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Convention collective nationale des commerces de gros (IDCC 573, brochure 3044). Guide employeur 2026, vérifié le 9 septembre 2026.

Ce que la convention 3044 impose à l’employeur, et ce que cela coûte en 2026

Mutuelle prévoyance commerces de gros : socle ANI en santé, prévoyance des non-cadres renforcée depuis le 1er juillet 2024, nouvel accord cadres en 2026. BL ASSUR compare plus de 30 partenaires assureurs et vérifie votre conformité, sans frais de courtage.

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Mutuelle et prévoyance dans les commerces de gros : la réponse en 30 secondes

Un employeur relevant de la convention collective des commerces de gros (IDCC 573) a trois obligations de protection sociale complémentaire. En santé, la branche n’a signé aucun accord : la mutuelle d’entreprise doit respecter le socle légal issu de l’ANI du 11 janvier 2013 (panier de soins, contrat responsable, 100 % santé), avec une participation employeur d’au moins 50 %. En prévoyance des non-cadres, l’accord du 23 octobre 2023, étendu et applicable depuis le 1er juillet 2024, impose des garanties minimales (capital décès de 60 % du salaire annuel, rente éducation, allocation obsèques, indemnités journalières de 60 %, rentes d’invalidité de 39 % et 65 %) et une cotisation employeur d’au moins 0,372 % du salaire T1/T2. En prévoyance des cadres, l’accord du 17 septembre 2025, étendu le 11 décembre 2025, confirme la cotisation employeur de 1,50 % de la tranche 1 prévue par l’ANI du 17 novembre 2017 et exige qu’elle finance le décès, l’incapacité et l’invalidité. BL ASSUR met en place les trois régimes, compare plus de 30 partenaires assureurs et ne facture aucun frais de courtage.

En bref

  • Santé : pas d’accord de branche, donc socle ANI et contrat responsable ; l’offre référencée par les fédérations patronales chez un assureur n’est pas obligatoire.
  • Prévoyance non-cadres : régime conventionnel obligatoire depuis 2011, refondu par l’accord du 23 octobre 2023 (arrêté d’extension du 12 mars 2024, JO du 3 avril 2024) et applicable à toutes les entreprises depuis le 1er juillet 2024.
  • Cotisation non-cadres : 0,62 % T1/T2 dans le régime mutualisé de branche (0,372 % employeur, 0,248 % salarié) ; hors régime mutualisé, part employeur d’au moins 0,372 %, garanties au moins équivalentes ligne à ligne et répartition à vérifier dans l’acte de mise en place.
  • Prévoyance cadres : 1,50 % de la tranche 1 à la charge exclusive de l’employeur, à affecter au décès, à l’incapacité et à l’invalidité (accord du 17 septembre 2025, étendu par arrêté du 11 décembre 2025, JO du 26 décembre 2025).
  • Cadres au sens de la prévoyance : niveaux VII à X de la classification ; les emplois classés au moins au niveau V (anciens « article 36 ») peuvent être rattachés à la catégorie cadres si l’acte de mise en place le prévoit.
  • Maintien de salaire : à partir d’un an d’ancienneté, 90 % puis deux tiers du salaire, 30 jours et plus selon l’ancienneté (article 53 de la CCN), avec carence de 7 jours hors accident du travail et hospitalisation.
  • Tarifs BL ASSUR 2026 : mutuelle dès 27 €/mois, prévoyance non-cadres dès 0,62 % du salaire, prévoyance cadres 1,50 % T1 ; CE d’entreprise offert, comparatif sous 48 h ouvrées.

1. La convention collective des commerces de gros : qui est concerné ?

Mutuelle prévoyance commerces de gros IDCC 573 : préparation de commandes dans l'entrepôt d'un grossiste
Grossistes alimentaires et non alimentaires, négociants, centrales et intermédiaires du commerce interentreprises : la CCN 573 couvre environ 420 000 salariés.

La convention collective nationale des commerces de gros du 23 juin 1970 (IDCC 573, brochure 3044), étendue par arrêté du 15 juin 1972 et mise à jour par l’accord du 27 septembre 1984, régit les entreprises dont l’activité exclusive ou principale est le commerce de gros, c’est-à-dire la vente à des professionnels et non au public. Elle distingue un secteur alimentaire (fruits et légumes, viandes et volailles, produits laitiers, surgelés, épicerie, boissons non alcoolisées) et un secteur non alimentaire (quincaillerie, fournitures industrielles, matériel électrique, équipement du foyer, textile, parfumerie, papeterie, jouets, pièces techniques). Trois conventions l’ont rejointe par fusion : la confiserie, chocolaterie, biscuiterie et alimentation fine (accord du 30 octobre 2017), les tissus, tapis et linge de maison (accord de fusion du 11 décembre 2018) et le négoce en fournitures dentaires (accord du 22 septembre 2020).

Selon les données de la DARES pour 2024, la branche compte environ 420 000 salariés répartis dans un peu plus de 34 000 entreprises, dont une majorité de TPE et de PME. Le préambule de l’accord prévoyance cadres du 17 septembre 2025 rappelle que 23,5 % des salariés de la branche sont des cadres, et 27 % dans les entreprises de moins de 50 salariés. La classification (accord du 5 mai 1992 modifié) compte dix niveaux : I à VI pour les employés, techniciens et agents de maîtrise, VII à X pour les cadres. La grille des minima au 1er mars 2026 (accord du 17 mars 2026, étendu par arrêté du 11 juin 2026, JO du 27 juin 2026) va de 1 839,81 € brut par mois au niveau I à 78 210,61 € brut par an au niveau X. Attention : depuis la revalorisation du SMIC à 1 867,02 € brut mensuel au 1er juin 2026, les premiers échelons de la grille, inférieurs à ce montant, sont neutralisés en pratique ; le SMIC reste le plancher légal à verser.

Commerces de gros IDCC 573 ou autre convention : comment savoir ?

Beaucoup de dirigeants découvrent leur convention au moment de la première embauche ou d’un contrôle. Le code NAF figurant sur l’extrait Kbis est un indice, pas un critère juridique : la convention applicable est celle de l’activité réelle et principale de l’entreprise (article L. 2261-2 du Code du travail). Le tableau ci-dessous sert de porte d’entrée ; en cas de doute, nous vérifions avec vous.

Activité réelle et principaleConvention collective la plus probable
Grossiste alimentaire vendant à des professionnels (fruits et légumes, viandes, volailles, produits laitiers, surgelés, épicerie)IDCC 573, secteur alimentaire (contingent d’heures supplémentaires 220 h)
Grossiste non alimentaire (quincaillerie, fournitures industrielles, matériel électrique, équipement du foyer, textile, parfumerie, jouets)IDCC 573, secteur non alimentaire (contingent 180 h)
Entrepôt, plate-forme ou centrale d’une enseigne de grande distribution à prédominance alimentaireIDCC 2216 (commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire)
Grossiste-répartiteur en médicamentsIDCC 1621 (répartition pharmaceutique)
Négoce de bois et de matériaux de constructionIDCC 3216 (négoce des matériaux de construction)
Négoce de vins, cidres, jus de fruits, sirops, spiritueuxIDCC 493 (voir notre guide IDCC 493)
Vente au public en magasin, sans activité de gros prépondéranteIDCC 1517 (commerces de détail non alimentaires) ou convention spécialisée du produit vendu

Source : convention collective nationale des commerces de gros (Légifrance, KALICONT000005635373) et article L. 2261-2 du Code du travail. Vérification du 9 septembre 2026.

La convention relève de l’OPCO Commerce. Le régime de prévoyance des non-cadres et le régime cadres décrits ci-dessous s’appliquent à toutes les entreprises du champ, adhérentes ou non à une organisation patronale, puisque les deux accords sont étendus.

2. Mutuelle d’entreprise dans les commerces de gros : le socle ANI, faute d’accord de branche

Contrairement à la prévoyance, la branche des commerces de gros n’a conclu aucun accord collectif de frais de santé. Aucune garantie conventionnelle, aucun taux de cotisation de branche ni aucun assureur recommandé ne s’imposent donc aux employeurs. Les fédérations patronales signataires ont référencé auprès d’un assureur une offre négociée à trois niveaux : ce référencement est un simple service commercial, sans valeur d’accord collectif. Vous restez libre du choix de l’organisme et du niveau de garanties, à condition de respecter le socle légal applicable à tous les employeurs du secteur privé depuis le 1er janvier 2016.

Ce que la loi impose à toute mutuelle d’entreprise (socle ANI)

  • Une couverture collective et obligatoire pour l’ensemble des salariés, mise en place par accord collectif, projet ratifié par référendum ou décision unilatérale de l’employeur écrite et remise à chaque intéressé (article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale).
  • Un financement employeur d’au moins 50 % de la cotisation du salarié (article L. 911-7). La couverture des ayants droit peut rester facultative et à la charge du salarié.
  • Un panier de soins minimal (décret n° 2014-1025, article D. 911-1) et le respect du cahier des charges du contrat responsable (article L. 871-1), y compris le 100 % santé en optique, dentaire et audiologie.
  • Aucune condition d’ancienneté en frais de santé : le salarié est couvert dès son embauche, sous réserve des dispenses.
  • Des cas de dispense encadrés : dispenses de droit (article D. 911-2 : bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts à titre obligatoire par ailleurs, CDD ou mission de moins de trois mois avec couverture individuelle responsable) et dispenses prévues par l’acte (article R. 242-1-6 : CDD de moins de douze mois, temps partiel dont la cotisation atteindrait 10 % du salaire, ayants droit déjà couverts) ; s’y ajoute, mécanisme distinct, le refus possible des salariés déjà présents lors d’une mise en place par DUE avec part salariale (article 11 de la loi Évin). Le détail figure dans notre guide dispenses de mutuelle d’entreprise.
  • Le versement santé pour les CDD courts et certains temps partiels dispensés (référence 2026 : 22,27 € par mois, 7,44 € en Alsace-Moselle), expliqué dans notre fiche versement santé.

Garanties minimales du panier de soins

PosteMinimum légal (panier de soins ANI, contrat responsable)
Consultations, actes et prestations remboursés par l’Assurance maladieTicket modérateur intégral (100 % de la base de remboursement)
HospitalisationForfait journalier hospitalier pris en charge en totalité, sans limitation de durée
Dentaire (prothèses et orthodontie)125 % de la base de remboursement, plus les paniers 100 % santé sans reste à charge
Optique100 € (verres simples), 150 € (mixte), 200 € (verres complexes) par période de deux ans, un an pour les mineurs ou en cas d’évolution de la vue, plus les équipements 100 % santé
AudiologiePanier 100 % santé sans reste à charge, ticket modérateur sur les autres appareils

Sources : articles L. 911-7, D. 911-1 et L. 871-1 du Code de la sécurité sociale ; fiche Service-Public F33754. Vérification du 9 septembre 2026.

Actualité 2026 à connaître. L’article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a instauré une contribution exceptionnelle sur les organismes complémentaires et gelé les cotisations santé pour 2026. Le Conseil d’État a transmis une question prioritaire de constitutionnalité le 24 juillet 2026 ; au 9 septembre 2026, la décision du Conseil constitutionnel est attendue. BL ASSUR met cette page à jour dès la décision rendue : les tarifs affichés ci-dessous sont ceux constatés à cette date.

Pour l’employeur, la part patronale de la mutuelle est déductible du résultat et exonérée de cotisations sociales dans la limite de 6 % du PASS plus 1,5 % de la rémunération, sans dépasser 12 % du PASS (soit 5 767,20 € par an et par salarié en 2026), à condition que le régime soit collectif, obligatoire et responsable. Elle reste soumise à la CSG-CRDS et, dans les entreprises d’au moins onze salariés, au forfait social de 8 %. Depuis les revenus 2013, elle est imposable pour le salarié. Notre page mutuelle d’entreprise obligatoire détaille ces règles.

3. Tarifs BL ASSUR 2026 et formules de mutuelle pour les commerces de gros

Sans accord de branche, la mutuelle d’un grossiste se construit librement, à partir du socle ANI. BL ASSUR consulte plus de 30 partenaires assureurs et vous propose une grille lisible : les quatre formules ci-dessous sont des exemples parmi d’autres, construits pour un salarié seul, hors options familiales, et non des tarifs conventionnels. Chaque formule plus haute améliore strictement la prise en charge des verres et des honoraires ; la formule la plus haute est calée sur les plafonds du contrat responsable.

Socle ANI
27 €

par mois et par salarié, dont 13,50 € employeur

  • Hospitalisation : honoraires 100 % BR
  • Consultations : 100 % BR
  • Prothèses dentaires : 125 % BR
  • Monture 30 €, verres simples 70 € la paire
  • Verres complexes 120 €, très complexes 170 €
  • 100 % santé optique, dentaire, audio
Recommandée
Confort
41 €

par mois et par salarié, dont 20,50 € employeur

  • Hospitalisation : honoraires 150 % BR, chambre particulière 40 €/jour
  • Consultations : 150 % BR
  • Prothèses dentaires : 200 % BR
  • Monture 60 €, verres simples 150 € la paire
  • Verres complexes 300 €, très complexes 400 €
  • Médecines douces 100 €/an
Premium
59 €

par mois et par salarié, dont 29,50 € employeur

  • Hospitalisation : honoraires 250 % BR, chambre particulière 60 €/jour
  • Consultations : 200 % BR
  • Prothèses dentaires : 300 % BR
  • Monture 100 €, verres simples 250 € la paire
  • Verres complexes 450 €, très complexes 550 €
  • Médecines douces 150 €/an
Excellence
79 €

par mois et par salarié, dont 39,50 € employeur

  • Hospitalisation : honoraires 400 % BR, chambre particulière 90 €/jour
  • Consultations : 300 % BR
  • Prothèses dentaires : 400 % BR
  • Monture 100 €, verres simples 320 € la paire
  • Verres complexes 600 €, très complexes 700 €
  • Médecines douces 200 €/an

Tarifs BL ASSUR 2026 « à partir de », répartition 50/50 employeur et salarié, indicatifs et variables selon l’effectif, l’âge moyen et la localisation. BR = base de remboursement de la Sécurité sociale. Plafonds optique dans la limite du contrat responsable (monture 100 €, verres simples 320 € la paire, verres très complexes 700 € la paire). Les formules sont des exemples : d’autres combinaisons sont possibles.

La cinquième option : votre mutuelle à la carte

Vous préférez composer vous-même les garanties ? BL ASSUR construit avec vous une mutuelle modulable, poste par poste, à partir du socle ANI. Les plafonds ci-dessous sont les maxima que nous pouvons placer chez nos partenaires ; vous choisissez le niveau de chaque poste et nous consultons les assureurs compatibles.

PosteDu socleJusqu’àPour qui ?
Honoraires médicaux et chirurgicaux100 % BR600 % BRSalariés consultant hors secteur 1 ou en clinique
Chambre particulièrenon couverte120 €/jour, sans limitationHospitalisations programmées
Optique (monture et verres)100 à 200 € par équipement800 € par équipementSalariés à forte correction
Prothèses dentaires et orthodontie125 % BR500 % BRFamilles avec enfants
Implantologienon couverte1 500 €/anSalariés seniors
Médecines douces (ostéopathie, chiropraxie, acupuncture)non couverte500 €/anPersonnel logistique, port de charges, TMS
Assistance et préventionselon contrattéléconsultation, aide à domicile, second avisToutes les équipes

Options facultatives pour les salariés

Le régime obligatoire peut rester au niveau Socle ou Confort pour maîtriser le budget, et chaque salarié souscrit s’il le souhaite un renfort individuel (optique, dentaire, hospitalisation) à sa charge, prélevé sur le bulletin de paie. L’extension aux ayants droit reste facultative et payée par le salarié, sauf décision plus favorable de l’employeur inscrite dans l’acte.

Ce que comprend l’accompagnement BL ASSUR

Comparatif de plus de 30 partenaires assureurs sous 48 h ouvrées, rédaction ou relecture de l’acte de mise en place, résiliation de l’ancien contrat, affiliations, radiations, portabilité et renouvellements, sans frais de courtage ni de dossier. Le CE d’entreprise est offert à vos salariés dès la mise en place.

4. Prévoyance des non-cadres : l’accord du 23 octobre 2023, applicable depuis le 1er juillet 2024

La branche des commerces de gros a créé dès l’accord du 18 janvier 2010 un régime de prévoyance collectif et obligatoire pour les salariés non-cadres, en vigueur depuis le 1er avril 2011. L’accord du 23 octobre 2023 l’a entièrement refondu : il introduit une rente éducation et une allocation frais d’obsèques dans les garanties de base, revalorise la rente d’invalidité et fixe une cotisation patronale minimale. Étendu par arrêté du 12 mars 2024 (JO du 3 avril 2024), il s’applique à toutes les entreprises de la branche depuis le 1er juillet 2024, qu’elles soient ou non adhérentes au régime mutualisé. Les bénéficiaires sont les salariés qui ne relèvent pas des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017 sur la prévoyance des cadres.

Garanties minimales conventionnelles des non-cadres (article 3 de l’accord)

GarantieMinimum conventionnel depuis le 1er juillet 2024
Capital décès toutes causes ou invalidité absolue et définitive60 % du salaire annuel brut de référence (12 derniers mois), versé par anticipation en cas d’invalidité de 3e catégorie
Double effetDoublement du capital en cas de décès simultané ou postérieur du conjoint, concubin ou partenaire pacsé
Allocation frais d’obsèquesFrais réels dans la limite de 100 % du PMSS (4 005 € en 2026), en cas de décès du salarié ou d’un enfant à charge de plus de 12 ans
Rente éducation (par enfant à charge)5 % du salaire jusqu’à 12 ans (minimum 1 200 €/an), 6,5 % de 12 à 18 ans (minimum 1 440 €/an), 7,5 % de 18 à 26 ans sous conditions (minimum 1 680 €/an) ; doublée pour les orphelins des deux parents, viagère pour un enfant invalide
Incapacité temporaire de travailIndemnités journalières de 60 % du salaire brut, sous déduction des IJSS, en relais du maintien de salaire conventionnel ; franchise fixe de 60 jours pour les salariés sans un an d’ancienneté
Invalidité 1re catégorieRente de 39 % du salaire brut, sous déduction de la pension de la Sécurité sociale
Invalidité 2e ou 3e catégorie, IPP d’au moins 66 %Rente de 65 % du salaire brut, sous déduction de la pension ; IPP de 33 % à 65 % : rente proratisée (R × 3n / 2)

Sources : accord du 23 octobre 2023 (Légifrance, KALITEXT000048953855, étendu par arrêté du 12 mars 2024) et résumé des garanties conventionnelles 2026 publié par l’assureur du régime de branche. Vérification du 9 septembre 2026.

Cotisation : 0,372 % employeur au minimum, 0,62 % dans le régime mutualisé

L’article 4 de l’accord fixe une cotisation patronale minimale de 0,372 % du salaire brut, tranche 1 et tranche 2 limitée à 4 PASS, et prévoit que la part prise en charge par l’employeur correspond à 60 % de la cotisation finançant les garanties conventionnelles. Dans le régime mutualisé de branche, la cotisation totale est de 0,62 % T1/T2 depuis le 1er juillet 2024, répartie 60 % employeur et 40 % salarié, soit 0,372 % et 0,248 %. Le taux global était de 0,39 % de 2011 à juin 2024 : un contrat ou une DUE qui affiche encore ce chiffre n’est plus à jour. Une entreprise qui retient un autre assureur reste tenue par le minimum patronal de 0,372 % et par des garanties au moins équivalentes ligne à ligne ; la foire aux questions de la Confédération des grossistes de France (avril 2024) considère que la répartition 60/40 ne s’impose alors pas, mais le texte étendu de l’article 4 étant rédigé en termes d’obligation, la répartition retenue à un tarif différent doit être vérifiée et écrite dans l’acte de mise en place.

Exemple : salarié à 2 500 € brut

Cotisation de 0,62 % : 15,50 € par mois, soit 9,30 € pour l’employeur et 6,20 € pour le salarié. Sous l’ancien régime à 0,39 %, la même personne coûtait 9,75 € par mois (10,75 € avec la cotisation de reprise du passif de 0,04 % qui s’y ajoutait dans le régime mutualisé).

Libre choix de l’assureur

Le régime mutualisé est porté par AG2R Prévoyance et Malakoff Humanis, avec l’OCIRP pour la rente éducation, mais l’adhésion n’est pas obligatoire : vous pouvez choisir tout assureur dont le contrat respecte au minimum les garanties de l’accord.

Sinistres pris en charge

Seuls les sinistres survenus après le 1er juillet 2024 relèvent des nouvelles garanties, sauf évolution de l’état pathologique d’un salarié déjà indemnisé (décès pendant l’arrêt, passage en invalidité ou d’une 1re en 2e ou 3e catégorie), conformément à l’article 2 de la loi Évin.

Offre BL ASSUR 2026 pour les non-cadres : dès 0,62 % du salaire brut T1/T2, soit le taux de référence du régime de branche, avec les garanties conventionnelles en base et, si vous le souhaitez, les options de renfort (capital décès porté à 100 %, indemnités journalières et rentes majorées, maintien de salaire assuré). Tout écart par rapport au régime conventionnel se formalise dans l’acte de mise en place. Le prix définitif dépend de l’effectif, de la masse salariale et des sinistres en cours à reprendre.

Pour un chiffrage sur votre masse salariale : devis prévoyance entreprise.

Le fonds social de branche, financé par 10 % des excédents du régime mutualisé, propose depuis 2025 des actions de prévention des troubles musculosquelettiques, de soutien à la parentalité et d’accompagnement des aidants ; il est réservé aux entreprises adhérentes au régime mutualisé. Pour la reprise des sinistres en cours lors d’un changement d’assureur, voir le cas pratique n° 4 ci-dessous.

5. Prévoyance des cadres : l’ANI de 2017 et l’accord de branche du 17 septembre 2025

Jusqu’en 2025, les cadres des commerces de gros ne relevaient d’aucun régime de branche : seule s’appliquait l’obligation interprofessionnelle de l’ANI du 17 novembre 2017, qui impose à l’employeur de verser une cotisation de 1,50 % de la tranche 1 (partie du salaire limitée au plafond de la Sécurité sociale, 4 005 € par mois en 2026) à un organisme de prévoyance, à sa charge exclusive et affectée en priorité au risque décès. Les partenaires sociaux ont signé le 17 septembre 2025 un accord relatif à la mise en place d’un régime de prévoyance pour les salariés cadres, étendu par arrêté du 11 décembre 2025 (JO du 26 décembre 2025). Il s’applique à toutes les entreprises de la branche à compter du premier jour du trimestre civil suivant la publication de l’arrêté ; la date d’application publiée est le 1er juillet 2026.

Ce que change l’accord du 17 septembre 2025

  • Les trois risques deviennent obligatoires : la cotisation de 1,50 % de la tranche 1, financée par l’employeur, doit couvrir le décès, l’incapacité de travail et l’invalidité. Un contrat limité au seul capital décès ne suffit plus.
  • Les bénéficiaires : les cadres relevant des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI de 2017, soit les niveaux VII à X de la classification, quel que soit leur contrat et sans condition d’ancienneté, dès l’embauche.
  • Extension possible aux « anciens article 36 » : l’entreprise peut rattacher à ce régime les salariés dont l’emploi est classé au moins au niveau V, à condition de le formaliser dans l’acte de mise en place ; la population couverte doit être identique dans l’acte et dans le contrat.
  • Pas de grille de prestations imposée : l’accord n’édicte pas de montants minimaux de capital ou de rente. Son annexe pédagogique décrit les formes possibles (capital décès, rente éducation, allocation obsèques, indemnités journalières, rente d’invalidité) et donne des exemples de combinaisons à cotisation égale. Le choix des niveaux relève de l’entreprise, dans le cadre du 1,50 %.
  • Au-delà du minimum : l’entreprise peut financer davantage ou faire participer les cadres sur la tranche 2 ; l’annexe cite l’exemple d’un contrat à 2,50 % sur la tranche 1 et 2,18 % sur la tranche 2, avec 1 % de tranche 1 à la charge du cadre et la tranche 2 partagée à parts égales.

Exemple de contrat à 1,50 % de la tranche 1 (illustration, non conventionnelle)

GarantieNiveau observé dans une offre de branche 2026, pour 1,50 % T1 (2,19 % sur T2, répartition libre)
Capital décès toutes causes ou invalidité absolue et définitive265 % du salaire annuel brut T1/T2, majoré de 50 % par enfant à charge ; capital doublé en cas de décès accidentel
Double effet et allocation obsèquesDoublement du capital en cas de décès du conjoint ; obsèques 100 % du PMSS dans la limite des frais engagés
Rente éducation5 % jusqu’à 11 ans, 10 % de 11 à 18 ans, 15 % de 18 à 26 ans, doublée pour les orphelins des deux parents
Incapacité temporaire80 % du salaire brut en relais total du maintien de salaire conventionnel
Invalidité48 % (1re catégorie ou IPP de 33 % à 65 %), 80 % (2e et 3e catégories, IPP de 66 % et plus)

Illustration établie à partir du résumé de garanties 2026 d’un assureur du régime de branche pour le personnel cadre. Les niveaux dépendent du contrat souscrit ; seul le financement de 1,50 % T1 couvrant les trois risques est imposé.

Offre BL ASSUR 2026 pour les cadres : 1,50 % de la tranche 1, 100 % employeur, avec un contrat conforme à l’ANI de 2017 et à l’accord de branche de 2025 (décès, incapacité, invalidité), une catégorie objective sécurisée et, si vous employez des techniciens ou agents de maîtrise classés au niveau V ou plus, l’option de les rattacher au régime cadres. Le respect du 1,50 % s’apprécie en priorité sur la garantie décès ; en cas de manquement, l’ANI prévoit à la charge de l’employeur une indemnité forfaitaire de trois PASS (144 180 € en 2026) au bénéficiaire d’un cadre décédé. Voir notre guide prévoyance des cadres : l’obligation de 1,50 %.

6. Maintien de salaire conventionnel et relais de la prévoyance

La prévoyance de branche intervient en relais de l’obligation de maintien de salaire de l’employeur. Dans la CCN 573, l’article 53 accorde au salarié ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise une indemnité, déduction faite des indemnités journalières de la Sécurité sociale et de la part des prestations de prévoyance financée par l’employeur. L’indemnisation court dès le premier jour en cas d’accident du travail, de maladie professionnelle (hors accident de trajet) ou d’hospitalisation réelle ou à domicile, et à compter du huitième jour dans les autres cas. L’ancienneté s’apprécie au premier jour de l’absence et les durées se cumulent sur douze mois glissants.

AnciennetéMaladie, accident de la vie privée, accident de trajetAccident du travail, maladie professionnelle
De 1 à 5 ans30 jours à 90 % puis 30 jours aux deux tiers40 jours à 90 % puis 40 jours aux deux tiers
De 6 à 10 ans40 jours puis 40 jours50 jours puis 50 jours
De 11 à 15 ans50 jours puis 50 jours60 jours puis 60 jours
De 16 à 20 ans60 jours puis 60 jours70 jours puis 70 jours
De 21 à 25 ans70 jours puis 70 jours80 jours puis 80 jours
De 26 à 30 ans80 jours puis 80 jours90 jours puis 90 jours
31 ans et plus90 jours puis 90 jours90 jours puis 90 jours

Source : article 53 de la convention collective (dispositions générales, ouvriers et employés) : durées majorées de 10 jours par période entière de cinq ans d’ancienneté au-delà de la première année, dans la limite de 90 jours, et de 10 jours supplémentaires en accident du travail ou maladie professionnelle. Vérification du 9 septembre 2026.

Les annexes catégorielles sont plus favorables. Pour les techniciens et agents de maîtrise, après trois ans de présence, le maintien peut atteindre 100 % du salaire pendant deux à quatre mois en maladie et deux mois et demi à six mois en accident du travail, selon l’ancienneté et le secteur. Pour les cadres, il atteint 100 % pendant trois à cinq mois en maladie et quatre à sept mois en accident du travail, selon l’ancienneté ; l’hospitalisation joue sur la suppression du délai de carence, elle ne fait pas basculer un arrêt maladie dans le barème accident du travail. Ces barèmes sont à vérifier dans le texte de l’annexe applicable à chaque salarié. En maternité, l’article 54 garantit aux salariées ayant un an de présence le complément à 100 % du salaire plafonné pendant le congé, sous déduction des prestations de la Sécurité sociale et de la prévoyance.

Concrètement, pour un employé à 2 500 € brut avec quatre ans d’ancienneté, arrêté 90 jours pour maladie : sept jours de carence, puis 30 jours à 90 % et 30 jours à 66,66 % financés par l’employeur, puis le relais de la prévoyance à 60 % du brut (sous déduction des IJSS, plafonnées à 42,97 € par jour pour les arrêts prescrits depuis le 1er juillet 2026). Un contrat de maintien de salaire assuré peut transférer la charge des 60 premiers jours à l’assureur. Nos guides arrêt de travail et maintien de salaire et incapacité et invalidité détaillent les mécanismes.

7. Mise en place : DUE, accord collectif, formalités et DSN

Mutuelle prévoyance commerces de gros : signature de la décision unilatérale de l'employeur et dossier de conformité URSSAF
L’acte de mise en place et le contrat d’assurance doivent décrire la même population et les mêmes garanties : c’est le premier point vérifié en cas de contrôle.

Trois actes fondateurs sont possibles (article L. 911-1 du Code de la sécurité sociale) : un accord collectif d’entreprise, un projet d’accord ratifié par référendum à la majorité des salariés intéressés, ou une décision unilatérale de l’employeur (DUE) écrite et remise à chaque intéressé. La DUE reste l’outil le plus utilisé dans les TPE et PME du commerce de gros. Notre comparatif DUE, accord ou référendum vous aide à choisir ; le guide la DUE pour les nuls détaille la rédaction.

Faut-il une DUE si vous appliquez strictement le régime de branche ?

En prévoyance des non-cadres, la foire aux questions de la Confédération des grossistes de France précise qu’une entreprise qui applique strictement le régime conventionnel (garanties de l’accord, taux de 0,62 %, répartition 60/40) n’a pas besoin d’établir une DUE, l’accord de branche étendu tenant lieu d’acte fondateur. Une DUE devient nécessaire dès que l’entreprise améliore le régime (garanties supérieures, part employeur au-delà de 60 %), souscrit une option, définit ou confirme une catégorie objective, ou rattache des salariés de niveau V au régime cadres. En santé, faute de régime de branche, un acte d’entreprise est toujours indispensable. Pour les cadres, l’accord de branche crée directement l’obligation de couverture ; l’entreprise formalise néanmoins les choix propres à son régime lorsque c’est nécessaire, notamment les niveaux de garanties, le financement au-delà du minimum ou l’intégration facultative des salariés classés au moins au niveau V, cette dernière faculté exigeant expressément un acte conforme à l’article L. 911-1.

Les étapes que BL ASSUR conduit avec vous

  1. Audit de l’existant : convention applicable, effectif par catégorie, contrats en cours, DUE existante, salariés en arrêt ou en invalidité (sinistres en cours à déclarer au nouvel assureur).
  2. Comparatif sous 48 h ouvrées de plus de 30 partenaires assureurs, santé et prévoyance, avec vérification ligne à ligne des minima conventionnels (accord de 2023 pour les non-cadres, ANI 2017 et accord de 2025 pour les cadres).
  3. Acte de mise en place : DUE écrite remise à chaque intéressé, accord collectif régulièrement conclu ou projet ratifié par référendum, mentionnant l’organisme assureur, les catégories couvertes, les garanties, la répartition des cotisations, les dispenses et les modalités de révision. Information préalable du CSE lorsqu’il existe (au moins 50 salariés, article R. 2312-22 du Code du travail).
  4. Notice d’information établie par l’assureur et remise à chaque salarié contre signature ou récépissé (article 12 de la loi Évin), conservée dans le dossier du personnel. Voir notre guide notice d’information.
  5. Affiliations et paie : fiche de paramétrage de l’assureur, déclaration mensuelle en DSN des cotisations patronales et salariales, traitement des dispenses avec justificatif annuel, application du versement santé le cas échéant.
  6. Vie du contrat : entrées et sorties (check-list embauche et départ), portabilité jusqu’à douze mois après une rupture ouvrant droit au chômage (article L. 911-8), maintien des garanties pendant les suspensions indemnisées du contrat de travail, revalorisations et mises à jour conventionnelles.

Suspension du contrat de travail. Pendant un arrêt indemnisé (maintien de salaire, indemnités journalières complémentaires, activité partielle, congé rémunéré), les garanties et les cotisations de prévoyance sont maintenues. Pendant une suspension non indemnisée (congé sabbatique, congé parental total, création d’entreprise), les garanties sont suspendues ; le salarié peut demander le maintien de la seule garantie décès en payant la cotisation correspondante. Le détail pour la mutuelle figure dans notre fiche congé maternité ou parental.

8. Catégories objectives : cadres, non-cadres et anciens « article 36 »

Pour bénéficier des exonérations, un régime de prévoyance réservé à une catégorie doit s’appuyer sur un critère objectif (article R. 242-1-1 du Code de la sécurité sociale, décret n° 2021-1002 du 30 juillet 2021). Dans les commerces de gros, la répartition est la suivante.

PopulationDéfinition dans la CCN 573Régime de prévoyance applicable
CadresSalariés relevant des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017, soit les niveaux VII à X de la classificationAccord cadres du 17 septembre 2025 : 1,50 % T1 employeur couvrant décès, incapacité, invalidité
Anciens « article 36 »Techniciens et agents de maîtrise dont l’emploi est classé au moins au niveau VRégime des non-cadres par défaut ; rattachement au régime cadres possible si l’acte de mise en place le prévoit (faculté confirmée par délibération de la commission paritaire de l’APEC et reprise dans les accords de 2023 et de 2025)
Non-cadresTous les autres salariés, quels que soient le contrat et l’anciennetéAccord du 23 octobre 2023 : garanties conventionnelles, 0,372 % employeur minimum
Ensemble du personnelToutes catégoriesMutuelle d’entreprise (socle ANI), éventuellement à niveaux différenciés par catégorie objective

Sources : accord du 23 octobre 2023 (question 6 de la foire aux questions CGF) et accord du 17 septembre 2025 (article 2 et annexe). Vérification du 9 septembre 2026.

Deux règles pratiques. Premièrement, la population décrite dans l’acte doit être identique à celle du contrat d’assurance : un cadre au sens de la paie qui ne figure pas dans la catégorie assurée est un risque de redressement et, en cas de décès, de contentieux. Deuxièmement, un salarié « ancien article 36 » rattaché au régime cadres ne relève plus du régime des non-cadres : il ne faut pas cotiser deux fois, ni l’oublier lors d’un changement d’assureur. Le cas des salariés partageant leur temps entre deux employeurs est traité dans notre fiche salariés multi-employeurs.

9. Cinq cas pratiques chiffrés dans les commerces de gros

Cas n° 1 : grossiste en fruits et légumes, 12 salariés non-cadres, aucun cadre

Masse salariale mensuelle de 30 000 € brut (2 500 € en moyenne). Prévoyance conventionnelle à 0,62 % : 186 € par mois, dont 111,60 € pour l’employeur (0,372 %) et 74,40 € pour les salariés. Mutuelle Confort à 41 € : 492 € par mois, dont 246 € pour l’employeur. Budget employeur total : 357,60 € par mois pour une couverture conforme, avant exonérations. Aucune DUE n’est requise en prévoyance si le régime conventionnel est appliqué tel quel ; une DUE reste nécessaire pour la mutuelle.

Cas n° 2 : négociant en matériel électrique, trois cadres de niveau VIII à 4 500 € brut

Tranche 1 limitée à 4 005 € : 1,50 % représente 60,08 € par mois et par cadre, 180,23 € pour les trois, à la charge exclusive de l’employeur. Depuis l’accord de 2025, ce financement doit couvrir le décès, l’incapacité et l’invalidité : un ancien contrat « décès seul » à 1,50 % est à compléter, sans surcoût obligatoire si les garanties sont réparties dans l’enveloppe. Les 495 € au-dessus du plafond relèvent de la tranche 2, au taux du contrat, avec une répartition à définir dans l’acte.

Cas n° 3 : un chef d’équipe logistique classé au niveau V

Ce technicien relève par défaut du régime des non-cadres (capital décès 60 %). L’entreprise, qui affiliait déjà ses « articles 36 » au régime cadres avant 2024, peut maintenir cette pratique : elle l’inscrit dans sa DUE, aligne le contrat cadres sur cette population et cesse de le déclarer dans le contrat non-cadres. Sans cette formalisation, le rattachement n’est pas opposable en cas de contrôle.

Cas n° 4 : changement d’assureur avec une salariée en arrêt depuis huit mois

Les indemnités journalières complémentaires en cours restent dues par l’ancien assureur au niveau atteint, sans revalorisation (articles 7 et 7-1 de la loi Évin). Le nouvel assureur reprend les revalorisations et le différentiel de garanties contre une prime unique ou une surcotisation calculée sur la liste des sinistres en cours, que l’entreprise doit déclarer dans l’annexe prévue à cet effet. Dans le régime mutualisé, l’évolution des états pathologiques des salariés déjà indemnisés a été financée par un prélèvement de 0,06 % sur les réserves du régime pendant trois ans à compter du 1er juillet 2024. Notre fiche fusion-absorption explique le sort des encours lors d’une opération sur le capital.

Cas n° 5 : contrat de prévoyance non mis à jour depuis 2022

Le contrat garantit un capital décès de 60 % et une invalidité 2e catégorie à 60 %, sans rente éducation ni allocation obsèques, pour une cotisation de 0,39 %. Depuis le 1er juillet 2024, il manque la rente éducation (5 %, 6,5 %, 7,5 % avec planchers), l’allocation obsèques (100 % du PMSS) et la rente d’invalidité 2e catégorie à 65 %. L’employeur doit demander un avenant à son assureur, mettre à jour sa DUE si elle existe, informer les salariés et remettre la nouvelle notice. En cas de décès d’un salarié avant régularisation, la différence de prestations peut être réclamée à l’employeur par les ayants droit.

Ces cas sont des illustrations construites par BL ASSUR à partir des textes de la branche. Pour votre situation, demandez une étude : premier retour sous 24 h ouvrées.

10. Contrôle URSSAF : ce qui est vérifié dans un commerce de gros

Les contributions patronales de mutuelle et de prévoyance sont exonérées de cotisations sociales dans les limites de l’article D. 242-1 du Code de la sécurité sociale, à condition que le régime soit collectif, obligatoire, mis en place par un acte régulier et, en santé, responsable. Lors d’un contrôle, qui porte en principe sur les trois dernières années civiles, l’inspecteur demande en pratique :

  • l’acte de mise en place (DUE, accord ou procès-verbal de référendum) et la preuve de sa remise à chaque salarié pour une DUE ;
  • le contrat d’assurance et sa cohérence avec l’acte : mêmes catégories, mêmes garanties, même répartition ;
  • le respect des minima de branche : garanties de l’accord de 2023 pour les non-cadres, 1,50 % T1 couvrant les trois risques pour les cadres ;
  • les justificatifs de dispense, renouvelés chaque année lorsque la dispense repose sur une couverture par ailleurs ;
  • les notices d’information remises, les fiches de paramétrage et la cohérence des DSN.

En cas de manquement, l’exonération peut être remise en cause. Depuis 2016, le redressement est proportionné lorsque le manquement est limité : l’article L. 133-4-8 du Code de la sécurité sociale le réduit aux sommes faisant défaut ou excédentaires, multipliées par 1,5 en cas de justificatif manquant et par 3 dans les autres cas, sous conditions. La part salariale n’est pas récupérable auprès des salariés. Notre guide contrôle URSSAF mutuelle et prévoyance décrit les sept points vérifiés et la procédure.

11. Mutuelle prévoyance commerces de gros : pourquoi passer par BL ASSUR

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  • Conformité de branche vérifiée sur les seules garanties de ce contrat
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  • Reprise des sinistres en cours rarement anticipée

BL ASSUR, courtier indépendant

  • Plus de 30 partenaires assureurs comparés, régime mutualisé de branche inclus
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  • Acte de mise en place relu ou rédigé avec vous, notice et récépissé fournis
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  • 0 € de frais de courtage ou de dossier, gestion des entrées, sorties et portabilité
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Zéro frais de courtage

Notre rémunération est versée par les assureurs partenaires ; aucun frais de dossier, de mise en place ou de résiliation n’est facturé à l’entreprise.

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12. Codes NAF concernés par la CCN 573 et conventions voisines

Un même code NAF relève souvent de plusieurs conventions : le tableau indique, pour les principaux codes, la part des salariés du code rattachés à la CCN 573 selon les données DARES 2024 exploitées par Tripalio. Un pourcentage faible signale une convention voisine plus fréquente pour cette activité.

Code NAFActivitéPart des salariés du code sous IDCC 573
4669BCommerce de gros de fournitures et équipements industriels diversenviron 53 %
4669ACommerce de gros de matériel électriqueenviron 64 %
4669CCommerce de gros de fournitures et équipements pour le commerce et les servicesenviron 67 %
4674BCommerce de gros de fournitures pour la plomberie et le chauffageenviron 66 %
4673BCommerce de gros d’appareils sanitaires et de produits de décorationenviron 70 %
4639ACommerce de gros de produits surgelésenviron 81 %
4631ZCommerce de gros de fruits et légumesenviron 55 %
4690ZCommerce de gros non spécialiséenviron 55 %
4649ZCommerce de gros d’autres biens domestiquesenviron 45 %
4644ZCommerce de gros de vaisselle, verrerie et produits d’entretienenviron 71 %
4622ZCommerce de gros de fleurs et plantesenviron 66 %
4632CCommerce de gros de volailles et gibierenviron 64 %
4643ZCommerce de gros d’appareils électroménagersenviron 51 %
4633ZCommerce de gros de produits laitiers, œufs, huiles et matières grassesenviron 45 %
4641ZCommerce de gros de textilesenviron 42 %
4652ZCommerce de gros de composants et d’équipements électroniques et de télécommunicationenviron 40 %
4645ZCommerce de gros de parfumerie et de produits de beautéenviron 36 %
4674ACommerce de gros de quincaillerieenviron 34 %
4639BCommerce de gros alimentaire non spécialiséenviron 21 % (souvent IDCC 2216)
4673ACommerce de gros de bois et de matériaux de constructionenviron 8 % (le plus souvent IDCC 3216)
4646ZCommerce de gros de produits pharmaceutiquesenviron 8 % (le plus souvent IDCC 1621)

Source : répartition par code APE publiée par Tripalio d’après la DARES (2024), arrondie. Liste non exhaustive : la convention applicable dépend de l’activité réelle et principale de l’entreprise.

Pour comparer avec d’autres branches du commerce et de la distribution, consultez notre annuaire des conventions collectives.

13. FAQ : 28 questions d’employeurs sur la mutuelle et la prévoyance des commerces de gros

La convention collective

Quelle convention collective s’applique à un grossiste ?

La convention collective nationale des commerces de gros (IDCC 573, brochure 3044) s’applique aux entreprises dont l’activité principale est la vente en gros à des professionnels, dans l’alimentaire comme dans le non-alimentaire. Les entrepôts de la grande distribution alimentaire relèvent de l’IDCC 2216, les grossistes-répartiteurs en médicaments de l’IDCC 1621, le négoce de matériaux de construction de l’IDCC 3216 et les vins et spiritueux de l’IDCC 493. Le code NAF n’est qu’un indice : l’activité réelle décide.

Combien d’entreprises et de salariés relèvent de la CCN 573 ?

Environ 420 000 salariés et un peu plus de 34 000 entreprises selon les données DARES pour 2024, avec 23,5 % de cadres d’après le panorama de branche cité dans l’accord prévoyance cadres de 2025. La branche relève de l’OPCO Commerce.

Qui est cadre au sens de la prévoyance dans les commerces de gros ?

Les salariés relevant des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017, ce qui correspond aux niveaux VII à X de la classification conventionnelle. Les techniciens et agents de maîtrise classés au moins au niveau V (anciens « article 36 ») restent non-cadres, sauf rattachement au régime cadres décidé par l’entreprise et inscrit dans l’acte de mise en place.

La mutuelle d’entreprise

La CCN 573 impose-t-elle des garanties santé ou un assureur ?

Non. La branche n’a signé aucun accord frais de santé. L’employeur doit respecter le socle légal (panier de soins ANI, contrat responsable, 100 % santé, participation d’au moins 50 %) et choisit librement l’assureur et le niveau de garanties. L’offre référencée par les fédérations patronales chez un assureur est une option commerciale, pas une obligation.

Quelle participation minimale de l’employeur à la mutuelle ?

Au moins 50 % de la cotisation correspondant à la couverture obligatoire du salarié (article L. 911-7 du Code de la sécurité sociale). Sur la formule Socle ANI à 27 €, l’employeur finance 13,50 € et le salarié 13,50 €. L’employeur peut prendre en charge davantage, en l’inscrivant dans l’acte.

Quels salariés peuvent refuser la mutuelle ?

Les dispenses de droit (bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts à titre obligatoire par ailleurs, CDD ou mission de moins de trois mois avec couverture individuelle responsable) s’appliquent même si l’acte ne les prévoit pas. Les dispenses facultatives (CDD de moins de douze mois, temps partiel dont la cotisation atteindrait 10 % du salaire, ayants droit déjà couverts) doivent figurer dans l’acte. Cas distinct : les salariés déjà présents lors d’une mise en place par DUE avec part salariale peuvent refuser d’adhérer (article 11 de la loi Évin). Chaque demande de dispense est formulée par écrit par le salarié et conservée avec les justificatifs requis ; lorsque la situation qui la fonde peut évoluer, l’employeur s’assure que les conditions restent remplies.

Peut-on composer la mutuelle des commerces de gros à la carte ?

Oui. À partir du socle ANI, BL ASSUR module chaque poste (honoraires jusqu’à 600 % de la base de remboursement, optique jusqu’à 800 € par équipement, médecines douces jusqu’à 500 € par an, implantologie jusqu’à 1 500 € par an) et consulte les partenaires assureurs compatibles. Les quatre formules affichées sont des exemples parmi d’autres.

Que change le gel des cotisations santé prévu pour 2026 ?

L’article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a instauré une contribution exceptionnelle sur les organismes complémentaires et gelé les cotisations santé en 2026. Une question prioritaire de constitutionnalité a été transmise par le Conseil d’État le 24 juillet 2026 ; la décision du Conseil constitutionnel est attendue. Les tarifs de cette page sont ceux constatés au 9 septembre 2026 et seront actualisés.

La prévoyance des non-cadres

Quelles garanties prévoyance sont obligatoires pour les non-cadres depuis le 1er juillet 2024 ?

Un capital décès de 60 % du salaire annuel brut (doublé en cas de décès du conjoint), une allocation obsèques de 100 % du PMSS, une rente éducation de 5 %, 6,5 % et 7,5 % du salaire selon l’âge de l’enfant avec des planchers annuels, des indemnités journalières de 60 % du brut en relais du maintien de salaire, et des rentes d’invalidité de 39 % (1re catégorie) et 65 % (2e et 3e catégories). Ce sont les minima de l’accord du 23 octobre 2023, étendu et applicable à toutes les entreprises de la branche.

Quel est le taux de cotisation prévoyance non-cadres ?

La cotisation patronale minimale est de 0,372 % du salaire brut, tranches 1 et 2 limitées à 4 PASS. Dans le régime mutualisé de branche, la cotisation totale est de 0,62 %, répartie 60 % employeur (0,372 %) et 40 % salarié (0,248 %). Le taux de 0,39 % en vigueur de 2011 à juin 2024 est périmé. L’offre BL ASSUR démarre au taux de référence de 0,62 %.

Mon entreprise doit-elle adhérer à AG2R Prévoyance ou à Malakoff Humanis ?

Non. Ces organismes portent le régime mutualisé de branche, mais l’employeur est libre de choisir tout assureur proposant un contrat au moins équivalent aux garanties de l’accord. Hors régime mutualisé, il doit cotiser au moins 0,372 % à sa charge et respecter les garanties ; la répartition entre employeur et salarié, que l’accord fixe à 60/40 pour le financement des garanties conventionnelles, se vérifie alors dans l’acte de mise en place. Le fonds social de branche (prévention des TMS, parentalité, aidants) reste en revanche réservé aux adhérents du régime mutualisé.

Mon contrat de prévoyance date d’avant 2024 : que dois-je vérifier ?

Trois points : la présence d’une rente éducation conforme (niveaux, planchers, doublement pour les orphelins, rente viagère pour un enfant invalide), l’allocation frais d’obsèques et la rente d’invalidité 2e catégorie portée à 65 %. Si le contrat n’a pas été mis à jour par avenant, l’employeur supporte la différence de prestations en cas de sinistre. BL ASSUR réalise cette vérification ligne à ligne sans frais.

Comment se calcule la rente éducation ?

Elle est versée à chaque enfant à charge en cas de décès du salarié (le régime mutualisé de branche la sert aussi en cas d’invalidité absolue et définitive) : 5 % du salaire de référence jusqu’à 12 ans (au moins 1 200 € par an), 6,5 % de 12 à 18 ans (au moins 1 440 €), 7,5 % de 18 à 26 ans sous condition d’études, d’apprentissage ou de recherche d’un premier emploi (au moins 1 680 €). Pour un salaire de 23 000 € et un enfant de 8 ans, la rente théorique de 1 150 € est portée au plancher de 1 200 €.

Un salarié sans un an d’ancienneté est-il couvert en arrêt de travail ?

Oui pour le décès et l’invalidité, dès l’affiliation. Pour l’incapacité, la prévoyance intervient en relais du maintien de salaire conventionnel, qui suppose un an d’ancienneté ; sans cette ancienneté, les indemnités journalières complémentaires démarrent après une franchise fixe et continue de 60 jours.

La prévoyance des cadres

Que dit l’accord du 17 septembre 2025 sur la prévoyance des cadres ?

Il reprend l’obligation de l’ANI de 2017 (1,50 % de la tranche 1 à la charge exclusive de l’employeur) et impose que cette cotisation couvre les trois risques : décès, incapacité de travail et invalidité. Il désigne les bénéficiaires (niveaux VII à X, sans condition d’ancienneté), autorise le rattachement des emplois classés au moins au niveau V et fournit une annexe pédagogique avec des exemples de garanties. Étendu par arrêté du 11 décembre 2025, il est applicable à toutes les entreprises de la branche depuis 2026.

Un cadre est-il couvert dès son embauche ?

Oui. L’accord précise que les cadres bénéficient du régime quelle que soit la nature de leur contrat et sans condition d’ancienneté. Une clause d’ancienneté dans le contrat cadres serait contraire à l’accord ; en santé, aucune ancienneté n’est admise non plus.

Peut-on affilier les agents de maîtrise de niveau V au régime cadres ?

Oui, à condition de l’écrire dans l’acte de mise en place et de décrire la même population dans le contrat. Cette faculté, ouverte aux anciens « article 36 », a été validée par la commission paritaire de l’APEC et figure dans les accords de 2023 et de 2025. Les salariés ainsi rattachés cessent de relever du régime des non-cadres.

Que risque l’employeur qui n’a pas de prévoyance cadres ?

Outre la remise en cause des exonérations, l’ANI de 2017 prévoit qu’à défaut d’affiliation l’employeur verse aux ayants droit d’un cadre décédé une indemnité égale à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 144 180 € en 2026. Depuis l’accord de branche de 2025, un contrat qui n’assure que le décès expose aussi l’entreprise en cas d’incapacité ou d’invalidité d’un cadre.

Le maintien de salaire

Quel maintien de salaire en arrêt maladie dans les commerces de gros ?

À partir d’un an d’ancienneté, l’article 53 de la CCN garantit 90 % du salaire brut pendant 30 jours puis les deux tiers pendant 30 jours, durées majorées de 10 jours par période entière de cinq ans d’ancienneté, dans la limite de 90 jours, et de 10 jours en accident du travail. La carence est de 7 jours en maladie, nulle en accident du travail, maladie professionnelle ou hospitalisation. Les annexes techniciens, agents de maîtrise et cadres prévoient des durées plus longues à 100 %.

Comment s’articulent maintien de salaire et prévoyance ?

L’employeur maintient le salaire pendant la durée conventionnelle, sous déduction des IJSS et de la part employeur des prestations de prévoyance ; la prévoyance prend ensuite le relais à 60 % du brut pour les non-cadres (80 % dans l’exemple cadres) jusqu’à la reprise, l’invalidité ou la retraite. Un contrat de maintien de salaire assuré transfère à l’assureur la charge de la période conventionnelle.

Et pendant un congé maternité ?

L’article 54 garantit aux salariées ayant un an de présence continue le complément à 100 % du salaire plafonné pendant le congé de maternité, déduction faite des prestations de la Sécurité sociale et de la prévoyance. Les garanties santé et prévoyance sont maintenues pendant le congé, indemnisé par la Sécurité sociale et l’employeur.

La mise en place

Faut-il une DUE si l’on applique le régime conventionnel de prévoyance ?

Pour les non-cadres, si l’entreprise applique strictement l’accord de 2023 (garanties, 0,62 %, répartition 60/40), l’accord étendu tient lieu d’acte fondateur et la DUE n’est pas nécessaire selon la foire aux questions de la CGF. Elle le devient dès que le régime est amélioré, qu’une option est souscrite ou qu’une catégorie objective est définie. Pour la mutuelle, un acte d’entreprise est indispensable. Pour les cadres, l’accord de branche crée directement l’obligation ; un acte reste nécessaire pour formaliser les choix propres à l’entreprise (garanties, financement au-delà du minimum) et il est expressément exigé pour rattacher les salariés de niveau V et plus.

Quelles formalités pour intégrer les garanties de 2024 et de 2026 ?

Avenant au contrat d’assurance, mise à jour de la DUE existante, information du CSE lorsqu’il existe, information écrite et individuelle des salariés avec un délai de prévenance raisonnable, puis remise de la nouvelle notice d’information contre signature. La fiche de paramétrage de l’assureur permet ensuite d’ajuster la paie et la DSN.

Que se passe-t-il si je change d’assureur avec un salarié en arrêt ?

L’ancien assureur continue de verser les prestations en cours au niveau atteint ; le nouvel assureur reprend les revalorisations et l’éventuel différentiel de garanties moyennant une surcotisation ou une prime unique calculée sur les sinistres déclarés. La liste des salariés indemnisés ou susceptibles de l’être doit être déclarée avec précision au moment de l’adhésion.

Les garanties sont-elles maintenues pendant une suspension du contrat de travail ?

Oui pendant toute suspension indemnisée (maintien de salaire, indemnités journalières complémentaires, activité partielle, congé rémunéré), avec maintien des cotisations. Pendant une suspension non indemnisée (congé sabbatique, congé parental total, congé pour création d’entreprise), les garanties sont suspendues et le salarié peut conserver la seule garantie décès à sa charge.

Comment fonctionne la portabilité après un départ ?

Un salarié dont le contrat est rompu (hors faute lourde) et qui est indemnisé par l’assurance chômage conserve gratuitement sa mutuelle et sa prévoyance pendant une durée égale à son dernier contrat, dans la limite de douze mois (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale). L’employeur mentionne ce droit dans le certificat de travail et informe l’assureur. Voir notre guide portabilité.

BL ASSUR

BL ASSUR facture-t-il des frais ?

Non. Aucun frais de courtage, de dossier, de mise en place ou de résiliation n’est facturé à l’entreprise ; notre rémunération est versée par les assureurs partenaires. Le CE d’entreprise est offert à vos salariés.

Comment obtenir un comparatif pour mon entreprise de commerce de gros ?

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14. Sources officielles et jurisprudence, vérifiées le 9 septembre 2026

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