Mutuelle et prévoyance CCN Experts-comptables (IDCC 787)
Ce que la convention collective des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes impose à l’employeur, et ce que cela coûte
Cabinet d’expertise comptable, de commissariat aux comptes ou association de gestion et de comptabilité : la convention 3020 ne comporte aucun régime santé de branche, mais elle impose une prévoyance décès, incapacité et invalidité à tout salarié après un an de présence, et le 1,50 % de la tranche 1 pour les cadres dès le coefficient 330. BL ASSUR compare plus de 30 partenaires assureurs, vérifie la conformité ligne à ligne et gère votre contrat de A à Z, sans frais de courtage.
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Que doit faire un cabinet qui relève de la convention collective des experts-comptables ?
Tout cabinet dont l’activité relève de la convention collective nationale des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes du 9 décembre 1974 (IDCC 787, brochure 3020, étendue par arrêté du 30 mai 1975) doit couvrir ses salariés sur deux plans : une mutuelle collective fondée sur le socle légal, faute d’accord de branche, et une prévoyance conventionnelle définie à l’article 7.4.
- Mutuelle : aucun accord frais de santé n’existe dans la branche à la date de vérification ; c’est le panier de soins de l’article L. 911-7 du code de la Sécurité sociale qui s’impose, financé au moins à 50 % par le cabinet, dans un contrat responsable, mis en place par décision unilatérale, accord ou référendum. Une négociation de branche est ouverte depuis l’accord de méthode du 4 avril 2025.
- Prévoyance de l’article 7.4 : tous les salariés ayant un an d’ancienneté dans le cabinet, cadres et non-cadres, sont garantis en décès (six mois de salaire, plus un mois par enfant à charge), en incapacité (80 % du salaire brut dès le 31e jour d’arrêt, indemnités journalières de la Sécurité sociale déduites) et en invalidité (rente portant les ressources à 80 % du brut). La cotisation est partagée à parts égales, sans taux fixé par la branche.
- Cadres et assimilés : 1,50 % de la tranche 1 à la charge exclusive du cabinet, affecté en priorité au décès, pour les coefficients 330 et plus (niveaux N3 à N1), avec une extension possible dès le niveau N4, coefficient 220 (article 7.4.2 dans la rédaction de l’avenant du 8 novembre 2024, étendu par arrêté du 5 mars 2025).
- Arrêt de travail : garantie de ressources de l’article 7.3, 100 % du salaire net du 4e au 30e jour calendaire après un an de présence, dès le 1er jour en accident du travail, dans la limite de 30 jours par année civile ; la prévoyance prend le relais au 31e jour.
- Assureur libre : la branche ne désigne ni ne recommande aucun organisme ; le contrat doit reproduire au moins les garanties de l’article 7.4, respecter la répartition et maintenir revalorisations et garantie décès en cas de changement d’assureur.
Sources : CCN des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes sur Légifrance, article 7.4, régime de prévoyance, avenant du 8 novembre 2024 relatif aux catégories objectives, arrêté d’extension du 5 mars 2025. Détail et statut de chaque texte dans les sections ci-dessous.
Une mutuelle dès 30 € par mois et une prévoyance dès 0,56 %, calées sur l’article 7.4
Ces tarifs sont des offres commerciales BL ASSUR construites sur les obligations de la convention ; ils ne sont pas des tarifs fixés par la branche, qui n’en publie aucun. Le comparatif chiffre votre cabinet sur plus de 30 partenaires assureurs, avec les cotisations des ayants droit, les options et l’avantage CE offert à vos salariés. Premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif sous 48 h ouvrées, 0 € de frais de courtage.
L’essentiel de la convention 3020 en huit points, vérifié le
- Champ : experts-comptables inscrits à l’Ordre et commissaires aux comptes inscrits à la Compagnie, personnes physiques ou morales (NAF 69.20Z), et associations de gestion et de comptabilité depuis la fusion des champs de 2018.
- Bénéficiaires : mutuelle pour tous les salariés dès l’embauche ; prévoyance conventionnelle après un an d’ancienneté dans le cabinet ; cadres au 1,50 % dès le premier jour.
- Santé : pas de grille, pas de taux, pas d’ayant droit obligatoire ; socle légal à 50 % employeur minimum, acte écrit indispensable ; négociation de branche en cours.
- Prévoyance : décès 6 mois de salaire + 1 mois par enfant, incapacité 80 % dès le 31e jour, invalidité 80 %, assiette jusqu’à 8 plafonds annuels, cotisation partagée à parts égales.
- Cadres : 1,50 % T1 employeur pour les coefficients 330 à 600, extension possible à partir du niveau N4, coefficient 220, plancher fixé par l’APEC.
- Arrêt de travail : 100 % du net du 4e au 30e jour après un an de présence, dès le 1er jour en accident du travail, puis 80 % du brut par la prévoyance jusqu’à la fin des indemnités journalières.
- Acte de mise en place : décision unilatérale, accord ou référendum obligatoire pour la mutuelle ; la convention fonde la prévoyance, un acte n’est nécessaire que pour les choix propres au cabinet.
- Tarifs : offres BL ASSUR dès 30 € par mois en santé, 0,56 % en prévoyance non-cadres et 1,50 % T1 pour les cadres, CE offert.
Qui relève de la convention collective des experts-comptables ?
La convention collective nationale des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes du 9 décembre 1974 (IDCC 787, brochure 3020) est étendue depuis l’arrêté du 30 mai 1975. Son article 1.1 la rend applicable aux employeurs inscrits à l’Ordre ou à la Compagnie, quelle que soit la taille du cabinet.
Le champ couvre les experts-comptables, personnes physiques et personnes morales inscrits à l’Ordre en vertu de l’ordonnance du 19 septembre 1945 (activité classée 74.1C dans l’ancienne nomenclature, 69.20Z aujourd’hui), ainsi que les commissaires aux comptes, personnes physiques ou morales inscrits à la Compagnie. Depuis l’arrêté de fusion des champs du 27 juillet 2018, les associations de gestion et de comptabilité, autrefois rattachées à l’IDCC 3160, relèvent de la convention des experts-comptables, désignée branche de rattachement. Le code NAF reste un indice : c’est l’inscription à l’Ordre ou à la Compagnie et l’activité réellement exercée qui décident.
La branche compte plus de 22 000 experts-comptables inscrits et plus de 186 000 salariés dans les cabinets, répartis sur plus de 19 000 établissements dont les trois quarts emploient moins de dix personnes ; 67 % des salariés sont des femmes et l’immense majorité travaille en CDI. La grille générale des emplois (annexe A, actualisée par l’avenant du 1er juillet 2016) compte cinq niveaux : exécution (N5, coefficients 170 à 200), exécution avec délégation (N4, coefficients 220 à 280), conception assistée (N3, cadre 330 et cadre confirmé 385), conception et animation (N2, cadre principal 450 et chef de service 500) et direction (N1, cadre de direction 600). Les experts-comptables et commissaires aux comptes salariés inscrits relèvent de l’annexe B, avec une rémunération minimale propre.
IDCC 787 ou autre convention ? Le tableau pour trancher
| Votre situation | Convention applicable | Pourquoi |
|---|---|---|
| Cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre, cabinet de commissariat aux comptes inscrit à la Compagnie, quelle que soit sa forme juridique | IDCC 787, cette page | Article 1.1 de la convention : inscription à l’Ordre ou à la Compagnie |
| Association de gestion et de comptabilité (AGC) | IDCC 787, cette page | Fusion des champs par arrêté du 27 juillet 2018 ; certaines stipulations propres de l’ancienne convention 3160 ont été maintenues le temps de l’harmonisation |
| Service comptable interne d’une entreprise, comptable salarié d’une PME ou d’un groupe | Convention de l’employeur | La convention suit l’activité principale de l’entreprise, pas le métier du salarié |
| Cabinet de conseil en gestion, audit contractuel, conseil financier ou de conseil aux entreprises non inscrit à l’Ordre | IDCC 1486, Syntec | Sociétés de conseil hors champ des professions réglementées du chiffre |
| Cabinet d’avocats, y compris avocats fiscalistes à activité comptable accessoire | Conventions des avocats (IDCC 1000 pour le personnel salarié, IDCC 1850 pour les avocats salariés) | Profession réglementée distincte, régimes de prévoyance propres |
| Office notarial, étude de commissaire de justice, administrateur ou mandataire judiciaire | Conventions propres (IDCC 2205, 1921, 2706) | Autres professions du droit et du chiffre dotées de leur convention étendue |
| Prestataire de paie, de domiciliation ou de gestion administrative non inscrit à l’Ordre (82.11Z, 82.99Z) | Selon l’activité principale réelle | Le code NAF n’est qu’un indice : l’IDCC porté en DSN doit correspondre à l’activité exercée |
| Expert-comptable libéral, associé gérant majoritaire, dirigeant sans contrat de travail | Aucune convention pour lui-même | Travailleur non salarié : mutuelle et prévoyance TNS, loi Madelin |
Sources : article 1.1 de la convention collective des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes (Légifrance, texte étendu), arrêté du 27 juillet 2018 portant fusion des champs conventionnels, chiffres de la profession 2025, Ordre des experts-comptables, OMECA, observatoire des métiers de la branche. Vérifié le 23 septembre 2026.
Mutuelle : ce que la convention impose, et ce qu’elle n’impose pas
La convention 3020 fait partie des conventions qui ne comportent aucun accord frais de santé. La référence de l’employeur est donc le socle légal, et lui seul, tant que la négociation ouverte par la branche n’a pas abouti.
Ce que la loi impose à défaut d’accord de branche
Depuis le 1er janvier 2016, tout employeur doit faire bénéficier ses salariés d’une couverture collective et obligatoire de remboursement de frais de santé (article L. 911-7 du code de la Sécurité sociale, issu de l’ANI du 11 janvier 2013 et de la loi du 14 juin 2013). Le contrat doit respecter le panier de soins minimal, être responsable au sens de l’article L. 871-1 et être financé au moins pour moitié par le cabinet. Tous les salariés sont concernés dès l’embauche, sans condition d’ancienneté, sauf dispense.
| Poste | Minimum légal (panier de soins de l’article D. 911-1) | Cadre du contrat responsable |
|---|---|---|
| Consultations, actes, analyses, pharmacie, transports | 100 % du ticket modérateur, hors cures thermales, médicaments à service médical faible ou modéré et homéopathie | Dépassements des médecins non adhérents à l’OPTAM plafonnés à 100 % de la base, soit 200 % au total |
| Forfait journalier hospitalier | 100 %, sans limitation de durée | Prise en charge obligatoire, franchises et participation forfaitaire exclues |
| Dentaire (prothèses, orthodontie) | 125 % de la base de remboursement | Paniers 100 % santé sans reste à charge |
| Optique | 100 € (verres simples), 150 € (mixte) ou 200 € (verres complexes) par équipement, tous les deux ans, un an pour les moins de 16 ans ou en cas d’évolution de la vue | Classe B : monture 100 € au plus, équipement plafonné à 420, 700 ou 800 € selon les verres ; classe A sans reste à charge |
| Aides auditives | Prise en charge du ticket modérateur | Classe I sans reste à charge ; classe II plafonnée à 1 700 € par oreille, Sécurité sociale comprise |
| Financement | Employeur 50 % au minimum de la cotisation du salarié | Part patronale exclue de l’assiette des cotisations dans les limites de l’article L. 242-1 |
Sources : articles L. 911-7, D. 911-1 et L. 871-1 du code de la Sécurité sociale ; règles du contrat responsable (article R. 871-2) ; Service-public.fr, mutuelle d’entreprise obligatoire. Vérifié le 23 septembre 2026.
Ce que la convention n’impose pas, à la date de vérification
Aucune grille de garanties conventionnelle, aucune cotisation de référence, aucun ayant droit obligatoire, aucun organisme désigné ou recommandé : la convention 3020 est muette en frais de santé. Les partenaires sociaux ont rouvert une négociation en septembre 2024 et signé, le 4 avril 2025, un accord de méthode relatif à la négociation d’un régime de frais de santé, texte non étendu qui organise les travaux sans créer d’obligation pour les cabinets. Au 23 septembre 2026, aucun accord frais de santé n’a été publié, ni au Bulletin officiel des conventions collectives ni sur Légifrance, où les derniers textes attachés portent sur les salaires, la formation, le dialogue social et les indicateurs de branche.
Si la branche aboutit. Un accord frais de santé étendu s’imposerait à tous les cabinets à sa date d’extension, avec ses garanties minimales, sa cotisation et sa répartition ; les cabinets adhérents à ECF ou à l’IFEC y seraient tenus dès son entrée en vigueur. BL ASSUR suit la négociation et relit chaque contrat de cabinet à la parution d’un texte : une mise à niveau se négocie chez l’assureur en place ou par remise en concurrence, sans rupture de couverture.
Un acte écrit est obligatoire pour la mutuelle
Faute d’accord de branche, le régime santé d’un cabinet n’existe juridiquement que par l’un des actes de l’article L. 911-1 du code de la Sécurité sociale : accord collectif, référendum ratifié à la majorité des salariés, ou décision unilatérale de l’employeur remise à chacun. C’est la différence majeure avec la prévoyance, fondée par la convention elle-même. L’acte fixe les catégories couvertes, le niveau de garanties, le financement, les cas de dispense retenus, la portabilité et la référence au contrat ; il conditionne l’exclusion d’assiette des cotisations patronales. Voir DUE, accord ou référendum et la DUE pour les nuls.
Les dispenses admises
Le régime reste obligatoire, mais un salarié peut demander par écrit à ne pas y adhérer dans les cas prévus par la réglementation : dispenses de plein droit de l’article D. 911-2 (bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts à titre obligatoire par un autre emploi ou en tant qu’ayant droit, titulaires d’un contrat individuel jusqu’à son échéance, CDD et contrats de mission couverts moins de trois mois justifiant d’une complémentaire responsable, qui ouvre droit au versement santé), et dispenses facultatives de l’article R. 242-1-6 si l’acte les prévoit (CDD et contrats de mission de moins de douze mois même sans couverture, de douze mois et plus avec justificatif, temps partiels et apprentis dont la cotisation atteindrait 10 % du brut). Le formulaire de dispense rappelle au salarié ce qu’il perd : part patronale, portabilité et tarifs de la loi Évin. Voir les dispenses de mutuelle d’entreprise et apprentis et alternants, nombreux en cabinet.
Sources : articles L. 911-1, D. 911-2 et R. 242-1-6 du code de la Sécurité sociale ; Bulletin officiel de la Sécurité sociale, protection sociale complémentaire ; Tripalio, réouverture de la négociation frais de santé (septembre 2024) et état des échanges (mai 2025). Vérifié le 23 septembre 2026.
Prévoyance : l’article 7.4 et le 1,50 % des cadres
Décès, incapacité de travail et invalidité sont couverts par un régime unique pour l’ensemble du personnel comptant un an d’ancienneté dans le cabinet, sur le salaire brut moyen des quatre derniers trimestres civils, dans la limite de huit plafonds de la Sécurité sociale. Les cadres y ajoutent le 1,50 % de l’ANI de 2017.
| Garantie | Niveau conventionnel (article 7.4) | À retenir |
|---|---|---|
| Bénéficiaires | Tous les salariés comptant une ancienneté minimale d’un an dans le cabinet, cadres et non-cadres | Le contrat peut supprimer la condition d’ancienneté, ce que BL ASSUR chiffre d’office |
| Salaire de référence | Salaire brut limité à 8 fois le plafond de la Sécurité sociale, moyenne des 4 derniers trimestres civils précédant l’arrêt | Primes et variables des douze derniers mois comprises |
| Capital décès | 6 mois de salaire, majorés d’un mois par enfant à charge | Versé aux ayants droit ou aux bénéficiaires désignés |
| Incapacité temporaire de travail | Indemnité journalière brute de 80 % du salaire brut, sous déduction des indemnités de la Sécurité sociale, à compter du 31e jour d’arrêt et pendant toute la durée des indemnités journalières, y compris après une rupture du contrat | Rechute moins de 3 mois après une absence de plus de 30 jours : indemnisation dès le 1er jour indemnisé par la Sécurité sociale |
| Invalidité 2e et 3e catégories | Rente complémentaire égale à la différence entre 80 % du salaire brut et les prestations du régime général, hors majoration pour tierce personne | 1re catégorie : rente de 2e catégorie minorée d’un quart, sans dépasser l’ancien salaire avec l’activité réduite |
| Incapacité permanente (accident du travail, maladie professionnelle) | Différence entre 80 % du brut et la rente du régime général si toute activité est impossible ; rente minorée d’un quart au-delà de 20 % d’incapacité | Même logique que l’invalidité de droit commun |
| Changement d’assureur | Revalorisation des prestations en cours sur une base au moins identique et maintien de la garantie décès pour les salariés indemnisés | Article 7.4, dernier alinéa, en cohérence avec la loi Évin |
| Cotisation | Aucun taux fixé par la branche ; cotisation totale répartie par moitié entre le cabinet et le salarié, sauf pourcentage salarial moindre issu d’un accord ou d’un référendum plus favorable | Offre BL ASSUR non-cadres à partir de 0,56 %, soit 0,28 % employeur et 0,28 % salarié |
Source : article 7.4 de la convention collective, régime de prévoyance (Légifrance, en vigueur étendu, rédaction issue de l’avenant du 8 novembre 2024 pour les cadres et assimilés). Les prestations d’invalidité y sont écrites « au plus tard jusqu’au 60e anniversaire », rédaction antérieure aux réformes des retraites : les contrats du marché prolongent en général les rentes jusqu’à la liquidation de la pension, point que BL ASSUR vérifie dans chaque contrat. Vérifié le 23 septembre 2026.
Cadres et assimilés : le 1,50 % de la tranche 1
L’article 7.4.2 reprend l’obligation de l’ANI du 17 novembre 2017 : une cotisation de 1,50 % du plafond de la Sécurité sociale, entièrement à la charge du cabinet, versée à un organisme habilité et affectée en priorité, mais pas nécessairement exclusivement, à la couverture du décès. Les contrats de prévoyance souscrits pour appliquer l’article 7.4 doivent impérativement en tenir compte. Sont concernés les cadres et assimilés des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI, soit les niveaux N3 à N1 de la grille (coefficients 330 à 600), et éventuellement les salariés rattachés au titre de l’ancien article 36, la limite en dessous de laquelle aucune inscription n’est recevable étant fixée au niveau N4, coefficient 220, comme l’établit l’APEC.
Le 1,50 % T1 finance le socle de l’article 7.4 pour le cadre et, au-delà, un capital décès renforcé ; la part de son salaire qui dépasse le plafond (tranche 2) reste couverte par le régime de l’article 7.4, à cotisation partagée. Un cadre dont le 1,50 % n’est pas versé expose le cabinet, au décès, à devoir jusqu’à trois plafonds annuels aux ayants droit. Voir la prévoyance des cadres et l’obligation du 1,50 %.
Un an d’ancienneté « dans le cabinet »
La condition d’ancienneté de l’article 7.4 s’apprécie chez l’employeur actuel : un collaborateur qui change de cabinet repart à zéro et n’est couvert par le régime conventionnel qu’au terme de sa première année, sauf si le contrat du nouveau cabinet supprime cette condition. Les cadres, eux, relèvent du 1,50 % dès le premier jour, l’ANI ne prévoyant aucune ancienneté.
Dans une branche où la mobilité entre cabinets est forte, c’est le trou de garantie le plus fréquent : un décès ou un arrêt long au cours des douze premiers mois laisse la famille sans capital ni indemnités complémentaires. Les offres BL ASSUR couvrent l’ensemble du personnel dès l’embauche, l’écart de cotisation figure dans le comparatif. Voir la check-list embauche et départ.
Sources : avenant du 8 novembre 2024 relatif aux catégories objectives, étendu par arrêté du 5 mars 2025 (Journal officiel du 18 mars 2025) ; article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres ; commission paritaire rattachée à l’APEC ; grille générale des emplois, annexe A de la convention. Vérifié le 23 septembre 2026.
Garantie de ressources de l’article 7.3 et relais de la prévoyance
La convention organise l’arrêt de travail en deux temps : le cabinet complète les indemnités journalières jusqu’au salaire net pendant le premier mois, puis l’assureur prend le relais à 80 % du brut dès le 31e jour. La loi de mensualisation reste un plancher que l’employeur vérifie arrêt par arrêt.
| Point comparé | Loi (articles L. 1226-1 et D. 1226-1 du code du travail) | Convention des experts-comptables (article 7.3) |
|---|---|---|
| Ancienneté requise | 1 an | 1 an dans le cabinet, en maladie comme en accident |
| Carence employeur | 7 jours (aucune en accident du travail ou maladie professionnelle) | 3 jours calendaires : indemnisation du 4e jour en maladie, dès le 1er jour en accident du travail ou maladie professionnelle |
| Niveau | 90 % du brut pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours | 100 % du salaire net, en complément des indemnités journalières ; rémunération variable : moyenne nette des 12 derniers mois |
| Durée | 30 + 30 jours après 1 an, majorés de 10 + 10 jours par tranche de 5 ans, jusqu’à 90 + 90 jours | 30 jours calendaires par arrêt, et 30 jours au total par année civile |
| Déductions | Indemnités journalières de la Sécurité sociale | Indemnités journalières et prestations éventuelles du régime de prévoyance |
| Au-delà | Rien : fin de l’obligation de l’employeur | Prévoyance de l’article 7.4 : 80 % du brut, indemnités journalières déduites, jusqu’à la fin des indemnités journalières ou la rente d’invalidité |
| Justificatif | Certificat médical sous 48 heures | Certificat médical précisant la durée probable de l’arrêt, sous 3 jours |
Sources : article 7.3 de la convention collective des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes (garantie de ressources en cas de maladie ou d’accident de travail, Légifrance, texte étendu) ; articles L. 1226-1 et D. 1226-1 du code du travail. Vérifié le 23 septembre 2026.
La loi reste un plancher
Le dispositif conventionnel est plus généreux au début de l’arrêt (carence de trois jours, salaire net intégral) mais s’arrête au 30e jour, là où la loi court sur 60 à 180 jours selon l’ancienneté. Le cabinet compare donc arrêt par arrêt : si le cumul des indemnités journalières et des prestations de prévoyance reste, à un moment de l’arrêt, inférieur au minimum légal, par exemple pendant les jours restant dus à 90 % au-delà du 30e jour pour un salarié ancien, l’employeur complète la différence. Un contrat de prévoyance bien paramétré, indemnisant dès le 31e jour sans franchise supplémentaire, réduit ces compléments à quelques jours par an.
Le relais de la prévoyance à 80 %
À partir du 31e jour, l’assureur verse 80 % du salaire brut sous déduction des indemnités journalières, soit un revenu proche du net habituel, aussi longtemps que la Sécurité sociale indemnise, jusqu’à trois ans, puis une rente d’invalidité si l’état se consolide. Le salarié qui n’a pas encore un an de présence ne perçoit, lui, que les indemnités journalières, 50 % du salaire journalier plafonné après trois jours de carence, et n’est pas couvert par la prévoyance conventionnelle : BL ASSUR chiffre systématiquement la suppression de la condition d’ancienneté. Voir arrêt de travail : les obligations de maintien de salaire de l’employeur et incapacité ou invalidité, quelles différences.
Les formules BL ASSUR pour les cabinets : du socle légal au haut de gamme
Quatre niveaux construits sur le panier de soins légal, du strict socle à une couverture calée sur les plafonds du contrat responsable. Les formules affichées sont des exemples parmi d’autres : le comparatif retient celle qui correspond à votre effectif et à votre budget, ou compose une grille à la carte.
Socle ANI
30 € /mois Employeur 15 €, salarié 15 €- Panier de soins légal, contrat responsable
- Honoraires et séjour 100 % BR, forfait journalier illimité
- Prothèses 125 %, orthodontie 125 %
- Monture 50 €, verres 25 / 50 / 75 € l’unité
- 100 % santé optique, dentaire, audio
- Sans chambre particulière ni médecines douces
Confort
44 € /mois Employeur 22 €, salarié 22 €- Honoraires OPTAM 150 % BR (130 % hors OPTAM), chambre 40 €
- Spécialistes 150 % BR
- Prothèses 200 %, orthodontie 200 %, implant 300 €/an
- Verres 60 / 120 / 160 € l’unité, monture 100 €
- Audio classe II 500 €
- Médecines douces 100 €/an
Premium
62 € /mois Employeur 31 €, salarié 31 €- Honoraires OPTAM 250 % BR (200 % hors OPTAM), chambre 70 €
- Spécialistes 250 % BR
- Prothèses 300 %, orthodontie 300 %, implant 600 €/an
- Verres 110 / 210 / 260 € l’unité, monture 100 €
- Audio classe II 1 000 €
- Médecines douces 200 €/an
Excellence
82 € /mois Employeur 41 €, salarié 41 €- Honoraires OPTAM 400 % BR (200 % hors OPTAM), chambre 100 €
- Spécialistes 400 % BR
- Prothèses 450 %, orthodontie 450 %, implant 1 000 €/an
- Verres 160 / 300 / 350 € l’unité (plafonds du contrat responsable), monture 100 €
- Audio classe II 1 700 € (plafond)
- Médecines douces 300 €/an
Tarifs mensuels par salarié seul, régime général, offres commerciales BL ASSUR construites sur le panier de soins légal, hors cotisations des ayants droit et hors options individuelles. La répartition indiquée applique le minimum légal de 50 % employeur ; le cabinet peut financer davantage, et les options facultatives des salariés restent à leur charge. Chaque formule augmente strictement la prise en charge des verres par rapport à la précédente.
Votre mutuelle à la carte
Vous fixez le niveau poste par poste, dans les limites du contrat responsable, en partant du socle légal. C’est la solution des cabinets qui veulent une optique renforcée pour des équipes qui passent leurs journées devant les écrans, ou une chambre particulière élevée pour les associés salariés, sans payer un haut de gamme partout. Les options facultatives, financées par le salarié, complètent le socle obligatoire sans toucher à la conformité.
Composer ma mutuelle à la carte| Poste | Plafond à la carte |
|---|---|
| Honoraires hospitaliers et spécialistes OPTAM | jusqu’à 600 % BR |
| Équipement optique classe B | jusqu’à 800 € (verres très complexes) |
| Médecines douces | jusqu’à 500 € par an |
| Implantologie | jusqu’à 1 500 € par an |
| Chambre particulière | jusqu’à 150 € par nuit |
Prévoyance BL ASSUR. Non-cadres à partir de 0,56 % du salaire brut avec les garanties de l’article 7.4 (capital décès de six mois de salaire plus un mois par enfant, indemnités journalières de 80 % dès le 31e jour, rente d’invalidité portant les ressources à 80 %), répartis 0,28 % employeur et 0,28 % salarié, couverture possible dès l’embauche sans attendre un an. Cadres et assimilés : 1,50 % T1 à 100 % employeur, capital décès renforcé, complément de tranche 2 chiffré dans le comparatif. Options sur demande : rente éducation, rente de conjoint, capital majoré, indemnisation dès le 4e jour en relais du cabinet. Voir devis prévoyance entreprise.
Ce que cela coûte à l’employeur : trois profils
Trois situations courantes dans un cabinet, chiffrées avec l’offre BL ASSUR au socle (mutuelle 30 €, prévoyance 0,56 % non-cadres, 1,50 % T1 cadres) et le plafond mensuel de la Sécurité sociale de 4 005 €, le comparatif retenant ensuite le tarif exact.
| Profil | Mutuelle, part employeur | Prévoyance, part employeur | Total employeur par mois |
|---|---|---|---|
| Assistante comptable N4, coefficient 220, 2 200 € brut, un an d’ancienneté | 15 € | 0,28 % × 2 200 € = 6,16 € | 21,16 € |
| Chef de mission cadre N3, coefficient 330, 3 200 € brut | 15 € | 1,50 % × 3 200 € (tranche 1) = 48,00 € | 63,00 € |
| Expert-comptable salarié inscrit à l’Ordre (annexe B), 4 800 € brut | 15 € | 1,50 % × 4 005 € (tranche 1) = 60,08 €, plus 0,28 % × 795 € (tranche 2) = 2,23 €, soit 62,31 € | 77,31 € |
Hypothèses : PMSS 2026 de 4 005 € ; mutuelle financée à 50 %, minimum légal ; prévoyance non-cadres répartie par moitié conformément à l’article 7.4 ; cadres au 1,50 % T1 employeur de l’article 7.4.2, tranche 2 au régime de l’article 7.4 partagé ; ayants droit et options non compris. Les cotisations patronales sont exclues de l’assiette des cotisations sociales dans les limites de l’article L. 242-1 du code de la Sécurité sociale, sous réserve du forfait social au-delà de dix salariés.
Ce que la part employeur achète. Pour l’assistante comptable à 2 200 € brut, 21,16 € par mois financent une mutuelle responsable avec tiers payant, un capital décès de 13 200 € majoré de 2 200 € par enfant à charge, des indemnités journalières de 80 % du brut dès le 31e jour et jusqu’à trois ans d’arrêt, une rente d’invalidité, plus l’accès au comité d’entreprise externalisé offert par BL ASSUR.
Mettre en place ou changer de contrat : acte, DUE, changement d’assureur
Dans cette branche, les deux régimes n’ont pas le même fondement : la mutuelle repose entièrement sur un acte du cabinet, la prévoyance sur la convention. Le formalisme se règle donc en deux temps, avec un seul contrat par risque.
Le contrat d’assurance
En santé, un contrat responsable au moins égal au panier de soins légal. En prévoyance, un contrat qui reproduit les garanties de l’article 7.4 (capital décès, indemnités journalières dès le 31e jour, rentes d’invalidité, assiette jusqu’à huit plafonds, revalorisation et maintien du décès en cas de changement d’assureur) et affecte le 1,50 % T1 des cadres en priorité au décès. Assureur libre : mutuelle, institution de prévoyance ou société d’assurance ; rapport annuel de l’article 15 de la loi Évin remis au cabinet.
L’acte du cabinet
Pour la mutuelle, une décision unilatérale précédée de la consultation du CSE s’il existe, un accord collectif ou un référendum est obligatoire : il n’y a pas d’accord de branche pour en tenir lieu. Pour la prévoyance, la convention étendue est l’acte fondateur du socle ; un acte devient nécessaire dès que le cabinet l’adapte : suppression de la condition d’ancienneté, garanties supérieures, part patronale au-delà de la moitié, rattachement de salariés du niveau N4 au régime des cadres, dispenses facultatives. Le seul changement d’assureur à garanties et financement identiques n’impose pas de nouvel acte, sauf si l’acte existant nomme l’organisme.
L’information des salariés
L’assureur remet une notice d’information détaillée que le cabinet transmet à chaque salarié et à chaque embauché ; toute modification est notifiée par écrit avant son entrée en vigueur. Les catégories, les taux et la répartition figurent en DSN et sur le bulletin de paie, avec la mention de la convention. Voir la notice d’information mutuelle et prévoyance.
Changer d’assureur sans trou de garantie
L’article 7.4 l’impose lui-même : les titulaires d’indemnités journalières ou de rentes en cours conservent leur revalorisation sur une base au moins identique et la garantie décès tant qu’ils sont indemnisés. Le nouvel assureur reprend les arrêts non indemnisés par un précédent contrat, l’ancien maintient à leur niveau atteint les prestations nées sous le sien, conformément aux articles 7 et 7-1 de la loi Évin. En santé, la résiliation infra-annuelle est possible après un an de contrat ; en prévoyance, l’échéance annuelle s’impose, en général avec un préavis de deux mois. BL ASSUR rédige la résiliation, cale la date d’effet et pilote la reprise des encours. Voir la portabilité de la mutuelle d’entreprise et fusion-absorption : que deviennent les régimes, fréquent lors des rapprochements de cabinets.
Sources : articles L. 911-1 et L. 912-3 du code de la Sécurité sociale ; article 7.4 de la convention ; décret n° 2021-1002 du 30 juillet 2021 relatif aux catégories objectives ; articles 7, 7-1 et 15 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989. Vérifié le 23 septembre 2026.
Cinq situations que BL ASSUR rencontre chaque semaine dans les cabinets
1. Un cabinet de quatre salariés a une mutuelle « par défaut » et aucune prévoyance
Créé il y a deux ans, le cabinet emploie deux collaborateurs, une assistante et un apprenti. La mutuelle a été souscrite à la banque, sans acte écrit ; l’expert-comptable pensait que la prévoyance ne visait que les cadres.
Deux régularisations. En santé, il manque la décision unilatérale : sans acte, l’exclusion d’assiette des cotisations patronales est fragile et les dispenses ne sont pas opposables ; BL ASSUR audite le contrat, le remet en concurrence et rédige la DUE. En prévoyance, l’article 7.4 vise l’ensemble du personnel après un an de présence, cadre ou non : les deux collaborateurs et l’assistante doivent être garantis en décès, incapacité et invalidité, et tout collaborateur classé au coefficient 330 ou plus relève en outre du 1,50 % T1. Coût employeur au socle pour l’assistante à 2 200 € brut : 21,16 € par mois. L’espace CE des salariés est ouvert le jour de la prise d’effet.
2. Un collaborateur embauché depuis huit mois est arrêté trois mois
Il n’a pas un an d’ancienneté : ni l’article 7.3 ni l’article 7.4 ne s’appliquent.
Il perçoit les seules indemnités journalières de la Sécurité sociale, 50 % de son salaire journalier plafonné après trois jours de carence, pendant tout l’arrêt. Si le cabinet a souscrit le contrat BL ASSUR avec couverture dès l’embauche, l’assureur verse 80 % du brut dès le 31e jour comme pour un salarié ancien. Si l’arrêt résulte d’un accident du travail, la Sécurité sociale indemnise dès le premier jour, mais la garantie de ressources conventionnelle reste subordonnée à l’ancienneté d’un an. C’est le cas qui justifie, dans une branche à forte mobilité, de supprimer la condition d’ancienneté pour quelques dixièmes de point.
3. Un chef de mission passe au coefficient 330 au 1er janvier
Il quitte le niveau N4 pour le niveau N3 : que change sa promotion ?
Il devient cadre au sens de l’article 2.1 de l’ANI de 2017 et de l’article 7.4.2 : à compter de la date de la promotion, le cabinet verse 1,50 % de la tranche 1 à sa charge exclusive, affecté en priorité au décès, et l’affilie à la catégorie cadres du contrat. Sa part salariale de prévoyance disparaît sur la tranche 1. L’oubli se paie au décès : la Cour de cassation met à la charge de l’employeur le capital qui aurait été dû. BL ASSUR vérifie la classification de chaque salarié à l’affiliation et à chaque changement de coefficient déclaré en DSN.
4. Deux cabinets fusionnent avec deux régimes différents
Le cabinet absorbant a une prévoyance chez un assureur, le cabinet absorbé chez un autre, avec une mutuelle plus généreuse.
Les salariés transférés conservent leur régime jusqu’à sa dénonciation ; une DUE se dénonce avec information individuelle et consultation du CSE, un accord survit quinze mois. Sur les prévoyances, les arrêts en cours restent indemnisés par l’assureur d’origine et la garantie décès des salariés indemnisés est maintenue, article 7.4 et loi Évin. BL ASSUR harmonise les deux régimes sur un contrat unique, à la première échéance possible, en s’assurant que le régime retenu est globalement au moins aussi favorable pour les salariés transférés. Voir fusion-absorption des régimes santé et prévoyance.
5. Deux associés et une seule salariée
Les deux experts-comptables sont gérants majoritaires de la SARL ; ils viennent d’embaucher une assistante.
L’obligation joue dès le premier salarié : la salariée doit avoir une mutuelle collective financée au moins à moitié par le cabinet, mise en place par DUE, puis la prévoyance de l’article 7.4 à l’issue de sa première année. Les gérants majoritaires, travailleurs non salariés, ne peuvent pas rejoindre le contrat collectif ; ils se couvrent par des contrats individuels déductibles dans le cadre de la loi Madelin. Un président de SAS ou un gérant minoritaire, assimilé salarié, pourrait au contraire être affilié au contrat du cabinet. BL ASSUR traite les deux volets dans le même dossier.
Les erreurs qui coûtent cher dans les cabinets
Lors d’un contrôle, l’URSSAF vérifie le caractère collectif et obligatoire du régime, l’existence de l’acte et la conformité à la convention ; un manquement peut remettre en cause l’exclusion d’assiette des cotisations patronales, avec un redressement proportionné selon l’article L. 133-4-8 du code de la Sécurité sociale. Voir contrôle URSSAF, mutuelle et prévoyance.
Une mutuelle sans décision unilatérale
Aucun accord de branche n’en tient lieu ici : sans acte écrit, les dispenses ne sont pas opposables et l’exonération est contestable.
Une prévoyance « cadres seulement »
L’article 7.4 couvre l’ensemble du personnel après un an de présence ; les non-cadres oubliés sont découverts au premier arrêt long.
Une franchise de 90 jours en incapacité
Le contrat doit indemniser dès le 31e jour ; une franchise contractuelle plus longue crée un trou de deux mois à la charge du salarié, ou du cabinet.
Un capital décès sous six mois de salaire
Les contrats standard à 100 % du salaire annuel passent, ceux à « un capital forfaitaire » ou sans majoration par enfant ne passent pas.
Le 1,50 % T1 versé au mauvais endroit
Affecté à la santé ou partagé avec le salarié, il ne remplit pas l’obligation de l’article 7.4.2 : 100 % employeur, priorité au décès, dès le coefficient 330.
Des coefficients jamais relus
Une promotion au coefficient 330 ou un rattachement de N4 au régime des cadres modifie les catégories du contrat et la DSN ; sans mise à jour, la catégorie n’est plus objective.
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Courtier indépendant fondé en 2017, BL ASSUR travaille avec plus de 30 partenaires assureurs, sans frais de courtage, et prend en charge toute la vie du contrat : vous signez, nous faisons le reste.
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Mutuelle et prévoyance experts-comptables : les 18 questions des cabinets
Réponses courtes, rédigées pour être citées telles quelles, avec les textes qui les fondent.
Champ et bénéficiaires
Mon cabinet relève-t-il de la convention collective des experts-comptables ?
Oui s’il est inscrit à l’Ordre des experts-comptables ou à la Compagnie des commissaires aux comptes, en tant que personne physique ou morale, quelle que soit sa taille (article 1.1 de la convention, IDCC 787, brochure 3020). Les associations de gestion et de comptabilité en relèvent aussi depuis la fusion des champs de 2018. Une société de conseil non inscrite relève en général de la convention Syntec, et le service comptable d’une entreprise de la convention de cette entreprise. Vérifiez l’IDCC porté sur vos bulletins de paie et dans la DSN.
Un expert-comptable associé ou dirigeant peut-il être couvert par le contrat du cabinet ?
S’il est mandataire social assimilé salarié au sens de la Sécurité sociale (président de SAS, gérant minoritaire ou égalitaire de SARL), il peut être affilié au contrat collectif si l’acte le prévoit. Un gérant majoritaire ou un expert-comptable libéral, travailleur non salarié, en est exclu et se couvre par des contrats individuels déductibles dans le cadre de la loi Madelin, que BL ASSUR propose séparément.
Les experts-comptables stagiaires et les alternants sont-ils couverts ?
Oui. L’expert-comptable stagiaire est un salarié classé à l’annexe B ou dans la grille générale selon son poste : mutuelle dès l’embauche, prévoyance de l’article 7.4 après un an, 1,50 % T1 s’il est classé au coefficient 330 ou plus. Les apprentis et contrats de professionnalisation sont couverts comme les autres salariés ; seuls les apprentis et temps partiels dont la cotisation santé atteindrait 10 % du brut peuvent demander une dispense, si l’acte la prévoit.
Mutuelle
La convention des experts-comptables impose-t-elle une grille de garanties santé ?
Non. À la date de vérification, aucun accord frais de santé n’existe dans la branche ; seul le panier de soins légal de l’article L. 911-7 du code de la Sécurité sociale s’impose, financé au moins à 50 % par le cabinet, dans un contrat responsable. Un accord de méthode du 4 avril 2025 a ouvert la négociation d’un régime de branche ; tant qu’aucun accord n’est étendu, le cabinet reste libre des garanties, de l’assureur et des ayants droit.
Faut-il une décision unilatérale pour la mutuelle du cabinet ?
Oui, à défaut d’accord collectif ou de référendum. Sans accord de branche pour en tenir lieu, la DUE est l’acte qui fonde le régime (article L. 911-1) : elle fixe les catégories, les garanties, le financement, les dispenses retenues et la portabilité, est remise à chaque salarié et conditionne l’exclusion d’assiette des cotisations patronales. BL ASSUR la rédige avec le contrat.
Quels salariés peuvent refuser la mutuelle ?
Seuls ceux qui entrent dans un cas de dispense : de plein droit, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les salariés déjà couverts à titre obligatoire par ailleurs, les titulaires d’un contrat individuel jusqu’à son échéance et les CDD couverts moins de trois mois ; sur option de l’acte, les CDD et contrats de mission, les temps partiels et apprentis dont la cotisation atteindrait 10 % du brut. La demande est écrite, datée et accompagnée des justificatifs, renouvelés chaque année.
Que se passera-t-il si la branche signe un accord frais de santé ?
L’accord s’appliquera aux cabinets adhérents à ECF ou à l’IFEC dès sa date d’effet, et à tous les autres au lendemain de la publication de son arrêté d’extension. Le contrat du cabinet devra alors respecter ses garanties minimales, sa cotisation de référence et sa répartition, quel que soit l’assureur. BL ASSUR suit la négociation et relit chaque contrat à la parution du texte ; une mise à niveau se négocie sans rupture de couverture.
Prévoyance
Quelles garanties de prévoyance la convention impose-t-elle ?
Pour tout salarié ayant un an d’ancienneté dans le cabinet : un capital décès de six mois de salaire majoré d’un mois par enfant à charge, des indemnités journalières de 80 % du salaire brut, indemnités de la Sécurité sociale déduites, à partir du 31e jour d’arrêt et jusqu’à la fin des indemnités journalières, et une rente d’invalidité portant les ressources à 80 % du brut, le tout sur le salaire brut moyen des quatre derniers trimestres, limité à huit plafonds de la Sécurité sociale (article 7.4). La cotisation est partagée par moitié.
Je change de cabinet : dois-je attendre à nouveau un an pour la prévoyance ?
Oui, sauf disposition plus favorable du nouveau cabinet. L’article 7.4 vise les salariés « comptant une ancienneté minimale d’un an dans le cabinet » : l’ancienneté s’apprécie chez l’employeur actuel, pas dans la branche. Un cadre relève en revanche du 1,50 % T1 dès son premier jour. Les contrats BL ASSUR couvrent l’ensemble du personnel dès l’embauche pour éviter ce trou de garantie.
Quels salariés relèvent du 1,50 % des cadres ?
Les cadres et assimilés des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017, soit les niveaux N3 à N1 de la grille, coefficients 330 à 600 (cadre, cadre confirmé, cadre principal, chef de service, cadre de direction), ainsi que les experts-comptables et commissaires aux comptes salariés inscrits. Le cabinet peut y rattacher, par un acte écrit, des salariés du niveau N4 à partir du coefficient 220, limite fixée par l’APEC ; en dessous, aucune inscription n’est recevable (article 7.4.2, avenant du 8 novembre 2024 étendu le 5 mars 2025).
Peut-on choisir librement l’assureur et le taux de la prévoyance ?
Oui. La convention impose des garanties, une assiette et une répartition, pas un organisme ni un taux : le cabinet souscrit « auprès d’un organisme habilité » le contrat de son choix. Trois conditions : garanties au moins égales à l’article 7.4, part salariale au plus égale à la moitié de la cotisation (moins si un accord ou un référendum le prévoit), et 1,50 % T1 à 100 % employeur pour les cadres. L’offre BL ASSUR à 0,56 % respecte ces trois règles, ligne à ligne.
Arrêt de travail
Que touche un collaborateur en arrêt maladie ?
Avec un an de présence : rien les trois premiers jours, puis son salaire net intégral du 4e au 30e jour calendaire, indemnités journalières comprises, dans la limite de 30 jours par année civile (article 7.3) ; à partir du 31e jour, 80 % de son salaire brut sous déduction des indemnités journalières, versés par l’assureur jusqu’à trois ans, puis une rente d’invalidité (article 7.4). En accident du travail, le maintien joue dès le premier jour.
Le maintien de 30 jours par an est-il inférieur à la loi ?
Sur la durée, oui : la loi de mensualisation indemnise 60 à 180 jours selon l’ancienneté, à 90 % puis 66,66 % du brut après sept jours de carence. La convention est plus favorable au début de l’arrêt (trois jours de carence, salaire net intégral) et confie la suite à la prévoyance à 80 % du brut. L’employeur applique le dispositif globalement le plus favorable, arrêt par arrêt, et complète si le cumul des indemnités journalières et des prestations de prévoyance reste inférieur au minimum légal.
Mise en place et vie du contrat
Peut-on changer d’assureur en cours d’année ?
En santé, oui après un an de contrat, sous réserve du préavis contractuel ; en prévoyance, à l’échéance annuelle avec le préavis prévu, deux mois en général. L’article 7.4 impose que les indemnités journalières et rentes en cours continuent d’être revalorisées et que la garantie décès des salariés indemnisés soit maintenue ; le nouvel assureur reprend les arrêts non indemnisés par un précédent contrat. Le seul changement d’organisme, à garanties et financement identiques, n’impose pas de nouvel acte, sauf si l’acte existant nomme l’assureur.
Que se passe-t-il quand un salarié quitte le cabinet ?
Hors faute lourde et s’il est indemnisé par l’assurance chômage, il conserve gratuitement la mutuelle et la prévoyance pendant une durée égale à son dernier contrat, dans la limite de douze mois ; le coût de cette portabilité est intégré dans les cotisations. Au-delà, il peut conserver la seule couverture santé à titre individuel dans les conditions de la loi Évin, avec une demande dans les six mois. Un salarié en arrêt au moment du départ reste indemnisé par l’assureur, l’article 7.4 le prévoyant « y compris au-delà de la rupture éventuelle du contrat de travail ».
La rente d’invalidité s’arrête-t-elle vraiment aux 60 ans du salarié ?
C’est la lettre de l’article 7.4, écrite quand la retraite se prenait à 60 ans. Les contrats de prévoyance actuels servent en général la rente jusqu’à la liquidation de la pension de retraite, et un contrat qui s’arrêterait à 60 ans laisserait plusieurs années sans ressources complémentaires. BL ASSUR vérifie ce point dans chaque contrat et retient des garanties courant jusqu’à la retraite.
BL ASSUR
Que comprend l’accompagnement BL ASSUR pour un cabinet d’expertise comptable ?
Un comparatif sur plus de 30 partenaires assureurs sous 48 h ouvrées, la vérification ligne à ligne de la conformité à l’article 7.4 et au panier de soins légal, la rédaction de la DUE santé et des actes prévoyance, l’affiliation des salariés, le paramétrage des catégories cadres au coefficient 330, puis la gestion quotidienne : embauches, départs, portabilité, dispenses, sinistres et renouvellements, avec une veille sur la négociation santé de la branche. Aucun frais de courtage n’est facturé au cabinet.
Qu’est-ce que le CE offert par BL ASSUR ?
Un comité d’entreprise externalisé ouvert à tous les salariés couverts par un contrat BL ASSUR, sans surcoût pour le cabinet : réductions sur la billetterie, les voyages, les loisirs et les achats du quotidien. BL ASSUR ouvre l’espace de chaque salarié lors de la mise en place du contrat.
Sources officielles
Textes consultés le 23 septembre 2026. Les cotisations en euros sont calculées avec le PMSS 2026 de 4 005 € et sont révisées chaque 1er janvier.
- Convention collective nationale des cabinets d’experts-comptables et de commissaires aux comptes du 9 décembre 1974, IDCC 787, brochure 3020 (Légifrance), étendue par arrêté du 30 mai 1975 ; article 1.1 (champ), article 7.3 (garantie de ressources) et article 7.4 (régime de prévoyance).
- Avenant du 8 novembre 2024 relatif aux catégories objectives (articles 6.2.4 et 7.4.2), étendu par arrêté du 5 mars 2025, Journal officiel du 18 mars 2025.
- Arrêté du 27 juillet 2018 portant fusion des champs conventionnels : rattachement des associations de gestion et de comptabilité (IDCC 3160) à la convention des experts-comptables.
- Accord de méthode du 4 avril 2025 relatif à la négociation d’un régime de frais de santé (texte non étendu) ; Tripalio, réouverture de la négociation (30 septembre 2024) et avancée des échanges (7 mai 2025).
- Arrêté du 5 février 2026 portant extension de l’accord n° 48 du 5 décembre 2025 relatif aux salaires (valeur de base 131,54 €, valeur hiérarchique 79,85 € depuis le 1er mars 2026) ; grille des minima 2026 commentée par Compta Online.
- Annexe A, grille générale des emplois (niveaux N5 à N1, avenant du 1er juillet 2016).
- Accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, article 1er (1,50 % de la tranche 1), étendu par arrêté du 27 juillet 2018 ; décret n° 2021-1002 du 30 juillet 2021 relatif aux catégories objectives ; commission paritaire rattachée à l’APEC.
- Code de la Sécurité sociale : articles L. 911-1, L. 911-7, D. 911-1, D. 911-2, R. 242-1-6, L. 871-1, L. 242-1 et L. 133-4-8 ; code du travail : articles L. 1226-1 et D. 1226-1 ; loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, articles 7, 7-1 et 15 ; Service-public.fr, mutuelle d’entreprise obligatoire et cas de dispense.
- Ordre des experts-comptables, chiffres de la profession 2025 et OMECA, observatoire des métiers de l’expertise comptable, du commissariat aux comptes et de l’audit : effectifs, établissements et structure de la branche.
- Guides BL ASSUR : mutuelle et prévoyance par convention collective, mutuelle d’entreprise obligatoire, prévoyance collective d’entreprise, prévoyance des cadres et obligation du 1,50 %, salariés multi-employeurs, congé maternité et parental.
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