Mutuelle et prévoyance métallurgie IDCC 3248
Convention collective nationale de la métallurgie, IDCC 3248
Mutuelle prévoyance métallurgie : depuis le 1er janvier 2023, toute entreprise de la branche doit couvrir l’ensemble de ses salariés avec le socle santé et prévoyance de l’annexe 9. BL ASSUR, courtier indépendant sans frais de courtage, compare pour vous le régime de branche labellisé et plus de 30 assureurs partenaires, puis met le contrat en place et le gère.
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La réponse en 30 secondes
Une entreprise relevant de la convention collective nationale de la métallurgie (IDCC 3248) doit, depuis le 1er janvier 2023, garantir à tous ses salariés une mutuelle et une prévoyance au moins égales au socle minimal de l’annexe 9. En santé, l’employeur finance au moins 50 % de la cotisation du salarié. En prévoyance, la convention fixe une cotisation minimale à sa charge : 1,12 % des tranches 1 et 2 pour les cadres et assimilés (financement à 100 %) et 0,60 % pour les non-cadres (au moins 43 % de la cotisation). L’entreprise choisit librement son assureur : le régime de branche labellisé Cœur Industrie ou tout contrat au moins équivalent. Chez BL ASSUR, la mutuelle conforme démarre à 50,86 € par mois (32,04 € en Alsace-Moselle) et la prévoyance à 1,428 % pour les non-cadres et 1,142 % de la tranche 1 pour les cadres.
En bref
- Convention du 7 février 2022, étendue par arrêté du 14 décembre 2022 (JO du 22 décembre 2022) : protection sociale complémentaire obligatoire depuis le 1er janvier 2023, reste du texte depuis le 1er janvier 2024.
- Santé : socle minimal supérieur au panier ANI (honoraires 150 % BR, prothèses dentaires 225 % BR, optique 250 à 450 € l’équipement, médecines douces 25 € la séance), financé à 50 % au moins par l’employeur.
- Prévoyance : capital décès 100 % (non-cadres) ou 200 % (cadres) du salaire annuel, rente éducation, incapacité 75 % en relais du maintien de salaire, invalidité 42 à 75 %.
- Cadres et assimilés : emplois classés F11 et plus, et E9 et E10 (article 62.3, agrément APEC du 4 octobre 2023) ; cotisation employeur minimale de 1,12 % des tranches 1 et 2 (article 166.2), la convention écartant expressément l’article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017.
- Maintien de salaire conventionnel (article 91) : 100 % pendant 90 à 180 jours selon l’ancienneté, dès le premier jour non travaillé, puis 50 % pour les cadres.
- Alsace-Moselle : cotisation santé réduite (régime local), 32,04 € par mois chez BL ASSUR contre 50,86 € en régime général.
Qui relève de la convention collective de la métallurgie (IDCC 3248)
Une seule convention depuis le 1er janvier 2024 pour environ 42 000 entreprises et 1,6 million de salariés : elle remplace les 76 conventions territoriales, la convention des ingénieurs et cadres (ex-IDCC 650) et celle de la sidérurgie (ex-IDCC 2344).
Le champ d’application (article 2 de la convention) couvre les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques au sens large : sidérurgie et transformation des métaux, fonderie, usinage, décolletage, chaudronnerie, fabrication de machines et d’équipements, construction automobile, aéronautique, navale et ferroviaire, matériel électrique et électronique, ainsi que l’installation, la réparation et la maintenance de ces équipements.
Le code NAF est un indice, pas un critère juridique : c’est l’activité principale réelle de l’entreprise qui décide. Le plus simple est de vérifier l’IDCC porté sur les bulletins de paie (mention obligatoire, article R. 3243-1 du Code du travail). En cas de doute entre deux conventions, nous vérifions avec vous avant tout devis. Vous cherchez une autre branche ? Toutes nos fiches mutuelle et prévoyance par convention collective sont réunies sur une seule page.
Les dispositions relatives à la mutuelle et à la prévoyance (titre XI de la convention, articles 165 et 166, et annexe 9) s’appliquent depuis le 1er janvier 2023 à toutes les entreprises de la branche, sans condition d’effectif : une TPE de deux salariés a les mêmes obligations qu’un groupe industriel.
Usinage, chaudronnerie, maintenance industrielle : le socle santé et prévoyance de l’annexe 9 s’applique à tous les métiers de la branche.
IDCC 3248 ou autre convention ? Les cas qui se ressemblent
| Activité principale de l’entreprise | Convention collective applicable |
|---|---|
| Usinage, décolletage, chaudronnerie, mécanique de précision, fabrication en atelier de pièces ou de structures métalliques | Métallurgie, IDCC 3248 |
| Fonderie, sidérurgie, transformation des métaux | Métallurgie, IDCC 3248 (la sidérurgie, ex-IDCC 2344, y est intégrée) |
| Fabrication de machines, d’équipements électriques ou électroniques, de matériel de transport (automobile, aéronautique, naval, ferroviaire) | Métallurgie, IDCC 3248 |
| Installation, réparation et maintenance de machines et d’équipements industriels | Métallurgie, IDCC 3248 |
| Garage, concession, réparation et entretien de véhicules | Services de l’automobile, IDCC 1090 |
| Serrurerie, métallerie ou menuiserie métallique dont l’activité principale est la pose sur chantier | Bâtiment, IDCC 1596 ou 1597 selon l’effectif |
| Bureau d’études ou ingénierie sans activité de production | Bureaux d’études techniques (Syntec), IDCC 1486 |
| Transformation des matières plastiques | Plasturgie, IDCC 292 |
Repères issus de l’article 2 de la convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 (Légifrance, KALICONT000046993250, texte étendu), vérifiés le 11 septembre 2026. En cas d’activités multiples, seule l’activité principale compte.
Mutuelle prévoyance métallurgie : le socle santé imposé par la convention
Avant 2023, la branche n’avait aucun régime de frais de santé. L’annexe 9 impose désormais un socle minimal supérieur au panier ANI, pour tous les salariés, cadres et non-cadres, dès l’embauche et sans condition d’ancienneté.
50 % min.
Part employeur
Au moins la moitié de la cotisation du socle obligatoire du salarié, et de la cotisation globale si les ayants droit sont couverts à titre obligatoire.
100 %
Des salariés couverts
Le régime est collectif et obligatoire pour le salarié seul ; la couverture du conjoint et des enfants reste au choix de l’entreprise (obligatoire ou facultative).
3 zones
Tarif régionalisé
Le régime de branche distingue trois zones tarifaires, plus le régime local d’Alsace-Moselle où la cotisation est réduite.
Le tableau des garanties minimales santé (annexe 9, remboursements Sécurité sociale inclus)
| Poste | Minimum conventionnel |
|---|---|
| Hospitalisation (médicale, chirurgicale, maternité) | |
| Frais de séjour | 100 % BR |
| Honoraires des praticiens | 150 % BR (OPTAM) ; 130 % BR (non OPTAM) |
| Chambre particulière | 1,5 % du PMSS par jour (60,08 € en 2026), ambulatoire compris |
| Forfait journalier, forfait patient urgences | 100 % ; sans reste à payer |
| Lit d’accompagnant (enfant de moins de 17 ans) | 1 % du PMSS par jour (40,05 € en 2026) |
| Soins courants | |
| Généraliste | 100 % BR |
| Spécialiste, actes techniques, radiologie | 150 % BR (OPTAM) ; 130 % BR (non OPTAM) |
| Auxiliaires médicaux, analyses, pharmacie (y compris médicaments remboursés à 15 %) | 100 % BR |
| Orthopédie, appareillage | 200 % BR |
| Psychologue (séances remboursées par la Sécurité sociale) | 100 % BR |
| Dentaire | |
| Soins dentaires | 125 % BR |
| Prothèses, inlays, onlays (paniers maîtrisé et libre) | 225 % BR ; panier 100 % Santé sans reste à charge |
| Orthodontie remboursée | 225 % BR |
| Implants | Non couverts par le socle (option fréquente) |
| Optique | |
| Équipement 100 % Santé (classe A) | Sans reste à charge |
| Équipement classe B (monture 100 € maximum) | 250 € avec deux verres simples ; 350 € avec deux verres complexes ; 450 € avec deux verres très complexes |
| Renouvellement de l’équipement | Un équipement (monture et deux verres) par période de deux ans, ramenée à un an pour les moins de 16 ans ou en cas d’évolution de la vue (règle du contrat responsable, article R. 871-2 du Code de la sécurité sociale) |
| Lentilles (remboursées ou non) | 200 € par an |
| Audiologie et autres postes | |
| Aides auditives | 100 % Santé sans reste à charge ; classe II 200 % BR, dans la limite de 1 700 € par aide et par période de 4 ans |
| Médecines douces (ostéopathie, chiropraxie, acupuncture, psychomotricité, étiopathie, sevrage tabagique) | 25 € par séance, 4 séances par an |
| Forfait maternité ou adoption | 150 € par enfant |
| Assistance, actes de prévention | Inclus (liste de l’arrêté du 8 juin 2006) |
Sources : annexe 9 à la convention collective nationale de la métallurgie, article 10 (texte de base consolidé, Légifrance) et annexe 1 de l’accord du 7 février 2022 relatif au régime de protection sociale complémentaire (version consolidée UIMM, PDF), grille des garanties minimales modifiée par l’avenant du 1er juillet 2022 (textes étendus), vérifiées le 11 septembre 2026. Minimum conventionnel, distinct du tarif d’assurance et de la part employeur. BR = base de remboursement de la Sécurité sociale ; PMSS 2026 = 4 005 €.
Financement, ayants droit et Alsace-Moselle
La convention impose une participation de l’employeur d’au moins 50 % de la cotisation finançant le socle obligatoire du salarié ; une répartition plus favorable est possible par accord ou décision unilatérale. Dans le régime de branche, la répartition de référence est 50 % employeur, 50 % salarié, y compris pour les salariés du régime local. L’entreprise choisit sa structure de cotisation : salarié seul, isolé/duo/famille, isolé/famille, tarif unique famille ou salarié avec enfants et conjoint facultatif. Quand les ayants droit sont couverts à titre facultatif, leur cotisation reste à la charge exclusive du salarié ; quand ils sont couverts à titre obligatoire par l’acte d’entreprise, l’employeur finance au moins 50 % de la cotisation globale.
Pour les salariés relevant du régime local d’assurance maladie du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, les cotisations sont réduites dans la proportion du différentiel de garanties (article D. 911-1-1 du Code de la sécurité sociale) : le régime local rembourse déjà mieux l’hospitalisation et les consultations. C’est ce qui explique l’écart entre nos deux tarifs d’entrée, 50,86 € et 32,04 € par mois. Le régime local suit le salarié (lieu d’activité, ou établissement d’Alsace-Moselle pour les itinérants), pas le siège de l’entreprise.
Les clauses d’ancienneté ou de carence sont interdites en santé. Depuis l’article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale et le BOSS, un salarié est couvert dès son premier jour, apprentis et CDD compris (sauf dispense demandée par écrit). Une ancienne mutuelle territoriale qui imposait trois mois d’attente doit être corrigée, même si l’assureur n’a rien signalé.
Prévoyance métallurgie : garanties et cotisations minimales par collège
C’est la vraie nouveauté de 2023 : un régime de prévoyance lourde (décès, rente éducation, incapacité, invalidité) obligatoire pour tous les salariés, avec des niveaux différents selon que le salarié est cadre ou non-cadre au sens de l’annexe 9.
Qui est cadre pour la prévoyance métallurgie ? Article 62.3 et agrément APEC
La convention identifie elle-même les emplois qui relèvent de la prévoyance des cadres (article 62.3, modifié par l’avenant du 11 juillet 2023) : les emplois classés F11 et plus (groupes F, G, H et I) sont des cadres au sens de l’article 2.1 de l’ANI du 17 novembre 2017 ; les emplois classés E9 et E10 sont des assimilés cadres au sens de l’article 2.2 ; les emplois classés C6 et plus peuvent être intégrés à la catégorie des cadres par l’entreprise (anciens « article 36 »). La commission paritaire de l’APEC a agréé ces catégories le 4 octobre 2023, avec effet au 1er janvier 2024. En pratique, un technicien E10 cotise en non-cadre pour la retraite Agirc-Arrco mais relève du collège cadres pour la prévoyance et sa cotisation APEC : c’est le paramétrage de paie le plus souvent oublié.
Le tableau des garanties minimales prévoyance (annexe 9)
| Garantie | Non-cadres (groupes A à E, hors E9-E10) | Cadres et assimilés (E9 et plus) |
|---|---|---|
| Capital décès toutes causes ou invalidité absolue et définitive | 100 % du salaire annuel brut (T1 et T2), quelle que soit la situation de famille | 200 % du salaire annuel brut (T1 et T2), quelle que soit la situation de famille |
| Rente éducation, par enfant à charge | 4 % du salaire de référence avant 16 ans, 6 % de 16 à 18 ans, 8 % de 19 à 25 ans inclus ; doublée pour les orphelins des deux parents ; salaire de référence au moins égal au PASS | Identique : 4 %, 6 %, 8 % selon l’âge, doublée pour les orphelins des deux parents |
| Incapacité temporaire de travail | 75 % du salaire brut, en relais du maintien de salaire de l’employeur, jusqu’à la fin des indemnités journalières ; franchise de 90 jours continus si le salarié a moins de 12 mois d’ancienneté | 100 % du salaire brut jusqu’au 180e jour, puis 75 % jusqu’à la fin des indemnités journalières ; même franchise de 90 jours sous 12 mois d’ancienneté |
| Invalidité 1re catégorie | 42 % du salaire de référence | 45 % du salaire de référence |
| Invalidité 2e et 3e catégories | 70 % du salaire de référence | 75 % du salaire de référence |
| Incapacité permanente professionnelle (accident du travail, maladie professionnelle) | Taux de 33 à 66 % : N/66e de la rente de 2e catégorie ; taux d’au moins 66 % : 70 % | Taux de 33 à 66 % : N/66e de la rente de 2e catégorie ; taux d’au moins 66 % : 75 % |
| Cotisation minimale à la charge de l’employeur (article 166) | 0,60 % des tranches 1 et 2, et au moins 43 % de la cotisation globale | 1,12 % des tranches 1 et 2, et 100 % de la cotisation du régime conventionnel |
| Plafonds | Prestations sous déduction de la Sécurité sociale et du salaire maintenu, dans la limite de 100 % du salaire net d’activité ; salaire de référence plafonné à 8 PASS (384 480 € en 2026) ; tranche 1 jusqu’à 4 005 € par mois en 2026, tranche 2 de 1 à 8 PASS | |
Sources : annexe 9 à la convention collective nationale de la métallurgie, articles 15 à 18 (texte de base consolidé, Légifrance) et article 166.2 dans sa rédaction issue de l’avenant du 11 juillet 2023 (Légifrance), étendu par arrêté du 12 décembre 2023 ; grille reprise dans l’annexe 1 de l’accord du 7 février 2022 (version consolidée au 11 juillet 2023). Prestations exprimées sous déduction des prestations de la Sécurité sociale. Vérifié le 11 septembre 2026.
Le 1,50 % de l’ANI prévoyance des cadres : ce que dit exactement l’article 166.2
L’article 166 de la convention (devenu 166.2 avec l’avenant du 11 juillet 2023, étendu par arrêté du 12 décembre 2023) impose aux employeurs une « cotisation garantie de branche » à leur charge exclusive, versée à l’assureur de leur choix pour financer les garanties de prévoyance de l’annexe 9, à l’exclusion des frais de santé : 1,12 % de la rémunération brute dans la limite de la tranche 2 pour les cadres et assimilés, 0,60 % pour les non-cadres. Le même article ajoute qu’en application de l’article L. 2252-1 du Code du travail, qui autorise une convention de branche à déroger à un accord interprofessionnel sauf clause contraire de celui-ci, l’article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017 (le 1,50 % de la tranche 1) n’est pas opposable aux entreprises de la branche. Les commentateurs de la convention (CMS Francis Lefebvre, Apicil) relèvent que c’est la première convention collective à écarter expressément ce repère interprofessionnel.
Notre lecture : dans la branche, le minimum est 1,12 % de T1 et T2, financé à 100 % par l’employeur et affecté à un régime au moins égal à l’annexe 9 ; l’assiette est plus large que celle de l’ANI (tranche 2 comprise), le taux plus bas sur la tranche 1. Une entreprise qui préfère conserver 1,50 % de la tranche 1 pour ses cadres le peut : elle l’inscrit dans son acte de mise en place et l’assureur ajoute des garanties (rente de conjoint, majoration du capital décès) pour employer la différence. Les deux références se vérifient chacune sur la seule prévoyance, sans y ajouter la part employeur de la mutuelle, que l’article 166.2 exclut expressément de cette cotisation. L’offre BL ASSUR cadres (1,142 % de T1 et 1,754 % de T2, 100 % employeur) respecte le minimum conventionnel sur chaque tranche ; sur demande, nous la calons sur 1,50 % de la tranche 1 avec des garanties renforcées. Notre guide sur la prévoyance des cadres et l’obligation de 1,50 % détaille la règle générale.
Ce que contrôle un inspecteur URSSAF sur la prévoyance métallurgie : que les E9 et E10 sont bien dans le collège cadres, que la part employeur atteint 1,12 % (cadres) et 0,60 % avec 43 % minimum (non-cadres), que les garanties du contrat sont au moins celles de l’annexe 9, et que l’acte de mise en place décrit les mêmes catégories que le contrat et la DSN. Un écart sur l’un de ces points remet en cause l’exonération sociale des contributions patronales (article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale).
Cœur Industrie ou assureur libre : les deux voies conformes
La branche a créé son propre régime mutualisé, labellisé Cœur Industrie, mais aucune entreprise n’est tenue d’y adhérer : l’annexe 9 laisse le libre choix de l’organisme assureur, à condition d’assurer des garanties au moins équivalentes.
Le régime de branche labellisé
L’accord du 7 février 2022 relatif à la gouvernance et aux garanties du régime de protection sociale complémentaire organise un régime de branche piloté paritairement (UIMM, CFDT, CFE-CGC, FO), assuré par des organismes labellisés : AÉSIO mutuelle, Apicil, Harmonie Mutuelle et Malakoff Humanis, la rente éducation étant portée par l’OCIRP. Les entreprises peuvent y adhérer pour la santé seule, la prévoyance seule ou les deux.
Ses cotisations sont fixées par l’accord (version consolidée au 11 juillet 2023) : en santé, 1,28 % du PMSS pour le socle du salarié (0,84 % en Alsace-Moselle), répartis 50/50, selon trois zones tarifaires ; en prévoyance, 1,021 % de T1 et 1,743 % de T2 pour les cadres (100 % employeur) et 1,849 % de T1 et T2 pour les non-cadres (0,795 % employeur, 1,054 % salarié), garantie de passif de 0,108 % comprise pendant cinq ans. Le socle cadres du régime (1,021 % de T1) est inférieur au 1,12 % que l’article 166.2 impose à l’employeur : l’accord prévoit pour cela une option de garanties complémentaires permettant d’atteindre ce niveau sur la tranche 1. Les organismes labellisés ont pu actualiser ces taux depuis : nous les vérifions à chaque devis.
Les adhérents financent un degré élevé de solidarité (2 % HT des cotisations) qui ouvre droit à des aides gérées par les assureurs labellisés : prise en charge de 50 % de la part salariale santé des alternants pendant toute l’alternance, aides à la naissance ou à l’adoption, soutien aux aidants, accompagnement contre la désinsertion professionnelle après un arrêt long, dépistage de l’endométriose.
Un assureur de votre choix, au moins équivalent
L’article préliminaire de l’annexe 9 autorise chaque entreprise à adapter le dispositif « à condition d’assurer des garanties au moins équivalentes » au sens de l’article L. 2253-1 du Code du travail. L’équivalence s’apprécie par ensemble de garanties se rapportant à la même matière : on compare le bloc santé au bloc santé, le bloc prévoyance au bloc prévoyance, et non poste par poste. Faute de critère légal précis, la prudence consiste à reprendre ligne à ligne les minima de l’annexe 9 et à ne descendre nulle part.
Hors régime de branche, il n’y a ni degré élevé de solidarité de 2 % ni prime unique de reprise des encours ; la reprise des sinistres en cours se négocie contrat par contrat, l’ancien assureur restant tenu des prestations nées sous son contrat (article 7 de la loi Évin). C’est là que la comparaison prend son sens : pour une PME sans arrêt en cours, une offre du marché est souvent moins chère ou plus riche ; pour une entreprise avec des arrêts lourds, la mutualisation de branche peut être la meilleure réponse.
Ce que fait BL ASSUR : nous mettons en concurrence l’offre labellisée et plus de 30 assureurs partenaires, avec la grille de l’annexe 9 comme base de comparaison, et nous rédigeons l’acte de mise en place qui correspond exactement au contrat retenu. Premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif sous 48 h ouvrées.
Source : accord du 7 février 2022 relatif à la gouvernance et aux garanties contributives et non-contributives du régime de protection sociale complémentaire de la branche de la métallurgie, modifié par les avenants du 1er juillet 2022 et du 11 juillet 2023 (articles 10, 11, 12, 15 et annexe 5), version consolidée publiée par l’UIMM ; site coeur-industrie.fr pour la liste des assureurs labellisés. Vérifié le 11 septembre 2026.
Maintien de salaire conventionnel (article 91) et relais de la prévoyance
L’article 91 de la convention impose à l’employeur un complément de salaire en cas de maladie ou d’accident, dès le premier jour entièrement non travaillé, sans délai de carence conventionnel. La prévoyance prend le relais ensuite : les deux dispositifs doivent être calés l’un sur l’autre.
| Ancienneté dans l’entreprise | Non-cadres (groupes A à E) | Cadres (groupes F à I) |
|---|---|---|
| De 1 à 5 ans | 100 % pendant 90 jours | 100 % pendant 90 jours, puis 50 % pendant 90 jours |
| De 5 à 10 ans | 100 % pendant 120 jours | 100 % pendant 120 jours, puis 50 % pendant 120 jours |
| De 10 à 15 ans | 100 % pendant 150 jours | 100 % pendant 150 jours, puis 50 % pendant 150 jours |
| Plus de 15 ans | 100 % pendant 180 jours | 100 % pendant 180 jours, puis 50 % pendant 180 jours |
| Conditions | Un an d’ancienneté (trois mois en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle), arrêt justifié sous 48 heures, prise en charge par la Sécurité sociale, soins en France ou dans l’Union européenne ; indemnisation sous déduction des IJSS ; les durées s’apprécient par périodes glissantes de douze mois. Le salarié cadre au 31 décembre 2023 reclassé non-cadre conserve le barème des cadres. | |
Source : articles 91.1.2.1, 91.1.2.2 et 68 de la convention collective nationale de la métallurgie (Légifrance), tels que présentés par le Code du travail numérique (fiche mise à jour le 14 mai 2024). Vérifié le 11 septembre 2026.
Concrètement, pour un opérateur ayant trois ans d’ancienneté, l’employeur complète le salaire à 100 % pendant 90 jours ; la garantie incapacité de la prévoyance (75 % du brut sous déduction des IJSS) prend le relais à partir du 91e jour et jusqu’à la fin des droits aux indemnités journalières. Pour un cadre, la prévoyance complète à 100 % jusqu’au 180e jour puis à 75 %, ce qui couvre la période à 50 % de l’article 91. Notre fiche sur le maintien de salaire en arrêt de travail explique la mécanique de déduction des IJSS, et celle sur la différence entre incapacité et invalidité ce qui se passe au-delà de trois ans. Attention au vocabulaire : ce barème dépend du groupe d’emploi, pas du collège de prévoyance ; un salarié E9 ou E10, assimilé cadre pour la prévoyance, relève du barème des groupes A à E pour le maintien de salaire, sous réserve des droits maintenus aux anciens cadres reclassés au 31 décembre 2023.
Point de vigilance : ce qui compte, c’est l’articulation entre le maintien employeur, les IJSS et les prestations du contrat. Une franchise plus longue que le maintien conventionnel du salarié, ou supérieure à 90 jours continus pour un salarié de moins d’un an d’ancienneté, laisse une période où seules les IJSS sont versées : c’est le vrai trou de couverture. À l’inverse, une franchise plus courte que le maintien n’est pas un défaut en soi, les prestations s’entendant sous déduction des IJSS et du salaire maintenu, dans la limite de 100 % du net. Pour les cadres, le contrat doit compléter la période à 50 % de l’article 91 pour atteindre 100 % du brut jusqu’au 180e jour, puis relayer à 75 %. Ce sont les trois points que nous contrôlons en priorité sur les contrats hérités des anciennes conventions territoriales.
Tarifs mutuelle prévoyance métallurgie 2026 : les offres BL ASSUR
Des tarifs « à partir de » pour vous situer immédiatement, puis un devis personnalisé sous 48 h ouvrées. Les formules ci-dessous sont des exemples parmi d’autres : toute grille peut être ajustée poste par poste.
Prévoyance : deux taux, calés sur les minima de la convention
| Collège | Offre BL ASSUR 2026 | Répartition | Exemple mensuel |
|---|---|---|---|
| Non-cadres (A à E, hors E9-E10) | 1,428 % des tranches 1 et 2 | Employeur 43 % au minimum (0,614 %), salarié 0,814 % au maximum ; l’entreprise peut prendre davantage à sa charge | Salaire de 2 300 € : 32,84 € par mois, dont 14,12 € employeur et 18,72 € salarié |
| Cadres et assimilés (E9 et plus) | 1,142 % de la tranche 1 et 1,754 % de la tranche 2 | 100 % employeur, conformément à l’annexe 9 (minimum conventionnel 1,12 % T1 et T2) | Salaire de 4 800 € : 45,74 € sur la tranche 1 et 13,94 € sur la tranche 2, soit 59,68 € par mois, intégralement employeur |
Offres BL ASSUR, garanties au moins égales à l’annexe 9 (capital décès 100 % ou 200 %, rente éducation, incapacité en relais du maintien de salaire, invalidité). Tarifs indicatifs 2026, révisables selon l’effectif, la sinistralité et les arrêts en cours ; PMSS 2026 = 4 005 €.
Mutuelle : quatre exemples de formules conformes, à partir de 50,86 € par mois
La formule Socle CCN reprend ligne à ligne le tableau de l’annexe 9. Les trois suivantes montent en gamme sur les postes qui comptent pour les salariés de l’industrie : honoraires, optique, dentaire, médecines douces. Répartition 50/50 par défaut, modulable en faveur des salariés. Chaque formule inclut le CE d’entreprise offert.
Socle CCN
Le minimum de l’annexe 9, ni plus ni moins. 32,04 € en Alsace-Moselle.
50,86 € / mois
25,43 € employeur, 25,43 € salarié
- Honoraires 150 % BR (130 % non OPTAM)
- Équipement optique (monture 100 € maximum et deux verres) : 250 € simples, 350 € complexes, 450 € très complexes, tous les deux ans
- Prothèses dentaires 225 % BR
- Médecines douces 25 € x 4 par an
- Chambre particulière 60,08 € par jour
Confort
Le meilleur rapport garanties/coût pour un atelier ou une PME industrielle.
65 € / mois
32,50 € employeur, 32,50 € salarié
- Honoraires 200 % BR
- Équipement optique : 320 € simples, 450 € complexes, 550 € très complexes (monture 100 €)
- Prothèses dentaires 300 % BR, implant 300 €
- Médecines douces 30 € x 5 par an
- Chambre particulière 80 € par jour
Premium
Pour attirer et fidéliser des profils techniques recherchés.
82 € / mois
41 € employeur, 41 € salarié
- Honoraires 250 % BR
- Équipement optique : 380 € simples, 550 € complexes, 650 € très complexes (monture 100 €)
- Prothèses dentaires 350 % BR, implant 500 €
- Médecines douces 40 € x 5 par an
- Chambre particulière 100 € par jour
Excellence
Aux plafonds du contrat responsable, notamment pour les cadres et dirigeants salariés.
100 € / mois
50 € employeur, 50 € salarié
- Honoraires 300 % BR
- Équipement optique : 420 € simples, 700 € complexes, 800 € très complexes, soit les plafonds du contrat responsable (monture 100 €)
- Prothèses dentaires 400 % BR, implant 800 €
- Médecines douces 50 € x 6 par an
- Chambre particulière 120 € par jour
Formules données à titre d’exemple ; remboursements exprimés Sécurité sociale comprise, dans la limite des plafonds du contrat responsable (monture 100 €, équipement à verres très complexes 800 €). Les montants Alsace-Moselle sont réduits dans la proportion du régime local. Tarifs indicatifs 2026 par salarié, structure « isolé », selon zone et effectif.
La cinquième option : votre mutuelle à la carte
Aucune de ces quatre formules ne correspond exactement à vos salariés ? Nous composons une grille sur mesure, poste par poste, entre le socle de l’annexe 9 et les plafonds ci-dessous, en gardant un contrat responsable et une répartition employeur/salarié conforme. Les options facultatives peuvent être laissées au choix de chaque salarié, à sa charge.
| Poste | Plancher (socle CCN) | Plafond à la carte |
|---|---|---|
| Honoraires médicaux et chirurgicaux | 150 % BR | 600 % BR |
| Équipement optique classe B | 250 à 450 € | 800 € (plafond du contrat responsable) |
| Médecines douces | 100 € par an | 500 € par an |
| Implantologie | Non couverte | 1 500 € par an |
| Chambre particulière | 60,08 € par jour | 150 € par jour |
Mise en place : DUE, accord ou référendum, catégories, dispenses, DSN
La convention crée l’obligation, mais elle ne dispense pas l’entreprise d’un acte juridique propre : c’est lui qui fixe l’assureur, la formule, la structure de cotisation, la répartition et les dispenses, et qui conditionne l’exonération sociale des contributions patronales.
L’acte fondateur
Trois voies existent (article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale) : l’accord collectif, la ratification par référendum d’un projet de l’employeur, ou la décision unilatérale de l’employeur (DUE), de loin la plus courante en PME. La DUE doit être écrite, datée, remise à chaque salarié contre émargement et reprendre les catégories de l’article 62.3 (F11 et plus, E9 et E10) plutôt que les anciennes références « article 4 » ou « article 36 », sans quoi le caractère collectif du régime peut être contesté. Nos guides DUE, accord ou référendum et la DUE pour les nuls détaillent la procédure ; nous rédigeons le projet d’acte avec chaque devis.
Les dispenses d’affiliation
Trois dispenses de droit (article D. 911-2 du Code de la sécurité sociale) s’appliquent sans mention dans l’acte : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts par une assurance individuelle lors de la mise en place ou de l’embauche, jusqu’à son échéance, et salariés couverts par ailleurs à titre collectif et obligatoire, y compris comme ayant droit du régime de leur conjoint, que cette couverture d’ayant droit y soit obligatoire ou facultative (BOSS, mise à jour du 19 avril 2024). Les salariés en CDD ou en mission de trois mois au plus et les temps partiels de 15 heures ou moins, couverts par un contrat individuel responsable, peuvent aussi refuser d’adhérer en contrepartie du versement santé (article L. 911-7-1). Les dispenses facultatives (article R. 242-1-6 : CDD et missions de moins de 12 mois sans justificatif, de 12 mois et plus avec justificatif d’une couverture individuelle, apprentis et temps partiels dont la cotisation atteindrait 10 % du salaire) ne jouent que si l’acte les prévoit ; l’avenant du 1er juillet 2022 a laissé ce choix à chaque entreprise. Enfin, quand la couverture est mise en place par DUE avec une part salariale, les salariés présents avant sa date peuvent refuser d’y adhérer en vertu de l’article 11 de la loi Évin, sans que l’acte ait à le prévoir. Toute dispense se demande par écrit, et le salarié dispensé parce qu’il est couvert par ailleurs fournit son justificatif chaque année. Voir notre fiche sur les dispenses de mutuelle d’entreprise.
La DUE, le contrat et le paramétrage DSN doivent décrire les mêmes catégories et la même répartition.
Paie, DSN et documents à remettre
- Paramétrer deux collèges prévoyance (non-cadres, cadres et assimilés) avec les E9 et E10 dans le second, la cotisation santé en pourcentage du PMSS ou en euros selon le contrat, et la part employeur exacte ; déclarer les contrats en DSN (rubriques d’affiliation et de cotisations).
- Remettre à chaque salarié la notice d’information de l’assureur, l’acte de mise en place et le bulletin d’affiliation, puis conserver les demandes de dispense et les justificatifs qui vont avec. Notre fiche sur la notice d’information rappelle ce qui engage l’employeur.
- Vérifier à chaque évolution conventionnelle (avenant à l’annexe 9, nouveaux taux du régime de branche) que le contrat suit : la plupart des contrats du marché prévoient une clause d’adaptation, mais l’obligation reste celle de l’employeur.
- Anticiper le contrôle : l’URSSAF vérifie l’acte, le caractère collectif et obligatoire, les catégories, la part employeur et les dispenses ; un manquement expose à un redressement proportionné (article L. 133-4-8 du Code de la sécurité sociale), et non systématiquement à la perte de toute l’exonération. Notre guide du contrôle URSSAF mutuelle et prévoyance liste les pièces à préparer.
Embauche et départ : l’affiliation santé est immédiate ; la prévoyance suit le collège du salarié dès l’embauche, avec la franchise de 90 jours en incapacité sous 12 mois d’ancienneté. Au départ, la portabilité s’applique jusqu’à 12 mois. Notre check-list embauche et départ reprend chaque étape.
Suspension du contrat de travail, portabilité et départ
L’annexe 9 va plus loin que le droit commun sur les périodes de suspension : elle précise l’assiette des cotisations et des prestations, et organise un maintien gratuit temporaire pendant les absences non indemnisées.
Suspension indemnisée
Maladie, maternité, activité partielle, congé de reclassement ou de mobilité : les garanties santé et prévoyance sont maintenues. Pour l’incapacité, l’assiette est le revenu de remplacement brut versé par l’employeur ; pour le décès et l’invalidité, c’est la rémunération des douze mois précédant la suspension (article 15.2 de l’annexe 9).
Suspension non indemnisée
Congé sabbatique, congé parental total, congé sans solde : maintien gratuit des garanties santé et prévoyance pendant le mois en cours et le mois suivant, puis maintien facultatif de la santé et du décès à la demande du salarié, contre paiement de l’intégralité de la cotisation. La couverture des réservistes militaires et policiers est expressément maintenue.
Départ de l’entreprise
Portabilité santé et prévoyance jusqu’à 12 mois pour toute rupture ouvrant droit à l’assurance chômage, hors faute lourde, financée par les cotisations des actifs (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale). Dans le régime de branche, la portabilité est garantie en cas de liquidation judiciaire tant que le contrat n’est pas résilié, même sans paiement de cotisations. Ensuite, article 4 de la loi Évin pour les anciens salariés qui veulent conserver leur mutuelle.
Pour les situations particulières, nos fiches sur la portabilité de la mutuelle d’entreprise, le congé maternité et parental et les salariés multi-employeurs complètent ces règles de branche.
Cinq cas pratiques chiffrés dans la métallurgie
Des situations réelles d’ateliers et de PME industrielles, chiffrées avec les tarifs BL ASSUR 2026 et les règles de l’annexe 9.
Atelier d’usinage de 12 salariés, sans cadre
Situation : 12 opérateurs et régleurs classés B4 à D8, masse salariale de 30 000 € par mois, aucune couverture depuis la fin de l’ancienne convention territoriale.
Ce que la convention impose : le socle santé pour les 12 salariés dès le premier jour, et une prévoyance non-cadres financée à 43 % au moins par l’employeur, avec un minimum de 0,60 % de la masse salariale.
Budget avec BL ASSUR : santé 12 x 50,86 € = 610,32 € par mois (305,16 € employeur) ; prévoyance 1,428 % x 30 000 € = 428,40 € (184,21 € employeur, 244,19 € retenus sur les salaires). Coût employeur total : 489,37 € par mois, soit environ 5 870 € par an, CE d’entreprise inclus.
PME de 25 salariés avec des E10 et des cadres
Situation : 4 ingénieurs F11 à 5 200 €, 2 techniciens E10 à 3 300 €, 19 non-cadres à 2 400 €. L’ancien contrat classait les E10 en non-cadres.
Ce que la convention impose : les E10 relèvent du collège cadres pour la prévoyance (article 62.3) ; leur cotisation est donc à 100 % employeur, avec le capital décès de 200 %.
Budget avec BL ASSUR : cadres F11 : 45,74 € (T1) + 20,96 € (T2) = 66,70 € chacun ; E10 : 3 300 € x 1,142 % = 37,69 € chacun ; non-cadres : 45 600 € x 1,428 % = 651,17 €, dont 280 € employeur ; santé 25 x 25,43 € = 635,75 € employeur. Total employeur : 1 257,93 € par mois. La DUE, le contrat et la DSN sont réécrits avec les deux collèges.
Siège en Moselle, établissement à Lyon
Situation : chaudronnerie de 40 salariés à Metz et agence de maintenance de 8 salariés à Lyon.
Ce que la convention impose : le même socle de garanties partout, mais des cotisations réduites pour les salariés affiliés au régime local (article D. 911-1-1). Le régime local dépend du lieu d’activité du salarié, pas du siège.
Budget avec BL ASSUR : 40 x 32,04 € = 1 281,60 € pour Metz et 8 x 50,86 € = 406,88 € pour Lyon, soit 1 688,48 € par mois, dont 844,24 € employeur. Un seul contrat, deux grilles de cotisation, une seule DUE qui mentionne les deux régimes.
Arrêt maladie long d’un opérateur
Situation : opérateur C6, 2 200 € brut, trois ans d’ancienneté, arrêt de huit mois pour une maladie non professionnelle.
Ce que la convention impose : maintien à 100 % par l’employeur pendant 90 jours dès le premier jour non travaillé (article 91), puis relais de la prévoyance à 75 % du brut sous déduction des IJSS jusqu’à la fin des droits, et rente d’invalidité de 42 % ou 70 % si l’arrêt débouche sur une invalidité.
Ce que nous vérifions : que le contrat déclenche l’incapacité au plus tard à la fin du maintien conventionnel de ce salarié (91e jour ici, 121e, 151e ou 181e jour pour des anciennetés supérieures), qu’il ne prévoit pas plus de 90 jours continus de franchise pour un salarié de moins d’un an d’ancienneté, que les prestations, versées sous déduction des IJSS et du salaire maintenu, sont bien plafonnées à 100 % du net, et que le salaire de référence intègre les primes soumises à cotisations.
Décès d’un cadre de 47 ans
Situation : responsable de production F12, 55 000 € brut annuel, marié, deux enfants de 9 et 20 ans (étudiant).
Ce que la convention impose : capital décès de 200 % du salaire annuel, soit 110 000 €, versé aux bénéficiaires désignés ; rente éducation de 4 % pour l’enfant de 9 ans (2 200 € par an jusqu’à 16 ans, puis 6 % et 8 %) et de 8 % pour l’étudiant (4 400 € par an jusqu’à 25 ans inclus). Pour un non-cadre à 30 000 €, la rente se calcule sur le PASS (48 060 €), plancher conventionnel, soit 1 922 € par an pour un enfant de moins de 16 ans.
Ce que nous ajoutons souvent : une majoration de 50 % en présence d’un conjoint et une rente de conjoint, garanties additionnelles que le régime de branche propose aussi en option.
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Un courtier indépendant, spécialisé en santé et prévoyance collectives, qui maîtrise plus de 300 conventions collectives et ne facture aucun frais de courtage.
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Nous rédigeons la DUE, vérifions le paramétrage de paie, gérons les affiliations, les départs, la portabilité et les sinistres, et suivons les évolutions de la branche pour vous. Pour aller plus loin, consultez nos pages mutuelle d’entreprise obligatoire, prévoyance collective et devis prévoyance entreprise, ou notre annuaire des conventions collectives.
Questions fréquentes sur la mutuelle prévoyance métallurgie IDCC 3248
Les questions que nous posent les dirigeants et les services paie de la branche, avec des réponses sourcées.
Champ d’application et calendrier
Quelles entreprises relèvent de la convention collective de la métallurgie IDCC 3248 ?
Celles dont l’activité principale relève des industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques définies à l’article 2 de la convention : sidérurgie, fonderie, transformation des métaux, usinage, chaudronnerie, fabrication de machines et d’équipements, construction automobile, aéronautique, navale et ferroviaire, matériel électrique et électronique, installation et maintenance industrielle. Environ 42 000 entreprises et 1,6 million de salariés sont concernés. Le code NAF n’est qu’un indice : l’activité principale réelle prime, et l’IDCC 3248 figure sur les bulletins de paie.
Depuis quand la mutuelle et la prévoyance sont-elles obligatoires dans la métallurgie ?
Depuis le 1er janvier 2023 pour la protection sociale complémentaire (titre XI de la convention du 7 février 2022 et annexe 9), la convention ayant été étendue par arrêté du 14 décembre 2022 publié au Journal officiel du 22 décembre 2022. Le reste de la convention (classification, salaires, maladie, congés) s’applique depuis le 1er janvier 2024.
Notre ancienne convention territoriale prévoyait déjà une prévoyance : que devient-elle ?
Les accords de prévoyance territoriaux ont été remplacés par le socle national de l’annexe 9. Un régime d’entreprise antérieur peut être conservé s’il assure des garanties au moins équivalentes, appréciées par ensemble de garanties de même matière (article L. 2253-1 du Code du travail) ; sinon il doit être relevé au niveau de l’annexe 9. La convention des ingénieurs et cadres (ex-IDCC 650) ne prévoyait aucun régime santé ou prévoyance : la plupart des entreprises ont dû créer ou compléter leurs contrats en 2023.
Mutuelle santé
Quelle part de la mutuelle l’employeur doit-il financer dans la métallurgie ?
Au moins 50 % de la cotisation qui finance le socle obligatoire du salarié. Si l’entreprise couvre aussi les ayants droit à titre obligatoire, elle finance au moins 50 % de la cotisation globale. Une répartition plus favorable aux salariés est toujours possible. Chez BL ASSUR, le socle démarre à 50,86 € par mois, soit 25,43 € pour l’employeur.
Faut-il couvrir le conjoint et les enfants des salariés ?
Non. La convention rend obligatoire la couverture du salarié seul. L’entreprise peut étendre les garanties aux ayants droit, soit à titre facultatif (cotisation à la charge exclusive du salarié qui le demande), soit à titre obligatoire par l’acte de mise en place, avec dans ce cas une participation employeur d’au moins 50 % de la cotisation globale. Plusieurs structures de cotisation sont possibles : isolé, isolé/duo/famille, isolé/famille, tarif unique famille.
Nous sommes en Alsace-Moselle : la cotisation santé est-elle réduite ?
Oui. Pour les salariés affiliés au régime local d’assurance maladie du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, les cotisations sont réduites dans la proportion du différentiel de garanties, conformément à l’article D. 911-1-1 du Code de la sécurité sociale. L’offre BL ASSUR passe ainsi de 50,86 € à 32,04 € par mois. Le régime local suit le lieu d’activité du salarié, pas le siège de l’entreprise.
Un salarié peut-il refuser la mutuelle métallurgie ?
Seulement dans les cas prévus par la loi, sur demande écrite. Trois dispenses de droit (article D. 911-2 du Code de la sécurité sociale) s’appliquent même si l’acte ne les cite pas : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts par une assurance individuelle lors de la mise en place ou de l’embauche, jusqu’à son échéance, et salariés couverts par ailleurs à titre collectif et obligatoire, y compris comme ayant droit du régime de leur conjoint, que cette couverture d’ayant droit y soit obligatoire ou facultative (BOSS, mise à jour du 19 avril 2024). Les salariés en CDD ou en mission de trois mois au plus et les temps partiels de 15 heures ou moins, couverts par un contrat individuel responsable, peuvent aussi refuser en contrepartie du versement santé (article L. 911-7-1). Les dispenses facultatives de l’article R. 242-1-6 (CDD et missions de moins de 12 mois sans justificatif, de 12 mois et plus avec justificatif d’une couverture individuelle, apprentis et temps partiels dont la cotisation atteindrait 10 % du salaire) ne jouent que si l’acte les prévoit. Enfin, si la couverture a été mise en place par DUE avec une part salariale, les salariés présents avant sa date peuvent refuser d’y adhérer (article 11 de la loi Évin), sans que l’acte ait à le prévoir.
Les apprentis et alternants doivent-ils cotiser à la mutuelle ?
Oui, ils sont affiliés comme les autres salariés dès leur premier jour. Ils peuvent demander par écrit une dispense de droit s’ils sont déjà couverts, par exemple comme ayant droit du régime collectif obligatoire d’un parent ou par une assurance individuelle jusqu’à son échéance, et, si l’acte le prévoit, une dispense facultative (contrat de moins de 12 mois sans justificatif, de 12 mois et plus avec justificatif d’une couverture individuelle, ou cotisation qui atteindrait 10 % de leur rémunération). Dans le régime de branche labellisé Cœur Industrie, le degré élevé de solidarité prend en charge 50 % de la part salariale de leur cotisation santé pendant toute l’alternance. Voir notre fiche sur la mutuelle des apprentis et alternants.
Prévoyance
Combien l’employeur doit-il cotiser au minimum en prévoyance ?
L’article 166 de la convention fixe une cotisation minimale à sa charge exclusive : 1,12 % des tranches 1 et 2 pour les cadres et assimilés, en finançant 100 % du régime conventionnel, et 0,60 % des tranches 1 et 2 pour les non-cadres, en finançant au moins 43 % de la cotisation globale. La tranche 1 va jusqu’au plafond de la Sécurité sociale (4 005 € par mois en 2026), la tranche 2 de un à huit plafonds.
Le 1,50 % de l’ANI prévoyance des cadres s’applique-t-il dans la métallurgie ?
Pas tel quel : l’article 166.2 de la convention (rédaction de l’avenant du 11 juillet 2023, étendu par arrêté du 12 décembre 2023) précise, sur le fondement de l’article L. 2252-1 du Code du travail, que l’article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017 n’est pas opposable aux entreprises de la branche. Le minimum conventionnel est 1,12 % des tranches 1 et 2, à 100 % employeur, affecté à la prévoyance hors frais de santé. Une entreprise peut conserver 1,50 % de la tranche 1 en l’inscrivant dans son acte et en renforçant les garanties. L’offre BL ASSUR cadres (1,142 % T1, 1,754 % T2, 100 % employeur) respecte le minimum conventionnel sur chaque tranche.
Qui est « cadre » pour la prévoyance métallurgie ?
L’article 62.3 de la convention rattache à la prévoyance des cadres les emplois classés F11 et plus (article 2.1 de l’ANI du 17 novembre 2017) et les emplois E9 et E10 (assimilés cadres, article 2.2). Les emplois classés C6 et plus peuvent être intégrés à la catégorie des cadres par décision de l’entreprise. Ces catégories ont été agréées par la commission paritaire de l’APEC le 4 octobre 2023 avec effet au 1er janvier 2024. Les actes de mise en place ne doivent plus se référer aux anciens « article 4 » ou « article 36 ».
Un salarié de moins d’un an d’ancienneté est-il couvert en arrêt de travail ?
Oui, mais avec une franchise : sous 12 mois d’ancienneté, les indemnités journalières complémentaires (75 % du brut, 100 % pour les cadres jusqu’au 180e jour, sous déduction des IJSS et dans la limite de 100 % du net) sont versées à partir du 91e jour d’arrêt continu, pour les cadres comme pour les non-cadres. À partir de 12 mois d’ancienneté, elles prennent le relais du maintien de salaire conventionnel de l’article 91. Le décès et l’invalidité sont couverts dès l’affiliation.
Quel salaire sert de base aux prestations de prévoyance ?
Le salaire annuel brut soumis à cotisations de Sécurité sociale, primes comprises, limité aux tranches 1 et 2, c’est-à-dire plafonné à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (384 480 € en 2026). Pour la rente éducation, le salaire de référence est au moins égal au plafond annuel (48 060 € en 2026), ce qui protège les enfants des salariés à bas salaire. Les prestations cumulées ne peuvent dépasser le salaire net d’activité.
Régime de branche Cœur Industrie
Sommes-nous obligés d’adhérer à Cœur Industrie ?
Non. Le régime de branche labellisé (AÉSIO mutuelle, Apicil, Harmonie Mutuelle, Malakoff Humanis, rente éducation OCIRP) est une solution clé en main proposée par les partenaires sociaux, pas une désignation. L’annexe 9 laisse chaque entreprise libre de son organisme assureur, à condition d’assurer des garanties au moins équivalentes. BL ASSUR compare l’offre labellisée et plus de 30 assureurs.
Qu’est-ce que le degré élevé de solidarité de 2 % ?
Un prélèvement de 2 % hors taxes sur les cotisations santé et prévoyance des entreprises adhérentes au régime de branche, qui alimente deux fonds de solidarité pilotés paritairement. Il finance des aides individuelles et des actions de prévention : 50 % de la part salariale santé des alternants, aides à la naissance ou à l’adoption, soutien aux aidants, accompagnement contre la désinsertion professionnelle après un arrêt long, dépistage de l’endométriose. Il n’est pas dû par les entreprises assurées hors du régime de branche.
Nous avons un salarié en arrêt de travail : pouvons-nous changer d’assureur ?
Oui. L’ancien assureur reste tenu des prestations nées sous son contrat (article 7 de la loi Évin), et le nouveau contrat organise la reprise des encours pour la revalorisation et le décès des salariés en arrêt. Dans le régime de branche, cette reprise est financée par une cotisation additionnelle mutualisée pendant cinq ans et, pour les entreprises de plus de 20 salariés dans le collège concerné, par une prime unique. Hors régime de branche, elle se négocie contrat par contrat : nous l’intégrons systématiquement au comparatif.
Maintien de salaire
Y a-t-il un délai de carence dans la métallurgie ?
Pas de carence conventionnelle : l’indemnisation est due à compter du premier jour entièrement non travaillé. Les trois jours de carence de la Sécurité sociale sont donc pris en charge par l’employeur, ce qui est plus favorable que le maintien légal (carence de sept jours). En accident du travail ou maladie professionnelle, l’indemnisation démarre aussi au premier jour et l’ancienneté requise tombe à trois mois.
Mise en place et conformité
Faut-il une DUE alors que la convention rend déjà la couverture obligatoire ?
Oui, en pratique. La convention fixe le socle, mais l’entreprise décide de l’assureur, de la formule, de la structure de cotisation, de la répartition, de la couverture des ayants droit et des dispenses facultatives : ces choix doivent être formalisés par l’un des actes de l’article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale (accord collectif, référendum ou décision unilatérale), qui conditionne l’exonération sociale des contributions patronales. La DUE doit reprendre les catégories de l’article 62.3.
Que vérifie l’URSSAF sur la mutuelle et la prévoyance d’une entreprise de la métallurgie ?
L’existence et le contenu de l’acte, le caractère collectif et obligatoire du régime, la conformité des catégories (E9 et E10 dans le collège cadres), le respect des parts employeur minimales (50 % en santé, 1,12 % et 0,60 % en prévoyance), les dispenses et leurs justificatifs, et la cohérence entre l’acte, le contrat et la DSN. En cas de manquement, le redressement est proportionné aux sommes en cause (article L. 133-4-8 du Code de la sécurité sociale) et le contrôle porte en principe sur les trois dernières années civiles.
Que deviennent les garanties pendant une suspension du contrat ou après un départ ?
Pendant une suspension indemnisée (maladie, maternité, activité partielle), les garanties sont maintenues sur la base du revenu de remplacement pour l’incapacité et des douze derniers mois pour le décès et l’invalidité. Pendant une suspension non indemnisée, l’annexe 9 impose un maintien gratuit le mois en cours et le mois suivant, puis un maintien facultatif à la charge du salarié. Après un départ ouvrant droit au chômage, la portabilité maintient santé et prévoyance jusqu’à 12 mois sans cotisation.
Tarifs et services BL ASSUR
Combien coûte une mutuelle conforme à la convention métallurgie en 2026 ?
Chez BL ASSUR, à partir de 50,86 € par mois et par salarié pour le socle de l’annexe 9 (soit 1,27 % du PMSS 2026), dont 25,43 € à la charge de l’employeur, et 32,04 € par mois pour les salariés du régime local d’Alsace-Moselle. Les exemples de formules Confort, Premium et Excellence s’échelonnent de 65 à 100 € par mois, et une grille à la carte peut être composée poste par poste. Tarifs indicatifs 2026, distincts des minima conventionnels.
Combien coûte la prévoyance métallurgie chez BL ASSUR ?
À partir de 1,428 % des tranches 1 et 2 pour les non-cadres (employeur 43 % au minimum, soit 0,614 %) et de 1,142 % de la tranche 1 et 1,754 % de la tranche 2 pour les cadres et assimilés, à 100 % employeur. Pour un salarié non-cadre à 2 300 €, cela représente 32,84 € par mois dont 14,12 € pour l’employeur ; pour un cadre à 4 800 €, 59,68 € par mois intégralement employeur.
Peut-on composer la mutuelle des salariés à la carte ?
Oui. Entre le socle de l’annexe 9 et les plafonds du contrat responsable, nous ajustons chaque poste : honoraires jusqu’à 600 % BR, équipement optique jusqu’à 800 €, médecines douces jusqu’à 500 € par an, implantologie jusqu’à 1 500 € par an. Les options facultatives peuvent être laissées au choix de chaque salarié, à sa charge.
En quoi consiste le CE d’entreprise offert par BL ASSUR ?
Chaque entreprise qui souscrit sa mutuelle ou sa prévoyance avec BL ASSUR offre à ses salariés l’accès à un comité d’entreprise externalisé, sans surcoût et quel que soit l’effectif : réductions sur les loisirs, les voyages, la billetterie et les achats du quotidien. C’est un avantage salarié immédiat, apprécié dans une branche qui recrute difficilement.
Combien de temps faut-il pour mettre le contrat en place ?
Premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif complet sous 48 h ouvrées, puis deux à quatre semaines entre le choix de l’offre et la prise d’effet, le temps de rédiger l’acte, d’informer les salariés et de paramétrer la paie. Nous gérons la résiliation de l’ancien contrat et la reprise des encours.
Actualité 2026
Les cotisations santé sont-elles gelées en 2026 ?
L’article 13 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) crée une contribution exceptionnelle de 2,05 % sur les cotisations santé encaissées en 2026 et prévoit que ces cotisations ne peuvent pas augmenter par rapport à 2025. Le Conseil constitutionnel n’a pas examiné le gel dans sa décision du 30 décembre 2025 ; le Conseil d’État lui a transmis le 24 juillet 2026 une question prioritaire de constitutionnalité posée par la Mutualité Française et France Assureurs, et sa décision est attendue au plus tard le 24 octobre 2026. Dans l’attente, la disposition reste en vigueur mais son application est contestée, notamment pour les cotisations exprimées en pourcentage du PMSS. Nous vérifions à chaque renouvellement ce que votre assureur applique.
Sources officielles vérifiées le 11 septembre 2026
- Convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 (IDCC 3248), Légifrance : texte étendu par arrêté du 14 décembre 2022 (JO du 22 décembre 2022), titre XI et annexe 9 relatifs à la protection sociale complémentaire.
- Texte de base consolidé de la convention (articles 62.3, 91, 166 et annexe 9), Légifrance : identification des emplois cadres (F11 et plus), assimilés (E9 et plus) et intégrables (C6 et plus), maintien de salaire, cotisation garantie de branche.
- Avenant du 11 juillet 2023, article 23 (article 166.2, cotisation garantie de branche), Légifrance : rédaction en vigueur, avenant étendu par arrêté du 12 décembre 2023 (JO du 15 décembre 2023) ; son article 9 modifie l’article 62.3.
- Accord du 7 février 2022 relatif à la gouvernance et aux garanties du régime de protection sociale complémentaire, Légifrance : cotisations et garanties du régime de branche, degré élevé de solidarité.
- Version consolidée de l’accord au 11 juillet 2023, publiée par l’UIMM (PDF) : grilles des garanties minimales santé et prévoyance, taux de cotisation du régime de branche.
- Maintien de salaire en cas d’arrêt maladie, Métallurgie, Code du travail numérique : barème de l’article 91 par ancienneté et par groupe d’emplois.
- Cœur Industrie, les assureurs du régime de branche : liste des organismes labellisés et prestations du degré élevé de solidarité.
- Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026, article 13, Légifrance : contribution exceptionnelle de 2,05 % et gel des cotisations santé 2026.
- Agrément de l’APEC du 4 octobre 2023 sur les catégories de la métallurgie (Éditions Tissot) : source secondaire, décision applicable au 1er janvier 2024.
- Bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS), protection sociale complémentaire : conditions d’exonération, catégories objectives, dispenses.
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