Mutuelle et prévoyance CCN Immobilier (IDCC 1527)
Ce que la convention collective de l’immobilier impose à l’employeur, et ce que cela coûte
Agence, syndic, administrateur de biens, foncière, résidence de tourisme : la convention collective nationale de l’immobilier impose une mutuelle et une prévoyance à tous les salariés dès l’embauche, financées au moins à 55 % par l’employeur, ayants droit compris. BL ASSUR compare plus de 30 partenaires assureurs, vérifie la conformité ligne à ligne et gère votre contrat de A à Z, sans frais de courtage.
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Que doit faire un employeur qui relève de la convention collective de l’immobilier ?
Toute entreprise dont l’activité principale relève de la convention collective nationale de l’immobilier (IDCC 1527, brochure 3090) doit couvrir l’ensemble de ses salariés, cadres et non-cadres, dès le premier jour du contrat et sans condition d’ancienneté, par un régime de prévoyance et de remboursement de frais de santé conforme à l’article 26 de la convention et à son annexe III (avenant n° 91 du 11 avril 2022, étendu, révisé par l’avenant n° 109 du 25 février 2026).
- Mutuelle : grille de garanties de l’annexe III, salarié et ayants droit (enfants à charge et conjoint sans activité ni revenu), cotisation de référence 1,81 % du PMSS par adulte et 1,01 % par enfant, financée au moins à 55 % par l’employeur.
- Prévoyance : capital décès de 80 % du salaire annuel, garantie obsèques de 150 % du PMSS, indemnités journalières de 60 % en relais du maintien de salaire, rente d’invalidité de 36 % ou 60 %, pour une cotisation de référence de 0,66 % du salaire (T1 et T2) répartie 55 / 45.
- Cadres C1 à C4, négociateurs encadrants et agents de maîtrise AM2 : 1,50 % de la tranche 1 en plus, à 100 % employeur, en application de l’ANI du 17 novembre 2017 et de l’agrément de la commission paritaire de l’APEC du 24 avril 2024.
- Maintien de salaire : 90 % du salaire brut dès le premier jour d’arrêt, de 30 à 190 jours selon l’ancienneté (article 24), sans condition d’ancienneté en cas d’accident du travail.
- Assureur libre : la branche ne désigne ni ne recommande aucun organisme ; le contrat doit viser expressément l’article 26 et l’annexe III et respecter les garanties poste par poste, le financement et le degré élevé de solidarité (2 % de la cotisation).
Sources : CCN de l’immobilier sur Légifrance, avenant n° 91 du 11 avril 2022, avenant n° 109 du 25 février 2026, agrément APEC du 24 avril 2024. Détail et statut de chaque texte dans les sections ci-dessous.
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L’essentiel de la convention 3090 en huit points, vérifié le
- Champ : division 68 de la NAF (agences 68.31Z, administration de biens 68.32A et 68.32B, location 68.20A et 68.20B, marchands de biens 68.10Z), code 81.10Z, résidences de tourisme et résidences hôtelières (55.20Z), holdings de groupes immobiliers.
- Bénéficiaires : tous les salariés dès l’embauche, VRP négociateurs compris ; les mandataires sociaux assimilés salariés peuvent adhérer ; les agents commerciaux indépendants ne sont pas concernés.
- Ayants droit obligatoires en santé : enfants à charge et conjoint sans activité ni revenu, avec dispenses possibles ; gratuité à partir du 3e enfant et pour les enfants en situation de handicap.
- Financement : 55 % employeur au minimum sur la cotisation totale, santé et prévoyance ; la part patronale en euros ne peut pas descendre sous celle du régime de branche.
- Cotisations de référence : 1,81 % du PMSS par adulte et 1,01 % par enfant en santé, 0,66 % du salaire en prévoyance (avenant n° 109, en vigueur depuis le 1er avril 2026 pour les entreprises adhérentes, non étendu à la date de vérification).
- Cadres : 1,50 % T1 employeur pour C1 à C4, négociateurs encadrants de l’annexe IV et agents de maîtrise AM2.
- Arrêt de travail : 90 % du brut dès le 1er jour après un an de présence (30 jours), jusqu’à 190 jours après 33 ans ; la prévoyance prend le relais à 60 %, ou à partir du 180e jour pour les salariés sans droit au maintien.
- Tarifs : offres BL ASSUR dès 58 € par mois en santé, 0,48 % en prévoyance non-cadres et 1,50 % T1 pour les cadres, CE offert.
Qui relève de la convention collective de l’immobilier ?
La convention collective nationale de l’immobilier, administrateurs de biens, sociétés immobilières, agents immobiliers du 9 septembre 1988 (IDCC 1527, brochure 3090) est étendue depuis l’arrêté du 24 février 1989. Son article 1er la rend applicable à toutes les entreprises dont l’activité principale s’exerce dans l’immobilier.
Le champ couvre la division 68 de la nomenclature d’activités française : agences immobilières (68.31Z), administration d’immeubles et gestion locative (68.32A), supports juridiques de gestion de patrimoine immobilier (68.32B), location de logements et d’autres biens (68.20A, 68.20B) et marchands de biens (68.10Z). S’y ajoutent les entreprises immatriculées sous le code 81.10Z, les résidences de tourisme et résidences hôtelières (55.20Z, avec des dispositions propres en annexe VI), ainsi que les holdings et sièges sociaux dont les filiales relèvent majoritairement de la convention (64.20Z, 70.10Z). Le code NAF reste un indice : c’est l’activité réellement exercée qui décide.
La branche compte 39 691 entreprises, 55 697 établissements employeurs et 150 875 salariés ; 93 % des établissements ont moins de 11 postes, 62 % des salariés sont des femmes et 80 % sont en CDI. Les agences immobilières regroupent à elles seules 53 % des établissements et 46 % des salariés. La classification hors résidences de tourisme compte neuf niveaux : employés E1 à E3, agents de maîtrise AM1 et AM2, cadres C1 à C4. Les négociateurs immobiliers, VRP ou non, relèvent de l’annexe IV.
IDCC 1527 ou autre convention ? Le tableau pour trancher
| Votre situation | Convention applicable | Pourquoi |
|---|---|---|
| Agence immobilière, syndic de copropriété, administrateur de biens, gestion locative, foncière, marchand de biens | IDCC 1527, cette page | Division 68 de la NAF visée à l’article 1er de la convention |
| Gardien, concierge ou employé d’immeuble salarié par le syndicat des copropriétaires | IDCC 1043, gardiens et employés d’immeubles | Le personnel d’exploitation, de gardiennage et d’entretien est expressément exclu du champ de la 1527 ; les salariés du cabinet de syndic restent en 1527 |
| Promoteur-constructeur | IDCC 1512, promotion immobilière | Convention nationale étendue propre au secteur, réservée par l’article 1er |
| Organisme HLM (office public, entreprise sociale pour l’habitat, coopérative) | Conventions propres au logement social | Secteur également réservé par l’article 1er de la convention de l’immobilier |
| Résidence de tourisme, résidence hôtelière | IDCC 1527, annexe VI | Rattachées à la convention de l’immobilier sous le code 55.20Z, avec une classification et des salaires spécifiques |
| Hôtel, café, restaurant | IDCC 1979, HCR | L’hébergement hôtelier classique n’est pas une résidence de tourisme |
| Société de nettoyage intervenant dans les immeubles | IDCC 3043, propreté | Prestataire extérieur, hors champ de la 1527 |
| Agent commercial immobilier indépendant, mandataire en réseau | Aucune convention collective | Non salarié : couverture individuelle ou mutuelle et prévoyance TNS |
Source : article 1er de la convention collective de l’immobilier (Légifrance, texte étendu, avenant n° 83 du 2 décembre 2019 étendu par arrêté du 2 juillet 2021), panorama de branche Opco EP, édition 2025. Vérifié le 23 septembre 2026.
Mutuelle : ce que la convention collective de l’immobilier impose
Le régime de remboursement de frais de santé est fixé par l’article 26 et l’annexe III de la convention, réécrits par l’avenant n° 91 du 11 avril 2022 (étendu par arrêté du 21 février 2023) et actualisés par l’avenant n° 109 du 25 février 2026. Il est collectif, obligatoire et couvre le salarié et ses ayants droit.
Qui doit être affilié
Tous les salariés dès l’embauche, quelle que soit leur catégorie et sans condition d’ancienneté : employés, agents de maîtrise, cadres, négociateurs, apprentis, CDD. Les mandataires sociaux assimilés salariés au sens de la Sécurité sociale peuvent bénéficier du régime. Les VRP multi-employeurs sont couverts si tous leurs employeurs relèvent de la convention ; sinon ils choisissent leur régime.
La convention impose aussi l’affiliation des ayants droit : les enfants à charge (moins de 16 ans sans condition, moins de 18 ans en apprentissage, moins de 26 ans sans activité rémunératrice ou invalides, sans limite d’âge pour les titulaires d’une carte d’invalidité), et le conjoint, partenaire de PACS ou concubin qui n’exerce aucune activité et ne perçoit aucun revenu. Chaque ayant droit déclenche une cotisation « adulte » ou « enfant », financée elle aussi à 55 % par l’employeur. Un ayant droit peut être dispensé pour les mêmes motifs que le salarié, par exemple s’il est déjà couvert par un régime collectif obligatoire (les dispenses de mutuelle d’entreprise).
Les garanties minimales, poste par poste
Le tableau ci-dessous reprend les garanties de l’annexe III telles que définies à effet du 1er janvier 2026 par l’avenant n° 109. Elles s’entendent remboursement de la Sécurité sociale inclus, dans la limite des frais engagés, et respectent le cahier des charges du contrat responsable.
| Poste | Garantie conventionnelle (annexe III) |
|---|---|
| Hospitalisation | |
| Frais de séjour, honoraires (OPTAM ou non) | 100 % de la base de remboursement |
| Forfait journalier, participation forfaitaire, forfait patient urgence | 100 % de la dépense, sans limitation de durée |
| Chambre particulière, y compris ambulatoire | 35 € par nuitée ou journée |
| Lit d’accompagnant (moins de 14 ans, 70 ans et plus) | 35 € par nuitée |
| Forfait naissance ou adoption | 10 % du PMSS par enfant (400,50 € en 2026) |
| Soins courants | |
| Généralistes, spécialistes, actes techniques, imagerie, paramédicaux, analyses, transport | 100 % de la base de remboursement |
| Psychologue (Mon soutien psy) | 100 % de la base de remboursement |
| Médicaments remboursés à 65, 30 et 15 % | 100 % de la base de remboursement |
| Ostéopathe, acupuncteur, diététicien (non remboursés) | 100 € par an et par bénéficiaire |
| Prothèses capillaires et fauteuils roulants du 100 % santé | Sans reste à charge (décret du 26 novembre 2025) |
| Dentaire | |
| Soins et prothèses 100 % santé | Sans reste à charge |
| Soins dentaires, inlays-onlays | 125 % de la base de remboursement |
| Prothèses remboursées, inlays cores | 200 % de la base de remboursement |
| Orthodontie remboursée | 250 % de la base de remboursement |
| Implantologie | 5 % du PMSS par an et par bénéficiaire (200,25 € en 2026) |
| Optique | |
| Équipement 100 % santé (classe A) | Sans reste à charge |
| Monture classe B | 100 € |
| Verres classe B, à l’unité | 150 € simple, 225 € complexe, 250 € très complexe |
| Lentilles, remboursées ou non | 320 € par an et par bénéficiaire |
| Chirurgie réfractive (kératotomie) | 1 000 € par an et par bénéficiaire |
| Aides auditives | |
| Équipement 100 % santé (classe I) | Sans reste à charge |
| Équipement classe II, par aide auditive | 1 400 € jusqu’à 20 ans ou en cas de cécité, 400 € au-delà, plafond 1 700 € Sécurité sociale comprise |
Source : annexe III, article 2.1, dans la rédaction de l’avenant n° 109 du 25 février 2026 (texte intégral publié par l’UNIS ; fiche Légifrance). Cet avenant est applicable depuis le 1er avril 2026 aux entreprises adhérentes à une organisation signataire (FNAIM, SNPI, UNIS) ; un avis d’extension a été publié au Journal officiel (JORFTEXT000053718019, mars 2026) mais l’arrêté d’extension n’était pas paru à la date de vérification du 23 septembre 2026. Pour les autres entreprises, la grille étendue reste celle de l’avenant n° 91, aux mêmes niveaux sur l’essentiel des postes.
Cotisations de référence et financement
La cotisation santé de l’annexe III est forfaitaire, exprimée en pourcentage du plafond mensuel de la Sécurité sociale, par adulte et par enfant. Depuis le 1er avril 2026 (avenant n° 109) : 1,81 % du PMSS par adulte et 1,01 % par enfant au régime général, soit 72,49 € et 40,45 € par mois avec le PMSS 2026 de 4 005 € ; 0,92 % et 0,60 % en Alsace-Moselle. L’avenant n° 91 les fixait à 1,47 % et 0,82 %, puis l’avenant n° 101 du 13 décembre 2023 (étendu par arrêté publié au Journal officiel du 18 juin 2024) les avait relevés au 1er janvier 2024.
La cotisation totale est répartie à raison de 55 % pour l’employeur et 45 % pour le salarié, ayants droit compris. Deux règles de l’article 26.6 encadrent le choix d’un contrat différent : si sa cotisation est supérieure à celle de l’annexe pour des garanties strictement identiques, le supplément est intégralement dû par l’employeur ; si elle est inférieure, la part patronale en euros ne peut pas être inférieure à celle du régime conventionnel, soit 39,87 € par adulte au niveau de l’avenant n° 109. La quote-part salariale ne peut jamais excéder celle prévue par la convention à identité de prestations.
Degré élevé de solidarité. 2 % de la cotisation brute totale, santé et prévoyance, financent des droits non contributifs et l’action sociale : couverture gratuite des enfants handicapés à charge quel que soit leur âge, gratuité de la cotisation enfant à partir du troisième, maintien gratuit des ayants droit pendant douze mois en cas de décès du salarié, cotisation réduite à la seule part salariale pour les anciens salariés invalides. Tout contrat, quel que soit l’assureur, doit les mettre en œuvre.
Les dispenses admises par la convention
Le régime reste obligatoire, mais l’annexe III reprend les cas de dispense d’affiliation ouverts par la réglementation, à la seule initiative du salarié et par écrit : CDD ou contrat de mission de douze mois et plus avec justificatif d’une couverture individuelle, CDD de moins de douze mois même sans couverture, salariés à temps partiel et apprentis dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute (demande dans les trente jours), bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts à titre obligatoire par un autre emploi ou en tant qu’ayant droit, salariés couverts par un contrat individuel jusqu’à son échéance, et CDD couverts moins de trois mois justifiant d’une complémentaire responsable, qui ouvre droit au versement santé. Les justificatifs sont à produire chaque année avant le 1er février. Le formulaire de dispense doit rappeler au salarié ce qu’il perd : part patronale, portabilité et tarifs de la loi Évin.
Sources : article 26.4 et 26.5 de la convention et annexe III, articles 2.2 et 3, avenant n° 91 du 11 avril 2022 (étendu par arrêté du 21 février 2023) ; cas de dispense de l’article R. 242-1-6 du code de la Sécurité sociale, rappelés par Service-public.fr. Vérifié le 23 septembre 2026.
Prévoyance : garanties conventionnelles et 1,50 % des cadres
Décès, incapacité et invalidité sont couverts par un régime unique pour tout le personnel, dès l’embauche, sur le « traitement de base » : la rémunération brute des douze derniers mois, tranches 1 et 2, dans la limite de quatre plafonds annuels de la Sécurité sociale. Les cadres y ajoutent le 1,50 % de l’ANI de 2017.
| Garantie | Niveau conventionnel (annexe III, article 1) | À retenir |
|---|---|---|
| Capital décès toutes causes | 80 % du traitement de base, versé par anticipation en cas de perte totale et irréversible d’autonomie | Bénéficiaires désignés librement ; ordre conventionnel à défaut |
| Double effet | Un second capital de même montant aux enfants encore à charge au décès simultané ou postérieur du conjoint | Automatique, sans surcotisation |
| Garantie obsèques | 150 % du PMSS au décès du salarié, du conjoint ou d’un enfant à charge de 12 ans et plus (6 007,50 € en 2026) ; frais réels dans cette limite pour un enfant de moins de 12 ans | Rédaction de l’avenant n° 109, en vigueur au 1er avril 2026 |
| Incapacité temporaire de travail | Indemnités journalières de 60 % du traitement de base journalier, sous déduction des indemnités brutes de la Sécurité sociale, en relais du maintien de salaire de l’article 24 ; à partir du 180e jour d’absence continue pour les salariés qui n’y ont pas droit | Jusqu’au 1 095e jour, plafond 100 % du net ; temps partiel thérapeutique et maternité indemnisés |
| Invalidité | Rente de 36 % du traitement de base en 1re catégorie, 60 % en 2e et 3e catégories, sous déduction de la pension de la Sécurité sociale | Accident du travail : mêmes rentes dès 33 % d’incapacité permanente (1re catégorie) et 66 % (2e catégorie) |
| Cotisation de référence | 0,66 % du traitement de base depuis le 1er avril 2026 (décès 0,20 %, incapacité 0,23 %, invalidité 0,23 %), 55 % employeur et 45 % salarié | 0,55 % dans l’avenant n° 91 étendu (0,18 / 0,18 / 0,19) ; portabilité incluse |
Sources : annexe III, articles 1.1 à 1.7, avenant n° 91 du 11 avril 2022 (texte intégral) et avenant n° 109 du 25 février 2026. Même statut que pour la santé : avenant n° 91 étendu, avenant n° 109 applicable aux adhérents depuis le 1er avril 2026 et en cours d’extension au 23 septembre 2026.
Cadres, négociateurs encadrants et AM2 : le 1,50 % de la tranche 1
L’article 26.3 rappelle que l’employeur doit respecter l’ANI du 17 novembre 2017 : une cotisation de 1,50 % de la tranche 1, intégralement à sa charge, affectée en priorité au décès (au moins 0,76 %). La commission paritaire rattachée à l’APEC a agréé le 24 avril 2024 le périmètre de la branche hors résidences de tourisme : les cadres C1 à C4 et les négociateurs immobiliers de l’annexe IV exerçant des fonctions d’encadrement relèvent de l’article 2.1 ; les agents de maîtrise AM2 relèvent de l’article 2.2 et doivent donc être couverts au même titre. AM1 et employés E1 à E3 restent hors régime.
La part patronale du régime de branche (0,36 % T1 au niveau de l’avenant n° 109) s’impute dans ce 1,50 % ; le solde finance des garanties renforcées, capital décès en priorité. En pratique, un cadre de l’immobilier cumule le socle conventionnel de tout le personnel et une couverture décès complémentaire. Voir la prévoyance des cadres et l’obligation du 1,50 %.
Négociateurs, VRP et agents commerciaux
Le négociateur immobilier salarié, VRP ou non, relève de l’annexe IV de la convention de l’immobilier et de son régime de prévoyance, pas de l’accord interprofessionnel des VRP (IDCC 804) : les agents immobiliers en ont été exclus. Son traitement de base intègre les commissions des douze derniers mois, ce qui donne tout son poids au capital décès de 80 % et à la rente d’invalidité.
L’agent commercial indépendant, statut majoritaire dans les réseaux de mandataires, n’est pas salarié : il ne bénéficie ni du régime de branche ni de la portabilité. BL ASSUR lui propose une couverture santé et prévoyance TNS, déductible dans le cadre de la loi Madelin.
Sources : agrément de la commission paritaire de l’APEC du 24 avril 2024 (l’avenant n° 102 du 15 février 2024 n’avait suspendu l’affiliation des AM2 que le temps d’obtenir cet agrément) ; article 1er de l’ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres. Vérifié le 23 septembre 2026.
Maintien de salaire de l’article 24 et relais de la prévoyance
L’article 24 de la convention est plus favorable que la loi de mensualisation sur deux points : aucun jour de carence et un taux unique de 90 %. Il s’applique seulement s’il est globalement plus avantageux, sans cumul avec le régime légal.
| Point comparé | Loi (articles L. 1226-1 et D. 1226-1 du code du travail) | Convention de l’immobilier (article 24) |
|---|---|---|
| Ancienneté requise | 1 an | 1 an de présence en maladie ; aucune en accident du travail ou maladie professionnelle |
| Carence employeur | 7 jours (aucune en accident du travail) | Aucune : indemnisation dès le premier jour d’absence |
| Taux | 90 % puis 66,66 % du brut | 90 % du salaire brut mensuel contractuel (article 37.3.1), sans palier dégressif |
| Durée | 30 + 30 jours, majorés de 10 + 10 jours par tranche de 5 ans, jusqu’à 90 + 90 jours | 30 jours après 1 an, 90 jours après 3 ans, 110 après 8 ans, 120 après 13 ans, 130 après 18 ans, 170 après 23 ans, 190 après 33 ans |
| Arrêts successifs | Durée appréciée sur 12 mois glissants | Les périodes déjà indemnisées dans les 12 mois s’imputent sur la durée |
| Déductions | Indemnités journalières de la Sécurité sociale | Indemnités journalières et prestations de prévoyance financées par l’employeur |
Source : article 24 de la convention collective de l’immobilier (Légifrance, texte étendu, rédaction de l’avenant n° 83 du 2 décembre 2019) ; articles L. 1226-1 et D. 1226-1 du code du travail. Vérifié le 23 septembre 2026.
Entre 1 et 3 ans d’ancienneté, la loi peut être plus favorable
Le palier conventionnel de 30 jours après un an est expressément « sous réserve de l’article D. 1226-1 » : la loi offre 30 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 %, après 7 jours de carence. Selon la durée de l’arrêt, l’un ou l’autre dispositif l’emporte ; la comparaison se fait arrêt par arrêt, jamais par addition. Dès 3 ans de présence, les 90 jours conventionnels à 90 % prennent nettement l’avantage.
Le relais de la prévoyance
Quand le maintien de l’article 24 s’arrête, l’assureur verse 60 % du traitement de base journalier, indemnités de la Sécurité sociale déduites, jusqu’au 1 095e jour ou jusqu’à la rente d’invalidité. Un salarié qui n’a pas droit au maintien, moins d’un an de présence en maladie, n’est indemnisé par la prévoyance conventionnelle qu’à partir du 180e jour d’absence continue : entre le 4e jour (fin de la carence de la Sécurité sociale) et le 180e, il ne perçoit que les indemnités journalières. Une franchise réduite se négocie dans le contrat, c’est l’un des points que BL ASSUR chiffre systématiquement. Voir aussi arrêt de travail : les obligations de maintien de salaire de l’employeur et incapacité ou invalidité, quelles différences.
Les formules BL ASSUR pour l’immobilier : du socle conventionnel au haut de gamme
Quatre niveaux construits sur l’annexe III, du strict socle à une couverture calée sur les plafonds du contrat responsable. Les formules affichées sont des exemples parmi d’autres : le comparatif retient celle qui correspond à votre effectif et à votre budget, ou compose une grille à la carte.
Socle CCN
58 € /mois Employeur 39,87 € (plancher conventionnel), salarié 18,13 €- Grille de l’annexe III poste par poste
- Honoraires et séjour 100 % BR, chambre 35 €
- Prothèses 200 %, orthodontie 250 %, implant 200 €/an
- Verres 150 / 225 / 250 € l’unité, monture 100 €
- Audio classe II 400 € (1 400 € jusqu’à 20 ans)
- Médecines douces 100 €/an
Confort
70 € /mois Employeur 39,87 €, salarié 30,13 €- Honoraires OPTAM 200 % BR (180 % hors OPTAM), chambre 60 €
- Spécialistes 200 % BR
- Prothèses 300 %, orthodontie 300 %, implant 400 €/an
- Verres 155 / 260 / 300 € l’unité, monture 100 €
- Audio classe II 800 €
- Médecines douces 150 €/an
Premium
86 € /mois Employeur 47,30 €, salarié 38,70 €- Honoraires OPTAM 350 % BR (200 % hors OPTAM), chambre 90 €
- Spécialistes 350 % BR
- Prothèses 400 %, orthodontie 400 %, implant 800 €/an
- Verres 160 / 290 / 340 € l’unité, monture 100 €
- Audio classe II 1 200 €
- Médecines douces 250 €/an
Excellence
104 € /mois Employeur 57,20 €, salarié 46,80 €- Honoraires OPTAM 500 % BR (200 % hors OPTAM), chambre 120 €
- Spécialistes 500 % BR
- Prothèses 500 %, orthodontie 500 %, implant 1 200 €/an
- Verres 160 / 300 / 350 € l’unité (plafonds du contrat responsable), monture 100 €
- Audio classe II 1 700 € (plafond)
- Médecines douces 350 €/an
Tarifs mensuels par salarié seul, régime général, offres commerciales BL ASSUR construites sur les garanties de l’annexe III, hors cotisations des ayants droit et hors options individuelles. La répartition indiquée applique le minimum de 55 % employeur et, sur le socle, le plancher conventionnel de part patronale (55 % de 1,81 % du PMSS, soit 39,87 € en 2026) ; les options facultatives des salariés restent à leur charge. Chaque formule augmente strictement la prise en charge des verres par rapport à la précédente.
Votre mutuelle à la carte
Vous fixez le niveau poste par poste, dans les limites du contrat responsable, en partant du socle conventionnel. C’est la solution des syndics et des foncières qui veulent une chambre particulière élevée pour les cadres itinérants, ou une optique renforcée pour une équipe jeune, sans payer un haut de gamme partout. Les options facultatives, financées par le salarié, complètent le socle obligatoire sans toucher à la conformité.
Composer ma mutuelle à la carte| Poste | Plafond à la carte |
|---|---|
| Honoraires hospitaliers et spécialistes OPTAM | jusqu’à 600 % BR |
| Équipement optique classe B | jusqu’à 800 € (verres très complexes) |
| Médecines douces | jusqu’à 500 € par an |
| Implantologie | jusqu’à 1 500 € par an |
| Chambre particulière | jusqu’à 150 € par nuit |
Prévoyance BL ASSUR. Non-cadres à partir de 0,48 % du salaire T1 et T2 avec les garanties de l’annexe III (décès 80 %, double effet, obsèques 150 % du PMSS, incapacité 60 %, invalidité 36 % et 60 %), part employeur au plancher conventionnel de 0,36 %, salarié 0,12 %. Cadres, négociateurs encadrants et AM2 : 1,50 % T1 à 100 % employeur, avec capital décès renforcé. Options chiffrées sur demande : franchise incapacité réduite pour les salariés de moins d’un an, rente éducation, rente de conjoint, capital majoré par enfant. Voir devis prévoyance entreprise.
Ce que cela coûte à l’employeur : trois profils
Trois situations courantes dans une agence ou un cabinet d’administration de biens, chiffrées avec l’offre BL ASSUR au socle (mutuelle 58 €, prévoyance 0,48 %) et, pour les ayants droit, avec la cotisation conventionnelle de référence, le comparatif retenant ensuite le tarif exact.
| Profil | Mutuelle, part employeur | Prévoyance, part employeur | Total employeur par mois |
|---|---|---|---|
| Assistante de gestion locative E2, 2 100 € brut, seule | 39,87 € | 0,36 % × 2 100 € = 7,62 € | 47,49 € |
| Négociateur VRP annexe IV non-cadre, 3 200 € brut moyen, un enfant à charge | 39,87 € + enfant 22,25 € (55 % de 1,01 % du PMSS) = 62,12 € | 0,36 % × 3 200 € = 11,62 € | 73,74 € |
| Directeur d’agence C2, 4 800 € brut, conjoint sans activité et deux enfants | 39,87 € + conjoint 39,87 € + deux enfants 44,50 € = 124,24 € | 1,50 % × 4 005 € (T1) = 60,08 €, plus 0,36 % × 795 € (T2) = 2,89 €, soit 62,97 € | 187,21 € |
Hypothèses : PMSS 2026 de 4 005 € ; part patronale santé au plancher conventionnel (55 % de 1,81 % du PMSS) ; prévoyance non-cadres au plancher de 55 % de 0,66 % ; la part patronale du régime de branche s’impute dans le 1,50 % T1 des cadres ; troisième enfant gratuit le cas échéant. Pour une entreprise non adhérente aux organisations signataires, les planchers se calculent sur les taux étendus (avenants n° 91 et 101) tant que l’avenant n° 109 n’est pas étendu. Les cotisations patronales sont exclues de l’assiette des cotisations sociales dans les limites de l’article L. 242-1 du code de la Sécurité sociale, sous réserve du forfait social.
Ce que la part employeur achète. Pour l’assistante de gestion locative, 47,49 € par mois financent une mutuelle complète tiers payant compris, un capital décès de 20 160 €, une garantie obsèques de 6 007,50 €, des indemnités journalières de 60 % jusqu’à trois ans d’arrêt et une rente d’invalidité, plus l’accès au comité d’entreprise externalisé offert par BL ASSUR.
Mettre en place ou changer de contrat : acte, DUE, changement d’assureur
L’accord de branche étendu est lui-même l’acte juridique qui fonde le régime au sens de l’article L. 911-1 du code de la Sécurité sociale. L’employeur doit surtout tenir un contrat conforme et formaliser tout ce qui s’en écarte.
Le contrat d’assurance
Il doit faire expressément référence à l’article 26 et à l’annexe III, respecter les garanties, le degré élevé de solidarité, l’action sociale et la prévention définis par la branche, et fournir chaque année le rapport prévu par l’article 15 de la loi Évin, présenté au CSE à sa demande. Assureur libre : mutuelle, institution de prévoyance ou société d’assurance.
L’acte de l’entreprise
Une décision unilatérale précédée de la consultation du CSE, un accord collectif ou un référendum approuvé par la moitié des effectifs devient nécessaire dès que l’entreprise adapte le régime : garanties supérieures, financement employeur plus élevé, formules au choix, dispenses facultatives, catégorie objective pour les cadres. Le seul changement d’assureur à garanties et financement identiques n’impose pas de nouvel acte, sauf si l’acte existant nomme l’organisme. Voir DUE, accord ou référendum et la DUE pour les nuls.
L’information des salariés
L’assureur remet une notice d’information détaillée que l’employeur transmet à chaque salarié et à chaque embauché ; toute modification est notifiée trois mois avant son entrée en vigueur. La notice doit exposer le maintien facultatif pendant une suspension du contrat et le degré élevé de solidarité. Voir la notice d’information mutuelle et prévoyance.
Changer d’assureur sans trou de garantie
Le nouvel assureur reprend les salariés en arrêt de travail non indemnisés par un précédent régime et les revalorisations en cours, moyennant une prime unique ou une surcotisation temporaire calculée sur la déclaration des risques ; l’ancien assureur maintient à leur niveau atteint les prestations acquises avant la résiliation et le capital décès des salariés en incapacité ou invalidité, conformément à l’article 7-1 de la loi Évin. En santé, la résiliation infra-annuelle est possible après un an de contrat ; en prévoyance, l’échéance annuelle s’impose, en général avec un préavis de deux mois. BL ASSUR rédige la résiliation, cale la date d’effet et pilote la reprise des encours. Voir la portabilité de la mutuelle d’entreprise et la check-list embauche et départ.
Sources : article 26.6 et annexe III, articles 6 et 7, de la convention (avenant n° 91) ; articles L. 911-1 et L. 912-3 du code de la Sécurité sociale ; articles 7 et 7-1 de la loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989. Vérifié le 23 septembre 2026.
Cinq situations que BL ASSUR rencontre chaque semaine dans l’immobilier
1. Une agence de six salariés n’a jamais mis de mutuelle en place
Créée il y a trois ans, l’agence emploie quatre négociateurs, une assistante et une comptable. Le dirigeant pensait que l’obligation dépendait de l’effectif.
L’obligation joue dès le premier salarié et sans condition d’ancienneté. L’agence doit souscrire un contrat santé visant l’article 26 et l’annexe III, avec affiliation des enfants à charge et des conjoints sans activité, et un contrat prévoyance couvrant décès, incapacité et invalidité. Les négociateurs classés cadres ou exerçant des fonctions d’encadrement relèvent en plus du 1,50 % T1. BL ASSUR livre le comparatif sous 48 h ouvrées, rédige la décision unilatérale si l’agence choisit un niveau supérieur au socle, et ouvre l’espace CE des salariés le jour de la prise d’effet. Coût employeur au socle pour l’assistante à 2 100 € brut : 47,49 € par mois.
2. Un syndic de 25 salariés garde son contrat de 2019
Le contrat a été signé sur la grille de l’avenant n° 65 bis et n’a jamais été relu.
Depuis, l’avenant n° 91 a remplacé l’ensemble du dispositif et l’avenant n° 109 a mis la grille au niveau du contrat responsable de 2026 : garantie obsèques de 150 % du PMSS étendue au décès du conjoint et d’un enfant, psychologue et télésurveillance médicale à 100 % de la base, prothèses capillaires et fauteuils roulants sans reste à charge, cotisations de référence relevées. La comparaison de conformité se fait garantie par garantie, séparément pour le décès, l’incapacité-invalidité et la santé. BL ASSUR audite le contrat en place, chiffre la mise à niveau chez l’assureur actuel et chez ses concurrents, et gère le changement à l’échéance si le comparatif le justifie.
3. Une gestionnaire embauchée depuis huit mois est arrêtée quatre mois
Elle n’a pas un an de présence : l’article 24 ne s’applique pas.
Elle perçoit les seules indemnités journalières de la Sécurité sociale, 50 % du salaire journalier de base plafonné, après trois jours de carence. La prévoyance conventionnelle ne prend le relais qu’au 180e jour d’absence continue : sur un arrêt de quatre mois, elle ne verse rien. Si l’arrêt résulte d’un accident du travail, l’article 24 joue sans condition d’ancienneté et la prévoyance suit. C’est pour cette situation que BL ASSUR chiffre, en option, une franchise réduite à 30 ou 60 jours ; son coût figure dans le comparatif.
4. Un gestionnaire de copropriété est classé AM2
L’employeur ne cotise au 1,50 % que pour ses cadres C1 à C4.
Depuis l’agrément de la commission paritaire de l’APEC du 24 avril 2024, les emplois AM2 relèvent de l’article 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017 : le 1,50 % de la tranche 1, entièrement patronal et affecté en priorité au décès, leur est dû comme aux cadres. Un oubli remet en cause l’exonération sociale des cotisations et expose l’employeur, en cas de décès, à devoir la différence de capital aux ayants droit. BL ASSUR vérifie la classification de chaque salarié à l’affiliation et paramètre les catégories dans le contrat.
5. Un négociateur VRP a deux enfants et un conjoint salarié ailleurs
Doit-il payer trois cotisations ?
Le conjoint qui travaille n’est pas un ayant droit obligatoire : il n’est pas affilié, sauf en option facultative. Les deux enfants à charge sont affiliés d’office, chacun au tarif enfant financé à 55 % par l’employeur, sauf demande de dispense écrite s’ils sont déjà couverts à titre obligatoire par le régime de l’autre parent. Un troisième enfant serait gratuit. La répartition figure sur le bulletin de paie, et la part salariale reste plafonnée à 45 % de la cotisation conventionnelle à identité de garanties. Voir salariés multi-employeurs et couverture par ailleurs.
Les erreurs qui coûtent cher dans l’immobilier
Lors d’un contrôle, l’URSSAF vérifie le caractère collectif et obligatoire du régime et la conformité à la convention ; un manquement peut remettre en cause l’exclusion d’assiette des cotisations patronales, avec un redressement proportionné selon l’article L. 133-4-8 du code de la Sécurité sociale. Voir contrôle URSSAF, mutuelle et prévoyance.
Un contrat « conforme ANI » sans référence à l’article 26
Le panier de soins légal est très en dessous de l’annexe III (orthodontie 250 %, implant, chambre particulière, obsèques). Le contrat doit viser la convention et reproduire sa grille.
Des ayants droit jamais affiliés
Enfants à charge et conjoint sans revenu sont obligatoires, avec cotisation dédiée et 55 % patronaux ; l’oubli se découvre au premier sinistre.
Le 1,50 % oublié pour les AM2 et les négociateurs encadrants
Le périmètre agréé par l’APEC en 2024 dépasse les seuls niveaux C1 à C4.
Une part salariale supérieure à 45 %
Y compris sur un contrat moins cher que la référence conventionnelle : la part patronale en euros ne peut pas descendre sous celle du régime de branche.
Des dispenses orales ou sans justificatif annuel
Sans écrit et sans justificatif avant le 1er février, le salarié est réputé affilié et les cotisations sont dues rétroactivement.
Une grille figée depuis 2016 ou 2019
Les avenants n° 91, 101 et 109 ont modifié garanties et cotisations ; chaque avenant appelle une relecture du contrat, ce que BL ASSUR fait à chaque renouvellement.
BL ASSUR gère votre mutuelle et votre prévoyance de A à Z
Courtier indépendant fondé en 2017, BL ASSUR travaille avec plus de 30 partenaires assureurs, sans frais de courtage, et prend en charge toute la vie du contrat : vous signez, nous faisons le reste.
Le CE offert : un avantage qui ne coûte rien à l’agence
Chaque salarié couvert par un contrat BL ASSUR accède à un comité d’entreprise externalisé : billetterie, voyages, enseignes du quotidien, à des prix négociés. Pour une équipe de six personnes, c’est l’avantage social d’un grand groupe sans budget ni gestion. Découvrir l’avantage CE.
Un interlocuteur, un numéro
Renaud Lebrun et son équipe suivent chaque dossier de la première question au sinistre. Ligne directe 01 86 90 08 99, bureaux à Buchelay (78) et Paris 8e. Qui sommes-nous et contact et demande de devis.
Mutuelle et prévoyance immobilier : les 18 questions des employeurs
Réponses courtes, rédigées pour être citées telles quelles, avec les textes qui les fondent.
Champ et bénéficiaires
Mon entreprise relève-t-elle de la convention collective de l’immobilier ?
Oui si son activité principale relève de la division 68 de la NAF (transaction, administration de biens, syndic, gestion locative, location, marchands de biens), du code 81.10Z, d’une résidence de tourisme ou d’une holding de groupe immobilier, et qu’aucune convention étendue propre à un secteur (promotion immobilière, HLM) ne s’applique. Le personnel de gardiennage et d’entretien employé par une copropriété relève, lui, de la convention des gardiens d’immeubles (IDCC 1043). Vérifiez l’IDCC porté sur vos bulletins de paie et dans la DSN.
Mes agents commerciaux indépendants sont-ils concernés ?
Non. Le régime de l’article 26 vise les salariés ; l’agent commercial immobilier exerce sous statut indépendant et relève de sa propre protection sociale. Il peut souscrire une mutuelle et une prévoyance de travailleur non salarié, déductibles dans le cadre de la loi Madelin, que BL ASSUR propose séparément.
Le dirigeant peut-il être couvert par la mutuelle de l’agence ?
Oui s’il est mandataire social assimilé salarié au sens de la Sécurité sociale (président de SAS, gérant minoritaire de SARL) : l’annexe III prévoit expressément qu’il peut bénéficier du régime. Un gérant majoritaire, travailleur non salarié, en est exclu et se couvre par un contrat Madelin.
Mutuelle
Le conjoint et les enfants doivent-ils vraiment être affiliés ?
Oui pour les enfants à charge et pour le conjoint, partenaire de PACS ou concubin sans activité ni revenu : ils sont ayants droit obligatoires, chacun avec une cotisation financée à 55 % par l’employeur. Un conjoint qui travaille n’est pas obligatoire. Un ayant droit peut demander une dispense pour les mêmes motifs qu’un salarié, notamment s’il est déjà couvert à titre obligatoire par ailleurs. Le troisième enfant et les enfants handicapés à charge sont couverts sans cotisation.
Pourquoi la part employeur de l’offre à 58 € n’est-elle pas simplement 55 % ?
Parce que l’article 26.6 de la convention prévoit que, si la cotisation du contrat est inférieure à celle de l’annexe III, la part patronale en euros ne peut pas être inférieure à celle du régime conventionnel : 55 % de 1,81 % du PMSS, soit 39,87 € par adulte en 2026. Sur 58 €, l’employeur finance donc 39,87 € et le salarié 18,13 €, une part salariale inférieure à celle qu’il paierait au tarif de référence de la branche.
Quels salariés peuvent refuser la mutuelle ?
Seuls ceux qui entrent dans un cas de dispense prévu par les textes et repris par l’annexe III : CDD et contrats de mission, temps partiels et apprentis dont la cotisation atteindrait 10 % du brut, bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, salariés déjà couverts à titre obligatoire par ailleurs, contrat individuel en cours jusqu’à son échéance, CDD couverts moins de trois mois. La demande est écrite, datée, et les justificatifs sont renouvelés chaque année avant le 1er février.
Les cotisations de référence ont-elles changé récemment ?
Oui. L’avenant n° 109 du 25 février 2026 porte la cotisation santé à 1,81 % du PMSS par adulte et 1,01 % par enfant, et la prévoyance à 0,66 % du salaire, à compter du 1er avril 2026. Il s’applique déjà aux entreprises adhérentes à la FNAIM, au SNPI ou à l’UNIS ; pour les autres, il s’appliquera au lendemain de la publication de son arrêté d’extension, en cours d’instruction à la date de vérification. D’ici là, les niveaux étendus restent ceux des avenants n° 91 et 101.
Prévoyance
Un négociateur VRP relève-t-il de la prévoyance de l’immobilier ou de celle des VRP ?
De celle de l’immobilier. Les agents immobiliers sont exclus de l’accord interprofessionnel des VRP de 1975, et l’annexe IV de la convention de l’immobilier organise le statut du négociateur, VRP ou non. Ses commissions entrent dans le traitement de base des douze derniers mois qui sert au calcul du capital décès et des rentes.
Mes agents de maîtrise AM2 doivent-ils cotiser au 1,50 % des cadres ?
Oui. La commission paritaire rattachée à l’APEC a agréé le 24 avril 2024 l’affiliation des emplois AM2 à l’article 2.2 de l’ANI du 17 novembre 2017, aux côtés des cadres C1 à C4 et des négociateurs de l’annexe IV exerçant des fonctions d’encadrement (article 2.1). L’avenant n° 102 du 15 février 2024 n’avait suspendu cette affiliation que le temps d’obtenir l’agrément. Les AM1 et les employés restent hors du 1,50 %.
Peut-on choisir une prévoyance moins chère que la cotisation de la convention ?
Oui, la branche ne recommande aucun assureur et fixe des garanties, pas un organisme. Trois conditions : garanties au moins égales, appréciées séparément pour le décès et pour l’incapacité-invalidité ; part patronale en euros au moins égale à celle du régime conventionnel ; part salariale ne dépassant pas 45 % de la cotisation conventionnelle. L’offre BL ASSUR à 0,48 % respecte ces trois règles, ligne à ligne.
Que touche un salarié en arrêt maladie de longue durée ?
Après le maintien de salaire de l’article 24 (90 % du brut pendant 30 à 190 jours selon l’ancienneté), l’assureur verse des indemnités journalières de 60 % du traitement de base, indemnités de la Sécurité sociale déduites, jusqu’au 1 095e jour, puis une rente d’invalidité de 36 % ou 60 % selon la catégorie. Le total ne peut dépasser 100 % du salaire net. Les prestations en cours sont revalorisées après la première année selon l’évolution des minima de la branche.
Maintien de salaire
Un salarié qui a huit mois d’ancienneté est-il indemnisé par l’employeur ?
Pas en maladie : l’article 24 exige un an de présence, comme la loi. En accident du travail ou maladie professionnelle, le maintien de 90 % est dû sans condition d’ancienneté. La prévoyance conventionnelle n’intervient pour ce salarié qu’à partir du 180e jour d’absence continue, sauf option contractuelle de franchise réduite.
Le maintien de salaire est-il dû dès le premier jour d’arrêt ?
Oui, l’article 24 supprime la carence employeur : les périodes d’indemnisation courent à compter du premier jour d’absence, à 90 % du salaire brut mensuel contractuel, sous réserve de la prise en charge par la Sécurité sociale et de la justification de l’absence sous trois jours. Les indemnités journalières et les prestations de prévoyance financées par l’employeur sont déduites, l’employeur pouvant être subrogé.
Mise en place et vie du contrat
Faut-il une décision unilatérale si l’accord de branche s’applique déjà ?
Pas pour appliquer le régime conventionnel tel quel : l’accord étendu est l’acte fondateur. Un acte écrit devient nécessaire dès que l’entreprise choisit des garanties supérieures, une participation employeur plus élevée, des dispenses facultatives ou une catégorie objective pour les cadres. La décision unilatérale est alors précédée de la consultation du CSE, remise à chaque salarié et conservée avec le contrat.
Peut-on changer d’assureur en cours d’année ?
En santé, oui après un an de contrat, sous réserve du préavis contractuel ; en prévoyance, à l’échéance annuelle avec le préavis prévu, deux mois en général. Le nouvel assureur reprend les arrêts en cours non indemnisés et les revalorisations, contre une prime unique ou une surcotisation temporaire ; l’ancien maintient les prestations acquises. Le seul changement d’organisme, à garanties et financement identiques, n’impose pas de nouvel acte, sauf si l’acte existant nomme l’assureur.
Que se passe-t-il quand un salarié quitte l’entreprise ?
Hors faute lourde et s’il est indemnisé par l’assurance chômage, il conserve gratuitement la mutuelle et la prévoyance pendant une durée égale à son dernier contrat, dans la limite de douze mois ; le coût de cette portabilité est déjà intégré dans les cotisations. Au-delà, il peut conserver la seule couverture santé à titre individuel dans les conditions de la loi Évin, avec une demande dans les six mois. Les ayants droit d’un salarié décédé restent couverts gratuitement pendant douze mois.
BL ASSUR
Que comprend l’accompagnement BL ASSUR pour une entreprise de l’immobilier ?
Un comparatif sur plus de 30 partenaires assureurs sous 48 h ouvrées, la vérification ligne à ligne de la conformité à l’article 26 et à l’annexe III, la rédaction des actes, l’affiliation des salariés et des ayants droit, le paramétrage des catégories cadres et AM2, puis la gestion quotidienne : embauches, départs, portabilité, dispenses, sinistres et renouvellements. Aucun frais de courtage n’est facturé à l’entreprise.
Qu’est-ce que le CE offert par BL ASSUR ?
Un comité d’entreprise externalisé ouvert à tous les salariés couverts par un contrat BL ASSUR, sans surcoût pour l’employeur : réductions sur la billetterie, les voyages, les loisirs et les achats du quotidien. BL ASSUR ouvre l’espace de chaque salarié lors de la mise en place du contrat.
Sources officielles
Textes consultés le 23 septembre 2026. Les cotisations en euros sont calculées avec le PMSS 2026 de 4 005 € et sont révisées chaque 1er janvier.
- Convention collective nationale de l’immobilier du 9 septembre 1988, IDCC 1527, brochure 3090 (Légifrance), étendue par arrêté du 24 février 1989, actualisée par l’avenant n° 83 du 2 décembre 2019 étendu par arrêté du 2 juillet 2021.
- Article 1er, champ d’application et article 24, maladie et accident.
- Avenant n° 91 du 11 avril 2022 relatif aux régimes prévoyance et remboursements de frais de santé (article 26 et annexe III), étendu par arrêté du 21 février 2023 ; texte intégral.
- Avenant n° 101 du 13 décembre 2023 relatif à la révision des taux de cotisations de la garantie remboursement de frais de santé, étendu par arrêté publié au Journal officiel du 18 juin 2024.
- Avenant n° 109 du 25 février 2026 relatif aux régimes de prévoyance et remboursement de frais de santé (Légifrance) ; texte intégral publié par l’UNIS ; avis d’extension publié au Journal officiel.
- Agrément de la commission paritaire rattachée à l’APEC du 24 avril 2024 : cadres C1 à C4 et négociateurs encadrants (article 2.1), agents de maîtrise AM2 (article 2.2).
- Accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, article 1er (1,50 % de la tranche 1), étendu par arrêté du 27 juillet 2018.
- Panorama de la branche immobilier, Opco EP, édition 2025 : entreprises, établissements et salariés (collecte URSSAF 2025, masse salariale 2024).
- Service-public.fr, mutuelle d’entreprise obligatoire et cas de dispense ; Bulletin officiel de la Sécurité sociale, protection sociale complémentaire.
- Guides BL ASSUR : mutuelle et prévoyance par convention collective, mutuelle d’entreprise obligatoire, prévoyance collective d’entreprise, apprentis et alternants, congé maternité et parental, fusion-absorption d’agences.
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