IDCC 16 · Brochure 3085 · Guide employeur

Mutuelle et prévoyance CCN Transports routiers (IDCC 16)

Ce que la convention impose à l’employeur, et ce que cela coûte

Marchandises, messagerie, déménagement, voyageurs, ambulances : dans le transport routier, la mutuelle et la prévoyance sont obligatoires, avec un accord propre à chaque secteur. Ce guide compare les six secteurs de la convention, puis détaille le transport de marchandises. BL ASSUR met le régime en place sans frais de courtage.

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Que doit l’employeur en mutuelle et en prévoyance dans le transport routier ?

Une entreprise de transport routier de marchandises relevant de la convention IDCC 16 doit trois couvertures à ses salariés. D’abord une complémentaire santé au moins égale au socle « protection santé » de l’accord du 1er octobre 2012. L’avenant n° 3 du 3 février 2022 chiffre ce régime à 1,40 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, dont 0,70 % pour l’employeur. Ensuite une prévoyance des non-cadres (décès, invalidité, incapacité de travail) à 1,20 % du salaire brut, financée pour moitié au moins par l’employeur. Enfin, pour les conducteurs de poids lourds et d’autocars, la garantie inaptitude à la conduite, à 0,35 %.

Pour ses cadres, toute entreprise de la convention 16 verse 1,50 % de la tranche 1 du salaire, à sa charge exclusive (ANI du 17 novembre 2017). Voyageurs, transport sanitaire, déménagement et transport de fonds suivent leurs propres accords. Le choix de l’assureur est libre. En revanche, la cotisation de solidarité de 0,05 % est collectée par l’institution de prévoyance de la branche, quel que soit l’assureur.

Sources : avenant n° 3 du 3 février 2022 à l’accord santé du 1er octobre 2012, accord-cadre du 20 avril 2016, accord du 3 février 2022 sur l’incapacité de travail, ANI du 17 novembre 2017 sur la prévoyance des cadres. Détail dans la section Sources officielles.

Les offres BL ASSUR pour cette convention

Une mutuelle calée sur le socle de la branche, une prévoyance aux taux de la convention, négociées auprès de plus de 30 partenaires assureurs.

  • Mutuelle d’entreprisedès 48,06 €*par mois et par salarié, soit 1,20 % du plafond mensuel de la sécurité sociale. Part employeur : 28,04 €, soit les 0,70 % du plafond fixés par la branche. Part salarié : 20,02 €.
  • Prévoyance non-cadres1,20 %du salaire brut, taux de la convention pour le transport de marchandises. Part employeur : 0,60 %. Conducteurs : inaptitude à la conduite en plus, à 0,35 %.
  • Prévoyance cadres1,50 % T1taux de la convention, entièrement à la charge de l’employeur, affecté en priorité au décès.

* Offre commerciale BL ASSUR, et non tarif fixé par la convention, qui chiffre son régime santé à 1,40 % du plafond mensuel (56,07 € pour un plafond de 4 005 €). Tarif définitif après étude de l’effectif. CE externalisé offert et aucun frais de courtage.

En bref

Points vérifiés le

  • Convention : CCN des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950, IDCC 16, brochure 3085. Six secteurs, chacun avec ses accords de protection sociale.
  • Mutuelle, marchandises : obligatoire depuis le 1er janvier 2013. Socle relevé au 1er juillet 2022 par l’avenant n° 3, étendu. Régime chiffré à 1,40 % du plafond mensuel, dont 0,70 % pour l’employeur (1,0 % et 0,5 % en Alsace-Moselle).
  • Prévoyance des non-cadres, marchandises : 1,20 % du salaire brut, dans la limite de trois plafonds, dont 0,05 % de solidarité. Capital décès de 50 à 130 % du salaire, plus 30 % par enfant. Rente d’invalidité de 15 à 30 %. Indemnités journalières à 75 ou 80 % après 180 jours d’arrêt.
  • Conducteurs : garantie inaptitude à la conduite à 0,35 %, dont 0,21 % au moins pour l’employeur.
  • Cadres : 1,50 % de la tranche 1, à la charge exclusive de l’employeur (ANI du 17 novembre 2017).
  • Assureur : libre choix. Le contrat doit viser l’accord-cadre du 20 avril 2016 et tenir le compte de points de chaque salarié.
  • Arrêt de travail : maintien de salaire conventionnel à 100 % puis 75 % à partir de trois ans d’ancienneté. La prévoyance prend le relais après 180 jours.
  • Tarifs : mutuelle dès 48,06 € par mois, offre commerciale BL ASSUR et non tarif fixé par la convention. Prévoyance aux taux conventionnels : 1,20 % et 1,50 % de la tranche 1.

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Convention 16 : de quel secteur relevez-vous ?

La convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 (IDCC 16, brochure 3085) a été étendue dès 1955. Elle réunit six secteurs sous un même numéro. C’est sa particularité : en mutuelle et prévoyance, le transport routier n’a pas un régime, mais un régime par secteur. La première vérification porte donc sur l’activité principale réellement exercée.

Mutuelle prévoyance transport routier : conducteur routier devant son poids lourd, salarié d’une entreprise relevant de la convention IDCC 16
Conducteurs, exploitants, agents de quai, ambulanciers, déménageurs : une même convention, des accords de protection sociale différents selon le secteur.

Six secteurs, six jeux de règles

Mutuelle et prévoyance des non-cadres selon le secteur de la convention 16
Secteur et codes APE fréquentsSocle santéPrévoyance des non-cadres
Transport routier de marchandises et activités auxiliaires : 49.41A, 49.41B, 49.41C, 52.29A et, pour partie, 52.29B, 53.20Z, 77.12ZAccord du 1er octobre 2012, avenant n° 3 du 3 février 2022. Régime chiffré à 1,40 % du plafond mensuel.1,20 % : décès, invalidité, incapacité. Conducteurs : 0,35 % en plus.
Transport routier de voyageurs : 49.39A, 49.39BAccord du 24 mai 2011.Décès et invalidité 0,70 %, garantie affection de longue durée (AVC, cancer) 0,50 %. Conducteurs : 0,35 % en plus, soit 1,55 % au total.
Transport sanitaire : 86.90AAccord du 6 octobre 2015 et son avenant du 11 février 2020.Régime propre : accord du 28 mars 2022, 1,20 % dont 0,05 % de solidarité, en 50/50.
Déménagement : 49.42ZAccord du 25 septembre 2015 et son avenant du 11 février 2020.Décès et invalidité 0,70 %. Conducteurs : 0,35 % en plus.
Prestations logistiques : 52.10BSocle contrôlé par BL ASSUR selon l’activité déclarée.Décès et invalidité des non-cadres : 0,70 %.
Transport de fonds et valeursAccord national professionnel du 5 mars 1991 et ses avenants.Régime propre, annexe II de l’accord du 5 mars 1991.

Lecture BL ASSUR des accords rattachés à la convention collective (Légifrance) et de l’accord-cadre du 20 avril 2016, vérifiée le . Dans tous les secteurs, les cadres relèvent du 1,50 % de la tranche 1.

Voyageurs, transport sanitaire, déménagement : ce qui change

Transport de voyageurs

Autocars, lignes régulières, transport scolaire, tourisme (49.39A, 49.39B). Le socle santé vient de l’accord du 24 mai 2011. Les non-cadres bénéficient du décès et de l’invalidité de l’accord-cadre, à 0,70 %. Depuis le 1er janvier 2023, l’accord du 23 mars 2022 ajoute une garantie en cas d’affection de longue durée liée à un AVC ou à un cancer : 0,50 %, dont 0,30 % au moins pour l’employeur. Avec l’inaptitude à la conduite, un conducteur d’autocar atteint 1,55 %.

Transport sanitaire

Ambulances et véhicules sanitaires légers (86.90A). Le socle santé vient de l’accord du 6 octobre 2015. La prévoyance des non-cadres a son propre texte, l’accord du 28 mars 2022, applicable depuis le 1er juillet 2022 : 1,20 % du salaire, dont 0,05 % de solidarité, avec la moitié au moins pour l’employeur. Il couvre le décès, l’invalidité et l’incapacité de travail, à des niveaux propres au secteur.

Déménagement

Déménagement et garde-meubles (49.42Z). Le socle santé vient de l’accord du 25 septembre 2015. Les non-cadres relèvent du décès et de l’invalidité de l’accord-cadre, à 0,70 %, et les conducteurs de poids lourds de l’inaptitude à la conduite, à 0,35 %. L’accord du 3 février 2022 sur l’incapacité de travail ne vise pas ce secteur : l’arrêt long n’est couvert que si l’entreprise le prévoit.

À partir de la section 2, ce guide détaille le transport routier de marchandises et ses activités auxiliaires, qui regroupent la majorité des entreprises de la convention. Pour les autres secteurs, BL ASSUR applique la même méthode : vérification de l’accord applicable, puis comparatif sur devis.

IDCC 16 ou autre convention ?

Le mot « transport » ne suffit pas. Plusieurs activités voisines dépendent d’une autre branche, avec d’autres obligations. Ce tableau donne les confusions les plus fréquentes.

Activité principale et convention collective applicable
Activité principaleConventionÀ retenir
Transport de marchandises pour compte d’autrui, messagerie, fret express, location de camions avec conducteurIDCC 16Secteur marchandises et activités auxiliaires.
Autocars, lignes interurbaines, transport scolaire, tourismeIDCC 16Secteur voyageurs : accords distincts.
Ambulances, véhicules sanitaires légersIDCC 16Secteur transport sanitaire : régime de prévoyance propre.
Déménagement, garde-meublesIDCC 16Secteur déménagement.
Bus, tramways et métros des réseaux urbainsTransports publics urbains de voyageurs, IDCC 1424Même accord-cadre de prévoyance, autre convention.
TaxisTaxis, IDCC 2219Hors champ de la convention 16.
Location de véhicules sans conducteur, dépannage, auto-écoleServices de l’automobile, IDCC 1090Régimes de branche spécifiques.
Collecte des déchetsActivités du déchet, IDCC 2149Inaptitude à la conduite commune avec le transport.
Entreposage frigorifiqueExploitations frigorifiques, IDCC 200Ne pas confondre avec la logistique.
Transport pour compte propre d’un industriel ou d’un négociantConvention de l’activité principale, par exemple commerces de gros, IDCC 573Le transport n’est pas l’activité principale.

La convention applicable figure sur le bulletin de paie et dans la DSN. Les autres branches sont présentées dans notre annuaire des conventions collectives.

NAF 2025 : les codes APE changent. La nouvelle nomenclature de l’INSEE s’applique au 1er janvier 2027, après un déploiement progressif. Le code 49.41A devient 49.41G, « transport routier de fret longue distance ». Le code 49.41B est réparti pour l’essentiel vers 49.41H, « fret régional et de proximité », et pour certaines activités vers 52.24H (manutention non portuaire) ou 53.20G (livraison de colis). Les accords de la branche citent encore les anciens codes.

Sur le fond, rien ne change. Le code APE reste un indice, jamais une preuve : selon l’article 5 du décret du 26 décembre 2007, le code attribué par l’INSEE ne suffit pas à créer des droits ou des obligations. Seule l’activité principale détermine la convention. Source : nomenclature NAF 2025, INSEE.

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Mutuelle du transport routier de marchandises : le socle « protection santé »

Dans le transport de marchandises, la complémentaire santé est obligatoire depuis le 1er janvier 2013, trois ans avant la généralisation légale. Elle repose sur l’accord du 1er octobre 2012, qui crée une « obligation conventionnelle de souscrire un socle minimal de protection santé ». Trois avenants l’ont fait évoluer : en 2015, en 2020 pour la réforme 100 % Santé, puis en 2022. L’avenant n° 3 du 3 février 2022, étendu, relève nettement les garanties depuis le 1er juillet 2022.

Ce qui est obligatoire

  • Couvrir tous les salariés, cadres et non-cadres, par un contrat collectif et responsable.
  • Atteindre, ligne à ligne, le socle de garanties annexé à l’accord.
  • Verser la part patronale, que la branche fixe à 0,70 % du plafond mensuel (0,5 % en Alsace-Moselle).
  • Cotiser dès le premier mois civil de l’embauche. Le mois du départ reste dû en entier.
  • Remettre la notice d’information de l’assureur à chaque salarié.
  • Retenir un contrat qui couvre les suites des états pathologiques antérieurs.

Ce qui reste libre

  • Le choix de l’assureur : l’avenant n° 3 ne désigne ni ne recommande aucun organisme.
  • Un niveau de garanties supérieur au socle.
  • Une part patronale plus élevée.
  • La couverture du conjoint et des enfants : facultative, à la charge du salarié sauf décision de l’entreprise.
  • Les renforts que le salarié ajoute à titre personnel. L’assureur doit en proposer.

Le socle conventionnel, poste par poste

Socle « protection santé » du transport de marchandises, remboursements de la Sécurité sociale inclus
PosteSocle conventionnelPrécision
Soins courants
Généralistes150 % BR130 % BR hors OPTAM.
Spécialistes, actes techniques200 % BR130 % BR hors OPTAM.
Imagerie150 % BR100 % BR hors OPTAM.
Médicaments, analyses, auxiliaires médicaux100 % BRTicket modérateur pris en charge.
Hospitalisation
Honoraires250 % BR130 % BR hors OPTAM.
Frais de séjour225 % BRForfait journalier aux frais réels.
Chambre particulière, par jour75 €Maternité comprise. Accompagnant d’un enfant : 50 € par jour.
Optique, un équipement tous les deux ans
Monture et deux verres simples280 €Dont 100 € pour la monture, soit 90 € par verre.
Monture et deux verres complexes340 €Soit 120 € par verre.
Monture et deux verres très complexes360 €Soit 130 € par verre.
Lentilles, sur deux ans200 €80 € pour les lentilles non remboursées.
Dentaire
Prothèses, honoraires maîtrisés ou libres200 % BRSoins à 100 % BR.
Orthodontie remboursée, par semestre200 % BR100 € par semestre si non remboursée.
Implantologie, par an100 €Trois dents au plus.
Aides auditives, prévention, divers
Aide auditive de classe II150 % BRDans la limite réglementaire de 1 700 € par oreille.
Médecines douces, par an110 €Ostéopathie, chiropractie, acupuncture, diététique.
Forfait naissance ou adoption350 €Par enfant.
Paniers 100 % SantéSans reste à chargeOptique, dentaire, audiologie.

BR : base de remboursement. OPTAM : option de pratique tarifaire maîtrisée. Source : base du régime conventionnel publiée par l’institution de prévoyance de la branche (tableau des garanties), en application de l’avenant n° 3 du 3 février 2022, étendu par arrêté du 20 juin 2022 sous réserve du cahier des charges du contrat responsable. Vérifié le 17 septembre 2026.

Financement : ce que dit la branche, ce que propose BL ASSUR

L’avenant n° 3 chiffre le régime conventionnel : 1,40 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 56,07 € pour un plafond de 4 005 €. L’employeur en verse 0,70 %, soit 28,04 €, et le salarié autant. En Alsace-Moselle, le régime est fixé à 1,0 % du plafond, soit 40,05 €, partagé par moitié.

Un contrat conforme au socle peut coûter moins cher auprès d’un autre assureur. C’est le cas de l’offre BL ASSUR à 48,06 €. Par prudence, nous maintenons la part patronale au niveau fixé par la branche, soit 28,04 €. L’économie revient alors au salarié : il paie 20,02 € au lieu de 28,04 €. L’employeur respecte la lettre de l’accord et améliore le salaire net de son équipe.

À suivre. Un avenant n° 4 du 13 avril 2026 met le socle à jour des dernières évolutions du 100 % Santé, notamment les fauteuils roulants et les prothèses capillaires. Son avis d’extension a été publié au Journal officiel du 5 juin 2026. À la date de vérification, l’arrêté d’extension n’était pas paru : l’avenant lie les entreprises adhérentes des organisations signataires, et le socle étendu reste celui de l’avenant n° 3.

Dispenses d’affiliation

Un salarié peut refuser la mutuelle dans les cas prévus par le Code de la sécurité sociale : contrat court avec versement santé, complémentaire santé solidaire, couverture obligatoire par ailleurs, y compris comme ayant droit. L’accord de branche ajoute ses propres cas, à reprendre dans l’acte de mise en place. La demande est toujours écrite, à l’initiative du salarié, et justifiée. Dans un secteur où les contrats courts sont nombreux, l’employeur doit conserver chaque pièce. Notre guide des dispenses de mutuelle d’entreprise détaille chaque situation.

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Prévoyance des non-cadres du transport de marchandises : le 1,20 %

La prévoyance du transport routier vient de loin : un décret du 3 octobre 1955 l’a créée. Les partenaires sociaux l’ont refondue par l’accord-cadre du 20 avril 2016, étendu par arrêté du 1er décembre 2016 et applicable depuis le 1er janvier 2017. Son article 3 prévient : il organise « un véritable régime », et non un simple socle minimum. Aucune entreprise ne peut y déroger dans un sens moins favorable.

Pour le transport de marchandises, l’accord du 3 février 2022 y a ajouté l’incapacité de travail. Étendu par arrêté du 28 juin 2022, il s’applique depuis le 1er juillet 2022. Le régime couvre les salariés non-cadres, c’est-à-dire ceux qui ne relèvent pas des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017.

Garanties de prévoyance des non-cadres, transport routier de marchandises et activités auxiliaires
GarantieNiveau conventionnelPrécision
Décès
Célibataire, veuf, séparé ou divorcé, sans enfant50 % du salaire de référenceSalaire brut des douze derniers mois, limité à trois plafonds.
Célibataire, veuf, séparé ou divorcé, un enfant à charge100 %Dont 30 % réservés à l’enfant.
Marié, pacsé ou en concubinage, sans enfant100 %
Marié, pacsé ou en concubinage, un enfant à charge130 %Dont 30 % réservés à l’enfant.
Par enfant à charge supplémentaire+ 30 %Total limité à 200 % du capital de base.
Invalidité absolue et définitiveCapital décès versé par anticipation
Double effetSecond capital aux enfantsDécès du conjoint dans les deux ans, enfants encore à charge.
Invalidité, rente annuelle
1re catégorie, ou incapacité permanente de 54 % à moins de 66 %15 %Quel que soit le nombre de points.
2e ou 3e catégorie, ou incapacité permanente d’au moins 66 %20 %, 22,5 %, 25 % ou 30 %Jusqu’à 1 800 points, de 1 801 à 2 400, de 2 401 à 3 600, puis au-delà.
Incapacité de travail
Indemnités journalières, moins de 3 000 points75 % du salaire de référenceIndemnités de la Sécurité sociale déduites.
Indemnités journalières, 3 000 points et plus80 %Jusqu’au 1 095e jour d’arrêt au plus.
Franchise180 jours d’arrêt continusEn relais du maintien de salaire, jamais avant sa fin.

Sources : accord-cadre du 20 avril 2016 et son annexe sur les garanties décès et invalidité, étendus par arrêté du 1er décembre 2016 (JO du 13 décembre 2016) ; accord du 3 février 2022, étendu par arrêté du 28 juin 2022 (JO du 30 juin 2022) ; tableau des garanties de la base conventionnelle. Vérifié le 17 septembre 2026.

Les points d’activité, une mécanique propre au transport

Chaque salarié possède un compte personnel de points. Un salarié payé entre le SMIC et le plafond de la sécurité sociale acquiert 10 points par mois, soit 120 par an. Les carrières antérieures à 2017 sont reconstituées. Les seuils du régime se lisent donc en années de métier dans la branche : 1 800 points pour quinze ans, 3 000 points pour vingt-cinq ans, 3 600 points pour trente ans. Les points suivent le salarié d’une entreprise de transport à l’autre.

Comment se décompose le 1,20 %

Dans le transport routier de marchandises, la cotisation de prévoyance des non-cadres s’élève à 1,20 % du salaire brut. Elle se décompose ainsi :

  • 0,70 % pour le décès et l’invalidité, dont 0,05 % pour le fonds de solidarité de la branche ;
  • 0,50 % pour l’incapacité de travail ;
  • une assiette égale au salaire brut soumis à cotisations, hors frais professionnels, dans la limite de trois plafonds de la sécurité sociale ;
  • une part patronale d’au moins la moitié, soit 0,60 %. La part du salarié ne peut pas dépasser 0,60 %.

Cinq exigences que tout contrat doit respecter

Le libre choix de l’assureur a une contrepartie. L’accord-cadre impose des clauses à tout contrat, quel que soit l’organisme :

  • viser expressément l’accord-cadre, qui doit lui être annexé avec ses avenants ;
  • reconstituer et calculer les points d’activité, carrière passée comprise ;
  • offrir à chaque salarié un espace en ligne sécurisé pour consulter ses points ;
  • remettre un relevé de points au départ du salarié et à la résiliation du contrat ;
  • ne jamais suspendre la couverture des salariés si l’entreprise tarde à payer.

La part de 0,05 % finance le haut degré de solidarité, dont le programme de prévention « Transportez-Vous Bien ». L’accord en confie la collecte à Carcept-Prévoyance auprès de toutes les entreprises, même assurées ailleurs. BL ASSUR vérifie ces points avant de recommander une offre. Pour distinguer les deux risques d’arrêt, lisez notre fiche incapacité ou invalidité : les différences.

Source : accord-cadre du 20 avril 2016, articles 3, 5 à 8, 13 et 14. Les garanties sont maintenues pendant les suspensions indemnisées du contrat de travail, et la portabilité s’applique aux anciens salariés indemnisés par l’assurance chômage. Vérifié le 17 septembre 2026.

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Conducteurs : la garantie inaptitude à la conduite

Un conducteur qui perd son permis poids lourd pour raison médicale perd son métier. La profession couvre ce risque depuis le protocole d’accord du 24 septembre 1980. L’avenant n° 7 du 20 avril 2016 l’a modernisé au 1er janvier 2017. Le régime est géré par l’IPRIAC, l’institution de prévoyance d’inaptitude à la conduite.

Qui cotise, et combien ?

L’adhésion est obligatoire pour les salariés qui occupent un emploi de conduite exigeant un permis C, C1, C1E, CE, D, D1, D1E ou DE. Le transport scolaire est aussi visé.

La cotisation est de 0,35 % du salaire brut, dans la limite de trois plafonds. L’employeur en paie au moins 0,21 %, le salarié au plus 0,14 %. Elle s’ajoute au 1,20 %.

Que perçoit le conducteur ?

Tout dépend de ses points d’activité au jour où la commission médicale reconnaît l’inaptitude définitive. Jusqu’à 1 200 points : un capital d’un douzième du salaire annuel de référence. De 1 201 à 1 800 points : deux douzièmes. Au-delà : une rente de 35 %.

Le total des sommes perçues ne dépasse pas 100 % du salaire net. La demande se fait dans les cinq ans.

Un point intéresse l’employeur. Si le conducteur est reclassé dans l’entreprise avec un salaire au moins égal à 90 % de l’ancien, la prestation est versée à l’entreprise. En dessous, elle revient au salarié. La garantie accompagne donc aussi le reclassement.

Sources : protocole d’accord du 24 septembre 1980 et avenant n° 7 du 20 avril 2016 (taux porté de 0,25 % à 0,35 %), étendu ; présentation de la garantie par l’institution. Vérifié le 17 septembre 2026.

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Cadres : le 1,50 % de la tranche 1

Le régime de branche s’arrête aux non-cadres. Pour les ingénieurs et cadres, qui relèvent de l’annexe IV de la convention, l’obligation est interprofessionnelle. L’article 13 de l’accord-cadre la rappelle : l’employeur verse, à sa charge exclusive, une cotisation de prévoyance de 1,50 % de la tranche 1 du salaire. Elle résulte aujourd’hui de l’article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017.

Qui est concerné ?

Les cadres au sens de l’article 2.1 de l’ANI, et les salariés assimilés au sens de l’article 2.2. Les techniciens et agents de maîtrise relèvent de l’annexe III : ils suivent en principe le régime des non-cadres, sauf rattachement au régime des cadres par leur classification.

La frontière se vérifie salarié par salarié. Une erreur de collège se paie deux fois : cotisations à régulariser, garanties à reconstituer.

Ce que le 1,50 % doit financer

La cotisation est affectée par priorité au risque décès, pour plus de la moitié, soit 0,76 % de la tranche 1. Le solde finance l’incapacité et l’invalidité.

Si un cadre non couvert décède, l’employeur doit à ses ayants droit un capital de trois plafonds annuels de la sécurité sociale, soit 144 180 € pour un plafond de 48 060 €.

Les cadres n’ayant pas accès au régime de branche, leur contrat doit prévoir lui-même le décès, l’incapacité et l’invalidité. Notre fiche prévoyance des cadres : l’obligation du 1,50 % détaille le calcul et les contrôles.

Sources : ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, articles 1er, 2.1 et 2.2 ; accord-cadre du 20 avril 2016, article 13 ; annexes III et IV de la convention. Vérifié le 17 septembre 2026.

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Transport de marchandises : ce que la protection sociale coûte à l’employeur

En mutuelle et prévoyance du transport routier, la branche ne fixe pas seulement des garanties : elle chiffre aussi ses régimes. Les offres BL ASSUR sont présentées en haut de page. Cette section montre ce qu’elles coûtent réellement à l’employeur, profil par profil.

Repère de branche. L’avenant n° 3 chiffre le régime santé conventionnel à 1,40 % du plafond mensuel, soit 56,07 € pour un plafond de 4 005 €, dont 28,04 € pour l’employeur. À 48,06 €, l’offre BL ASSUR représente 1,20 % du plafond. La part patronale reste celle de la branche : l’écart de 8,01 € par mois profite au salarié.

Coût mensuel employeur sur trois profils

Simulation avec la mutuelle BL ASSUR d’entrée de gamme et la prévoyance aux taux conventionnels
ProfilSalaire brutMutuelle, part employeurPrévoyance, part employeurTotal employeur par mois
Conducteur routier, non-cadre2 300 €28,04 €0,60 % + 0,21 %, soit 18,63 €46,67 €
Employée d’exploitation, non-cadre2 100 €28,04 €0,60 %, soit 12,60 €40,64 €
Responsable d’exploitation, cadre3 600 €28,04 €1,50 %, soit 54,00 €82,04 €

Hypothèses : mutuelle à 48,06 € avec part patronale de 0,70 % du plafond mensuel, prévoyance des non-cadres à 1,20 % en 50/50, inaptitude à la conduite à 0,35 % dont 0,21 % pour l’employeur, prévoyance des cadres à 1,50 % de la tranche 1, salaires inférieurs au plafond de la sécurité sociale. Calculs BL ASSUR.

Le traitement social de ces cotisations

Lorsque le régime est collectif et obligatoire, la part patronale est exclue de l’assiette des cotisations de sécurité sociale, dans les limites légales. Elle reste soumise à la CSG et à la CRDS. À partir de 11 salariés, elle supporte le forfait social de 8 %. Côté salarié, la part patronale de la mutuelle est imposable.

Ces avantages supposent un dossier en ordre : acte de mise en place, dispenses justifiées, notice remise. Notre fiche sur le contrôle URSSAF de la mutuelle et de la prévoyance liste les pièces demandées.

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Les formules mutuelle BL ASSUR pour le transport routier

Les quatre formules ci-dessous sont des exemples parmi d’autres. BL ASSUR construit chaque proposition à partir de plus de 30 partenaires assureurs, et peut donc s’en écarter. Toutes respectent au minimum le socle « protection santé » de la convention et le cahier des charges du contrat responsable.

Socle CCN

48,06 € par mois

28,04 € employeur, 20,02 € salarié

  • Socle de la convention
  • Spécialistes : 200 % BR
  • Chambre particulière : 75 € par jour
  • Verres : 90 €, 120 € ou 130 € l’unité
  • Prothèses dentaires : 200 % BR

Bon compromis

Confort

62 € par mois

31 € employeur, 31 € salarié

  • Spécialistes : 250 % BR
  • Chambre particulière : 90 € par jour
  • Verres : 120 €, 200 € ou 250 € l’unité
  • Prothèses dentaires : 300 % BR
  • Médecines douces : 140 € par an

Premium

80 € par mois

40 € employeur, 40 € salarié

  • Spécialistes : 350 % BR
  • Chambre particulière : 105 € par jour
  • Verres : 140 €, 250 € ou 300 € l’unité
  • Prothèses dentaires : 400 % BR
  • Médecines douces : 170 € par an

Excellence

100 € par mois

50 € employeur, 50 € salarié

  • 500 % BR sur l’ensemble des soins
  • Chambre particulière : 120 € par jour
  • Verres : 160 €, 300 € ou 350 € l’unité
  • Prothèses dentaires : 500 % BR
  • Médecines douces : 200 € par an

Pourquoi « bon compromis » ? Par rapport au socle, la formule Confort porte les prothèses dentaires de 200 à 300 % BR et le verre complexe de 120 à 200 €. La part de l’employeur passe de 28,04 € à 31 €, soit moins de 3 € de plus par mois et par salarié.

Comparatif des quatre formules, salarié seul, régime général
PosteSocle CCN, 48,06 €Confort, 62 €Premium, 80 €Excellence, 100 €
Généralistes (OPTAM)150 % BR200 % BR300 % BR500 % BR
Spécialistes (OPTAM)200 % BR250 % BR350 % BR500 % BR
Honoraires hospitaliers (OPTAM)250 % BR300 % BR400 % BR500 % BR
Chambre particulière, par jour75 €90 €105 €120 €
Monture100 €100 €100 €100 €
Verre simple, à l’unité90 €120 €140 €160 €
Verre complexe, à l’unité120 €200 €250 €300 €
Verre très complexe, à l’unité130 €250 €300 €350 €
Prothèses dentaires200 % BR300 % BR400 % BR500 % BR
Orthodontie remboursée200 % BR300 % BR400 % BR500 % BR
Implantologie, par an100 €400 €600 €800 €
Aide auditive de classe II150 % BR250 % BR350 % BR450 % BR
Médecines douces, par an110 €140 €170 €200 €
Forfait naissance350 €450 €550 €650 €
Part employeur28,04 €31 €40 €50 €

Exemples de formules BL ASSUR, remboursements de la Sécurité sociale inclus. La formule Excellence se cale sur les plafonds du contrat responsable en optique : monture à 100 €, 320 € la paire de verres simples, 700 € la paire de verres très complexes. Hors OPTAM, la prise en charge des dépassements est plafonnée par le cahier des charges du contrat responsable. CE externalisé offert avec chaque formule.

La cinquième option : votre mutuelle à la carte

Un transporteur de cinq conducteurs n’a pas les besoins d’un groupe de messagerie de deux cents salariés. BL ASSUR compose aussi des contrats poste par poste, entre le socle de la convention et les plafonds ci-dessous. Vous renforcez ce qui compte pour vos équipes, roulantes ou sédentaires, sans payer le reste.

Mutuelle à la carte : du socle conventionnel au plafond possible
PosteSocle de la conventionPlafond à la carte
Honoraires médicaux et chirurgicaux150 à 250 % BRJusqu’à 600 % BR
Optique, par équipement280 à 360 €Jusqu’à 800 €, dans les limites du contrat responsable
Implantologie100 € par anJusqu’à 1 500 € par an
Médecines douces110 € par anJusqu’à 500 € par an

Options facultatives pour les salariés : chaque salarié peut ajouter un renfort individuel, ou couvrir son conjoint et ses enfants. Ces extensions restent à sa charge, comme le prévoit l’accord de branche.

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Arrêt de travail : maintien de salaire, puis relais de la prévoyance

Avant la prévoyance, c’est l’employeur qui complète les indemnités journalières de la Sécurité sociale. La convention 16 prévoit un maintien de salaire plus généreux que le Code du travail, mais plus tardif. Ses règles figurent dans chaque annexe : article 10 ter pour les ouvriers, 17 bis pour les employés, 21 bis pour les techniciens, agents de maîtrise et cadres.

Maintien de salaire en cas de maladie : Code du travail et convention 16
RègleCode du travailConvention 16
Ancienneté requise1 an3 ans en maladie, 1 an en accident du travail
Début de l’indemnisation, ouvriers et employés8e jour d’absence6e jour d’absence. 3e jour en cas d’hospitalisation, dans le transport de marchandises.
Début de l’indemnisation, techniciens, agents de maîtrise et cadres8e jour d’absence1er jour d’absence
Niveau garanti90 % du brut, puis deux tiers100 % de la rémunération, puis 75 %
Durée30 jours par période, plus 10 jours tous les 5 ans d’ancienneté, 90 jours au plusVariable selon la catégorie et l’ancienneté au premier jour d’absence

Montants versés sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale. Entre un et trois ans d’ancienneté, le salarié malade relève du seul maintien légal. Sources : annexes I à IV de la convention, accord du 3 février 2022 portant diverses dispositions pour le transport de marchandises, fiche du Code du travail numérique ; articles L. 1226-1 et D. 1226-1 et suivants du Code du travail. Vérifié le 17 septembre 2026.

Le risque : un vide avant le 181e jour

Dans le transport routier de marchandises, la prévoyance conventionnelle des non-cadres n’intervient qu’après 180 jours d’arrêt continus, et jamais avant la fin du maintien de salaire. Or ce maintien s’épuise souvent plus tôt. Entre les deux, le salarié ne perçoit que les indemnités de la Sécurité sociale, soit la moitié de son salaire brut.

Prenons un conducteur payé 2 300 € brut. Son salaire journalier de base est de 75,62 €. La Sécurité sociale lui verse 37,81 € par jour à partir du 4e jour. Au 181e jour, la prévoyance complète jusqu’à 75 % du salaire de référence, soit 18,90 € par jour en plus. S’il totalise 3 000 points, le complément passe à 22,68 €.

Bon à savoir. Deux renforts comblent ce vide. Une franchise plus courte fait démarrer les indemnités journalières dès la fin du maintien de salaire. Une garantie dédiée, à la charge exclusive de l’employeur, lui rembourse le maintien de salaire versé. Notre fiche arrêt de travail et maintien de salaire explique le calcul pas à pas.

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Mise en place : sept étapes pour un régime en ordre

Les accords de branche étendus créent l’obligation. Reste à l’organiser dans l’entreprise, avec un écrit et des preuves. Voici la méthode que BL ASSUR applique à la mutuelle et à la prévoyance du transport routier.

Mutuelle prévoyance transport routier : signature de l’acte de mise en place et vérification de la conformité URSSAF dans une entreprise de transport
L’acte de mise en place, la notice et les dispenses : trois pièces à conserver pour un contrôle.
  1. Identifier le secteurMarchandises, voyageurs, sanitaire, déménagement, logistique ou fonds : l’activité principale décide des accords applicables.
  2. Trier les salariés par collègeNon-cadres, conducteurs soumis à l’inaptitude à la conduite, cadres et assimilés : trois régimes, trois assiettes.
  3. Auditer les contrats en placeSocle santé ligne à ligne, garanties de prévoyance, parts patronales, clauses exigées par l’accord-cadre.
  4. Comparer les assureursBL ASSUR interroge plus de 30 partenaires assureurs. Premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif sous 48 h ouvrées.
  5. Formaliser l’acteDécision unilatérale, accord collectif ou accord ratifié par référendum, pour tout ce que l’entreprise ajoute aux accords de branche.
  6. Informer et affilierNotice remise contre preuve, dispenses recueillies, bénéficiaires du capital décès désignés, paie et DSN paramétrées.
  7. Suivre dans la duréeEntrées et sorties, portabilité, relevés de points, mise à jour à chaque avenant de branche.

Quel acte juridique ?

Pour les non-cadres, les accords de branche étendus fondent eux-mêmes les régimes. Un acte d’entreprise devient nécessaire dès que l’employeur va plus loin : formule supérieure au socle, part patronale majorée, dispenses facultatives. Il est indispensable pour les cadres, dont les garanties ne sont fixées par aucun accord de branche. Dans une petite entreprise, la décision unilatérale de l’employeur (DUE) est la voie la plus simple.

Un simple changement d’assureur, à garanties et financement inchangés, n’impose pas de refaire l’acte, sauf si celui-ci nomme l’assureur. Pour choisir entre les trois formes, consultez notre comparatif DUE, accord ou référendum et le guide la DUE pour les nuls.

Notice, DSN et entrées-sorties

La notice d’information est la pièce la plus souvent manquante lors d’un litige. Sans preuve de remise, l’employeur peut devoir indemniser un salarié mal informé. Côté paie, les cotisations se déclarent avec les références de chaque contrat : voir notre guide de la déclaration DSN des contrats d’assurance. Enfin, dans un secteur à fort renouvellement des équipes, la check-list embauche et départ sécurise chaque mouvement de personnel.

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Cinq cas pratiques dans une entreprise de transport

Les règles prennent leur sens sur le terrain. Voici cinq situations rencontrées chez les transporteurs, avec la réponse et le réflexe à avoir.

1. Le décès d’un conducteur, marié et père de deux enfants

Paul, conducteur longue distance, percevait 30 000 € brut sur les douze derniers mois. Il laisse une épouse et deux enfants à charge.

Réponse : le capital atteint 130 % pour le premier enfant, plus 30 % pour le second, soit 160 % du salaire de référence : 48 000 €, dont 18 000 € réservés aux enfants. Le régime de base ne prévoit ni rente éducation ni frais d’obsèques : ce sont les premiers renforts à étudier pour une équipe de conducteurs.

2. Un arrêt de huit mois chez un agent de quai

Karim, 29 ans, agent de quai à 2 000 € brut, compte quatre ans d’ancienneté et 480 points d’activité. Il est arrêté 240 jours après une opération du dos.

Réponse : l’employeur maintient son salaire selon le barème des ouvriers, à partir du 6e jour. La prévoyance intervient au 181e jour : elle complète jusqu’à 75 % du salaire de référence, soit 16,44 € par jour en plus des 32,88 € de la Sécurité sociale. Entre la fin du maintien et le 181e jour, Karim ne perçoit que ces 32,88 €. Un contrat à franchise plus courte supprime ce vide.

3. Le conducteur déclaré inapte à 52 ans

Michel, vingt-deux ans de conduite, totalise 2 640 points. La commission médicale reconnaît son inaptitude définitive. Son salaire de référence est de 31 200 €.

Réponse : au-delà de 1 800 points, il a droit à une rente de 35 %, soit 10 920 € par an, dans la limite de son ancien salaire net. Son employeur le reclasse à l’exploitation pour 85 % de son ancien salaire : la rente lui est donc versée directement. À 90 % ou plus, elle aurait été versée à l’entreprise.

4. Le transporteur qui change d’assureur

Une PME de douze conducteurs paie sa mutuelle au tarif du régime conventionnel, soit 56,07 € par salarié. Elle retient l’offre BL ASSUR à 48,06 € et regroupe sa prévoyance chez le même assureur.

Réponse : la part patronale reste à 28,04 €, comme le prévoit la branche. Chaque salarié économise 8,01 € par mois, soit 96 € par an. Côté prévoyance, l’ancien assureur remet le relevé des points d’activité de chaque salarié. Le nouveau contrat vise l’accord-cadre et reprend la tenue des comptes. La cotisation de solidarité de 0,05 % continue d’être versée à l’institution de la branche.

5. L’exploitant promu cadre

Julie, agent de maîtrise à 3 000 € brut, devient responsable d’exploitation, cadre de l’annexe IV, à 3 300 €. Sa prévoyance coûtait 18 € à l’employeur et 18 € à la salariée.

Réponse : Julie quitte le régime des non-cadres à la date de sa promotion. L’employeur verse désormais 1,50 % de la tranche 1, soit 49,50 € par mois, à sa charge exclusive. Le contrat des cadres doit couvrir lui-même le décès, l’incapacité et l’invalidité. La paie et la DSN sont mises à jour le même mois.

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BL ASSUR gère votre mutuelle et votre prévoyance de A à Z

BL ASSUR est un cabinet de courtage indépendant, spécialisé en mutuelle et prévoyance d’entreprise. Nous suivons plus de 300 conventions collectives, dont celle des transports routiers et ses six secteurs. Un dirigeant de transport n’a pas de temps à consacrer aux bulletins d’affiliation : nous prenons en charge toute la mise en place, puis la vie du contrat.

Ce que nous faisons à votre place

Sept étapes, un seul interlocuteur, aucun frais de courtage.

  1. L’acte de mise en placeRédaction de la décision unilatérale ou de l’accord, avec les dispenses et les collèges.
  2. Le contratComparatif, négociation, souscription, et résiliation de l’ancien contrat.
  3. Les affiliationsBulletins, bénéficiaires du capital décès, paramétrage de la paie et de la DSN.
  4. L’espace CEOuverture de l’espace CE de chaque salarié : billetterie, voyages, loisirs, réductions toute l’année.
  5. Les radiationsSortie des salariés qui quittent l’entreprise, sans cotisation indue.
  6. La portabilitéInformation du salarié sortant et maintien de ses droits, jusqu’à douze mois.
  7. Les renouvellementsSuivi annuel des tarifs et mise à jour à chaque avenant de branche.
  8. Votre part : une signatureVous validez le choix. Nous faisons le reste, et nous restons joignables au 01 86 90 08 99.

En direct chez un assureur

  • Une seule offre, un seul tarif.
  • Une conformité à vérifier vous-même, secteur par secteur.
  • L’acte, la notice et les dispenses à votre charge.
  • Aucun avantage supplémentaire pour vos salariés.

Avec BL ASSUR

  • Plus de 30 partenaires assureurs comparés.
  • Conformité à la convention et aux règles URSSAF vérifiée, puis suivie.
  • Actes, notices et dispenses préparés pour vous.
  • CE externalisé offert, sans surcoût, et aucun frais de courtage.

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Questions fréquentes : mutuelle et prévoyance du transport routier

Dix-huit réponses courtes, classées par thème. Chacune se lit seule.

Convention et secteurs

Comment savoir de quel secteur de la convention 16 relève mon entreprise ?

C’est l’activité principale réellement exercée qui décide, le plus souvent appréciée d’après le chiffre d’affaires. Transport de marchandises, messagerie et location de camions avec conducteur forment un premier secteur. Les autocars, les ambulances, le déménagement, la logistique et le transport de fonds en forment cinq autres. Chaque secteur a ses propres accords de mutuelle et de prévoyance. Le code APE donne un indice, la convention figure sur le bulletin de paie et dans la DSN. En cas de doute, BL ASSUR vérifie le rattachement avant tout devis.

Les ambulanciers et les déménageurs suivent-ils les mêmes règles que le transport de marchandises ?

Non. Le transport sanitaire dispose de son propre régime de prévoyance, créé par l’accord du 28 mars 2022 : 1,20 % du salaire, partagé par moitié, avec ses propres niveaux de garanties. Son socle santé vient d’un accord du 6 octobre 2015. Le déménagement applique l’accord santé du 25 septembre 2015 et les garanties décès et invalidité de l’accord-cadre du 20 avril 2016, à 0,70 %. Seul le numéro de convention est commun.

Une entreprise qui transporte ses propres marchandises relève-t-elle de la convention 16 ?

En principe non. La convention 16 vise les entreprises dont le transport est l’activité principale, exercée pour le compte d’autrui. Un négociant ou un industriel qui livre ses clients avec ses propres camions applique la convention de son activité principale, par exemple celle des commerces de gros. Ses conducteurs de poids lourds n’entrent alors ni dans le régime de prévoyance du transport ni dans la garantie inaptitude à la conduite de la branche.

Mutuelle d’entreprise

La mutuelle est-elle obligatoire dans le transport routier de marchandises ?

Oui, depuis le 1er janvier 2013. L’accord du 1er octobre 2012 impose à toutes les entreprises du secteur de souscrire un socle minimal de « protection santé » pour leurs salariés, cadres et non-cadres. L’avenant n° 3 du 3 février 2022, étendu par arrêté du 20 juin 2022, a relevé ce socle au 1er juillet 2022. La cotisation est due dès le premier mois civil de l’embauche. Seuls les cas de dispense prévus par la loi et par l’accord permettent à un salarié de refuser.

Quel est le socle minimal de garanties santé de la convention ?

Le contrat doit atteindre, ligne à ligne, le socle annexé à l’accord : 150 % BR chez le généraliste, 200 % BR chez le spécialiste, 250 % BR pour les honoraires hospitaliers, chambre particulière à 75 € par jour. En optique, 280 à 360 € par équipement, dont 100 € de monture. En dentaire, 200 % BR pour les prothèses et l’orthodontie. S’y ajoutent 110 € par an de médecines douces et un forfait naissance de 350 €. Le contrat doit aussi être responsable.

Quelle part de la mutuelle l’employeur doit-il payer ?

L’avenant n° 3 fixe la cotisation du régime conventionnel à 1,40 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, dont 0,70 % à la charge de l’employeur. Pour un plafond de 4 005 €, cela représente 28,04 € par mois et par salarié. En Alsace-Moselle, la part patronale est de 0,5 % du plafond. L’employeur peut financer davantage, à condition de l’écrire dans son acte de mise en place. Les options facultatives restent à la charge du salarié.

Peut-on choisir une mutuelle moins chère que le régime à 1,40 % du plafond ?

Le choix de l’assureur est libre : l’avenant n° 3 ne désigne ni ne recommande aucun organisme. La conformité se vérifie d’abord sur les garanties, qui doivent égaler le socle ligne à ligne, et sur la contribution de l’employeur. Par prudence, BL ASSUR maintient la part patronale au niveau fixé par la branche, 0,70 % du plafond mensuel. Avec une offre à 48,06 €, l’économie revient alors au salarié, qui paie 20,02 € au lieu de 28,04 €.

Prévoyance des non-cadres

Que couvre la prévoyance à 1,20 % dans le transport de marchandises ?

Trois risques : le décès, l’invalidité et l’incapacité de travail. Le capital décès va de 50 % à 130 % du salaire de référence selon la situation familiale, plus 30 % par enfant supplémentaire. La rente d’invalidité va de 15 % à 30 % selon la catégorie et les points d’activité. Les indemnités journalières atteignent 75 % ou 80 % du salaire après 180 jours d’arrêt. La cotisation se partage par moitié : 0,60 % pour l’employeur, 0,60 % au plus pour le salarié.

À quoi servent les points d’activité ?

Ils mesurent la carrière du salarié dans la branche et déterminent le niveau de certaines prestations. Un salarié payé entre le SMIC et le plafond de la sécurité sociale acquiert 10 points par mois. À 3 000 points, soit environ vingt-cinq ans de métier, les indemnités journalières passent de 75 % à 80 %. La rente d’invalidité de 2e catégorie monte de 20 % à 30 % entre 1 800 et 3 600 points. Tout assureur doit tenir ce compte et le rendre consultable en ligne.

Quand la prévoyance prend-elle le relais pendant un arrêt de travail ?

Après 180 jours d’arrêt continus, et jamais avant la fin du maintien de salaire dû par l’employeur. Elle complète alors les indemnités de la Sécurité sociale jusqu’à 75 % ou 80 % du salaire de référence, au plus tard jusqu’au 1 095e jour. Avant ce délai, le salarié dépend du maintien de salaire conventionnel, ouvert à partir de trois ans d’ancienneté en maladie. Un contrat renforcé peut raccourcir la franchise et supprimer le vide entre les deux.

La prévoyance de branche prévoit-elle une rente éducation ou des frais d’obsèques ?

Non. Le régime de base du transport de marchandises comprend le capital décès, son versement anticipé en cas d’invalidité absolue et définitive, le double effet, les rentes d’invalidité et l’incapacité de travail. La rente éducation, la rente handicap, la rente de conjoint et l’allocation obsèques relèvent de garanties optionnelles. BL ASSUR les chiffre séparément, pour que l’employeur voie ce que coûte chaque renfort.

Conducteurs

Qu’est-ce que la garantie inaptitude à la conduite ?

C’est une garantie propre à la profession, créée par le protocole d’accord du 24 septembre 1980 et gérée par l’IPRIAC. Elle indemnise le conducteur qui perd définitivement, pour raison médicale, la capacité de conduire un véhicule exigeant un permis C, CE, D ou DE. Selon ses points d’activité, il reçoit un capital d’un ou deux douzièmes de son salaire annuel, ou une rente de 35 % au-delà de 1 800 points. L’inaptitude est reconnue par la commission médicale de l’institution.

La cotisation de 0,35 % s’applique-t-elle à tous les salariés ?

Non, seulement aux salariés qui occupent un emploi de conduite exigeant un permis C, C1, C1E, CE, D, D1, D1E ou DE, ainsi qu’au transport scolaire. Un conducteur de véhicule léger, un agent de quai ou un exploitant n’en relèvent pas. La cotisation se calcule sur le salaire brut dans la limite de trois plafonds. L’employeur en paie au moins 0,21 %, le salarié au plus 0,14 %. Pour un conducteur, le total conventionnel atteint donc 1,55 %.

Cadres

Les cadres du transport relèvent-ils du régime de prévoyance de la branche ?

Non. Le régime conventionnel vise les salariés qui ne relèvent pas des articles 2.1 et 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017. Pour ses cadres, l’employeur applique l’obligation interprofessionnelle : 1,50 % de la tranche 1 du salaire, à sa charge exclusive, affecté en priorité au décès. Le contrat des cadres doit donc prévoir lui-même le décès, l’incapacité et l’invalidité. À défaut, l’employeur doit trois plafonds annuels de la sécurité sociale aux ayants droit du cadre décédé.

Un agent de maîtrise doit-il être couvert comme un cadre ?

Pas automatiquement. Les techniciens et agents de maîtrise relèvent de l’annexe III de la convention et, en principe, du régime des non-cadres à 1,20 %. Ils basculent dans le collège des cadres s’ils répondent à l’article 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017, qui vise les salariés assimilés. La question se tranche d’après la classification et le contrat de travail de chacun. BL ASSUR vérifie ce point avant la mise en place, car il détermine le contrat et l’assiette de cotisation.

Mise en place et accompagnement

Est-on obligé de passer par l’institution de prévoyance de la branche ?

Non. Depuis la fin des clauses de désignation, chaque entreprise choisit librement son assureur, en santé comme en prévoyance. Deux limites subsistent. Le contrat de prévoyance doit viser l’accord-cadre du 20 avril 2016 et tenir le compte de points des salariés. Et la cotisation de solidarité de 0,05 % est collectée par Carcept-Prévoyance auprès de toutes les entreprises. La garantie inaptitude à la conduite, elle, est gérée par l’IPRIAC.

Faut-il une DUE pour la mutuelle et la prévoyance du transport ?

Pour les non-cadres, les accords de branche étendus fondent déjà les régimes. Un acte d’entreprise devient nécessaire dès que l’employeur les aménage : formule supérieure au socle, part patronale majorée, dispenses facultatives. Il est indispensable pour les cadres, dont les garanties ne sont fixées par aucun accord de branche. Dans une petite entreprise, la décision unilatérale de l’employeur est la voie la plus simple. Elle est remise à chaque salarié contre preuve.

Combien coûte l’intervention de BL ASSUR et que comprend le CE offert ?

Rien pour l’entreprise : BL ASSUR ne facture aucun frais de courtage. Le cabinet est rémunéré par l’assureur retenu, ce que son document d’information précontractuel détaille. Le service couvre toute la mise en place : acte, contrat, affiliations, radiations, portabilité et renouvellements. Pour toute souscription, BL ASSUR ouvre aussi l’espace CE de chaque salarié : billetterie, voyages, loisirs et réductions toute l’année, sans surcoût.

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Sources officielles

Tous les textes cités sont consultables en ligne. Ils ont été relus le . Sauf mention contraire, les accords de branche cités sont étendus, donc applicables à toutes les entreprises de leur champ.

Un comparatif conforme à la convention 16, sans frais de courtage

Mutuelle et prévoyance du transport routier : envoyez-nous votre effectif, votre secteur et vos contrats actuels. Vous recevez un premier retour sous 24 h ouvrées, puis un comparatif de plus de 30 partenaires assureurs sous 48 h ouvrées. Mutuelle dès 48,06 € par mois, prévoyance aux taux de la convention, CE externalisé offert à vos salariés.

Par téléphone : 01 86 90 08 99.

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