IDCC 2148 · Brochure 3303 · Guide employeur

Mutuelle et prévoyance CCN Télécommunications (IDCC 2148)

Ce que la convention 3303 impose à l’employeur, et ce que cela coûte

Opérateurs, fournisseurs d’accès, sociétés de services de télécommunications, centres d’appels : la convention collective des télécommunications impose une mutuelle financée à 55 % au moins par l’employeur et une prévoyance obligatoire pour tous les salariés dès l’embauche. BL ASSUR, courtier indépendant sans frais de courtage, vérifie votre conformité et compare plus de 30 partenaires assureurs, y compris l’offre dédiée à la branche.

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Que doit mettre en place un employeur des télécommunications (IDCC 2148) ?

Une mutuelle collective obligatoire pour tous ses salariés, conforme à l’accord de branche du 26 juin 2014 : contrat responsable, garanties minimales acte par acte au moins égales au panier de soins légal, tiers payant, accès à un réseau optique ou dentaire, et une part employeur d’au moins 55 % de la cotisation du salarié seul. La branche n’a désigné aucun organisme : le choix de l’assureur santé est libre.

Une prévoyance obligatoire pour tous les salariés, souscrite auprès de l’assureur de son choix après appel d’offres et consultation des représentants du personnel, garantissant au moins les minima de l’article 8.2.2 de la convention : capital décès de 150 % du salaire de référence (majoré de 30 % pour le conjoint et de 30 % par enfant, doublé en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle), rente éducation de 8 % puis 10 %, allocation complémentaire portant les revenus à 100 % du net dès le 106e jour d’arrêt, rentes d’invalidité de 50 % ou 100 % du net. La convention ne fixe pas de taux de cotisation ; sous décision unilatérale, la part du salarié ne peut dépasser 50 %.

Pour les cadres (groupes D bis, E, F et G), une cotisation prévoyance d’au moins 1,50 % de la tranche 1, entièrement à la charge de l’employeur, dont la moitié au moins pour le décès (ANI du 17 novembre 2017). Une offre de prévoyance dédiée à la branche existe, issue d’une convention-cadre signée par la fédération patronale ; aucune entreprise n’est tenue d’y adhérer.

Les offres BL ASSUR pour cette convention

Des contrats construits sur les minima de la branche des télécommunications, comparés entre plus de 30 partenaires assureurs et avec l’offre dédiée à la branche, sans frais de courtage. Les tarifs ci-contre sont des offres commerciales BL ASSUR, et non des tarifs fixés par la convention.

Le comité d’entreprise externalisé est inclus pour vos salariés, quelle que soit la taille de l’entreprise.

45 €par mois, salarié seul, dont 24,75 € employeur
1 %du brut, prévoyance non-cadres, 0,50 % employeur
1,50 %de la tranche 1, prévoyance cadres, 100 % employeur

En bref, au

  • Texte de référence : convention collective nationale des télécommunications du 26 avril 2000 (IDCC 2148, brochure 3303), étendue par arrêté du 12 octobre 2000, signée côté employeurs par l’UNETEL-RST devenue HumApp Télécoms.
  • Mutuelle : accord de branche du 26 juin 2014 relatif au régime de frais de santé, étendu ; garanties minimales acte par acte, contrat responsable, part employeur d’au moins 55 % pour le salarié seul, libre choix de l’organisme.
  • Prévoyance : titre VIII, chapitre II (articles 8.2.1 à 8.2.4) ; garanties minimales pour tous les salariés, libre choix de l’assureur après appel d’offres, part salariale plafonnée à 50 % en cas de décision unilatérale.
  • Cadres : groupes D bis, E, F et G ; 1,50 % de la tranche 1 à la charge de l’employeur (ANI du 17 novembre 2017), articulé avec les garanties de branche, les prestations se compensant.
  • Maintien de salaire : article 4.3.1, dès 6 mois d’ancienneté, sans carence : 100 % du net pendant 45 jours puis 75 % du net pendant 60 jours ; la prévoyance prend le relais au 106e jour.
  • Offre de branche : en prévoyance, une offre conçue pour la convention existe (convention-cadre HumApp et Humanis, aujourd’hui Malakoff Humanis) ; elle n’est ni labellisée ni recommandée par un accord étendu et son adhésion est facultative. En santé, aucune offre particulière.
  • Tarifs BL ASSUR : mutuelle à partir de 45 €/mois, prévoyance non-cadres à partir de 1 %, cadres 1,50 % T1 ; offres commerciales BL ASSUR, comparées ligne à ligne aux minima conventionnels.

1. Qui relève de la convention collective des télécommunications ?

Mutuelle prévoyance télécommunications : technicien réseau et conseillers clientèle d'un opérateur relevant de l'IDCC 2148
Opérateurs, fournisseurs d’accès, intégrateurs et centres d’appels : un même socle conventionnel de protection sociale pour tous les salariés de l’IDCC 2148.

La convention collective nationale des télécommunications a été signée le 26 avril 2000 et étendue par arrêté du 12 octobre 2000 (Journal officiel du 18 octobre 2000). Son champ d’application, fixé par l’accord du 2 décembre 1998 et son avenant du 18 février 1999 (annexe I, étendus par arrêté du 6 mai 1999), couvre les opérateurs et exploitants de réseaux de télécommunications, les sociétés de commercialisation de services de télécommunications, les fournisseurs d’accès et de services Internet (précision de l’avenant du 25 janvier 2002 sur le domaine de l’Internet), les câblo-opérateurs, les diffuseurs de programmes audiovisuels au sens des télécommunications et les sociétés dont l’activité principale est le centre d’appels. Les chaînes de télévision et de radio en sont expressément exclues.

Les codes NAF les plus fréquents sont 61.10Z (télécommunications filaires), 61.20Z (télécommunications sans fil), 61.90Z (autres activités de télécommunication) et 82.20Z (activités de centres d’appels). Le code NAF n’est qu’un indice : c’est l’activité principale réellement exercée qui détermine la convention applicable, sous réserve des accords d’entreprise. La branche réunit quelques grands opérateurs et un tissu de PME : opérateurs alternatifs, intégrateurs télécoms, revendeurs de services, sociétés de relation client. Elle est représentée côté employeurs par la Fédération HumApp Télécoms (ex-UNETEL-RST).

La classification (article 6.1.2, annexe IV mise à jour par l’avenant du 20 mars 2026, étendu par arrêté du 3 juillet 2026 publié au Journal officiel du 11 juillet 2026) répartit les emplois en groupes A à G, auxquels s’ajoutent le groupe D bis créé par l’avenant du 6 octobre 2006 et une catégorie hors classification. Les groupes A à D correspondent aux employés, techniciens et agents de maîtrise, les groupes E, F et G aux cadres. Cette grille sert de repère pour les préavis, les périodes d’essai et, en protection sociale, pour identifier les bénéficiaires du régime cadres.

IDCC 2148 ou autre convention ? Les situations qui prêtent à confusion

Votre activité principaleConvention collective à retenirPourquoi
Opérateur fixe, mobile ou d’infrastructure, fournisseur d’accès Internet, MVNO, câblo-opérateurTélécommunications, IDCC 2148Cœur du champ de l’annexe I : exploitation de réseaux et fourniture de services de télécommunications.
Société de services de télécommunications (commercialisation d’abonnements, intégrateur télécoms, opérateur pour les professionnels)Télécommunications, IDCC 2148La commercialisation et la fourniture de services de télécommunications relèvent de l’annexe I.
Centre d’appels ou centre de relation client à distanceIDCC 2148 si l’activité principale relève des télécommunications ; le plus souvent Prestataires de services du secteur tertiaire (IDCC 2098) pour un prestataire externalisé multi-secteursL’annexe I vise les sociétés dont l’activité principale est le centre d’appels dans le champ des télécommunications ; un prestataire de relation client généraliste applique généralement l’IDCC 2098.
ESN, conseil et ingénierie informatique, hébergeur, éditeur de logicielsSyntec, IDCC 1486L’informatique et le conseil relèvent des bureaux d’études, même quand le client est un opérateur.
Entreprise de déploiement ou de maintenance de réseauxIDCC 2148 si l’activité principale est l’exploitation ou la maintenance de réseaux de télécommunications ; bâtiment ou travaux publics pour le génie civil et le câblageLes travaux de réseaux (tranchées, tirage de câbles, raccordement) sont des activités de BTP selon leur nature dominante.
Fabricant d’équipements de télécommunicationsMétallurgie, IDCC 3248La production industrielle d’équipements relève de la métallurgie, pas de l’exploitation de réseaux.
Chaîne de télévision, station de radioConventions de l’audiovisuelExclues expressément du champ par l’accord du 2 décembre 1998 : la notion de diffuseur s’entend au sens des télécommunications.
Salarié d’une ESN ou d’un prestataire détaché chez un opérateurConvention de l’employeurLe lieu de la mission ne change pas la convention : c’est celle de l’entreprise qui emploie le salarié.

Sources : annexe I de la convention (accord du 2 décembre 1998 et avenant du 18 février 1999), avenant du 25 janvier 2002 ; Code du travail numérique, IDCC 2148. Vérifié le 24 septembre 2026.

Un doute sur votre convention ? Le bulletin de paie, la DSN et l’extrait Kbis mentionnent l’IDCC appliqué. BL ASSUR vérifie ce rattachement avant tout devis : la convention détermine les minima de garanties, la part employeur et les catégories de salariés, donc le prix. Consultez aussi notre annuaire des conventions collectives.

2. Mutuelle : ce que l’accord de branche du 26 juin 2014 impose

Dès 2000, l’article 8.2.2.4 de la convention demandait aux entreprises d’être en mesure d’offrir à leurs salariés une garantie collective de frais de santé. La généralisation de la complémentaire santé (loi du 14 juin 2013, article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale) a conduit les partenaires sociaux à conclure l’accord du 26 juin 2014 relatif au régime de frais de santé, signé par l’UNETEL-RST, la CGT-FO et la CFTC, puis étendu. Il fixe un cadre que tout contrat d’entreprise doit respecter, quel que soit l’assureur retenu.

Point de l’accordCe que l’accord de branche prévoitCe que cela change pour l’employeur
Contrat responsable et solidaire (article 1)Le contrat respecte le cahier des charges du contrat responsable : ni la participation forfaitaire ni les franchises ne sont remboursées, les prestations liées au parcours de soins sont garanties.Condition des exonérations sociales et fiscales sur la part employeur ; tout contrat BL ASSUR est responsable par construction.
Choix de l’organisme (article 2)Chaque entreprise sélectionne librement son organisme assureur ; la branche n’en désigne, n’en labellise et n’en recommande aucun.Mise en concurrence possible sans contrainte ; la seule obligation est le respect des garanties et du financement de l’accord.
Garanties minimales (article 3)Un tableau de prestations minimales acte par acte, en complément de la Sécurité sociale, rédigé avant le décret du 8 septembre 2014 et prévoyant expressément que le panier de soins légal s’applique s’il est plus favorable ; tiers payant ; accès à un réseau optique ou dentaire.Le contrat doit couvrir au moins le panier de soins légal (ticket modérateur, forfait journalier, dentaire 125 % de la base, optique 100 à 200 € tous les deux ans) et respecter chaque ligne du tableau de branche, que BL ASSUR contrôle sur le devis.
Bénéficiaires (article 4)Affiliation obligatoire des salariés justifiant de 6 mois d’ancienneté dans l’entreprise, quel que soit le contrat.Cette clause d’ancienneté est neutralisée depuis le 1er janvier 2016 : l’article L. 911-7 impose de couvrir tous les salariés dès l’embauche ; un CDD de trois mois au plus peut relever du versement santé.
Dispenses (article 5)Cas de l’article R. 242-1-6 du Code de la sécurité sociale, sauf accord d’entreprise différent : CDD de moins de 12 mois, CDD d’au moins 12 mois avec couverture individuelle, temps partiel dont la cotisation atteindrait 10 % du brut, bénéficiaires d’une couverture complémentaire par ailleurs.Les dispenses restent à l’initiative du salarié, sur demande écrite ; les dispenses de droit (couverture par le contrat du conjoint, complémentaire santé solidaire) s’ajoutent.
Financement (article 6)L’employeur finance au minimum 55 % de la cotisation du salarié participant, hors options, garanties supplémentaires et ayants droit ; une cotisation proportionnelle au salaire est possible dans une logique de redistribution ; la portabilité est financée par mutualisation.Cinq points au-dessus du minimum légal de 50 % : sur une cotisation de 45 €, l’employeur verse au moins 24,75 €.
Maintien et portabilité (article 7)Portabilité gratuite des anciens salariés indemnisés par l’assurance chômage ; proposition de maintien individuel de l’assureur dans les deux mois de la rupture (article 4 de la loi Evin).À mentionner sur le certificat de travail ; l’assureur doit être informé de chaque départ.

Source : accord du 26 juin 2014 relatif au régime de frais de santé, Légifrance, étendu, texte en vigueur ; articles L. 911-7, L. 911-8 et R. 242-1-6 du Code de la sécurité sociale. Vérifié le 24 septembre 2026.

Ce que l’accord ne fixe pas

  • Aucun taux de cotisation en pourcentage du PMSS ni montant en euros : le prix résulte du contrat choisi par l’entreprise.
  • Aucune couverture obligatoire des ayants droit : le conjoint et les enfants peuvent être rattachés en option, à la charge du salarié ou de l’employeur selon l’acte.
  • Aucun organisme désigné, labellisé ou recommandé.

Les erreurs les plus fréquentes dans la branche

  • Appliquer encore la condition de 6 mois d’ancienneté aux nouveaux embauchés, alors que la couverture est due dès le premier jour.
  • Financer la mutuelle à 50 % au lieu de 55 % : l’écart est redressable en cas de contrôle et rattrapable sur les trois dernières années.
  • Conserver un contrat au panier de soins strict sans vérifier chaque ligne du tableau de l’accord de 2014.

À retenir : la branche des télécommunications a fait le choix d’un socle exigeant sur le financement (55 %) et souple sur l’assureur (libre choix). C’est précisément la configuration dans laquelle la mise en concurrence est la plus rentable pour l’employeur, à garanties conformes.

3. Tarifs : les offres BL ASSUR pour la convention 2148

Les quatre formules ci-dessous sont des exemples parmi d’autres, construits pour une entreprise des télécommunications : la première s’aligne sur les minima de l’accord de branche, les suivantes renforcent l’hospitalisation, le dentaire et l’optique. Chaque tarif est une offre commerciale BL ASSUR pour un salarié seul, hors régime local d’Alsace-Moselle, répartie 55 % employeur / 45 % salarié conformément à l’article 6 de l’accord de 2014. Le devis définitif dépend de l’effectif, de l’âge moyen des salariés et de la localisation de l’entreprise.

Socle CCN

45 € /mois

24,75 € employeur / 20,25 € salarié

  • Hospitalisation : honoraires 150 % de la base (OPTAM), chambre particulière 45 €/jour
  • Spécialistes 100 % de la base, généralistes 100 %
  • Prothèses dentaires 200 %, orthodontie 150 %
  • Verres à l’unité : simples 75 €, complexes 150 €, très complexes 200 € ; monture 50 €
  • 100 % Santé en optique, dentaire et audiologie
Devis Socle CCN
Bon compromis

Confort

59 € /mois

32,45 € employeur / 26,55 € salarié

  • Honoraires 250 % de la base, chambre particulière 70 €/jour
  • Spécialistes 200 % de la base
  • Prothèses dentaires 300 %, orthodontie 250 %, implantologie 300 €/an
  • Verres à l’unité : simples 100 €, complexes 200 €, très complexes 260 € ; monture 75 €
  • Médecines douces 25 € par séance, 4 séances par an
Devis Confort

Premium

77 € /mois

42,35 € employeur / 34,65 € salarié

  • Honoraires 350 % de la base, chambre particulière 90 €/jour
  • Spécialistes 350 % de la base
  • Prothèses dentaires 400 %, orthodontie 400 %, implantologie 600 €/an
  • Verres à l’unité : simples 130 €, complexes 260 €, très complexes 320 € ; monture 100 €
  • Médecines douces 40 € par séance, 4 séances par an
Devis Premium

Excellence

97 € /mois

53,35 € employeur / 43,65 € salarié

  • Honoraires 500 % de la base, chambre particulière 120 €/jour
  • Spécialistes 500 % de la base sur l’ensemble des soins
  • Prothèses dentaires 500 %, orthodontie 500 %, implantologie 1 000 €/an
  • Verres à l’unité : simples 160 €, complexes 300 €, très complexes 350 € ; monture 100 € (plafonds du contrat responsable)
  • Médecines douces 50 € par séance, 4 séances par an
Devis Excellence

La cinquième option : votre mutuelle à la carte

Plutôt qu’une formule figée, l’entreprise peut composer poste par poste le contrat de ses salariés. Les plafonds ci-dessous sont ceux des contrats à la carte proposés par BL ASSUR ; chaque poste se règle indépendamment des autres, dans la limite des plafonds du contrat responsable.

PosteRéglage possiblePlafond à la carteÀ quoi cela sert dans une entreprise de télécommunications
Honoraires d’hospitalisation et de spécialistes100 % à 600 % de la base de remboursement600 % de la baseAbsorber les dépassements d’honoraires en région parisienne et dans les grandes métropoles, où sont concentrés les sièges et les centres d’appels.
OptiqueForfait équipement 100 € à 800 €800 € par équipementSalariés sur écran toute la journée : renouvellement de verres fréquent, verres anti-lumière bleue.
Médecines douces0 à 500 € par an500 € par anOstéopathie pour les techniciens d’intervention, gestion du stress en plateau d’appels.
Implantologie0 à 1 500 € par an1 500 € par anPoste le plus coûteux du dentaire, souvent réclamé par les salariés de plus de 45 ans.
Options facultatives des salariésRenfort individuel financé par le salariéSelon l’assureurLaisser chaque salarié monter son propre niveau sans alourdir le budget de l’entreprise.

Comparatif rapide des formules

PosteSocle CCN 45 €Confort 59 €Premium 77 €Excellence 97 €À la carte
Honoraires hospitaliers (OPTAM)150 %250 %350 %500 %jusqu’à 600 %
Chambre particulière45 €/jour70 €/jour90 €/jour120 €/jourréglable
Spécialistes100 %200 %350 %500 %jusqu’à 600 %
Prothèses dentaires200 %300 %400 %500 %réglable
Implantologie100 % Santé seul300 €/an600 €/an1 000 €/anjusqu’à 1 500 €/an
Verres simples / complexes / très complexes (l’unité)75 / 150 / 200 €100 / 200 / 260 €130 / 260 / 320 €160 / 300 / 350 €équipement jusqu’à 800 €
Monture50 €75 €100 €100 €100 € (plafond légal)
Médecines doucesnon25 € x 4/an40 € x 4/an50 € x 4/anjusqu’à 500 €/an
Part employeur (55 %)24,75 €32,45 €42,35 €53,35 €selon composition

Grilles indicatives d’offres BL ASSUR pour un salarié seul, pourcentages exprimés en base de remboursement de la Sécurité sociale ; l’accord de 2014 n’impose les 55 % que sur la part correspondant aux garanties minimales, la répartition 55/45 est appliquée ici à l’ensemble par cohérence de l’acte. Ces formules sont des exemples parmi d’autres.

4. Prévoyance : les garanties minimales du titre VIII

Le chapitre II du titre VIII de la convention (articles 8.2.1 à 8.2.4) organise un régime de prévoyance obligatoire pour tous les salariés de l’entreprise, cadres et non-cadres, sans dispense possible. L’article 8.2.1 pose la méthode : après appel d’offres et consultation des organisations syndicales représentatives ou, à défaut, du comité social et économique, l’entreprise souscrit auprès de l’organisme assureur habilité de son choix un contrat assurant au moins les garanties minimales de l’article 8.2.2. Le contrat doit garantir la suite des états pathologiques antérieurs à sa souscription et, en cas de changement d’assureur, organiser la revalorisation des rentes en cours et le maintien de la garantie décès des bénéficiaires de rentes. À défaut de régime globalement plus favorable dans l’entreprise, les minima suivants s’appliquent.

Garantie (article 8.2.2)Minimum conventionnelCondition
Capital décès150 % du salaire de référence (rémunérations soumises à charges des 12 derniers mois), majoré de 30 % pour le conjoint non divorcé ni séparé et de 30 % par enfant à charge ; capital de base doublé en cas d’accident du travail, d’accident de trajet ou de maladie professionnelle ; conversion possible en renteAucune ancienneté
Rente éducation8 % du salaire de référence par enfant à charge jusqu’à 17 ans révolus, 10 % de 18 à 20 ans révolus ; versée jusqu’au 18e anniversaire, ou jusqu’au 21e en cas d’étudesAucune ancienneté
Invalidité 2e ou 3e catégorie, incapacité permanente d’au moins 66 %Rente complétant la pension de la Sécurité sociale pour atteindre 100 % du salaire de référence net de charges, jusqu’à la retraite6 mois d’ancienneté
Invalidité 1re catégorieRente calculée dans les mêmes conditions, portant les revenus à 50 % du salaire de référence net6 mois d’ancienneté
Incapacité temporaire de travailAllocation complémentaire dès le 106e jour d’arrêt (durée continue ou discontinue), portant le cumul avec les indemnités journalières à 100 % du salaire de référence net, tant que dure l’arrêt6 mois d’ancienneté
Frais de santé (8.2.2.4)Garantie collective de prise en charge des frais de santé, aujourd’hui organisée par l’accord du 26 juin 2014Tous les salariés
CotisationAucun taux fixé par la branche ; en cas de décision unilatérale, la part du salarié ne peut excéder 50 % de la cotisation globale ; par accord collectif ou référendum, la répartition est libreTous les salariés

Sources : article 8.2.1 et article 8.2.2 de la convention, Légifrance, texte de base étendu par arrêté du 12 octobre 2000 ; article 8.2.4 sur la portabilité (accord du 20 novembre 2009). Vérifié le 24 septembre 2026.

L’offre prévoyance non-cadres BL ASSUR : à partir de 1 %

Un contrat construit sur le socle de l’article 8.2.2 pour les groupes A à D : capital décès de 150 % majoré, rente éducation, allocation complémentaire dès le 106e jour et rentes d’invalidité, avec les clauses imposées par l’article 8.2.1 (reprise des états pathologiques antérieurs, revalorisation des rentes en cas de changement d’assureur). Cotisation affichée à partir de 1 % du salaire brut, répartie 0,50 % employeur / 0,50 % salarié, compatible avec une mise en place par décision unilatérale.

Renforts possibles au devis : suppression des conditions d’ancienneté de 6 mois, rente de conjoint, franchise ramenée avant le 106e jour pour les salariés récents.

Ce que BL ASSUR vérifie sur un contrat existant

  • Le capital décès et ses majorations, y compris le doublement en accident du travail.
  • Le relais au 106e jour, à 100 % du net et non d’un pourcentage du brut.
  • Les rentes d’invalidité exprimées en net, 50 % et 100 %.
  • La clause de reprise des états pathologiques et la revalorisation des rentes en cours.
  • La répartition de la cotisation au regard de l’acte fondateur (50 % maximum pour le salarié sous DUE).

Combien coûtent la mutuelle et la prévoyance pour l’employeur ? Trois profils

Calculs sur les offres BL ASSUR à partir de 45 €/mois (part employeur 24,75 €) et 1 % (part employeur 0,50 %), prévoyance cadres 1,50 % de la tranche 1 (plafond mensuel de la Sécurité sociale de 4 005 €). Les cotisations patronales de prévoyance et de mutuelle sont déductibles du résultat et exonérées de cotisations sociales dans les limites légales, hors forfait social selon l’effectif.

ProfilSalaire brut mensuelMutuelle, part employeurPrévoyance, part employeurCoût employeur mensuel
Téléconseiller, groupe B1 900 €24,75 €9,50 € (0,50 %)34,25 €
Technicien réseau, groupe D2 900 €24,75 €14,50 € (0,50 %)39,25 €
Ingénieur, groupe E (cadre)4 200 € (tranche 1 plafonnée à 4 005 €)24,75 €60,08 € (1,50 % T1)84,83 €

Coûts hors options, hors ayants droit et hors tranche 2 des cadres, à titre indicatif. Le salaire minimum de croissance brut mensuel est de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026.

5. Cadres : le 1,50 % et les groupes concernés

L’article 8.2.1 rappelle qu’en toute hypothèse les dispositions de l’article 7 de la convention des cadres du 14 mars 1947 doivent être respectées, les prestations des deux régimes se compensant. Cette obligation est aujourd’hui portée par l’article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017 : pour chaque cadre, l’employeur verse une cotisation prévoyance d’au moins 1,50 % de la rémunération limitée au plafond de la Sécurité sociale (tranche 1), entièrement à sa charge, dont plus de la moitié doit couvrir le décès. Dans les télécommunications, ce 1,50 % finance en priorité le capital décès de 150 % majoré de l’article 8.2.2 ; les prestations conventionnelles et celles de l’ANI ne se cumulent pas, elles se compensent.

Qui est cadre au sens du 1,50 % ?

La classification de branche range les cadres dans les groupes E, F et G ; le groupe D bis, créé par l’avenant du 6 octobre 2006, est rattaché à la catégorie des cadres au sens de l’ANI de 2017. L’accord du 20 décembre 2024 relatif aux catégories de salariés bénéficiaires de garanties de protection sociale complémentaire précise ces rattachements au regard des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI et du décret du 30 juillet 2021 : c’est ce texte, avec l’agrément de la commission paritaire de l’APEC, qui sécurise la catégorie « cadres » de votre décision unilatérale. Les groupes A, B, C et D restent non-cadres, sans taux minimal de cotisation.

L’offre cadres BL ASSUR : 1,50 % de la tranche 1

Un contrat collège cadres à 1,50 % de la tranche 1, 100 % employeur, calé sur le décès (150 % majoré, doublé en accident du travail, rente éducation), l’incapacité dès le 106e jour à 100 % du net et l’invalidité. La tranche 2 et les renforts (capital majoré, rente de conjoint, franchise courte) sont définis dans l’acte et chiffrés au devis. Une entreprise sans aucun cadre n’a pas de 1,50 % à verser, mais doit couvrir ses non-cadres au socle de l’article 8.2.2.

Détail des règles dans notre fiche prévoyance des cadres : l’obligation de 1,50 %.

Point de vigilance URSSAF : un salarié classé D bis ou E couvert par le seul contrat non-cadres prive l’employeur du 1,50 % obligatoire ; à l’inverse, intégrer aux cadres un salarié du groupe D sans base conventionnelle agréée fragilise le caractère collectif du régime. Le régime social de faveur des contributions patronales peut alors être remis en cause, avec le redressement proportionné de l’article L. 133-4-8 du Code de la sécurité sociale, en principe sur les trois dernières années civiles.

6. Maintien de salaire et relais de la prévoyance au 106e jour

L’article 4.3.1 de la convention, réécrit par l’accord du 20 novembre 2009 relatif à la modernisation du marché du travail, est nettement plus favorable que la loi de mensualisation et s’articule sans interruption avec la prévoyance : l’employeur indemnise les 105 premiers jours, l’assureur prend le relais le 106e jour. La condition d’ancienneté de 6 mois s’apprécie en cumulant tous les contrats conclus dans la même entreprise ou le même groupe (CDI, CDD, apprentissage, professionnalisation), ainsi que les missions d’intérim et les stages accomplis dans les trois mois précédant l’embauche.

CritèreLoi de mensualisation (Code du travail)Convention des télécommunications (article 4.3.1)
Ancienneté requise1 an6 mois, tous contrats confondus dans l’entreprise ou le groupe
Délai de carence7 jours (aucun en accident du travail ou maladie professionnelle)Aucun
Niveau et durée90 % du brut pendant 30 jours puis deux tiers pendant 30 jours, durées majorées de 10 jours par tranche de 5 ans d’ancienneté jusqu’à 90 + 90 jours100 % de la rémunération nette pendant 45 jours, puis 75 % de la rémunération nette pendant 60 jours, soit 105 jours
FormalitéJustification de l’arrêtJustification de l’incapacité dans les 48 heures
Déduction des IJSSOuiOui, sans dépasser le net qu’aurait perçu le salarié en travaillant
Après la période employeurIndemnités journalières seules, sauf prévoyanceAllocation complémentaire de prévoyance dès le 106e jour, à 100 % du net, tant que dure l’arrêt (article 8.2.2.3)
MaternitéIndemnités journalières seules100 % du net pendant le congé, après 6 mois d’ancienneté

Sources : article 4.3.1 de la convention, Légifrance (rédaction issue de l’accord du 20 novembre 2009, étendu), annexe V ; articles L. 1226-1 et D. 1226-1 et suivants du Code du travail. Vérifié le 24 septembre 2026.

Jours 1 à 45Employeur : 100 % du net, sans carence, déduction faite des IJSS.
Jours 46 à 105Employeur : 75 % du net, toujours sous déduction des IJSS.
Dès le jour 106Prévoyance : allocation complémentaire portant le cumul à 100 % du net.
InvaliditéPrévoyance : rente à 100 % du net (2e et 3e catégories) ou 50 % (1re catégorie), jusqu’à la retraite.

Deux conséquences pratiques. D’abord, un contrat de prévoyance dont la franchise dépasse 105 jours ou dont l’indemnité est exprimée en pourcentage du brut inférieur à 100 % du net laisse un trou de couverture à la charge de l’employeur, qui devra lui-même compléter. Ensuite, avant 6 mois d’ancienneté, la convention ne garantit que le capital décès et la rente éducation : un salarié récent en arrêt long ne perçoit que ses indemnités journalières, sauf si le contrat d’entreprise supprime cette condition, ce que BL ASSUR propose au devis. Passé 30 ans d’ancienneté, la durée légale devient plus longue (jusqu’à 90 jours à 90 % puis 90 jours aux deux tiers) : l’employeur vérifie alors laquelle des deux garanties, appréciée globalement, est la plus favorable au salarié. Détail dans notre fiche arrêt de travail : le maintien de salaire par l’employeur.

7. Offre dédiée à la branche ou offre du marché : comparez les deux

BL ASSUR peut vous donner accès à l’offre de prévoyance spécifiquement conçue pour la convention collective des télécommunications (IDCC 2148), issue de la convention-cadre signée par la fédération patronale de la branche après appel d’offres et avis des organisations syndicales (Humanis Télécoms Prévoyance, portée aujourd’hui par Malakoff Humanis), tout en la comparant avec des contrats collectifs standards respectant les garanties minimales de l’article 8.2.2. Cette offre n’est ni labellisée ni recommandée par un accord de branche étendu : chaque entreprise reste libre de choisir son organisme assureur. En santé, la branche n’a retenu aucune offre particulière ; l’accord du 26 juin 2014 laisse à chaque entreprise le libre choix de l’organisme.

L’objectif n’est pas de privilégier automatiquement l’offre dédiée à la branche : selon l’effectif, l’âge moyen des salariés, la localisation et le niveau de garanties recherché, une autre solution du marché peut présenter un meilleur rapport garanties / tarif. À l’inverse, une offre construite pour la branche peut rester la plus pertinente pour une petite structure ou pour un collège présentant une sinistralité élevée.

Ce que BL ASSUR compare

L’offre dédiée à la branche accessible pour cette convention collective ; les offres standards conformes aux minima conventionnels ; les différents niveaux de garanties ; le coût total pour l’entreprise et pour les salariés, cotisation par cotisation.

Ce que vous recevez

Un comparatif sous 48 h ouvrées, une vérification ligne à ligne de la conformité aux articles 8.2.1 et 8.2.2 et à l’accord de 2014, la rédaction de l’acte de mise en place et le suivi administratif du contrat, sans frais de courtage.

Les cinq questions que se posent les employeurs de la branche

  • Existe-t-il une offre spécifique pour cette convention collective ? Oui en prévoyance, par convention-cadre ; non en santé.
  • Suis-je obligé de la choisir ? Non : elle n’est ni labellisée ni recommandée par un accord étendu, et l’article 8.2.1 prévoit le libre choix après appel d’offres.
  • Puis-je choisir un autre assureur ? Oui, à condition que le contrat respecte les garanties minimales et les clauses de l’article 8.2.1.
  • BL ASSUR peut-il comparer l’offre de branche avec d’autres contrats ? Oui, c’est l’objet même du comparatif, entre plus de 30 partenaires assureurs.
  • Quelle solution est la plus adaptée à mon entreprise ? Celle qui, à conformité égale, offre le meilleur rapport garanties / tarif pour votre effectif ; le comparatif le démontre chiffres à l’appui.

8. Mise en place : acte juridique, appel d’offres et calendrier

Mutuelle prévoyance télécommunications : signature de la décision unilatérale de l'employeur dans une entreprise de l'IDCC 2148
L’acte fondateur (décision unilatérale, accord ou référendum) conditionne les exonérations : il doit refléter exactement le contrat souscrit.

La convention crée l’obligation, mais ne dispense pas l’entreprise d’un acte fondateur au sens de l’article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale. En prévoyance, l’article 8.2.1 précise que les garanties sont mises en œuvre par accord collectif, référendum ou décision unilatérale, après information et consultation des représentants du personnel, et que la part salariale est plafonnée à 50 % lorsque l’employeur procède par décision unilatérale. En santé, l’article 6 de l’accord de 2014 renvoie de la même façon à l’accord d’entreprise, au référendum ou à la décision unilatérale pour améliorer la part patronale ou ajouter des options.

Décision unilatérale (DUE)

La voie la plus courante dans les PME de la branche. Elle décrit les catégories couvertes, les garanties, la répartition des cotisations (55 % minimum en santé, 50 % maximum côté salarié en prévoyance) et les dispenses ; chaque salarié en reçoit un exemplaire contre émargement. Modèles disponibles dans notre centre de ressources.

Accord d’entreprise ou référendum

Obligatoires dès que l’employeur veut une répartition différente de celle de la DUE, un régime plus favorable au sens de l’article 8.2.2 ou une cotisation proportionnelle au salaire. Un accord qui nomme l’assureur devra être révisé avant tout changement d’organisme.

Appel d’offres et consultation

Pour la prévoyance, l’article 8.2.1 impose un appel d’offres et la consultation des organisations syndicales représentatives ou, à défaut, du CSE, avant de choisir l’assureur. Le comparatif BL ASSUR tient lieu de dossier d’appel d’offres et alimente le procès-verbal de consultation.

Le calendrier type d’une mise en place

  1. Diagnostic : rattachement à l’IDCC 2148, effectif par groupe de classification, contrats en cours, acte existant.
  2. Comparatif sous 48 h ouvrées : offre dédiée à la branche et offres du marché, conformité ligne à ligne.
  3. Consultation du CSE ou des organisations syndicales sur la prévoyance, information du personnel.
  4. Acte fondateur rédigé et signé : décision unilatérale, accord ou référendum.
  5. Souscription des contrats, effet au premier jour du mois choisi.
  6. Affiliations de tous les salariés, dispenses écrites collectées, paramétrage DSN.
  7. Information : notice d’information remise à chaque salarié, ouverture de l’espace CE.

Un changement d’assureur seul, à garanties et financement inchangés, ne rend pas obligatoire un nouvel acte, sauf si l’acte existant nomme l’assureur ; il impose en revanche de respecter les clauses de l’article 8.2.1 sur la revalorisation des rentes en cours et le maintien des garanties décès des bénéficiaires de rentes. Voir nos fiches DUE, accord ou référendum : quel acte choisir ? et contrôle URSSAF de la mutuelle et de la prévoyance.

9. BL ASSUR gère votre mutuelle et votre prévoyance de A à Z

BL ASSUR ne se contente pas de trouver le contrat : le cabinet s’occupe de toute la mise en place, puis du suivi administratif, et reste l’interlocuteur unique de l’entreprise et de ses salariés. Sans frais de courtage : la rémunération est intégralement portée par les assureurs partenaires.

1ActeRédaction de la décision unilatérale ou du projet d’accord, dispenses comprises.
2ContratComparatif, mise en concurrence, souscription auprès de l’assureur retenu.
3AffiliationsSalariés en place et nouveaux embauchés, cartes de tiers payant.
4Espace CEOuverture du comité d’entreprise externalisé pour chaque salarié.
5RadiationsDéparts, dispenses, changements de situation.
6PortabilitéMaintien des garanties des anciens salariés, information de l’assureur.
7RenouvellementsSuivi des avenants de branche, renégociation à chaque échéance.

Le CE offert, un avantage concurrentiel

Chaque salarié accède au comité d’entreprise externalisé BL ASSUR : réductions sur les loisirs, les voyages, la culture et les achats du quotidien, inclus sans surcoût dans la mise en place du contrat. Découvrir l’avantage CE.

Centre de ressources pour les experts-comptables

Modèles de décision unilatérale, cas de dispense, feuille d’émargement, cas de paie et fiches conseil, et une page pour faire vérifier un dossier client.

Un interlocuteur, une ligne

Renaud Lebrun et son équipe répondent au 01 86 90 08 99 ; premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif sous 48 h ouvrées. Bureaux à Buchelay (78) et à Paris 8e.

10. Cinq cas pratiques d’entreprises des télécommunications

Cas 1 : un opérateur alternatif de 6 salariés sans aucun contrat

Situation. Une jeune société qui commercialise de la fibre pour les professionnels, 5 non-cadres (groupes B à D) et 1 fondatrice cadre (groupe E), n’a mis en place ni mutuelle ni prévoyance.

Analyse. Les deux couvertures sont dues depuis la première embauche : mutuelle conforme à l’accord de 2014 financée à 55 % au moins, prévoyance au socle de l’article 8.2.2 pour tous, 1,50 % de la tranche 1 pour la fondatrice si elle est salariée.

Solution BL ASSUR. Formule Socle CCN à 45 € (24,75 € employeur), prévoyance non-cadres à 1 % et contrat cadres à 1,50 % T1, décision unilatérale rédigée et signée par les salariés, affiliations et espace CE ouverts. Budget employeur mensuel : environ 260 € pour les six personnes.

Cas 2 : un centre d’appels de 40 salariés au fort turnover

Situation. Rattaché à l’IDCC 2148, l’établissement emploie une majorité de téléconseillers en CDD de 6 à 9 mois ; l’employeur n’affilie à la mutuelle qu’après 6 mois de présence, comme l’indique l’accord de 2014.

Analyse. La condition d’ancienneté n’est plus opposable depuis 2016 : chaque salarié doit être affilié dès l’embauche. Les CDD de moins de 12 mois peuvent en revanche demander une dispense écrite, et les contrats de trois mois au plus relèvent du versement santé. La prévoyance, elle, n’admet aucune dispense.

Solution BL ASSUR. Régularisation des affiliations, formulaire de dispense intégré au dossier d’embauche, contrat de prévoyance sans condition d’ancienneté pour couvrir l’incapacité des salariés récents, paramétrage DSN pour absorber les entrées et sorties mensuelles.

Cas 3 : un intégrateur de 25 salariés avec un contrat de prévoyance ancien

Situation. Le contrat non-cadres verse, après 90 jours de franchise, 70 % du salaire brut. L’employeur le croit conforme puisque la franchise est plus courte que les 105 jours conventionnels.

Analyse. L’article 8.2.2.3 exige un cumul à 100 % du salaire net dès le 106e jour ; 70 % du brut ne l’atteint pas. Chaque arrêt long crée un écart que l’employeur devrait compléter lui-même, et le contrat ignore la clause de revalorisation des rentes de l’article 8.2.1.

Solution BL ASSUR. Comparatif entre l’offre dédiée à la branche et trois offres du marché, réalignement à 100 % du net, reprise des arrêts en cours négociée avec le nouvel assureur, avenant à la décision unilatérale.

Cas 4 : une PME de 18 salariés qui a oublié le groupe D bis

Situation. Trois ingénieurs du groupe E sont couverts par le contrat cadres à 1,50 %, mais un responsable d’équipe classé D bis est resté dans le contrat non-cadres.

Analyse. Le groupe D bis relève de la catégorie des cadres au sens de l’ANI de 2017 : le 1,50 % de la tranche 1 lui est dû. En cas de contrôle, l’URSSAF peut remettre en cause le régime social de faveur des contributions patronales du collège cadres.

Solution BL ASSUR. Transfert du salarié dans le collège cadres, mise à jour de l’acte avec la définition des catégories issue de l’accord du 20 décembre 2024, vérification des trois dernières années de cotisations.

Cas 5 : un opérateur régional de 60 salariés lié par un accord d’entreprise

Situation. Un accord collectif de 2015 nomme l’assureur santé et fixe une part employeur de 60 %. La direction souhaite réduire le coût sans toucher aux garanties.

Analyse. Le changement d’assureur suppose la révision de l’accord puisqu’il désigne l’organisme ; la part employeur ne peut pas descendre sous 55 % et l’offre dédiée à la branche n’existe qu’en prévoyance.

Solution BL ASSUR. Mise en concurrence de la mutuelle à garanties identiques, avenant de révision préparé pour les signataires, maintien du 60 % comme avantage négocié, comparatif de la prévoyance incluant l’offre dédiée à la branche et le contrat en place.

11. Questions fréquentes sur la mutuelle et la prévoyance dans les télécommunications (IDCC 2148)

Champ et obligations

La mutuelle est-elle obligatoire dans la convention collective des télécommunications ?

Oui. Comme toute entreprise du secteur privé, un employeur relevant de l’IDCC 2148 doit proposer une complémentaire santé collective à tous ses salariés (article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale). L’accord de branche du 26 juin 2014, étendu, y ajoute des exigences propres : contrat responsable, garanties minimales acte par acte, tiers payant, accès à un réseau optique ou dentaire et part employeur d’au moins 55 % de la cotisation du salarié seul.

La prévoyance est-elle obligatoire pour les non-cadres de l’IDCC 2148 ?

Oui. Le titre VIII de la convention impose un contrat de prévoyance auquel adhèrent obligatoirement tous les salariés de l’entreprise, cadres comme non-cadres, sans dispense. Il doit garantir au moins le capital décès de 150 % du salaire de référence majoré, la rente éducation, l’allocation complémentaire dès le 106e jour d’arrêt et les rentes d’invalidité de l’article 8.2.2. La convention ne fixe pas de taux : BL ASSUR propose ce socle à partir de 1 % du brut.

Un centre d’appels relève-t-il de la convention collective des télécommunications ?

Cela dépend de son activité principale. L’annexe I de la convention vise les sociétés dont l’activité principale est le centre d’appels dans le champ des télécommunications, par exemple le service client d’un opérateur ou d’un fournisseur d’accès. Un prestataire de relation client externalisé qui travaille pour des donneurs d’ordre de tous secteurs applique le plus souvent la convention des prestataires de services du secteur tertiaire (IDCC 2098). Le bulletin de paie et la DSN indiquent la convention retenue ; BL ASSUR vérifie ce rattachement avant tout devis.

Mutuelle

Quelle part de la mutuelle l’employeur doit-il payer dans les télécommunications ?

Au moins 55 % de la cotisation du salarié seul, hors options, garanties supplémentaires et ayants droit (article 6 de l’accord du 26 juin 2014), contre 50 % dans le droit commun. Sur l’offre BL ASSUR à 45 €/mois, l’employeur verse donc au moins 24,75 € et le salarié 20,25 €. L’acte d’entreprise peut prévoir davantage, ou une cotisation proportionnelle au salaire.

Peut-on attendre 6 mois d’ancienneté avant d’affilier un salarié à la mutuelle ?

Non. L’article 4 de l’accord de 2014 prévoyait une affiliation après 6 mois d’ancienneté, mais l’article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale, applicable depuis le 1er janvier 2016, oblige l’employeur à couvrir tous ses salariés dès l’embauche. Un salarié en CDD de trois mois au plus peut relever du versement santé plutôt que du contrat collectif ; un CDD de moins de 12 mois peut demander par écrit à être dispensé.

Quels salariés peuvent être dispensés de la mutuelle dans l’IDCC 2148 ?

L’article 5 de l’accord renvoie aux cas de l’article R. 242-1-6 du Code de la sécurité sociale : CDD et apprentis de moins de 12 mois, CDD d’au moins 12 mois justifiant d’une couverture individuelle, salariés à temps partiel dont la cotisation atteindrait 10 % du brut, bénéficiaires d’une couverture complémentaire par ailleurs. S’y ajoutent les dispenses de droit, comme la couverture par le contrat collectif obligatoire du conjoint ou la complémentaire santé solidaire. Toutes supposent une demande écrite du salarié. Détail dans notre fiche dispenses de mutuelle d’entreprise.

Prévoyance

Quelles sont les garanties minimales de prévoyance de la convention 2148 ?

Capital décès de 150 % du salaire de référence, majoré de 30 % pour le conjoint et de 30 % par enfant à charge, doublé en cas d’accident du travail, d’accident de trajet ou de maladie professionnelle ; rente éducation de 8 % par enfant jusqu’à 17 ans révolus puis 10 % de 18 à 20 ans révolus ; après 6 mois d’ancienneté, rente d’invalidité portant les revenus à 100 % du net (2e et 3e catégories) ou 50 % (1re catégorie) et allocation complémentaire à 100 % du net dès le 106e jour d’arrêt. Le tout figure à l’article 8.2.2 de la convention.

Que se passe-t-il pendant un arrêt de travail de plus de 105 jours ?

Les 105 premiers jours sont indemnisés par l’employeur (100 % du net pendant 45 jours puis 75 % pendant 60 jours, article 4.3.1). À partir du 106e jour, le contrat de prévoyance verse une allocation complémentaire qui porte le cumul avec les indemnités journalières à 100 % du salaire de référence net, tant que dure l’arrêt et jusqu’à la mise en invalidité. Les deux dispositifs s’enchaînent sans interruption, à condition que le contrat respecte bien le seuil du 106e jour et le calcul en net.

Un salarié de moins de 6 mois d’ancienneté est-il couvert par la prévoyance ?

Pour le décès et la rente éducation, oui, dès le premier jour. Pour l’incapacité et l’invalidité, la convention ne garantit ces prestations qu’après 6 mois d’ancienneté ; en dessous, un salarié en arrêt long ne perçoit que ses indemnités journalières. Rien n’empêche l’entreprise de retenir un contrat sans condition d’ancienneté : c’est un renfort que BL ASSUR chiffre systématiquement, car il coûte peu et évite un vide de couverture pour les nouveaux embauchés.

Offre dédiée à la branche et comparaison

Existe-t-il une offre de prévoyance spécifique à la convention collective des télécommunications ?

Oui. La fédération patronale de la branche a signé une convention-cadre pour proposer un contrat de prévoyance collective ouvert à toutes les entreprises de la convention, sélectionné après appel d’offres et avis des organisations syndicales : l’offre Humanis Télécoms Prévoyance, portée aujourd’hui par Malakoff Humanis, dont la première formule reprend les garanties minimales conventionnelles. Cette offre n’est ni labellisée ni recommandée par un accord de branche étendu et son adhésion est facultative. En santé, aucune offre particulière n’a été retenue par la branche.

Peut-on choisir une autre mutuelle ou une autre prévoyance que l’offre de la convention collective ?

Oui. Lorsqu’une convention collective prévoit une offre spécifique, l’entreprise peut généralement comparer cette solution avec d’autres contrats respectant les obligations conventionnelles applicables. Dans les télécommunications, l’article 8.2.1 prévoit expressément le libre choix de l’organisme assureur après appel d’offres, et l’accord de 2014 fait de même en santé. BL ASSUR peut mettre en concurrence l’offre dédiée à la branche avec plusieurs offres standards afin de comparer les garanties et le coût du contrat.

Peut-on retenir une prévoyance moins chère que l’offre dédiée à la branche ?

Oui, si le contrat respecte les garanties minimales de l’article 8.2.2, les clauses de l’article 8.2.1 (reprise des états pathologiques antérieurs, revalorisation des rentes en cas de changement d’assureur, maintien des garanties décès des bénéficiaires de rentes) et le financement prévu par l’acte d’entreprise. La conformité se vérifie ligne à ligne sur les garanties et le financement, jamais sur le seul taux de cotisation : c’est ce contrôle que BL ASSUR joint à chaque comparatif.

Cadres et coût

Qui est cadre au sens du 1,50 % dans les télécommunications ?

Les salariés des groupes E, F et G de la classification, ainsi que ceux du groupe D bis, rattachés à la catégorie des cadres au sens des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017. L’accord de branche du 20 décembre 2024 relatif aux catégories de salariés bénéficiaires de garanties de protection sociale complémentaire précise ces rattachements pour l’application du décret du 30 juillet 2021. Pour chacun d’eux, l’employeur finance seul une cotisation prévoyance d’au moins 1,50 % de la tranche 1, affectée pour plus de la moitié au décès.

Combien coûtent la mutuelle et la prévoyance pour un employeur de la branche ?

Sur les offres BL ASSUR, la part employeur s’établit à 24,75 € par mois et par salarié pour la mutuelle (55 % de 45 €), à 0,50 % du brut pour la prévoyance des non-cadres (moitié de 1 %) et à 1,50 % de la tranche 1 pour les cadres. Pour un téléconseiller à 1 900 € brut, cela représente environ 34 € par mois ; pour un ingénieur cadre à 4 200 € brut, environ 85 €. Ces montants sont des offres commerciales BL ASSUR, comparées aux minima conventionnels, et non des tarifs fixés par la convention.

Peut-on composer la mutuelle des salariés des télécommunications à la carte ?

Oui. Au-delà des quatre formules présentées à titre d’exemple, BL ASSUR propose un contrat à la carte où chaque poste se règle indépendamment : honoraires jusqu’à 600 % de la base de remboursement, optique jusqu’à 800 € par équipement, médecines douces jusqu’à 500 € par an, implantologie jusqu’à 1 500 € par an, dans la limite des plafonds du contrat responsable. Les salariés peuvent en plus souscrire des options facultatives à leur charge, sans modifier la cotisation de l’entreprise.

Mise en place et vie du contrat

Faut-il une décision unilatérale pour mettre en place la mutuelle et la prévoyance ?

La convention crée l’obligation, mais l’entreprise doit formaliser son propre régime par un acte de l’article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale : décision unilatérale, accord collectif ou référendum. L’article 8.2.1 précise que sous décision unilatérale la part salariale de la prévoyance ne peut dépasser 50 %, et qu’un accord ou un référendum fixe librement la répartition. L’acte décrit les catégories couvertes, les garanties, le financement et les dispenses ; il conditionne les exonérations sociales.

Faut-il lancer un appel d’offres et consulter le CSE avant de choisir l’assureur de prévoyance ?

Oui. L’article 8.2.1 subordonne la souscription du contrat de prévoyance à un appel d’offres et à la consultation des organisations syndicales représentatives ou, à défaut, du comité social et économique. Dans une entreprise sans représentant du personnel, l’information des salariés en tient lieu. Le comparatif BL ASSUR, qui met en concurrence plus de 30 partenaires assureurs et l’offre dédiée à la branche, constitue le dossier d’appel d’offres et documente le procès-verbal de consultation.

Que deviennent la mutuelle et la prévoyance quand le salarié quitte l’entreprise ?

Un ancien salarié indemnisé par l’assurance chômage conserve gratuitement ses garanties santé et prévoyance pendant une durée égale à celle de son dernier contrat, dans la limite de 12 mois (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale, article 8.2.4 de la convention). L’employeur mentionne ce droit sur le certificat de travail et informe l’assureur du départ ; l’assureur santé propose ensuite un maintien individuel dans les deux mois (article 4 de la loi Evin). BL ASSUR gère ces formalités pour l’entreprise. Détail dans notre fiche portabilité de la mutuelle d’entreprise.

12. Sources officielles et fiche récapitulative

Fond vérifié le 24 septembre 2026. Les tarifs cités sont des offres commerciales BL ASSUR, et non des tarifs fixés par la convention ; ils sont indicatifs et dépendent de l’effectif, de l’âge moyen et de la localisation de l’entreprise.

Fiche récapitulative à télécharger : Mutuelle et prévoyance CCN Télécommunications IDCC 2148, l’essentiel en deux pages (PDF). À transmettre à votre expert-comptable ou à votre gestionnaire de paie.

Pour aller plus loin : la prévoyance collective d’entreprise, la mutuelle d’entreprise obligatoire, la notice d’information, incapacité et invalidité : les différences, la check-list embauche et départ.

Mettez votre entreprise des télécommunications en conformité, au meilleur rapport garanties / tarif

Diagnostic gratuit de vos contrats au regard de la convention 2148, comparatif entre l’offre dédiée à la branche et plus de 30 partenaires assureurs sous 48 h ouvrées, mise en place et suivi administratif assurés par BL ASSUR, sans frais de courtage.

Comité d’entreprise externalisé inclus pour tous vos salariés.

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