Prévoyance collective entreprise :
obligations, garanties et prix.
Prévoyance collective entreprise : BL ASSUR met en place et suit la couverture de vos salariés en cas d’arrêt de travail, d’invalidité et de décès. Nous vérifions ce qu’imposent votre convention collective et l’accord sur la prévoyance des cadres, comparons les garanties et les taux, puis suivons le contrat et les sinistres dans la durée.
Non-cadres : offres dès 0,50 % de la tranche 1. Cadres : repère interprofessionnel de 1,50 % de la tranche 1, entièrement patronal.0,50 % : offre publiée pour la banque (IDCC 2120), selon les garanties retenues. Le repère cadres est soumis aux dispositions de votre branche : la métallurgie prévoit un régime distinct. Votre taux et son assiette dépendent de la convention collective et du contrat. Voir les taux et leurs assiettes.
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- Suivi des sinistres
- Depuis 2017
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Les repères pour l’employeur
Qu’est-ce que la prévoyance collective d’entreprise ?
La prévoyance collective est un contrat souscrit par l’employeur pour tout ou partie de ses salariés. Selon les garanties souscrites, elle verse des indemnités, des rentes ou un capital lorsqu’un salarié est en arrêt de travail, devient invalide ou décède, en complément de la Sécurité sociale. Elle ne rembourse pas les soins : c’est le rôle de la mutuelle d’entreprise.
1,50 % tranche 1
Le repère interprofessionnel cadres
L’accord du 17 novembre 2017 prévoit 1,50 % de la tranche 1 pour ses bénéficiaires, entièrement à la charge de l’employeur et affecté en priorité au décès. Vérifiez les dispositions de branche, notamment en métallurgie.
CCN
Une obligation fréquente pour les non-cadres
Aucune loi n’impose la prévoyance des non-cadres, mais de nombreuses conventions collectives le font, avec des garanties minimales et parfois un taux, une répartition et un organisme recommandé.
3 PASS
Le risque d’un oubli
Lorsque l’accord cadres de 2017 s’applique, l’employeur qui ne justifie pas du contrat requis au décès doit verser aux ayants droit trois plafonds annuels de la Sécurité sociale : 144 180 € en 2026.
1 an d’ancienneté
Le maintien de salaire à financer
Après un an d’ancienneté et sous les conditions légales, l’employeur complète les indemnités de la Sécurité sociale pendant un arrêt maladie. Votre convention peut être plus favorable ; la prévoyance peut assurer ce coût, puis prendre le relais.
Sources : Urssaf, prévoyance complémentaire · Accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017, article 1er · Code du travail, L.1226-1.
Mutuelle ou prévoyance : quelle différence ?
| Critère | Mutuelle d’entreprise | Prévoyance collective |
|---|---|---|
| Ce qu’elle couvre | Les frais de soins : consultations, hospitalisation, optique, dentaire, aides auditives. | La perte de revenu et les risques lourds : arrêt de travail, invalidité, décès. |
| Ce qu’elle verse | Des remboursements, en complément de la Sécurité sociale. | Des indemnités journalières, des rentes et un capital. |
| Obligation | Pour tous les salariés du secteur privé, depuis le 1er janvier 2016. | Pour les cadres, et pour les autres salariés quand la convention collective l’impose. |
| Financement minimum de l’employeur | 50 % de la couverture obligatoire. | Repère cadres : 1,50 % de la tranche 1, sous réserve des dispositions de branche. Pour les autres salariés : selon la convention collective. |
Tout savoir sur la mutuelle d’entreprise obligatoire ↗
Préparer votre étude de prévoyance collective
Réunissez votre convention collective, l’effectif par collège et, si vous êtes déjà assuré, vos garanties et taux actuels.
Ce que la loi et votre branche imposent
Prévoyance d’entreprise obligatoire : que doit faire l’employeur ?
La prévoyance n’est pas imposée à toutes les entreprises comme la mutuelle. Elle le devient dès que vous employez un cadre, ou lorsque votre convention collective la prévoit pour d’autres salariés. BL ASSUR vérifie avec vous chaque population et le texte qui s’applique.
| Salariés concernés | Obligation de l’employeur | Fondement |
|---|---|---|
| Cadres et assimilés | Une cotisation d’au moins 1,50 % de la tranche 1, à sa charge exclusive, affectée en priorité au décès. Elle s’applique dès qu’un cadre est employé, sauf convention collective qui organise autrement ce minimum, comme la métallurgie. | Accord du 17 novembre 2017, articles 1er, 2.1 et 2.2 · Notre guide du 1,50 % |
| Non-cadres | Les garanties fixées par la convention collective quand elle en prévoit : décès, incapacité, invalidité, parfois rentes de famille, taux et répartition. À défaut, la prévoyance est facultative. | Votre convention collective |
| Salariés en arrêt maladie | L’indemnisation complémentaire de l’employeur après un an d’ancienneté, ou le régime plus favorable de la convention collective. L’entreprise peut faire assurer ce maintien de salaire. | Code du travail, L.1226-1 · Notre guide du maintien de salaire |
| Dirigeants | Mandataire social assimilé salarié : rattachement possible à une catégorie couverte, sous conditions. Dirigeant non salarié : contrat individuel, dit loi Madelin. | BOFiP, BOI-RSA-BASE-30-10-20 · Notre guide du dirigeant |
Couvrir une catégorie objective
Couvrir l’ensemble du personnel ou une catégorie définie par des critères réglementaires, par exemple cadres et non-cadres, avec la même contribution patronale pour tous les salariés d’une catégorie.
R.242-1-1 · R.242-1-2 · Notre guide des catégories objectives.
Formaliser le régime
Accord collectif, projet ratifié à la majorité des intéressés ou décision unilatérale écrite remise à chaque intéressé. L’acte peut prévoir une condition d’ancienneté de 12 mois au plus pour ces garanties ; aucune n’est admise en frais de santé.
Informer les salariés
Remettre à chaque salarié la notice d’information établie par l’organisme assureur, à l’affiliation puis à chaque modification des garanties, et conserver la preuve de cette remise.
Maintenir la couverture pendant les absences
Quand l’employeur verse un salaire, un complément ou un revenu de remplacement pendant la suspension du contrat, la couverture et la contribution patronale doivent être maintenues.
Contrairement à la mutuelle, aucune règle générale n’oblige l’employeur à financer 50 % de la prévoyance des non-cadres. La répartition dépend de votre convention collective et de l’acte de mise en place. Lorsque le minimum interprofessionnel cadres s’applique, ses 1,50 % de tranche 1 sont entièrement patronaux ; les dispositions propres à votre branche restent à vérifier.
Préparer un contrôle Urssaf de la mutuelle et de la prévoyance ↗
Lire un contrat garantie par garantie
Quelles garanties prévoit un contrat de prévoyance collective ?
Selon les garanties retenues, un contrat de prévoyance couvre l’arrêt de travail, l’invalidité et le décès. Les prestations peuvent s’exprimer en pourcentage d’un salaire de référence, en euros ou en fraction du plafond de la Sécurité sociale. Vérifiez la période de référence, les tranches et l’inclusion des prestations de la Sécurité sociale.
| Garantie | Ce qu’elle verse | Le point à vérifier |
|---|---|---|
| Incapacité temporaire de travail | Des indemnités journalières en complément de celles de la Sécurité sociale, après la franchise ou en relais du maintien de salaire de l’employeur. | La franchise (90 ou 30 jours, ou relais du maintien de salaire), le niveau en pourcentage du brut et la règle qui empêche de percevoir plus en arrêt qu’en activité. |
| Invalidité | Une rente selon la catégorie d’invalidité reconnue par la Sécurité sociale, ou selon le taux d’incapacité permanente après un accident du travail. | Le niveau pour chaque catégorie, le taux d’incapacité retenu et la revalorisation de la rente. |
| Décès et invalidité absolue | Un capital exprimé en pourcentage du salaire annuel, souvent majoré par enfant à charge, versé aux bénéficiaires désignés. | La clause bénéficiaire, le doublement en cas d’accident et le versement anticipé en cas d’invalidité absolue et définitive. |
| Rentes de famille | Une rente éducation pour chaque enfant à charge, parfois une rente temporaire ou viagère pour le conjoint. | Le barème selon l’âge, la durée jusqu’à 18 ou 26 ans en cas d’études et l’organisme qui sert la rente. |
| Frais d’obsèques | Un forfait, souvent exprimé en pourcentage du plafond mensuel de la Sécurité sociale. | Le montant et les personnes couvertes : salarié, conjoint, enfants. |
| Services | Assistance, accompagnement social, prévention ou actions de solidarité de la branche. | Les prestations réellement incluses et la façon dont elles sont financées. |
Un pourcentage du brut ne garantit pas, à lui seul, le maintien du salaire net. Comparez le total versé par la Sécurité sociale, l’employeur et l’organisme de prévoyance, puis son traitement en paie selon le financement du régime. Vérifiez aussi si le pourcentage annoncé inclut les prestations de la Sécurité sociale et si le contrat plafonne le total au net d’activité. Les indemnités maladie de la Sécurité sociale sont calculées sur un salaire limité à 1,4 SMIC : au-delà de ce plafond, la couverture complémentaire devient particulièrement importante.
Comparer les critères des contrats de prévoyance ↗ · Incapacité et invalidité : les différences
Sources : Ameli, indemnités journalières en cas d’arrêt maladie · Code du travail, L.1226-1.
Prix & financement
Combien coûte une prévoyance collective ?
Les guides BL ASSUR présentent des offres non-cadres dès 0,50 % de la tranche 1 dans la banque, 0,56 % des tranches 1 et 2 en restauration rapide et 0,75 % de la tranche 1 en Syntec. Ce sont des repères commerciaux propres aux offres présentées, et non des taux fixés par les conventions collectives ou des prix garantis pour toute entreprise.
Le taux seul ne suffit pas à comparer deux contrats : vérifiez l’assiette, les garanties, la franchise et la répartition employeur/salarié. Pour les cadres concernés par l’accord de 2017, le minimum interprofessionnel est de 1,50 % de la tranche 1, entièrement patronal ; votre branche peut prévoir des dispositions distinctes.
La cotisation s’exprime généralement en pourcentage du salaire brut, par tranche : la tranche 1 va jusqu’au plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 005 € en 2026. La tranche 2 couvre la fraction au-delà, dans la limite définie par le régime ou le contrat, par exemple quatre ou huit plafonds. Le taux dépend des garanties, de votre convention collective, de l’âge et de la sinistralité du groupe, de l’effectif et de la reprise éventuelle de salariés déjà en arrêt.
Le bon point de départ : votre convention collective.
Elle peut fixer les garanties minimales, un taux, la répartition et un organisme recommandé.
Exemples de taux publiés par convention collective
| Convention collective et guide | Offre non-cadres, dès / assiette | Offre cadres / assiette |
|---|---|---|
| Banque · IDCC 2120 | 0,50 %Tranche 1 | 1,50 % de la tranche 1 |
| Restauration rapide · IDCC 1501 | 0,56 %Tranches 1 et 2 | 1,50 % de la tranche 1 |
| Commerces de gros · IDCC 573 | 0,62 %Tranches 1 et 2 | 1,50 % de la tranche 1 |
| Optique-lunetterie de détail · IDCC 1431 | 0,73 %Tranches 1 et 2 | 1,50 % de la tranche 1 |
| Bureaux d’études techniques, Syntec · IDCC 1486 | 0,75 %Tranche 1 | 1,50 % de la tranche 1 |
| Commerces de détail non alimentaires · IDCC 1517 | 1,10 %Salaire brut : assiette contractuelle à confirmer | 1,50 % de la tranche 1 |
| Métallurgie · IDCC 3248 | 1,428 %Tranches 1 et 2 | 1,142 % de la tranche 1 et 1,754 % de la tranche 2 |
Les taux d’entrée ci-dessus reprennent les guides BL ASSUR consultés le 8 octobre 2026. Pour les non-cadres CDNA, le guide annonce 1,10 % du salaire brut sans détailler l’assiette de cette offre : les tranches et leur plafonnement sont à confirmer sur le devis. Pour chaque branche, vérifiez les plafonds du contrat et les éventuelles cotisations de solidarité distinctes.
Dans la métallurgie, le minimum patronal de branche pour les cadres est de 1,12 % sur les tranches 1 et 2 ; l’article 1 de l’accord cadres de 2017 n’est pas opposable aux entreprises de la branche. Article 166.2, rédaction issue de l’avenant du 11 juillet 2023. Le taux définitif est établi après étude du dossier et validation de l’organisme assureur.
Exemple illustratif : 6 salariés non-cadres payés 2 500 € brut par mois, taux de 1 %, financement à 50 %. La cotisation est de 25 € par salarié et par mois, soit 150 € au total. La part employeur est de 75 € par mois, soit 900 € par an ; chaque salarié paie 12,50 € par mois. Pour un cadre relevant du minimum interprofessionnel et payé au-dessus du plafond, 1,50 % de la tranche 1 représente 60,08 € par mois en 2026, sous réserve des dispositions de sa branche. Le taux de 1 % est pris pour l’exemple ; le calcul n’inclut pas les éventuelles charges et incidences fiscales.
Estimez votre cotisation
Une estimation à partir d’un salaire de référence, de votre hypothèse de taux et de la répartition retenue.
Chargement du simulateur…
Cotisations à la charge de l’entreprise
75,00 €
par mois · 900,00 € par an
Cotisation totale, par salarié / mois
25,00 €
Employeur, par salarié / mois
12,50 €
Salarié, par mois
12,50 €
Repère ANI cadres : 1,50 % de la tranche 1 de ce salaire représente 37,50 € par mois, entièrement patronal lorsque ce minimum s’applique. Vérifiez les dispositions de votre branche, notamment en métallurgie.
Simulation illustrative, hors charges et fiscalité, sans valeur de devis. Elle applique le même salaire et le même taux à tous les salariés et aux tranches sélectionnées. Si vous saisissez un salaire moyen, le résultat est approximatif, notamment lorsque les salaires sont répartis de part et d’autre d’un plafond. Pour des taux différents entre T1 et T2, un calcul par tranche est nécessaire.
Plafond mensuel 2026 : 4 005 €. Calcul limité à quatre plafonds ; certains contrats vont jusqu’à huit. Le taux, l’assiette et la répartition doivent respecter votre convention collective et votre acte de mise en place. Arrondi au centime par salarié.
Exemple affiché : 2 500 € × 1 % = 25 € par salarié ; part employeur de 50 % × 6 salariés = 75 € par mois. Activez JavaScript pour modifier la simulation.
La simulation ne calcule pas un tarif d’assurance. Plafond de la Sécurité sociale : 4 005 € par mois et 48 060 € par an en 2026.
Arrêt, invalidité, décès
Qui paie quoi pendant un arrêt de travail ?
Un arrêt maladie mobilise tour à tour la Sécurité sociale, l’employeur et l’organisme de prévoyance. Exemple pour un salarié ayant au moins un an et moins de six ans d’ancienneté, sans disposition conventionnelle plus favorable, avec une franchise de prévoyance de 90 jours.
- Sécurité sociale
- Employeur
- Prévoyance
- Jours 1 à 3
Carence
Aucune indemnité journalière de la Sécurité sociale en maladie. Pas de carence en accident du travail ou maladie professionnelle.
- Dès le 4e jour
Sécurité sociale
50 % du salaire journalier de base, calculé sur un salaire limité à 1,4 SMIC : 42,97 € brut par jour au plus pour un arrêt prescrit depuis juillet 2026.
- Du 8e au 67e jour
Employeur
Maintien de salaire légal : 90 % du brut pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours, indemnités de la Sécurité sociale comprises. Ces durées augmentent de 10 jours par période de 5 ans d’ancienneté.
- À partir du 91e jour
Prévoyance
Les indemnités journalières du contrat prennent le relais après la franchise, le plus souvent jusqu’au 1 095e jour d’arrêt.
- Au-delà
Invalidité ou décès
Si la Sécurité sociale reconnaît une invalidité, la rente du contrat prend la suite. En cas de décès, le capital et les rentes de famille sont versés aux bénéficiaires.
Du 68e au 90e jour, le salarié ne perçoit plus que les indemnités de la Sécurité sociale. Avec une franchise de 90 jours, le contrat ne démarre pas à la fin du maintien de salaire. Une franchise en relais du maintien de salaire, dite « relais mensu », supprime ce trou : c’est un point à vérifier en priorité dans votre contrat.
Sources : Ameli, arrêt maladie : carence, calcul et plafond des indemnités · Code du travail, L.1226-1 · Notre guide du maintien de salaire.
Votre secteur d’activité
Quelle prévoyance pour votre convention collective ?
Votre convention collective peut imposer des garanties minimales, un taux de cotisation, une répartition, une condition d’ancienneté ou un organisme recommandé. Nos guides détaillent ces règles branche par branche.
IDCC 1486SyntecBureaux d’études, conseil et numériqueVoir les obligations et les taux ↗
IDCC 1979HCRHôtels, cafés et restaurantsVoir les obligations et les taux ↗
IDCC 573Commerce de grosAccords prévoyance des non-cadres et des cadresVoir les obligations et les taux ↗
Régime recommandé par la branche ou contrat du marché ?
Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013, une branche ne peut plus imposer un organisme assureur. Elle peut en recommander un ou plusieurs ; l’entreprise reste libre d’en choisir un autre si les garanties sont au moins équivalentes à celles de la convention. Certaines branches demandent en outre une contribution de solidarité à toutes les entreprises, quel que soit l’assureur.
BL ASSUR compare l’offre de la branche, quand elle est accessible, avec plusieurs contrats du marché conformes à votre convention. Source : décision n° 2013-672 DC.
Faire un choix adapté
Comment choisir la prévoyance de vos salariés ?
Pour choisir une prévoyance collective, partez des obligations de votre convention collective et, pour les cadres concernés, de l’accord du 17 novembre 2017. Comparez ensuite, sur les mêmes assiettes et bénéficiaires, la franchise, les indemnités, les rentes d’invalidité, le capital décès et les rentes de famille, puis le coût à garanties comparables. Vérifiez aussi les conditions de reprise des salariés déjà en arrêt et la stabilité du tarif dans le temps.
Définir le besoin
Identifiez la convention collective, les collèges cadres et non-cadres, les âges et les salaires, les arrêts en cours et, s’il existe, le contrat actuel avec ses garanties et ses taux.
Comparer à périmètre égal
Gardez la même assiette, les mêmes tranches et les mêmes bénéficiaires. Comparez la franchise, continue ou discontinue, le relais du maintien de salaire, les niveaux d’indemnisation, les rentes et les exclusions.
Préparer la gestion
Choisissez l’acte de mise en place, la répartition et l’organisation avec la paie : notice, DSN, déclaration des arrêts, portabilité et revalorisation des prestations.
Pour préparer votre étude : votre convention collective, votre effectif par collège et votre contrat actuel constituent une première base. Revoir les garanties de prévoyance à comparer · Préparer ma demande de devis prévoyance entreprise ↗
Souscription & changement d’organisme
Comment mettre en place ou changer votre contrat de prévoyance ?
Vous mettez en place un premier contrat
- Identifier les obligations : accord des cadres, convention collective, maintien de salaire.
- Définir les catégories couvertes, les garanties et la répartition.
- Formaliser le régime par l’acte adapté et informer ou consulter le CSE selon votre effectif.
- Remettre la notice, affilier les salariés et conserver les justificatifs.
- Paramétrer la paie et la DSN.
Vous changez d’assureur
Un contrat de prévoyance se résilie en principe à son échéance, en respectant le préavis prévu au contrat, souvent de deux mois. La résiliation à tout moment après un an ne concerne que les garanties frais de santé.
Pour les salariés en arrêt ou en invalidité, l’ancien organisme continue de verser les prestations nées pendant son contrat et maintient leur garantie décès ; la revalorisation de ces prestations doit être organisée avec l’ancien ou le nouvel organisme. Le nouvel organisme ne peut pas écarter un salarié pour son état de santé antérieur ; la reprise de ces encours se négocie avant la bascule.
Loi n° 89-1009, articles 2, 7 et 7-1 · L.912-3 · Code des assurances, L.113-15-2.
Le suivi se poursuit après la signature. À chaque embauche, départ, arrêt ou décès, il faut mettre à jour les affiliations, déclarer le sinistre dans les délais du contrat et suivre les prestations. Lors d’un départ ouvrant droit à la portabilité, les garanties sont maintenues gratuitement, dans la limite de 12 mois.
Comprendre la portabilité ↗ · Fusion ou absorption : que deviennent les régimes ?
L’accompagnement BL ASSUR
Votre prévoyance, avec un cabinet qui vous suit.
Courtier en protection sociale collective depuis 2017, BL ASSUR est implanté à Buchelay, dans les Yvelines, et au 38 rue des Mathurins, 75008 Paris. Le cabinet accompagne les entreprises partout en France.
Premier retour sous 24 h ouvrées, comparatif sous 48 h ouvrées, à réception des informations nécessaires à l’étude.
Un audit de vos obligations
Convention collective, catégories de personnel, minimum des cadres, contrat actuel et répartition des cotisations.
Un comparatif par collège
Un choix parmi les offres de plus de 30 partenaires assureurs, selon les possibilités de votre dossier, face au minimum de votre convention : garanties, franchise et taux.
0 € de frais de courtage
Aucun frais de courtage facturé au client. BL ASSUR est rémunéré par les assureurs partenaires ; la cotisation d’assurance reste due.
La mise en place suivie
Préparation de la DUE lorsque ce mode est retenu, notices, affiliations et reprise des salariés déjà en arrêt.
Le suivi des sinistres
Un appui pour déclarer les arrêts, les invalidités et les décès auprès de l’organisme, et pour suivre le versement des prestations.
Un interlocuteur dans la durée
Entrées et sorties, portabilité, revalorisation et étude des conditions à chaque renouvellement.
Une plateforme d’avantages CE offerte
Les salariés et dirigeants des entreprises clientes accèdent à notre plateforme partenaire d’avantages, selon les conditions d’accès au service. BL ASSUR ouvre l’espace CE lors de la mise en place du contrat.
Les réponses à vos questions
Prévoyance collective entreprise : les questions fréquentes
La prévoyance d’entreprise est-elle obligatoire ?
L’accord cadres du 17 novembre 2017 prévoit pour ses bénéficiaires une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1, sous réserve des dispositions de branche, notamment celles de la métallurgie. Pour les autres salariés, la prévoyance est obligatoire lorsque la convention collective ou un accord la prévoit. En l’absence d’obligation applicable, elle reste facultative ; l’employeur doit néanmoins respecter le maintien de salaire légal ou conventionnel lorsque ses conditions sont remplies.
Source : Urssaf, prévoyance complémentaire · accord du 17 novembre 2017.
Que doit financer l’employeur pour ses cadres ?
Lorsque l’accord du 17 novembre 2017 s’applique, l’employeur finance seul 1,50 % de la tranche 1 du salaire pour ses bénéficiaires : 60,08 € par mois en 2026 pour un salaire au-dessus du plafond. Cette contribution est affectée en priorité au décès ; sa ventilation entre garanties doit être vérifiée sur le contrat. Les dispositions de branche restent à contrôler : la métallurgie prévoit un minimum patronal de 1,12 % des tranches 1 et 2 et écarte l’article 1 de l’accord interprofessionnel.
Dans le champ de cet accord, l’employeur qui ne justifie pas du contrat requis lors du décès doit verser aux ayants droit trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 144 180 € en 2026. Notre guide de l’obligation du 1,50 %.
Qui est considéré comme cadre pour la prévoyance ?
Les salariés visés par l’article 2.1 de l’accord du 17 novembre 2017, ingénieurs et cadres au sens des classifications, et par l’article 2.2, salariés assimilés dont la position dans la classification de branche le prévoit. Votre convention collective, et le cas échéant un accord agréé par l’Apec, précise qui en relève. Ces mêmes articles servent à définir les catégories objectives qui permettent de couvrir différemment cadres et non-cadres.
Combien coûte une prévoyance collective ?
La cotisation s’exprime généralement en pourcentage du salaire brut sur une assiette définie. Les offres publiées dans nos guides démarrent, pour les non-cadres, à 0,50 % de la tranche 1 dans la banque et à 0,75 % de la tranche 1 en Syntec ; en restauration rapide, le repère est 0,56 % des tranches 1 et 2. Ce sont des offres commerciales, ajustées après étude. Pour les cadres concernés par l’accord de 2017, le minimum interprofessionnel est de 1,50 % de la tranche 1, sous réserve des dispositions de branche. Les garanties, l’assiette, l’effectif et les sinistres à reprendre déterminent le devis.
Comment se répartit la cotisation entre employeur et salarié ?
Lorsque le minimum interprofessionnel cadres s’applique, les 1,50 % de la tranche 1 sont à la charge exclusive de l’employeur. Les dispositions de branche peuvent organiser un régime distinct ; le financement des garanties supplémentaires doit aussi respecter les textes applicables et l’acte de mise en place. Pour les non-cadres, aucune règle générale n’impose 50 % comme en mutuelle : la convention collective fixe souvent une part patronale minimale. La contribution patronale doit rester uniforme au sein d’une même catégorie.
La répartition a aussi un effet en paie : les indemnités journalières complémentaires versées pendant l’arrêt sont soumises à cotisations sociales à proportion de la part financée par l’employeur.
Quelles charges sociales et quelle fiscalité sur la prévoyance ?
La part patronale est exclue de l’assiette des cotisations de Sécurité sociale, sous conditions, dans une limite commune avec la mutuelle : 6 % du plafond annuel plus 1,5 % de la rémunération, sans dépasser 12 % du plafond, soit 5 767,20 € par salarié en 2026. Elle reste soumise à la CSG-CRDS et, dans les entreprises d’au moins 11 salariés, au forfait social de 8 %, selon les règles de décompte et de franchissement du seuil.
Pour le salarié, les cotisations de prévoyance hors frais de santé, patronales comme salariales, sont déductibles de son revenu imposable dans la limite de 5 % du plafond annuel plus 2 % de la rémunération, sans dépasser 2 % de huit plafonds. La part patronale de la mutuelle, elle, est imposable. Faites vérifier votre situation par votre gestionnaire de paie ou votre expert-comptable.
Un salarié peut-il refuser la prévoyance ?
En principe non : l’adhésion est obligatoire pour les salariés visés par le régime. Les dispenses de droit propres à la mutuelle ne s’appliquent pas à la prévoyance ; seules jouent les dispenses que l’acte prévoit, dans les cas autorisés par la réglementation. Lorsqu’un régime est mis en place par décision unilatérale et demande une cotisation aux salariés, ceux qui étaient déjà présents peuvent refuser de cotiser (loi Évin, article 11).
Que devient la prévoyance pendant un arrêt de travail ?
La couverture est maintenue lorsque l’employeur verse un salaire, un complément de salaire ou un revenu de remplacement pendant la suspension du contrat ; la contribution patronale doit alors continuer d’être versée pour conserver l’exonération. Pour une suspension sans maintien de salaire, chaque régime organise librement le maintien ou non des garanties et de la contribution.
Source : Urssaf, suspension du contrat de travail · Arrêt de travail : le maintien de salaire.
Que devient la prévoyance quand un salarié quitte l’entreprise ?
Le salarié indemnisé par l’assurance chômage conserve gratuitement ses garanties pendant son indemnisation, dans la limite de la durée de son dernier contrat et de 12 mois, sauf licenciement pour faute lourde : c’est la portabilité. Les indemnités d’incapacité versées à ce titre ne peuvent pas dépasser le montant des allocations chômage de la même période.
Au départ à la retraite, la loi Évin prévoit un maintien individuel pour les seuls frais de santé, pas pour la prévoyance. Comprendre la portabilité · Source : Service Public.
Peut-on changer de contrat de prévoyance en cours d’année ?
En principe non : un contrat de prévoyance se résilie à son échéance, le plus souvent annuelle, en respectant le préavis prévu au contrat, souvent de deux mois. La résiliation à tout moment après un an ne concerne que les garanties frais de santé. Anticipez le changement plusieurs mois avant l’échéance, le temps de comparer et de traiter la reprise des salariés en arrêt.
Que deviennent les salariés en arrêt quand on change d’assureur ?
Les indemnités et rentes en cours restent versées par l’ancien organisme pour les arrêts nés pendant son contrat (loi Évin, article 7), et la garantie décès des salariés indemnisés en incapacité ou en invalidité est maintenue (article 7-1). L’employeur doit organiser la poursuite de la revalorisation de ces prestations avec l’ancien ou le nouvel organisme (article L.912-3 du Code de la sécurité sociale).
Le nouvel organisme ne peut pas refuser un salarié en raison de son état de santé antérieur (loi Évin, article 2). Ces situations, appelées encours, doivent être déclarées : leur reprise se négocie dans le contrat et peut peser sur le tarif.
Suis-je obligé de choisir l’assureur recommandé par ma convention collective ?
Non. Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 13 juin 2013, une branche ne peut plus imposer un organisme assureur aux entreprises. Elle peut en recommander un ou plusieurs ; vous restez libre d’en choisir un autre si les garanties sont au moins équivalentes à celles de la convention. Vérifiez toutefois les contributions de solidarité que certaines branches demandent à toutes les entreprises, quel que soit l’assureur.
BL ASSUR compare l’offre de la branche, quand elle est accessible, avec plusieurs contrats du marché. Source : Conseil constitutionnel, décision n° 2013-672 DC.
Le dirigeant peut-il bénéficier de la prévoyance collective ?
Un mandataire social assimilé salarié peut être couvert s’il est rémunéré au titre de son mandat, rattaché à une catégorie du régime, cadres dirigeants par exemple, par une décision de l’organe compétent, et si le régime couvre aussi des salariés. Le 1,50 % des cadres ne s’applique pas automatiquement à un mandataire. Un dirigeant non salarié relève d’un contrat individuel adapté, dit loi Madelin.
Dirigeant salarié ou TNS : quelle couverture ? · Prévoyance des indépendants.
Que risque l’employeur sans prévoyance conforme ?
Lorsque l’accord cadres de 2017 s’applique, l’employeur qui ne justifie pas du contrat requis lors du décès doit verser aux ayants droit trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Le fondement applicable doit être vérifié pour les branches qui prévoient un régime distinct, comme la métallurgie. Pour les garanties imposées par la convention collective, l’employeur qui n’a pas souscrit le contrat engage sa responsabilité : il peut être condamné à indemniser le salarié ou ses proches, souvent à hauteur des prestations qui auraient été versées. Lors d’un contrôle, un régime non conforme peut aussi perdre ses exonérations, avec un redressement proportionné dans certains cas.
Combien coûte l’accompagnement de BL ASSUR ?
BL ASSUR ne facture pas de frais de courtage au client : le cabinet est rémunéré par les organismes assureurs, comme le détaille son document précontractuel. L’étude, la mise en place, le suivi du contrat et l’accompagnement des sinistres sont inclus ; les cotisations du contrat restent dues.
Des repères vérifiables
Sources officielles et date de vérification
Repères légaux consultés le . Les exigences de votre branche, les garanties et le taux final sont à vérifier sur les textes applicables et les documents de l’offre retenue.
- Urssaf : mettre en place une prévoyance complémentaire : caractère facultatif, collectif et obligatoire, limites d’exonération, CSG-CRDS, forfait social et suspension du contrat.
- Accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres : cotisation de 1,50 % de la tranche 1, affectation prioritaire au décès, sanction de trois plafonds et bénéficiaires des articles 2.1 et 2.2.
- Métallurgie, article 166.2 modifié par l’avenant du 11 juillet 2023 : cotisation garantie de branche et champ d’application de l’accord cadres de 2017.
- Code de la sécurité sociale, article L.911-1 : modes de mise en place du régime.
- Code de la sécurité sociale, articles L.911-1 à L.911-8 : portabilité des garanties de prévoyance et plafonnement des indemnités (L.911-8).
- Code de la sécurité sociale, article R.242-1-1 et article R.242-1-2 : catégories objectives et condition d’ancienneté de 12 mois au plus.
- Code du travail, article L.1226-1 : indemnisation complémentaire de l’employeur en cas d’arrêt maladie.
- Ameli : indemnités journalières en cas d’arrêt maladie : carence, calcul, plafond de 1,4 SMIC et montant maximal.
- Service Public : maintien de la couverture après le départ : portabilité de la prévoyance et maintien loi Évin limité aux frais de santé.
- BOFiP, BOI-RSA-BASE-30-10-20 : déductibilité des cotisations de prévoyance, version du 10 août 2026.
- Loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, dite loi Évin : articles 2 (états pathologiques antérieurs), 7 (prestations en cours), 7-1 (maintien de la garantie décès) et 11 (refus de cotiser).
- Code de la sécurité sociale, article L.912-3 : revalorisation des prestations en cas de changement d’organisme.
- Code des assurances, article L.113-15-2 : résiliation à tout moment après un an, réservée aux garanties frais de santé.
- Conseil constitutionnel, décision n° 2013-672 DC du 13 juin 2013 : fin des clauses de désignation d’un organisme assureur par les branches.
- Code de la sécurité sociale, article L.133-4-8 : redressement proportionné du régime collectif et obligatoire.
Votre prévoyance collective, avec BL ASSUR.
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