande à l’assureur avec l’acte de naissance, dans le délai du contrat.
  3. Mettre à jour le précompte si la structure tarifaire change ; rien à faire en tarif unique.
  4. Le congé supplémentaire de naissance, ouvert depuis le 1er juillet 2026, suit les mêmes règles de maintien que le congé de paternité.

Un salarié passe à temps partiel, ou revient à temps plein

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Le passage à temps partiel ne change pas l’affiliation : le salarié reste couvert par la mutuelle et la prévoyance, avec la même part patronale. Une cotisation santé forfaitaire ne varie pas ; une cotisation en pourcentage du salaire ou du plafond suit la nouvelle rémunération. En prévoyance, les cotisations exprimées en pourcentage du salaire baissent avec lui, et les prestations calculées sur le salaire aussi. Un seul point ouvre une option : si la part salariale de la cotisation santé atteint au moins 10 % de la rémunération brute, le salarié peut demander une dispense, à condition que l’acte de mise en place la prévoie (article R. 242-1-6 du Code de la sécurité sociale).

À faire en paie
  1. Relire l’assiette de chaque cotisation : forfait, pourcentage du plafond ou pourcentage du salaire.
  2. Calculer le rapport entre la part salariale santé et la nouvelle rémunération brute : à 10 % ou plus, informer le salarié de la dispense si l’acte la prévoit.
  3. Vérifier dans le contrat de prévoyance le salaire de référence des prestations pour un temps partiel.
  4. Au retour à temps plein, une dispense fondée sur les 10 % prend fin : réaffilier le salarié.

L’entreprise veut couvrir son dirigeant ou un mandataire social

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un dirigeant assimilé salarié (président ou directeur général de SAS, gérant minoritaire ou égalitaire de SARL) peut bénéficier de la mutuelle et de la prévoyance de l’entreprise à deux conditions : relever du régime général de la sécurité sociale, et figurer expressément dans l’acte de mise en place, car un mandataire sans contrat de travail n’est pas couvert par les mots « ensemble du personnel » ou « salariés ». Sa cotisation suit alors les mêmes règles de répartition et d’exonération que celles des salariés. Un gérant majoritaire de SARL ou un entrepreneur individuel ne peut pas adhérer au régime collectif : il relève d’un contrat individuel, déductible dans le cadre Madelin.

À faire en paie
  1. Vérifier le statut social du dirigeant : assimilé salarié (régime général) ou travailleur non salarié.
  2. Relire l’acte de mise en place : ajouter la mention des mandataires sociaux si elle manque, par décision modificative.
  3. Lorsque le régime est mis en place par décision unilatérale, faire constater l’affiliation du mandataire par l’organe compétent (assemblée des associés ou conseil) : un dirigeant ne se l’accorde pas seul.
  4. Prévoyance : vérifier avec l’assureur la catégorie de rattachement du mandataire et le respect du 1,50 %.
Textes

Cotisations et vie du régime

Un salarié devient cadre

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Dès qu’un salarié relève des articles 2.1 ou 2.2 de l’accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 (cadres et assimilés cadres), l’employeur doit verser pour lui une cotisation de prévoyance d’au moins 1,50 % de la tranche 1 de son salaire, à sa charge exclusive et affectée en priorité à la couverture du décès. Le salarié change de catégorie dans le contrat de prévoyance à la date de sa promotion. À défaut de couverture, si le cadre décède, l’employeur doit verser à ses ayants droit une somme égale à trois plafonds annuels de la sécurité sociale. La convention collective précise le plus souvent quels niveaux de classification relèvent de ces catégories : c’est elle qu’il faut lire en premier.

À faire en paie
  1. Vérifier dans la convention collective le niveau ou le coefficient à partir duquel le salarié est cadre ou assimilé.
  2. Déclarer le changement de catégorie à l’organisme assureur et mettre à jour la DSN.
  3. Contrôler que la part patronale de prévoyance atteint 1,50 % de la tranche 1, soit 60,08 € par mois pour un salaire au plafond.
  4. Remettre au salarié la notice du contrat des cadres, et compléter l’acte si cette catégorie n’y figurait pas.
Textes

La cotisation augmente, ou l’employeur veut modifier la répartition

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Lorsque la cotisation augmente, tout dépend de ce que prévoit l’acte de mise en place. S’il fixe une répartition en pourcentage et précise que les évolutions de cotisation se répartissent dans les mêmes proportions, la hausse s’applique sans nouvel acte. S’il fixe des montants en euros, ou si l’employeur veut modifier la répartition ou les garanties, une décision unilatérale modificative est nécessaire : information des représentants du personnel s’il en existe, remise du nouvel acte à chaque salarié et délai de prévenance suffisant. La part de l’employeur ne peut jamais descendre sous 50 % de la cotisation santé obligatoire, ni sous le niveau fixé par la convention collective.

À faire en paie
  1. Relire la clause de cotisations de l’acte : pourcentages ou montants, clause d’évolution ou non.
  2. Si un nouvel acte s’impose : rédiger la décision modificative, informer le comité social et économique s’il existe (il est consulté à partir de 50 salariés), respecter un délai de prévenance.
  3. Remettre le nouvel acte à chaque salarié contre signature, même lorsque la modification lui est favorable.
  4. Mettre la paie à jour à la date d’effet, pas avant.

Une erreur de cotisation apparaît sur les bulletins de paie

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Une cotisation de mutuelle ou de prévoyance mal précomptée se régularise sur les bulletins suivants, dans les deux sens. Si le salarié a trop payé, l’employeur lui rembourse la différence. S’il n’a pas assez payé, l’employeur retient le complément sur les salaires à venir, dans la limite de la fraction saisissable du salaire, et l’explique par écrit. La régularisation porte sur trois ans au plus (prescription des salaires, article L. 3245-1 du Code du travail). Elle s’accompagne d’une correction de la DSN et, si les montants versés à l’organisme assureur étaient eux-mêmes faux, d’une régularisation avec lui. L’acte de mise en place, le contrat et la paie doivent dire la même chose : c’est cette cohérence que l’Urssaf vérifie.

À faire en paie
  1. Rapprocher les trois documents : l’acte de mise en place, l’appel de cotisation de l’assureur et le paramétrage de la paie.
  2. Chiffrer l’écart par salarié et par mois, sur trois ans au plus.
  3. Rembourser le trop-perçu sur le bulletin suivant ; étaler un rappel qui dépasserait la fraction saisissable.
  4. Corriger la DSN sur la période concernée et prévenir l’organisme assureur si les montants versés changent.
  5. Informer chaque salarié concerné par écrit : montant, période, mode de régularisation.

L’entreprise change de convention collective

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Quand la convention collective applicable change, à la suite d’un changement d’activité principale, d’une fusion de branches ou d’une réorganisation, les obligations de mutuelle et de prévoyance changent avec elle : garanties minimales, taux et part patronale, catégories de personnel, dispenses admises, parfois organisme recommandé. Le contrat en place est comparé aux nouvelles exigences et relevé s’il est en dessous ; l’acte de mise en place est mis à jour et remis aux salariés ; le code IDCC est corrigé en DSN et sur les bulletins. En cas de fusion de branches, les stipulations de la convention absorbée continuent de s’appliquer jusqu’à la conclusion d’un accord de remplacement, pendant cinq ans au plus (article L. 2261-33 du Code du travail), ce qui laisse le temps d’ajuster les contrats.

À faire en paie
  1. Identifier la date d’effet du changement et la nouvelle convention : numéro IDCC, textes santé et prévoyance, étendus ou non.
  2. Comparer poste par poste : garanties santé, prévoyance des cadres et des non-cadres, taux, répartition, maintien de salaire.
  3. Faire modifier ou remplacer le contrat d’assurance dès que le régime est en dessous des nouveaux minima.
  4. Mettre à jour l’acte de mise en place, informer les salariés, corriger le code IDCC en DSN et sur les bulletins.
  5. Convention fusionnée : noter la date limite de l’accord de remplacement, cinq ans après la fusion.

L’entreprise a plusieurs établissements relevant de conventions différentes

Réponse courte, à transmettre telle quelle

En principe, une entreprise applique une seule convention collective, celle de son activité principale, à tous ses établissements. Un établissement ne relève d’une autre convention que s’il exerce une activité nettement distincte et autonome. Dans ce cas, chaque population doit bénéficier d’un régime conforme à sa propre convention : l’entreprise met en place soit des régimes distincts par convention, chacun collectif et obligatoire pour la population qu’il couvre, soit un régime unique aligné sur les exigences les plus élevées. L’acte de mise en place précise le champ de chaque régime, et la DSN porte le code IDCC propre à chaque établissement.

À faire en paie
  1. Vérifier que l’établissement a une activité autonome et distincte ; sinon, la convention de l’activité principale s’applique partout.
  2. Comparer les obligations des deux conventions et choisir : deux régimes, ou un régime unique au niveau le plus élevé.
  3. Écrire le champ d’application de chaque régime dans l’acte de mise en place, et le reprendre dans le contrat.
  4. Renseigner le code IDCC de chaque établissement en DSN et sur les bulletins.
  5. En cas de doute sur le caractère collectif du découpage, demander un rescrit à l’Urssaf avant de mettre en place.
Textes

Changement d’assureur et contrôle Urssaf

L’entreprise veut changer d’assureur ou résilier son contrat

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un contrat collectif de frais de santé peut être résilié à tout moment après un an de souscription : la résiliation prend effet un mois après sa réception par l’assureur, et le nouvel organisme peut se charger de la démarche (loi du 14 juillet 2019). Un contrat de prévoyance se résilie à son échéance annuelle, en respectant le préavis prévu au contrat, le plus souvent de deux mois. Le changement d’assureur n’impose pas de refaire l’acte de mise en place si celui-ci ne nomme pas l’assureur et si les garanties comme le financement restent inchangés. Chaque salarié reçoit la notice d’information du nouvel organisme.

À faire en paie
  1. Relever la date de souscription et le préavis de chaque contrat, santé et prévoyance.
  2. Comparer à garanties conformes à la convention collective, et non au seul tarif.
  3. Prévoyance : faire chiffrer avant de signer la reprise des salariés en arrêt ou en invalidité. Les prestations en cours restent dues par l’ancien assureur, leur revalorisation s’organise avec le nouveau.
  4. Relire l’acte : nom de l’assureur, garanties, répartition. Le modifier si l’un de ces points change.
  5. Remettre la nouvelle notice à chaque salarié contre signature, et transmettre à la paie la nouvelle fiche de paramétrage DSN.
Textes

Un salarié est absent au moment du changement d’assureur

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Le salarié absent (arrêt de travail, congé de maternité, congé parental) est transféré chez le nouvel assureur comme les autres, à la date d’effet du nouveau contrat, dès lors que sa couverture est maintenue pendant l’absence. En frais de santé, l’employeur l’affilie et lui adresse la nouvelle notice d’information par lettre recommandée ou par tout moyen donnant date certaine, puisqu’il ne peut pas la signer sur place. En prévoyance, l’arrêt en cours reste indemnisé par l’ancien assureur, qui doit maintenir les prestations nées pendant son contrat (article 7 de la loi du 31 décembre 1989) ; le nouvel assureur couvre les événements postérieurs, et les deux organismes s’organisent pour la revalorisation (article L. 912-3 du Code de la sécurité sociale).

À faire en paie
  1. Avant la signature, lister tous les salariés absents avec la nature et la date de début de l’absence, et les déclarer au nouvel assureur.
  2. Négocier la reprise des encours : rechute ou aggravation d’un arrêt commencé sous l’ancien contrat.
  3. Affilier le salarié absent en santé chez le nouvel assureur, et lui envoyer la notice avec accusé de réception.
  4. Continuer à déclarer l’arrêt à l’ancien assureur, qui poursuit le versement des indemnités.
  5. Au retour, contrôler le bulletin : cotisations du nouveau contrat, part patronale inchangée.
Textes

Un salarié est en invalidité au moment du changement d’assureur

Réponse courte, à transmettre telle quelle

La rente d’invalidité versée par l’ancien assureur continue de l’être après la résiliation : les prestations nées pendant l’exécution du contrat lui restent acquises (article 7 de la loi du 31 décembre 1989), et leur revalorisation est organisée entre l’ancien et le nouvel organisme (article L. 912-3 du Code de la sécurité sociale). Si le contrat de travail n’est pas rompu, le salarié reste affilié au régime de frais de santé et passe chez le nouvel assureur avec les autres, dès lors que sa couverture est maintenue pendant la suspension. Pour la prévoyance, le nouvel assureur le couvre pour les événements futurs, en particulier le décès, à condition d’avoir été informé de l’invalidité en cours avant la signature ; les contrats prévoient souvent l’exonération des cotisations pendant l’invalidité.

À faire en paie
  1. Déclarer l’invalidité en cours au nouvel assureur avant la signature : catégorie, date d’effet, montant de la rente.
  2. Obtenir de l’ancien assureur la confirmation du maintien de la rente et la convention de revalorisation avec le nouvel organisme.
  3. Contrôler le contrat de travail : suspendu, ou rompu pour inaptitude. Dans ce dernier cas, le salarié relève de la portabilité ou du maintien individuel de l’article 4 de la loi du 31 décembre 1989.
  4. Affilier le salarié en santé chez le nouvel assureur si sa couverture est maintenue, et lui envoyer la notice.
  5. Prévoyance : vérifier l’exonération de cotisations pendant l’invalidité et le maintien de la garantie décès.
Textes

L’entreprise a une mutuelle, mais aucune DUE, aucun accord, aucun référendum

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Un régime de mutuelle ou de prévoyance mis en place sans acte écrit n’est pas un régime collectif et obligatoire au sens de l’article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale, sauf s’il résulte d’un accord de branche que l’entreprise applique tel quel : dans ce cas, l’accord de branche tient lieu d’acte. Dans les autres cas, l’exonération de cotisations sur la part patronale peut être remise en cause lors d’un contrôle, en principe sur les trois dernières années civiles et l’année en cours. La régularisation consiste à rédiger sans attendre une décision unilatérale, ou à négocier un accord ou à organiser un référendum, à la remettre à chaque salarié contre émargement, et à mettre le contrat d’assurance en cohérence avec elle. L’acte ne vaut que pour l’avenir ; pour le passé, l’entreprise réunit les pièces qui montrent que le régime était bien collectif et obligatoire.

À faire en paie
  1. Vérifier si la convention collective institue elle-même le régime (accord de branche santé ou prévoyance) et si l’entreprise l’applique sans écart : garanties, cotisations, répartition.
  2. Sinon, rédiger la décision unilatérale à partir du contrat en cours (garanties, cotisations, répartition, dispenses, catégories), la dater du jour et la signer.
  3. Informer le comité social et économique s’il existe, puis remettre l’acte à chaque salarié contre signature.
  4. Vérifier que le contrat d’assurance dit la même chose que l’acte, et corriger l’un ou l’autre.
  5. Classer avec l’acte la preuve de la couverture depuis l’origine : contrat, appels de cotisation, bulletins, affiliations.

L’ancienne DUE est introuvable

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Une décision unilatérale ne se périme pas, mais elle ne se prouve que par l’écrit : pour l’Urssaf, un acte introuvable est un acte qui n’existe pas. Avant de conclure à sa perte, il faut la chercher là où elle a pu être conservée : chez l’organisme assureur ou le courtier de l’époque, chez l’ancien expert-comptable, dans les dossiers du comité social et économique, dans les dossiers du personnel (exemplaire remis à l’embauche) ou dans la messagerie de l’entreprise. Si elle reste introuvable, l’entreprise rédige une nouvelle décision qui reprend le régime en vigueur et indique qu’elle se substitue à la décision antérieure, dont la date est rappelée si elle est connue, puis la remet à chaque salarié contre émargement.

À faire en paie
  1. Demander une copie à l’assureur et au courtier : ils conservent en général l’acte reçu à la souscription.
  2. Interroger l’ancien cabinet comptable et chercher un exemplaire signé dans les dossiers du personnel.
  3. À défaut, rédiger la décision de substitution à partir du contrat en cours et la dater du jour.
  4. Reconstituer la preuve de remise avec une nouvelle feuille d’émargement, et un envoi recommandé aux absents.
  5. Conserver ensuite l’acte en trois endroits : dossier permanent, espace client de l’assureur, cabinet comptable.

L’Urssaf annonce un contrôle : quelles pièces préparer ?

Réponse courte, à transmettre telle quelle

Lors d’un contrôle, l’Urssaf vérifie que le régime de mutuelle et de prévoyance est collectif et obligatoire : c’est la condition de l’exonération de cotisations sur la part patronale. Les pièces demandées sont l’acte de mise en place (décision unilatérale, accord ou référendum) et la preuve de sa remise aux salariés, le contrat d’assurance et la notice d’information, les demandes de dispense écrites avec leurs justificatifs, et les bulletins de paie. Le contrôle porte en principe sur les trois années civiles précédentes et l’année en cours. Lorsque le manquement est limité, le redressement est proportionné : il se calcule sur les contributions des seuls salariés concernés, multipliées par 1,5 ou par 3 selon le cas (article L. 133-4-8 du Code de la sécurité sociale).

À faire en paie
  1. Réunir l’acte de mise en place et la preuve de sa remise : feuilles d’émargement ou récépissés.
  2. Rapprocher l’acte du contrat : garanties, cotisations et répartition doivent être identiques.
  3. Pointer chaque salarié non affilié : demande écrite, et justificatif en cours de validité.
  4. Contrôler les catégories de personnel et l’absence de condition d’ancienneté en frais de santé.
  5. Vérifier les bulletins : part patronale d’au moins 50 %, prévoyance des cadres à 1,50 %, réintégrations sociales et fiscales.

Comment utiliser ces réponses. Elles décrivent la règle générale, à la date de vérification de la page. La convention collective, l’acte de mise en place et le contrat d’assurance de l’entreprise peuvent y ajouter des conditions : en cas de doute sur un dossier, faites-le vérifier, c’est gratuit et vous avez un retour écrit sous 24 h ouvrées.

Bibliothèque de modèles et outils : DUE, dispenses, émargement, assistances

Les documents que l’Urssaf demande en premier, et ceux que les cabinets refont à chaque dossier. Chaque modèle est gratuit, sans inscription, livré en Word pour être adapté et en PDF pour être consulté. Il s’ouvre par une notice d’utilisation, signale entre crochets ce qui doit être complété et cite ses textes.

Un modèle reste un point de départ : il se relit au regard de la convention collective, du contrat d’assurance et des catégories de personnel de l’entreprise. Pour ses clients, BL ASSUR rédige et personnalise ces actes sans frais.

Mutuelle et prévoyance par convention collective : modèle de DUE, formulaire de dispense et feuille d'émargement prêts à signer
DUE, dispenses, preuve de remise : trois pièces à pouvoir produire le jour d’un contrôle.

Mettre en place le régime

WORDPDF

Modèle de DUE frais de santé

Instituer la mutuelle d’entreprise par décision unilatérale de l’employeur : bénéficiaires, caractère obligatoire, dispenses retenues, cotisations et répartition, suspension du contrat, portabilité, modification et dénonciation.

Pour qui
Employeur, expert-comptable, juriste social
Textes
Code de la sécurité sociale, art. L. 911-1, L. 911-7, R. 242-1-1 à R. 242-1-6 ; loi Évin, art. 11 et 12
À lire
La DUE : le guide employeur
Télécharger en WordOuvrir le PDF5 pages, notice d’utilisation comprise
WORDPDF

Feuille d’émargement : remise de la DUE et de la notice d’information

Prouver que chaque salarié a reçu la décision unilatérale et la notice de l’organisme assureur : c’est la première pièce demandée lors d’un contrôle Urssaf, et celle qui manque le plus souvent.

Pour qui
Employeur, gestionnaire de paie, service RH
Textes
Code de la sécurité sociale, art. L. 911-1 ; loi Évin, art. 12
À lire
Notice d’information : contenu, remise et preuve
Télécharger en WordOuvrir le PDF2 pages, format paysage

Gérer les dispenses d’adhésion

WORDPDF

Cas de dispense : tableau récapitulatif et formulaire de demande

Instruire une demande de dispense sans se tromper : dispenses de droit et dispenses facultatives, conditions, justificatif à réclamer, durée de validité, puis le formulaire à faire signer au salarié avec la mention d’information exigée par les textes.

Pour qui
Gestionnaire de paie, employeur, expert-comptable
Textes
Code de la sécurité sociale, art. L. 911-7, D. 911-2 à D. 911-6, R. 242-1-6 ; loi Évin, art. 11
À lire
Dispenses de mutuelle d’entreprise : le guide

Outils en ligne

OUTIL

Comparateur d’assistances et simulateur des services

Mettre en regard, assureur par assureur, les services d’assistance inclus dans les contrats de mutuelle collective : garde d’enfants, aide-ménagère et aide à domicile après une hospitalisation, soutien scolaire, aide aux aidants. Le simulateur des services, sur la même page, complète la comparaison.

Pour qui
Employeur, expert-comptable, responsable RH
À lire
Tous les outils BL ASSUR
Ouvrir le comparateurGratuit, sans inscription

Les prochains modèles

  • Modèle de DUE prévoyance (cadres, non-cadres, ensemble du personnel)
  • Tableau de suivi des dispenses et des justificatifs annuels (Excel)
  • Récépissé individuel de remise de la notice d’information
  • Déclaration sur l’honneur du salarié multi-employeurs ou ayant droit
  • Courrier d’information sur la portabilité, à remettre au salarié sortant
  • DUE modificative : changement de répartition ou de garanties
  • Dénonciation d’une DUE : information des représentants du personnel et lettre individuelle
  • Fiche de calcul du versement santé
  • Check-list d’entrée et check-list de sortie d’un salarié
  • Check-list de préparation d’un contrôle Urssaf
  • Check-list de changement d’assureur
  • Mémo paie d’une page par convention collective : taux, répartition, assiettes et points DSN, à classer au dossier permanent du client

Un modèle vous manque pour un dossier en cours ? Écrivez-nous ou appelez le 01 86 90 08 99 : nous vous dirons ce que nous pouvons vous transmettre.

Conditions d’utilisation. Ces modèles peuvent être repris librement par les employeurs, les cabinets d’expertise comptable et les gestionnaires de paie pour leurs propres dossiers. Ils sont établis d’après les textes en vigueur à leur date de vérification, indiquée sur chaque document, et ne remplacent pas l’analyse d’une situation particulière.

Experts-comptables et gestionnaires de paie : ce que BL ASSUR prend en charge

Vous suivez la paie de dizaines de conventions collectives. Nous ne faisons que de la protection sociale complémentaire. Quand le dossier d’un client soulève une question de mutuelle ou de prévoyance, envoyez-le : vous recevez un premier retour écrit, textes à l’appui, sous 24 h ouvrées.

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Mutuelle et prévoyance par convention collective : expert-comptable et gestionnaire de paie vérifiant le régime d'un client
Une question sur un bulletin, une DUE ou une dispense : un seul interlocuteur.

Vérifier un régime existant

Convention réellement applicable, garanties minimales de la branche, répartition des cotisations, catégories de personnel, acte de mise en place et preuves de remise.

Rédiger ou mettre à jour l’acte

DUE santé et prévoyance, dispenses retenues, notice d’information, feuille d’émargement. Les modèles de cette page, adaptés au dossier.

Fiabiliser la paie

Fiche de paramétrage DSN de l’organisme assureur, taux par tranche, part patronale, réintégrations sociales et fiscales à surveiller.

Préparer un contrôle Urssaf

Revue des pièces que l’inspecteur demande : acte, remise aux salariés, demandes de dispense et justificatifs, contrat responsable.

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Gérer la vie du contrat

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Comment se passe un dossier

  1. Vous transmettezLe numéro IDCC, l’effectif par catégorie et, s’ils existent, les contrats et l’acte en place.
  2. Premier retour sous 24 h ouvréesLes écarts relevés et les textes qui les fondent, par écrit.
  3. Comparatif sous 48 h ouvrées, s’il est utileNous ne mettons en concurrence que si l’analyse le justifie, avec des offres alignées sur la convention.
  4. Mise en place complèteActe, contrat, affiliations, fiche DSN transmise à la paie, espace CE ouvert.

Tableau de bord paie : les repères de la mutuelle et de la prévoyance

Valeurs en vigueur au . Les plafonds changent chaque 1er janvier.

Plafonds de la sécurité sociale4 005 € par mois (PMSS), 48 060 € par an (PASS).
Tranches de salaireTranche 1 : jusqu’à 4 005 € par mois. Tranche 2 : de 4 005 € à 32 040 € par mois, soit huit plafonds. Les taux de prévoyance s’expriment le plus souvent par tranche.
Financement minimal de l’employeur50 % au moins de la cotisation santé obligatoire du salarié, davantage si la convention collective le prévoit. L’extension facultative aux ayants droit peut rester à la charge du salarié.
Prévoyance des cadres1,50 % de la tranche 1 au minimum, soit 60,08 € par mois pour un salaire au plafond, à la charge exclusive de l’employeur. À défaut, l’employeur doit aux ayants droit du cadre décédé une somme de trois plafonds annuels (144 180 €).
Exonération de cotisations socialesLa part patronale santé et prévoyance est exonérée dans la limite de 6 % du PASS plus 1,5 % de la rémunération, sans dépasser 12 % du PASS (5 767,20 €). Le régime doit être collectif et obligatoire, et le contrat santé responsable.
CSG, CRDS et forfait socialLa part patronale supporte la CSG et la CRDS (9,7 %). Le forfait social de 8 % s’y ajoute dans les entreprises d’au moins 11 salariés.
Impôt sur le revenuLa part patronale finançant les frais de santé s’ajoute au net imposable. Les autres cotisations de prévoyance sont déductibles dans la limite de 5 % du PASS plus 2 % de la rémunération, sans dépasser 2 % de huit PASS (7 689,60 €).
Condition d’anciennetéAucune en frais de santé. Douze mois au plus pour les garanties de prévoyance, si l’acte le prévoit et si la convention collective ne l’interdit pas.
Dispenses d’adhésionCinq dispenses de droit, cinq dispenses facultatives à écrire dans l’acte, et aucune dispense sans demande écrite du salarié : voir le tableau récapitulatif et le formulaire.
Versement santéMontant de référence de 22,27 € par mois (7,44 € au régime local d’Alsace-Moselle) lorsque la contribution de l’employeur ne peut pas être déterminée, avec un coefficient de 105 % en CDI et de 125 % en CDD ou en mission.
PortabilitéMaintien gratuit des garanties pendant une durée égale au dernier contrat de travail, dans la limite de douze mois, pour le salarié indemnisé par l’assurance chômage, hors faute lourde.

Détail et sources : prévoyance des cadres, contrôle Urssaf, versement santé, portabilité, fiscalité du dirigeant. Doctrine de l’administration : Bulletin officiel de la sécurité sociale.

Mises à jour de cette page

  •  : ouverture du centre de ressources : annuaire des conventions, 27 cas de paie résolus, bibliothèque de modèles, comparateur d’assistances et ce tableau de bord.

Prochaine révision : au 1er janvier, à la publication du nouveau plafond de la sécurité sociale, et à chaque nouveau modèle ou nouveau guide.

Toutes les fiches conseil mutuelle et prévoyance

26 guides rédigés pour ceux qui appliquent les règles : dirigeants, responsables RH, cabinets comptables, gestionnaires de paie. Ils sont classés dans l’ordre où les questions se posent, de la mise en place du régime au contrôle.

BL ASSUR gère la mutuelle et la prévoyance de A à Z

L’employeur signe, le cabinet tient la paie, BL ASSUR s’occupe du reste. Sept étapes, toujours dans cet ordre.

  1. L’acteDUE, accord ou référendum : rédigé pour votre convention, avec les dispenses retenues.
  2. Le contratMise en concurrence, garanties conformes à la branche, résiliation de l’ancien contrat.
  3. Les affiliationsBulletins, notice remise à chaque salarié, feuille d’émargement, dispenses instruites.
  4. L’espace CEOuverture de l’accès de chaque salarié à la plateforme d’avantages, sans surcoût.
  5. Les radiationsSorties déclarées à l’organisme assureur au fil des départs.
  6. La portabilitéInformation du salarié sortant et suivi du maintien des garanties.
  7. Les renouvellementsRevue annuelle des tarifs, des garanties et des évolutions de la convention.

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Questions fréquentes

Comment trouver la convention collective applicable à une entreprise ?

L’intitulé de la convention et son numéro IDCC figurent sur le bulletin de paie et dans la DSN. La convention applicable dépend de l’activité principale réellement exercée : le code NAF attribué par l’Insee est un indice, pas un critère juridique. En cas de doute, BL ASSUR vérifie le rattachement avant toute étude, sans frais.

La mutuelle d’entreprise est-elle obligatoire quelle que soit la convention ?

Oui. L’article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale impose à toute entreprise du secteur privé une complémentaire santé collective, dès le premier salarié et sans condition d’ancienneté, financée à 50 % au moins par l’employeur, avec un panier de soins minimal et un contrat responsable. La convention collective peut aller plus loin : grille de garanties propre, part patronale supérieure, cotisation exprimée en pourcentage du plafond de la sécurité sociale.

La prévoyance est-elle obligatoire ?

Pour les cadres et assimilés, oui : l’ANI du 17 novembre 2017 impose une cotisation patronale d’au moins 1,50 % de la tranche 1, affectée en priorité au décès. Pour les non-cadres, l’obligation vient de la convention collective, et beaucoup de branches en prévoient une. Dans tous les cas, le maintien de salaire légal en cas d’arrêt de travail reste dû par l’employeur.

Faut-il souscrire auprès de l’organisme recommandé par la branche ?

Non. Les clauses qui désignaient un organisme unique ont été censurées par le Conseil constitutionnel en 2013. Une branche peut recommander un ou plusieurs organismes, mais l’employeur choisit librement son assureur, à condition de servir des garanties au moins équivalentes et de respecter le financement prévu par la convention. Certaines branches conservent des mécanismes propres (fonds de solidarité, cotisations dues par toutes les entreprises) : ils sont signalés dans le guide de chaque convention.

Que représentent les tarifs « dès » de l’annuaire ?

Ce sont les offres d’entrée de BL ASSUR, par salarié et par mois pour la mutuelle, en pourcentage du salaire brut pour la prévoyance. Elles ne se confondent pas avec les cotisations fixées par la branche, détaillées et sourcées dans chaque guide. Le tarif définitif dépend de l’effectif, de l’âge moyen des salariés et du département.

Les modèles de la bibliothèque sont-ils gratuits, et un cabinet peut-il les réutiliser ?

Oui. Ils se téléchargent sans inscription, en Word et en PDF, et peuvent être repris par un cabinet d’expertise comptable ou un gestionnaire de paie pour les dossiers de ses clients. Chaque modèle commence par une notice d’utilisation et porte sa date de vérification : il doit être adapté à la convention collective, au contrat et aux catégories de personnel de l’entreprise.

Un modèle de DUE suffit-il à sécuriser le régime ?

Non, il en est le point de départ. La décision unilatérale doit reprendre les garanties et le financement réellement souscrits, viser des catégories de personnel admises par les textes, lister les dispenses facultatives que l’employeur accepte, être datée et signée, puis remise à chaque salarié avec une preuve de remise. C’est cette preuve, plus que le texte lui-même, qui fait défaut dans la plupart des dossiers. Voir le guide La DUE et la fiche DUE, accord ou référendum.

Quelles dispenses faut-il écrire dans l’acte de mise en place ?

Les dispenses de droit s’appliquent même si l’acte n’en dit rien : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, contrat individuel en cours jusqu’à son échéance, couverture collective obligatoire par ailleurs y compris comme ayant droit, contrats courts couverts moins de trois mois, salariés présents lors d’une mise en place par DUE avec cotisation salariale. Les dispenses facultatives de l’article R. 242-1-6 ne jouent que si l’acte les prévoit : CDD et apprentis, temps partiels dont la cotisation atteint 10 % du salaire brut, notamment. Dans tous les cas, l’employeur conserve la demande écrite du salarié. Le tableau récapitulatif et le formulaire sont dans la bibliothèque.

Quelles pièces l’Urssaf demande-t-elle sur la mutuelle et la prévoyance ?

L’acte de mise en place, la preuve de sa remise aux salariés, le contrat d’assurance et la notice d’information, les demandes de dispense avec leurs justificatifs, et les éléments de paie. Le contrôle porte en principe sur les trois années civiles précédentes et l’année en cours. La méthode complète figure dans la fiche Contrôle Urssaf : mutuelle et prévoyance.

Comment un cabinet d’expertise comptable travaille-t-il avec BL ASSUR ?

Le cabinet transmet le numéro IDCC, l’effectif par catégorie et les documents en place. BL ASSUR répond par écrit sous 24 h ouvrées, remet un comparatif sous 48 h ouvrées si une mise en concurrence est utile, puis prend en charge la mise en place : acte, contrat, affiliations, fiche de paramétrage DSN transmise à la paie, ouverture de l’espace CE. Le service est sans frais pour le cabinet et pour son client.

Qui paramètre la DSN des contrats santé et prévoyance ?

Le gestionnaire de paie, à partir de la fiche de paramétrage DSN émise par chaque organisme assureur : référence du contrat, code organisme, populations couvertes, taux et assiettes. BL ASSUR récupère cette fiche, la contrôle au regard du contrat signé et la transmet au cabinet ou au service paie. Voir la fiche Déclaration DSN des contrats d’assurance.

BL ASSUR facture-t-il des honoraires ?

Non. BL ASSUR ne facture aucuns frais de courtage, de dossier ou de gestion. Sa rémunération est versée par les organismes assureurs, comme l’indique son document d’information précontractuel.

Une convention absente de l’annuaire peut-elle être étudiée ?

Oui. BL ASSUR maîtrise plus de 500 conventions collectives. L’annuaire liste les 29 qui disposent déjà d’un guide détaillé en accès direct, et 71 autres guides sont en préparation. Pour toute autre convention, indiquez son numéro IDCC dans le formulaire Demander l’ajout d’une convention : premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif sous 48 h ouvrées si une mise en concurrence est utile, et la convention rejoint la liste des guides à publier.

Peut-on reprendre les réponses de cette page dans un courriel à un client ou à un salarié ?

Oui. Les réponses courtes de la rubrique Cas de paie résolus sont rédigées pour être transmises telles quelles : le bouton « Copier la réponse » les place dans le presse-papiers, avec leur référence de texte. Elles décrivent la règle générale. La convention collective, l’acte de mise en place et le contrat de l’entreprise peuvent y ajouter des conditions.

Sources officielles

Textes consultés le . Les textes propres à chaque branche sont cités dans le guide de la convention concernée.

Ce que dit la pageTexte
Complémentaire santé collective pour tous les salariés, financée à 50 % au moins par l’employeurCode de la sécurité sociale, art. L. 911-7
Acte de mise en place : accord collectif, référendum ou décision unilatérale remise à chaque intéresséCode de la sécurité sociale, art. L. 911-1
Dispenses de droit en frais de santéCode de la sécurité sociale, art. D. 911-2
Moment de la demande de dispense, contrats courts, versement santéCode de la sécurité sociale, art. D. 911-5 à D. 911-7
Dispenses facultatives, à prévoir dans l’acteCode de la sécurité sociale, art. R. 242-1-6
Versement santé des contrats courts et des temps très partielsCode de la sécurité sociale, art. L. 911-7-1
Généralisation de la complémentaire santé (ANI du 11 janvier 2013)Loi n° 2013-504 du 14 juin 2013
Plafonds de la sécurité socialeUrssaf, taux et barèmes
Mutuelle d’entreprise : synthèse officielle des obligationsService-public.fr, fiche F20739
Portabilité des garanties après la rupture du contratService-public.fr, fiche F20744
Doctrine de l’administration sur les régimes collectifs et obligatoiresBulletin officiel de la sécurité sociale, protection sociale complémentaire

Un dossier, une convention, une question de paie ?

Employeur ou cabinet, vous obtenez un premier retour écrit sous 24 h ouvrées et un comparatif sous 48 h ouvrées. Sans frais de courtage, avec un CE offert aux salariés à la signature du contrat.

BL ASSUR, courtier en assurances, ORIAS n° 17 003 326. 1401 avenue de la Grande Halle, 78200 Buchelay, et 38 rue des Mathurins, 75008 Paris. contact@bl-assur.fr

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