Assurance RC dirigeant : protégez votre patrimoine personnel dès 439 € par an
Un contrat souscrit et payé par votre entreprise, qui avance vos frais de défense et règle les dommages-intérêts si votre responsabilité personnelle de dirigeant est recherchée.
Tarif constaté sur devis réel
soit 36,61 € par mois, ou 38,80 € par mois en prélèvement mensuel. Environ 1,20 € par jour pour couvrir le dirigeant d’une SARL de conseil et de gestion réalisant 300 000 € de chiffre d’affaires.
L’assurance RC dirigeant en 30 secondes
Ce que c’est. L’assurance RC dirigeant, aussi appelée responsabilité des mandataires sociaux (RCMS) ou D&O, protège le patrimoine personnel des dirigeants dont la responsabilité est recherchée pour une faute de gestion, une violation des statuts ou un manquement à la loi.
Qui paie, qui est protégé. La société souscrit et paie la prime. Les assurés sont les dirigeants de droit et de fait, passés, présents et futurs, et dans la plupart des contrats leurs conjoints et héritiers.
Le prix. Pour une TPE sans sinistre, comptez de 439 à 642 € TTC par an pour 500 000 € de garantie selon la compagnie. Ce sont les trois devis réels comparés sur cette page.
Obligatoire ? Non, aucune loi ne l’impose. En revanche, la responsabilité personnelle du dirigeant est bien prévue par la loi (articles L. 223-22 et L. 225-251 du Code de commerce) et la prime est une charge déductible pour l’entreprise.
Ce qui est couvert. Les frais de défense au civil, au pénal et devant les autorités administratives, avancés par l’assureur ; les dommages-intérêts ; la condamnation à combler l’insuffisance d’actif après une liquidation ; et des garanties de confort comme le soutien psychologique ou l’e-réputation.
Ce qui ne l’est jamais. La faute intentionnelle, l’avantage personnel indu, les amendes pénales, les dommages corporels et matériels (ils relèvent de la RC exploitation) et les fautes de prestation (elles relèvent de la RC Pro).
Sommaire
- Qu’est-ce que l’assurance RC dirigeant ?
- Prix : trois devis réels comparés
- Pourquoi votre patrimoine personnel est exposé
- Ce que couvre le contrat
- Ce qui n’est jamais couvert
- Quel plafond de garantie choisir ?
- Base réclamation et garantie subséquente
- Six situations concrètes
- Qui peut souscrire et comment ça se passe
- Pourquoi passer par BL ASSUR
- Questions fréquentes (25 réponses)
- Sources
Qu’est-ce que l’assurance RC dirigeant ?
L’assurance RC dirigeant est un contrat de responsabilité civile souscrit par une personne morale (société, association, holding) au profit des personnes physiques qui la dirigent. Elle intervient quand un tiers, un associé, un salarié, un liquidateur ou l’administration met en cause la responsabilité personnelle du dirigeant, et non celle de l’entreprise.
Dans le langage courant, le même contrat porte plusieurs noms : RC dirigeant, RC mandataires sociaux (RCMS), assurance responsabilité des dirigeants, ou D&O (pour « Directors and Officers »), le terme utilisé sur les marchés anglo-saxons. Derrière ces appellations, le mécanisme est identique : l’assureur prend en charge, à la place du dirigeant, les frais de défense et les dommages-intérêts mis à sa charge, dans la limite d’un plafond annuel.
La nuance importante, c’est que ce contrat ne protège pas l’entreprise mais la personne. Une société a certes sa propre personnalité juridique, et c’est elle qui répond en principe des dettes. Pourtant, le Code de commerce ouvre plusieurs voies vers le patrimoine privé du dirigeant : sa maison, son épargne, ses parts dans d’autres sociétés. C’est précisément ce patrimoine que la RC dirigeant met à l’abri.
Qui est protégé par une assurance RC dirigeant ?
Le contrat est souscrit « pour compte » : la société signe et paie, mais les bénéficiaires sont les personnes physiques. Voici le périmètre type des trois contrats analysés pour cette page, avec les différences signalées lorsqu’elles existent.
Dirigeants de droit
Gérant de SARL, président et directeur général de SAS ou de SA, administrateurs, membres du directoire et du conseil de surveillance, liquidateur amiable.
Dirigeants de fait
Toute personne qui dirige réellement l’entreprise sans mandat, et dont la responsabilité est recherchée à ce titre par un juge.
Fonctions clés
Directeur financier, directeur juridique, responsable des assurances, responsable conformité, délégué à la protection des données selon le contrat : les « dirigeants additionnels ».
Fondateurs
Les personnes qui ont accompli les actes de constitution de la société ou d’une filiale, pour les fautes commises à cette occasion (contrats A et C).
Conjoint et héritiers
Quand la réclamation vise les biens communs ou la succession d’un dirigeant décédé ou frappé d’incapacité.
La société elle-même
Pour trois cas précis : la faute jugée « non séparable » des fonctions, la réclamation conjointe, et le mandat de dirigeant qu’elle exerce dans une filiale.
Quelle différence entre RC exploitation, RC Pro et assurance RC dirigeant ?
Trois contrats portent le mot « responsabilité », et la confusion est fréquente. Le tableau ci-dessous résume qui est assuré, pour quel type de faute, et avec quel exemple typique.
| Contrat | Qui est assuré | Quel fait déclenche la garantie | Exemple |
|---|---|---|---|
| RC exploitation | L’entreprise (personne morale) | Un dommage corporel ou matériel causé à un tiers dans la vie courante de l’entreprise | Un visiteur glisse dans vos locaux et se blesse |
| RC professionnelle | L’entreprise, pour ses prestations | Une erreur, une omission ou un retard dans le service vendu au client | Un conseil erroné fait perdre un marché à votre client |
| RC dirigeant | Le dirigeant, personne physique | Une faute de gestion, une violation des statuts ou de la loi reprochée au dirigeant personnellement | Le liquidateur vous réclame 180 000 € pour insuffisance d’actif |
À retenir : la RC Pro protège l’entreprise contre les conséquences de son travail ; la RC dirigeant protège la personne contre les conséquences de ses décisions. L’une ne remplace jamais l’autre : les contrats de RC dirigeant n’assurent le dirigeant qu’en sa qualité de dirigeant, et la protection qu’ils accordent à la société pour faute non séparable exclut expressément les fautes de prestation. Pour les métiers du conseil, voir notre assurance RC Pro conseil.
Combien coûte une assurance RC dirigeant ? Trois devis réels comparés
Plutôt qu’une fourchette vague, voici trois devis d’assurance RC dirigeant obtenus auprès de trois compagnies de notre panel pour une même entreprise : une SARL de conseil et de gestion (activité déclarée : activités des sièges sociaux), 300 000 € de chiffre d’affaires, un représentant légal, aucune réclamation connue, siège en Île-de-France, plafond de 500 000 € et franchise de 0 €.
Contrat A
Police dédiée aux PME, assureur international
Devis n° 946109876 · conventions spéciales et CG réf. 01.2026
38,80 € par mois en prélèvement mensuel · 224,03 € par semestre
- Plafond 500 000 € par an, franchise 0 €
- Faute non séparable de la société couverte à hauteur du plafond
- Frais d’urgence 50 000 € par an (10 % du plafond)
- Frais de réhabilitation d’image 250 000 €
- Subséquente 5 ans, 10 ans pour les dirigeants partis à la retraite
Contrat B
Gamme « solutions PME », assureur international
Devis n° 946109874 · conventions spéciales et CG réf. 01.2016
40,41 € par mois en prélèvement mensuel · 233,30 € par semestre
- Plafond 500 000 € par an, reconstitution possible une fois
- Privation d’actifs 100 000 € par personne (loyers, scolarité)
- Données personnelles et environnement : 100 000 € chacune (20 % du plafond), en plus du plafond
- Frais de prévention en cas de difficultés financières 50 000 €
- Subséquente illimitée pour les anciens dirigeants, sous conditions
Contrat C
Pack « dirigeants d’entreprise », assureur international
Devis n° 946109875 · CG réf. 06.2023
56,71 € par mois en prélèvement mensuel · 327,42 € par semestre
- Plafond 500 000 € par an, frais de défense sans sous-limite
- Soutien psychologique 50 000 €, garde à vue 30 000 €
- Contrôle fiscal personnel du dirigeant : conseil 50 000 €
- Capital décès ou invalidité en déplacement professionnel 23 000 €
- Service d’information juridique par téléphone inclus
Devis réels obtenus par l’intermédiaire de BL ASSUR pour une entreprise cliente, anonymisés ; primes TTC, frais de gestion inclus ; tarifs actualisés à chaque nouvelle série de devis. Les sous-limites exprimées en pourcentage sont converties pour un plafond de 500 000 €. Les noms des compagnies sont communiqués dans le comparatif personnalisé.
Pourquoi 46 % d’écart pour le même plafond de garantie ?
Les trois contrats partagent le même cœur de garanties : les frais de défense et les dommages-intérêts du dirigeant, jusqu’à 500 000 € par an. La différence de prime, de 439 à 642 €, tient à quatre éléments qui pèsent chacun dans l’évaluation : l’étendue des garanties additionnelles et leurs sous-limites, la reconstitution éventuelle du plafond, la durée de la garantie après la fin du contrat, et le détail des exclusions et des personnes assurées. Le tableau ci-dessous les met côte à côte, sous-limites converties pour 500 000 € souscrits.
Défense, urgence, réputation et protection de la personne
| Garantie (par période d’assurance) | Contrat A · 439,28 € | Contrat B · 457,44 € | Contrat C · 642,00 € |
|---|---|---|---|
| Frais de défense et dommages-intérêts | Jusqu’au plafond de 500 000 € | Jusqu’au plafond de 500 000 € | Jusqu’au plafond, frais de défense sans sous-limite |
| Frais d’urgence (engagés sans accord préalable) | 50 000 € par an (10 % du plafond ; 250 000 € au plus par réclamation) | 100 000 € par an (20 % du plafond) | 75 000 € par an (15 % du plafond) |
| Réputation et image | Frais de réhabilitation 250 000 € | Relations publiques 50 000 € + reconstitution d’image 50 000 € | Atteinte à la réputation 100 000 €, e-réputation comprise |
| Soutien psychologique | Non prévu | Compris dans les frais de gestion de crise (50 000 €), famille incluse | 50 000 € pour le dirigeant et ses enfants |
| Garde à vue et enquête pénale | Défense pénale à partir de la mise en cause écrite (mise en examen, instruction, citation) ; la garde à vue n’est pas visée expressément | Défense dès l’enquête préliminaire | Défense dès la première heure + 30 000 € de frais d’assistance (garde d’enfants, serrurier, véhicule) |
| Privation d’actifs, saisie, interdiction de gérer | Non prévu | 100 000 € par personne, 250 000 € max + frais de recours contre une interdiction de gérer | 100 000 € par assuré, 300 000 € max, pendant 12 mois |
Prévention des difficultés, protection de la société et insuffisance d’actif
| Garantie (par période d’assurance) | Contrat A · 439,28 € | Contrat B · 457,44 € | Contrat C · 642,00 € |
|---|---|---|---|
| Contrôle fiscal personnel du dirigeant | Non prévu | Non prévu | Frais de conseil 50 000 € |
| Prévention des difficultés de l’entreprise | Non prévu | 50 000 € : mandataire ad hoc, conciliateur, expert en cas d’alerte | 50 000 € : mandataire ad hoc, conciliateur, alerte, CIP, CCSF, rupture de crédit (carence 180 jours) |
| Faute non séparable (protection de la société) | 500 000 € | Comprise dans le plafond | 250 000 € (50 % du plafond) |
| Impôts et dettes de la société dans une condamnation pour insuffisance d’actif | Non précisé ; impôts, taxes et cotisations exclus | Impôts et taxes mis à la charge du dirigeant expressément couverts | Part des dettes de la société expressément couverte |
| Données personnelles, environnement | Pas de garantie distincte | 100 000 € chacune (20 % du plafond), en plus du plafond | Pas de garantie distincte |
Sanctions, reconstitution, durée de la garantie et paiement
| Garantie (par période d’assurance) | Contrat A · 439,28 € | Contrat B · 457,44 € | Contrat C · 642,00 € |
|---|---|---|---|
| Sanctions pécuniaires administratives* | Non assurables en France ; sous-limite de 500 000 € réservée aux procédures étrangères ; frais de défense couverts | Non assurables en France ; amendes et pénalités civiles 125 000 € (25 %) si assurables ; frais de défense couverts | Non assurables en France ; sous-limite de 100 000 € réservée aux procédures étrangères ; frais de défense couverts |
| Déplacements professionnels | Non prévu | Non prévu | Capital décès ou invalidité 23 000 € par dirigeant |
| Reconstitution du plafond après sinistre | Non | Une fois, pour la garantie principale du dirigeant | Non |
| Garantie subséquente | 5 ans ; 10 ans pour un dirigeant retraité | 5 ans ; illimitée pour les anciens dirigeants sous conditions | 5 ans ; 10 ans en cas de liquidation ; illimitée pour le dirigeant démissionnaire ou retraité sous conditions |
| Fractionnement | Semestriel +2 %, trimestriel +4 %, mensuel +6 % | Semestriel +2 %, trimestriel +4 %, mensuel +6 % | Semestriel +2 %, trimestriel +4 %, mensuel +6 % |
* Les contrats visent les sanctions « légalement assurables ». En France, l’ACPR a rappelé le 18 mars 2025 que les sanctions pécuniaires administratives ne sont pas assurables, sous réserve de l’appréciation des tribunaux : ces sous-limites ne jouent donc que pour les procédures menées à l’étranger ; les frais de défense devant l’autorité restent couverts (voir la section exclusions).
Repères de marché selon la taille de l’entreprise
300 à 800 € par an
Un dirigeant ou quelques associés, un premier niveau de plafond. Nos trois devis se situent dans cette fourchette, entre 439 et 642 €.
800 à 2 500 € par an
Plusieurs dirigeants, un plafond de 1 à 2 millions d’euros, un secteur plus exposé comme le bâtiment ou la restauration.
5 000 à 15 000 € et plus
Filiales multiples, mandats croisés, activité financière ou de santé : la prime se calcule au cas par cas, parfois par mandat.
Ordres de grandeur du marché publiés par Chef d’Entreprise (voir sources). Les facteurs qui font varier la prime : le secteur, le plafond et les sous-limites, l’historique de réclamations, le nombre de dirigeants et la santé financière (capitaux propres, trésorerie).
Pourquoi votre patrimoine personnel est exposé
Le dirigeant n’est pas tenu des dettes de sa société. Pourtant, six mécanismes juridiques permettent de le poursuivre personnellement. Tous sont prévus par des textes précis, et la jurisprudence récente montre qu’ils sont appliqués.
défaillances d’entreprises par an en France, environ : un niveau record depuis que ces statistiques existent
procédures ouvertes sont des liquidations judiciaires directes, sans passage par une période d’observation
emplois menacés chaque année par ces défaillances, salariés et dirigeants confondus
procédures concernent des entreprises de moins de trois salariés : les TPE sont en première ligne
Source : statistiques Altares des défaillances d’entreprises, bilan annuel et études trimestrielles (détail et dates dans les sources en bas de page).
Pourquoi ces chiffres comptent-ils pour un dirigeant ? Parce que la liquidation judiciaire est précisément le moment où le liquidateur examine la gestion passée. Deux tiers des procédures ouvertes sont des liquidations directes, et c’est dans ce cadre que l’action en responsabilité pour insuffisance d’actif peut être engagée contre le dirigeant, sur son patrimoine propre.
Les six fondements juridiques de la responsabilité personnelle du dirigeant
1. Faute de gestion, violation des statuts, infraction à la loi
Le gérant de SARL, les administrateurs et le directeur général de SA, et par renvoi les dirigeants de SAS, répondent personnellement de ces trois catégories de fautes envers la société et envers les tiers. L’action peut être engagée par la société elle-même ou par les associés pour son compte (action « ut singuli »). Elle se prescrit par trois ans, dix ans si le fait est qualifié de crime.
Ce que paie le contrat : les frais de défense et les dommages-intérêts mis à la charge du dirigeant.
2. L’insuffisance d’actif après une liquidation judiciaire
Quand la liquidation fait apparaître une insuffisance d’actif, le tribunal peut décider que tout ou partie du passif sera supporté par les dirigeants de droit ou de fait ayant commis une faute de gestion qui y a contribué. Depuis la loi Sapin 2 de 2016, la simple négligence ne suffit plus. L’action appartient au liquidateur ou au ministère public et se prescrit par trois ans à compter du jugement de liquidation.
Ce que paie le contrat : la défense, puis la condamnation elle-même, sauf faute intentionnelle. Deux des trois contrats couvrent expressément la part de la condamnation qui correspond aux impôts et aux dettes de la société ; le troisième ne le précise pas et exclut les impôts, taxes et cotisations.
3. La faute séparable des fonctions, envers les tiers
Un tiers ne peut atteindre le dirigeant personnellement que s’il prouve une faute « intentionnelle, d’une particulière gravité, incompatible avec l’exercice normal des fonctions sociales ». La Cour de cassation l’a réaffirmé le 26 novembre 2025 (n° 24-21.022). Ont été jugés séparables : une infraction pénale intentionnelle (Cass. com. 18 septembre 2019, n° 16-26.962), le défaut de souscription d’une assurance décennale obligatoire (Cass. 3e civ. 10 mars 2016, n° 14-15.326) ou le refus d’exécuter une décision de justice ordonnant la production de pièces comptables (Cass. com. 7 octobre 2026, n° 25-14.170).
Ce que paie le contrat : la défense dès lors que la réclamation entre dans le champ du contrat ; l’indemnisation tant que la faute n’est pas jugée intentionnelle au sens du contrat.
4. Faillite personnelle et interdiction de gérer
Comptabilité fictive ou incomplète, poursuite abusive d’une exploitation déficitaire dans un intérêt personnel, omission de déclarer la cessation des paiements dans les 45 jours en connaissance de cause : ces comportements exposent à une faillite personnelle ou à une interdiction de gérer pouvant atteindre quinze ans.
Ce que paie le contrat : les frais de défense et, dans certains contrats, les frais de recours pour faire lever l’interdiction.
5. La solidarité fiscale du dirigeant
En cas de manœuvres frauduleuses ou d’inobservation grave et répétée des obligations fiscales ayant rendu impossible le recouvrement des impôts de la société, le président du tribunal judiciaire peut déclarer le dirigeant solidairement responsable de ces impositions et pénalités.
Ce que paie le contrat : les frais de défense. L’impôt lui-même n’est jamais assurable.
6. La responsabilité pénale du chef d’entreprise
Abus de biens sociaux (jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende), banqueroute (cinq ans et 75 000 €), infractions au droit du travail ou aux règles d’hygiène et de sécurité après un accident : le dirigeant est jugé en tant que personne. Une audition libre ou une garde à vue peut survenir des années après les faits.
Ce que paie le contrat : la défense pénale dès la première heure de garde à vue, les frais d’expertise, la partie civile. L’amende reste à votre charge.

Ce que couvre l’assurance RC dirigeant
Tous les contrats d’assurance RC dirigeant reposent sur un même cœur de garanties, puis ajoutent des garanties additionnelles plus ou moins nombreuses, avec des sous-limites et des conditions propres à chaque compagnie. Pour chaque garantie, nous indiquons à quoi elle sert concrètement.
Le socle : frais de défense et dommages-intérêts
Défense civile
Honoraires d’avocat, frais d’expertise, de procédure et de comparution quand la société, un associé, un créancier ou le liquidateur vous assigne. L’assureur avance les frais au fur et à mesure, sur la base d’une convention d’honoraires qu’il valide.
Défense pénale
Mise en examen, statut de témoin assisté, citation, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Deux contrats remontent plus tôt : dès l’enquête préliminaire pour l’un, dès la première heure de garde à vue ou d’audition libre pour l’autre. La défense pénale est couverte même si l’infraction reprochée est volontaire, jusqu’à ce qu’une décision définitive établisse l’intention.
Défense administrative et enquêtes
Audition par une autorité de contrôle, enquête officielle, demande écrite de produire des documents à titre personnel : les frais de représentation et d’investigation préliminaire sont pris en charge, dans la plupart des contrats sans sous-limite.
Dommages-intérêts et transactions
Les indemnités que vous êtes condamné à payer, les dépens, les frais irrépétibles et les indemnités transactionnelles négociées avec l’accord de l’assureur. C’est la garantie qui protège réellement votre patrimoine.
Comblement de l’insuffisance d’actif
La part du passif mise à votre charge par le tribunal après une liquidation (art. L. 651-2) est prise en charge tant que la faute n’est pas intentionnelle. Deux contrats précisent que les impôts et les dettes de la société compris dans cette condamnation sont couverts ; le troisième exclut les impôts, taxes et cotisations sans exception. Certaines garanties de conseil liées à la liquidation ont une carence de 180 jours.
Frais d’urgence
Quand l’accord préalable de l’assureur ne peut pas être obtenu à temps, par exemple une perquisition un vendredi soir, les frais engagés sont remboursés rétroactivement dans une limite de 10 à 20 % du plafond par an selon le contrat, soit 50 000 à 100 000 € pour 500 000 € souscrits.
Les garanties de confort : à quoi servent-elles vraiment ?
Soutien psychologique
Une mise en examen bouleverse une vie. Les séances d’un psychologue pour le dirigeant, et selon le contrat pour ses enfants ou son conjoint, sont remboursées jusqu’à 50 000 € par an.
Réputation et e-réputation
Les honoraires d’une agence de relations publiques pour limiter l’impact médiatique d’une plainte, puis pour faire connaître une relaxe ou une décision favorable. Le contrat C inclut la gestion des contenus publiés sur internet et les réseaux sociaux.
Assistance en garde à vue
Au-delà de l’avocat : garde des enfants, frais de serrurier après une perquisition, rapatriement du véhicule, annulation d’un voyage, aide-ménagère au retour. Jusqu’à 30 000 €.
Privation d’actifs
Si vos comptes ou votre maison sont saisis ou gelés pendant la procédure, l’assureur paie directement loyer ou crédit de la résidence principale, scolarité des enfants, factures courantes et assurances, pendant douze mois au plus.
Contrôle fiscal personnel
Une vérification de comptabilité de la société est souvent suivie d’un examen de la situation fiscale personnelle du dirigeant. Les honoraires de l’expert-comptable ou de l’avocat fiscaliste qui vous assiste sont couverts jusqu’à 50 000 €.
Prévention des difficultés
Les honoraires d’un mandataire ad hoc ou d’un conciliateur désigné par le président du tribunal, d’un expert en cas de procédure d’alerte ou de rupture de crédit bancaire. Agir tôt évite la liquidation, donc l’action en insuffisance d’actif.
Mandats extérieurs et filiales
Le mandat que vous exercez, à la demande de votre société, dans une participation ou une association est couvert en complément de l’assurance de cette entité. Les filiales créées ou acquises en cours d’année sont garanties selon le contrat : automatiquement sous conditions de taille, ou pendant 60 jours le temps de les déclarer et d’ajuster la prime.
Protection de la société : faute non séparable
Quand le juge estime que votre faute n’est pas séparable de vos fonctions, c’est la société qui est condamnée à votre place. Les contrats prennent alors le relais au profit de la société, à hauteur de 50 à 100 % du plafond selon la compagnie.
Déplacements professionnels
Un capital forfaitaire de 23 000 € par dirigeant en cas de décès ou d’invalidité absolue et définitive à la suite d’un accident survenu en mission, dans la limite de 230 000 € pour l’ensemble des dirigeants.
Comment fonctionne l’indemnisation en pratique ?
Libre choix de l’avocat
Dans les trois contrats, c’est le dirigeant qui organise sa défense et choisit son conseil, le libre choix étant expressément écrit dans deux d’entre eux. L’assureur valide la convention d’honoraires ou le principe des frais, puis les avance au fur et à mesure des justificatifs, sans attendre l’issue du procès. Il ne peut refuser une prise en charge sans motif valable.
Déclaration rapide, 30 jours au plus dans deux contrats
Toute réclamation doit être déclarée par écrit dès que possible : deux contrats fixent un maximum de trente jours, le troisième demande une déclaration « dans les meilleurs délais ». Vous pouvez aussi notifier des « circonstances » susceptibles de donner lieu à une réclamation future : elles seront alors rattachées à l’année en cours, même si la réclamation arrive après la fin du contrat.
Les personnes physiques d’abord
Si le plafond ne suffit pas à tout le monde, les contrats paient en priorité les sommes dues aux dirigeants personnes physiques, puis seulement celles dues à la société. Un dirigeant n’est jamais sacrifié au profit de l’entreprise.
Aucune franchise pour le dirigeant
Les trois devis prévoient une franchise de 0 €. Même lorsqu’une franchise existe, elle ne s’applique jamais aux sommes payées pour le compte d’une personne physique : elle reste à la charge de la société.
Ce que l’assurance RC dirigeant ne couvre jamais
Les exclusions de l’assurance RC dirigeant sont stables d’une compagnie à l’autre. Les connaître évite les mauvaises surprises et permet de combiner la RC dirigeant avec les bons contrats complémentaires.
La faute intentionnelle ou dolosive
Détournement, fraude délibérée, complicité : exclus, mais seulement une fois l’intention établie par une décision définitive ou reconnue par écrit. Jusque-là, les frais de défense sont avancés ; ils peuvent être réclamés ensuite. L’exclusion ne vise que l’auteur, jamais ses co-dirigeants de bonne foi.
L’avantage personnel indu
Une rémunération, un remboursement de frais ou un avantage en nature auquel le dirigeant n’avait pas légalement droit. Même logique : exclusion opposable au seul bénéficiaire, après décision définitive.
Le passé connu
Les faits dont vous aviez connaissance à la souscription, et les réclamations ou enquêtes déjà en cours. En revanche, les fautes passées que personne ne connaît encore sont couvertes : c’est l’intérêt de la « base réclamation ».
Dommages corporels et matériels
Un salarié blessé, un local incendié, un produit qui casse : ces dommages relèvent de la RC exploitation ou de la multirisque. Exception notable : les frais de défense du dirigeant poursuivi personnellement après un accident restent couverts.
Les fautes de prestation
Un conseil erroné, un logiciel défaillant, une livraison non conforme : c’est la responsabilité civile professionnelle de l’entreprise qui joue. La RC dirigeant n’assure le dirigeant qu’en sa qualité de dirigeant ; un client ne peut l’atteindre personnellement qu’en prouvant une faute séparable, et la défense est alors couverte. La protection accordée à la société pour faute non séparable exclut expressément, dans les trois contrats, les prestations, les produits, la contrefaçon et les secrets d’affaires.
Amendes et sanctions pécuniaires
L’amende pénale est inassurable par nature. Pour les sanctions administratives (CNIL, Autorité de la concurrence, AMF), l’ACPR a rappelé le 18 mars 2025 qu’elles ne sont pas assurables en France, sous réserve de l’appréciation des tribunaux. Les contrats ne les couvrent que « lorsqu’elles sont légalement assurables », donc en pratique à l’étranger. Les frais de défense, eux, restent garantis.
Impôts, taxes et cotisations
Les impôts de la société, les cotisations URSSAF et les redressements ne sont pas pris en charge, y compris quand le dirigeant en est déclaré solidairement responsable. Exception écrite dans deux des trois contrats : la part d’une condamnation pour insuffisance d’actif qui correspond aux impôts et aux dettes de la société. Le troisième ne prévoit pas cette exception.
Opérations sur titres et crypto-actifs
Introduction en bourse, placement de titres sur un marché réglementé, levée de fonds par émission de jetons : ces opérations exigent un contrat spécifique et sont exclues des offres destinées aux PME.
Et les prud’hommes ? La condamnation de la société devant le conseil de prud’hommes n’est pas couverte : elle vise l’employeur, pas le dirigeant. En revanche, si un salarié met en cause le dirigeant personnellement, par exemple pour harcèlement moral ou discrimination, la « faute liée à l’emploi » entre dans le champ de la RC dirigeant pour la personne physique.
Quel plafond de garantie choisir ?
Le plafond d’une assurance RC dirigeant est le montant maximal que l’assureur paiera sur une année d’assurance, toutes réclamations et tous dirigeants confondus, frais de défense compris. Ce point est décisif : une défense pénale longue peut consommer à elle seule une part importante d’un petit plafond.
Un exemple pour fixer les ordres de grandeur : 40 000 € de frais de défense et 180 000 € d’indemnisation consomment 220 000 € d’un plafond annuel de 500 000 €, sous réserve des sous-limites applicables à chaque garantie. Une seconde réclamation la même année ne disposerait plus que des 280 000 € restants, sauf reconstitution prévue au contrat.
Les quatre critères qui dimensionnent le plafond
- Le passif exigible de l’entreprise (dettes fournisseurs, bancaires, fiscales et sociales) : c’est l’assiette d’une éventuelle action en insuffisance d’actif.
- Le nombre de dirigeants et de mandats : le plafond est partagé entre toutes les personnes assurées.
- Le secteur : bâtiment, restauration, transport et commerce connaissent le plus de liquidations.
- Les exigences de vos partenaires : banque, investisseurs ou pacte d’associés imposent parfois un minimum.
Trois réflexes de lecture
- Regardez les sous-limites : un plafond affiché de 500 000 € peut cacher une garantie de réputation à 50 000 € ou une faute non séparable à 50 %.
- Vérifiez la reconstitution : le contrat B reconstitue une fois le plafond après un sinistre payé, les autres non.
- Pensez à la subséquente : le plafond est intégralement reconstitué pour la période qui suit la fin du contrat, dans les trois contrats.
Notre recommandation : 500 000 € constitue le point d’entrée raisonnable pour une TPE ou une petite PME sans dette bancaire importante. Au-delà de dix salariés, d’un endettement significatif ou de plusieurs mandataires, nous chiffrons systématiquement 1 million d’euros en parallèle : l’écart de prime est souvent modeste au regard du risque couvert.
Base réclamation, antériorité, garantie subséquente : comment la garantie joue dans le temps
Les contrats d’assurance RC dirigeant fonctionnent en « base réclamation » (article L. 124-5 du Code des assurances) : ce n’est pas la date de la faute qui compte, mais la date à laquelle la réclamation vous est adressée. Trois périodes se succèdent.
Le passé inconnu est couvert
Une faute commise avant la souscription est garantie si personne n’en avait connaissance à la date d’effet et si aucune procédure n’était engagée. C’est la reprise du passé, précieuse pour un dirigeant en poste depuis plusieurs années.
La réclamation déclenche la garantie
Toute réclamation reçue pendant la période d’assurance est rattachée à cette période et à son plafond. Les réclamations ayant la même cause technique forment un seul sinistre, rattaché à la première d’entre elles.
La subséquente : 5 ans minimum
Après la résiliation, les réclamations fondées sur des fautes antérieures restent couvertes pendant cinq ans au moins, avec un plafond reconstitué. Pour les dirigeants partis à la retraite ou démissionnaires, cette durée passe à dix ans ou devient illimitée selon le contrat.
Vous changez d’assureur ?
La subséquente de l’ancien contrat ne joue pas si un nouveau contrat de même nature prend le relais : c’est alors le nouvel assureur qui couvre, avec sa propre reprise du passé. D’où l’importance de ne jamais laisser de trou entre deux contrats, et de déclarer au nouvel assureur toute circonstance connue.
Votre société est rachetée ou fusionne ?
La prise de contrôle ou la fusion est une « modification structurelle ». Selon le contrat, les garanties s’arrêtent à la date de l’opération avec une subséquente automatique, ou se poursuivent pour les fautes postérieures si le plafond ne dépasse pas un certain montant. Dans tous les cas, les fautes antérieures restent couvertes.
Six situations où l’assurance RC dirigeant intervient
Des scénarios types, construits à partir des garanties des trois contrats d’assurance RC dirigeant analysés. Les montants sont donnés à titre d’illustration.
1. Liquidation judiciaire et action en insuffisance d’actif
Gérant d’une SARL de second œuvre, dix salariés. La société est liquidée. Le liquidateur lui reproche d’avoir poursuivi l’activité huit mois après la cessation des paiements et demande 180 000 € au titre de l’insuffisance d’actif.
Avance les honoraires de l’avocat et de l’expert-comptable judiciaire, puis règle la condamnation prononcée, dans la limite du plafond, sauf si le tribunal retient une faute intentionnelle.
2. Un associé minoritaire conteste la gestion
Le président d’une SAS est assigné par un associé à 20 % qui lui reproche une convention passée avec une société proche sans autorisation et une rémunération jugée excessive.
Prend en charge la défense et, si le tribunal condamne le président à indemniser la société, les dommages-intérêts. La rémunération indue elle-même n’est pas remboursée.
3. Accident du travail et poursuites pénales
Un salarié est grièvement blessé sur un chantier. Le dirigeant est placé en garde à vue puis poursuivi pour blessures involontaires et manquement aux règles de sécurité.
Finance l’avocat dès la première heure de garde à vue, l’expertise technique et la défense jusqu’au jugement. L’indemnisation de la victime relève de la Sécurité sociale et de la RC de l’entreprise ; l’amende éventuelle reste personnelle.
4. Licenciement contesté et mise en cause personnelle
Une ancienne responsable commerciale attaque la société aux prud’hommes et porte plainte contre le dirigeant pour harcèlement moral.
Couvre la défense pénale et civile du dirigeant visé personnellement, au titre de la faute liée à l’emploi. La condamnation prud’homale de la société, elle, n’est pas garantie.
5. Président bénévole d’une association
Les dirigeants d’une association culturelle ont organisé des représentations sans déclarer ni payer les droits d’auteur, malgré une injonction. La Cour de cassation y a vu une faute séparable (1re civ., 9 avril 2026, n° 25-13.282).
Une association peut souscrire une RC dirigeant. La défense est couverte ; l’indemnisation l’est tant que le caractère intentionnel n’est pas définitivement jugé.
6. Contrôle fiscal de la société, puis du dirigeant
Après une vérification de comptabilité, l’administration ouvre un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle du gérant.
Le contrat C rembourse jusqu’à 50 000 € d’honoraires d’expert-comptable ou d’avocat fiscaliste. Les impôts et pénalités éventuels restent dus.

Qui peut souscrire une assurance RC dirigeant, et comment ça se passe
Les offres d’assurance RC dirigeant destinées aux TPE et PME se souscrivent sur déclaration, sans visite ni audit. En contrepartie, les compagnies posent des critères d’éligibilité précis. Les voici, tels que nous les retrouvons dans les trois contrats.
Une personne morale
SARL, SAS, SA, société par actions, holding et ses filiales ; associations et fondations selon la compagnie, le plus souvent par un contrat dédié. Les offres standard excluent les sociétés civiles (SCI, SCP), les SNC et l’exercice en nom propre : l’entrepreneur individuel n’a pas de « dirigeant » distinct de lui-même.
Siège en France
France métropolitaine, et selon la compagnie Martinique, Guadeloupe et La Réunion. Les filiales immatriculées aux États-Unis ou au Canada sont hors périmètre des offres PME.
Une situation financière saine
Capitaux propres positifs, résultat net positif ou perte inférieure à 10 % des capitaux propres, chiffre d’affaires consolidé inférieur à 100 millions d’euros, société non cotée.
Aucun sinistre connu
Pas de procédure d’alerte, de conciliation, de sauvegarde, de redressement ou de liquidation en cours ; aucune réclamation passée ou en cours contre les dirigeants ; aucune circonstance connue susceptible d’en provoquer une.
Activités hors offre standard
Chez l’une des compagnies : crypto-actifs, jeux et paris, hôtellerie, commerce de détail non alimentaire, institutions financières, biotechnologies, énergies renouvelables, sport professionnel, activités politiques ou religieuses. Ces profils sont étudiés avec d’autres partenaires de notre panel.
Capitaux propres négatifs, groupe, société cotée
Ces situations sortent des grilles automatiques. Nous les plaçons en souscription individuelle auprès de compagnies spécialisées, avec un questionnaire détaillé et les derniers comptes.
Quatre étapes, un seul interlocuteur
Questionnaire en 10 minutes
Extrait Kbis, chiffre d’affaires, derniers comptes, effectif, liste des dirigeants et des filiales, déclaration d’absence de sinistre. Nous le remplissons avec vous par téléphone si vous préférez.
Comparatif sous 48 h ouvrées
Premier retour sous 24 h ouvrées, puis un comparatif de trois compagnies avec les garanties ligne à ligne, comme sur cette page, et notre recommandation de plafond.
Signature et mise en place
Date d’effet au choix, immédiate ou au 1er janvier. Paiement annuel sans frais, ou semestriel, trimestriel et mensuel avec des frais de 2 à 6 %. BL ASSUR gère l’ensemble des formalités avec la compagnie.
Attestation et suivi
Attestation d’assurance pour vos partenaires, renouvellement par tacite reconduction, questionnaire annuel simplifié et accompagnement de A à Z en cas de réclamation.
Ce que nous vérifions pour vous avant de recommander un contrat : l’étendue des personnes assurées (dirigeants de fait, conjoints, héritiers, fonctions clés), la prise en charge de l’insuffisance d’actif, la reprise du passé inconnu, la durée de la subséquente pour les dirigeants sortants, les sous-limites des garanties de confort, la territorialité, l’absence de franchise et le coût réel du fractionnement.
Pourquoi passer par BL ASSUR pour votre assurance RC dirigeant
BL ASSUR est un cabinet de courtage indépendant créé en 2017, membre d’ENDYA, qui accompagne plus de 300 entreprises clientes avec un panel de plus de 30 partenaires assureurs. Notre rémunération est versée par l’assureur : vous ne payez aucun frais de courtage.
Souscrire en direct auprès d’une compagnie
- Une seule offre, un seul niveau de garanties
- Les sous-limites et la subséquente sont rarement expliquées
- Pas de regard extérieur sur le plafond à retenir
- En cas de réclamation, vous êtes seul face au gestionnaire sinistres
Souscrire avec BL ASSUR
- Trois compagnies comparées ligne à ligne, prix et garanties
- Une recommandation de plafond argumentée, 500 000 € ou 1 million d’euros
- Mise en place complète du contrat et attestation
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de cotisation pour l’entreprise et pour les salariés
Ouverture de l’espace CE assurée par BL ASSUR lors de la mise en place du contrat
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Assurance RC dirigeant : 25 questions fréquentes
Comprendre le contrat
L’assurance RC dirigeant est-elle obligatoire ?
Non. Aucun texte n’impose à une société de souscrire une assurance RC dirigeant pour ses mandataires. Elle est en revanche très souvent exigée par un pacte d’associés, un investisseur, une banque ou un administrateur indépendant avant d’accepter un mandat. Ce qui est obligatoire, c’est la responsabilité elle-même : les articles L. 223-22 et L. 225-251 du Code de commerce s’appliquent à tout dirigeant, assuré ou non.
RC dirigeant, RCMS, D&O, responsabilité des mandataires sociaux : est-ce la même chose ?
Oui. Ces quatre expressions désignent le même contrat de responsabilité civile souscrit par la personne morale au profit de ses dirigeants. « D&O » est l’abréviation anglaise de Directors and Officers, « RCMS » celle de responsabilité civile des mandataires sociaux. Les compagnies utilisent indifféremment ces termes dans leurs conditions générales.
Quelle est la différence entre l’assurance RC dirigeant et la RC Pro ?
La RC Pro couvre l’entreprise pour les fautes commises dans ses prestations envers ses clients. La RC dirigeant couvre la personne du dirigeant pour ses fautes de gestion, ses manquements à la loi ou aux statuts, commis en sa qualité de dirigeant. Les deux sont complémentaires : une erreur de prestation relève de la RC Pro de l’entreprise, et la RC Pro ne protège pas le patrimoine personnel du dirigeant mis en cause pour sa gestion.
Qui paie la prime, et est-elle déductible ?
La société souscrit le contrat et paie la prime, pour le compte de ses dirigeants. La prime est une charge d’exploitation déductible du résultat, comptabilisée en primes d’assurance. Le contrat étant souscrit dans l’intérêt social, elle n’est pas traitée comme un élément de rémunération du dirigeant ; votre expert-comptable confirmera ce point au regard de votre situation.
Qui est concerné
Le gérant majoritaire d’une SARL ou le président d’une SAS unipersonnelle a-t-il besoin d’une RC dirigeant ?
Oui, et c’est même le profil le plus exposé en cas de liquidation. Sans associé pour contester la gestion, le risque vient du liquidateur (insuffisance d’actif), des créanciers (faute séparable), de l’administration (solidarité fiscale) ou du juge pénal. Les trois devis de cette page concernent précisément une SARL à représentant légal unique.
Un auto-entrepreneur ou une entreprise individuelle peut-il souscrire ?
Non. La RC dirigeant suppose une personne morale distincte de la personne qui la dirige. L’entrepreneur individuel répond directement de son activité : il se protège avec une RC Pro et une protection juridique professionnelle. Dès la création d’une SASU ou d’une EURL, la RC dirigeant devient possible.
Une SCI, une SCP ou une SNC peuvent-elles être couvertes ?
Les offres PME que nous présentons excluent les sociétés civiles et les SNC, dont les associés répondent déjà indéfiniment des dettes. Une couverture reste possible en souscription individuelle auprès de compagnies spécialisées, notamment pour les SCI patrimoniales de taille importante. Interrogez-nous avec les statuts et le dernier bilan.
Les associations et leurs présidents bénévoles sont-ils concernés ?
Oui. La responsabilité des dirigeants d’association obéit aux mêmes principes que celle des dirigeants de société, et la jurisprudence récente l’illustre (Cass. 1re civ., 9 avril 2026, n° 25-13.282). L’association s’assure par un contrat dédié ou par certains contrats d’entreprise ouverts aux personnes morales à but non lucratif, la prime étant payée par l’association ; le mandat qu’un dirigeant de société exerce dans une association à la demande de sa société est couvert par le contrat de la société au titre des mandats extérieurs. Nous vérifions l’éligibilité au cas par cas.
Prix, franchise et plafond
Combien coûte une assurance RC dirigeant pour une TPE ?
Entre 439,28 € et 642,00 € TTC par an pour une assurance RC dirigeant à 500 000 € de garantie et franchise de 0 €, d’après trois devis réels obtenus pour une SARL de conseil et de gestion réalisant 300 000 € de chiffre d’affaires. Soit 36,61 à 53,50 € par mois en paiement annuel, ou 38,80 à 56,71 € par mois en prélèvement mensuel. Le marché situe les TPE entre 300 et 800 € par an.
Le plafond s’applique-t-il par sinistre ou par an ?
Par période d’assurance, c’est-à-dire par an, pour l’ensemble des réclamations et de tous les assurés, frais de défense compris. Un plafond de 500 000 € peut donc être partagé entre deux dirigeants mis en cause la même année. Certaines garanties ont en plus leur propre sous-limite. Le contrat B prévoit une reconstitution unique du plafond après un premier règlement.
Pourquoi les prix varient-ils autant d’une compagnie à l’autre ?
Le socle est identique, mais les garanties additionnelles diffèrent : soutien psychologique, assistance en garde à vue, contrôle fiscal personnel, privation d’actifs, prévention des difficultés, durée de la subséquente pour les anciens dirigeants. Le contrat le plus cher de notre comparatif coûte 46 % de plus que le moins cher pour le même plafond, essentiellement pour ces services.
Y a-t-il une franchise ?
Les trois devis prévoient une franchise de 0 €. De manière générale, les franchises des contrats de RC dirigeant ne s’appliquent jamais aux sommes payées pour le compte d’une personne physique : lorsqu’une franchise existe, elle est supportée par la société.
Insuffisance d’actif et départ du dirigeant
L’assurance couvre-t-elle la condamnation à combler l’insuffisance d’actif après une liquidation ?
Oui, c’est l’une des garanties centrales de l’assurance RC dirigeant. La part du passif mise à la charge du dirigeant par le tribunal au titre de l’article L. 651-2 du Code de commerce est prise en charge dans la limite du plafond, sauf si une faute intentionnelle est établie. Deux des trois contrats précisent que les impôts et les dettes de la société compris dans cette condamnation sont couverts ; le troisième exclut les impôts, taxes et cotisations sans exception. Les frais d’avocat et d’expertise pour se défendre sont avancés dès l’assignation.
Que se passe-t-il si je quitte l’entreprise ou si je pars à la retraite ?
Vous restez couvert pour les fautes commises pendant vos fonctions, grâce à la garantie subséquente : cinq ans au minimum après la fin du contrat dans les trois offres, dix ans pour les dirigeants retraités dans le contrat A, et une durée illimitée pour les dirigeants démissionnaires ou retraités dans les contrats B et C, sous conditions. Le plafond est reconstitué pour cette période.
Personnes couvertes
Les anciens et les futurs dirigeants sont-ils couverts ?
Oui. Les contrats définissent l’assuré comme tout dirigeant « passé, présent ou futur » de la société et de ses filiales. Un dirigeant nommé en cours d’année est automatiquement couvert, sans déclaration ni surprime.
Mon conjoint et mes héritiers sont-ils protégés ?
Oui, dans les trois contrats, lorsque la réclamation vise les biens communs ou indivis avec le dirigeant, ou lorsqu’elle est dirigée contre ses héritiers, légataires ou représentants légaux après un décès ou une incapacité. La couverture reste limitée aux fautes du dirigeant lui-même.
Un dirigeant de fait est-il couvert ?
Oui. Les trois contrats incluent le dirigeant de fait, c’est-à-dire la personne dont la responsabilité est recherchée parce qu’elle a dirigé l’entreprise sans mandat. Les fonctions clés (directeur financier, directeur juridique, responsable conformité, délégué à la protection des données) sont également assurées en tant que « dirigeants additionnels ».
Ce qui n’est pas couvert
Les amendes et les redressements URSSAF ou fiscaux sont-ils couverts ?
Non. Les amendes pénales sont inassurables, les sanctions pécuniaires administratives ne le sont pas non plus en France selon l’ACPR (18 mars 2025), et les impôts comme les cotisations sociales sont toujours exclus, même lorsque le dirigeant en est déclaré solidairement responsable. En revanche, les frais de défense engagés pour contester ces décisions sont pris en charge.
Le contrat protège-t-il en cas de plainte pour harcèlement ou de licenciement contesté ?
Il protège le dirigeant visé personnellement : la « faute liée à l’emploi » (discrimination, harcèlement, représailles) fait partie des fautes garanties pour la personne physique, défense et dommages-intérêts compris. Il ne couvre pas la condamnation de la société elle-même devant le conseil de prud’hommes, qui relève d’une assurance distincte.
Filiales et international
Les filiales et les sociétés créées en cours d’année sont-elles couvertes ?
Oui. Les filiales existantes à la souscription sont incluses, et leurs dirigeants sont assurés. Une filiale créée ou acquise en cours d’année est couverte automatiquement si elle reste sous un certain seuil de taille et n’est pas cotée ; au-delà, une couverture provisoire de 60 jours laisse le temps de la déclarer et d’ajuster la prime.
Les réclamations venant de l’étranger sont-elles couvertes ?
Les trois contrats couvrent les réclamations introduites dans le monde entier, à l’exclusion des pays sous sanctions internationales. Les filiales immatriculées aux États-Unis ou au Canada sont en revanche hors périmètre des offres PME, et certaines garanties liées à la prévention des difficultés ne jouent que pour les sociétés immatriculées en France.
Sinistres
Puis-je choisir mon avocat, et comment les frais sont-ils avancés ?
Oui. Dans les trois contrats d’assurance RC dirigeant, c’est vous qui organisez votre défense et choisissez votre conseil, deux contrats l’écrivant expressément. Vous soumettez sa convention d’honoraires à l’assureur, qui l’agrée puis avance les frais au fur et à mesure, sans attendre la décision de justice. L’assureur ne peut refuser une prise en charge sans motif valable, et des frais d’urgence sont remboursés rétroactivement si son accord ne pouvait pas être obtenu à temps.
Dans quel délai dois-je déclarer une réclamation ?
Dès que possible et par écrit : deux des trois contrats fixent un maximum de trente jours après la réception de la réclamation, le troisième demande une déclaration « dans les meilleurs délais ». Un retard n’entraîne la perte de garantie que s’il cause un préjudice à l’assureur. Pensez aussi à notifier les « circonstances » qui pourraient déboucher sur une réclamation : elles seront rattachées à l’année en cours, ce qui protège votre plafond et votre antériorité.
Souscription et vie du contrat
Quelles sont les conditions pour souscrire ?
Une personne morale dont le siège est en France, des capitaux propres positifs, un résultat positif ou une perte limitée, aucune procédure collective ni réclamation en cours, pas de cotation en bourse et une activité hors des secteurs exclus par la compagnie. Si vous sortez de ce cadre, nous consultons d’autres partenaires de notre panel de plus de 30 compagnies.
Combien de temps faut-il pour être couvert, et peut-on résilier ?
Comptez un premier retour sous 24 h ouvrées et un comparatif complet sous 48 h ouvrées ; la prise d’effet peut être immédiate. Le contrat est annuel, renouvelé par tacite reconduction, résiliable à l’échéance avec un préavis d’un à deux mois selon la compagnie. L’un des trois contrats offre en outre un délai de renonciation de quinze jours après l’émission du certificat.
Sources
Cette page consacrée à l’assurance RC dirigeant a été rédigée à partir de trois devis réels obtenus par l’intermédiaire de BL ASSUR pour une entreprise cliente, anonymisés, et des conventions spéciales et conditions générales correspondantes (références 01.2016, 06.2023 et 01.2026 des trois compagnies). Les chiffres et les références juridiques proviennent des sources ci-dessous et sont revus à chaque mise à jour de la page.
| Élément | Source | Repère |
|---|---|---|
| Défaillances d’entreprises : près de 70 000 par an, deux tiers de liquidations directes, plus de 260 000 emplois menacés (69 957 défaillances, 47 078 liquidations directes et 267 200 emplois menacés sur le dernier bilan annuel publié) | Altares, bilan 2025 des défaillances d’entreprises | Bilan annuel publié le 20 janvier 2026 |
| Part des TPE : trois procédures sur quatre concernent des entreprises de moins de trois salariés (14 652 défaillances au trimestre, 66,5 % de liquidations directes) | Étude Altares du 3e trimestre 2026, relayée par TPE Actu | Étude trimestrielle publiée le 13 octobre 2026 |
| Responsabilité du gérant de SARL | Code de commerce, article L. 223-22 (Légifrance) | En vigueur |
| Insuffisance d’actif, faillite personnelle, interdiction de gérer | Code de commerce, articles L. 651-2 et L. 653-2 à L. 653-8 (Légifrance) | L. 651-2 modifié par la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 |
| Faute séparable des fonctions : définition et décisions récentes | CCI Paris Île-de-France, CREDA, « La faute détachable du dirigeant » ; Cass. com. 20 mai 2003, n° 99-17.092 ; Cass. com. 26 novembre 2025, n° 24-21.022 ; Cass. com. 7 octobre 2026, n° 25-14.170 | Décisions citées avec leur date et leur numéro |
| Inassurabilité des sanctions pécuniaires administratives | ACPR, communiqué de presse du 18 mars 2025 | Communiqué du 18 mars 2025 |
| Repères de prix du marché par taille d’entreprise | Chef d’Entreprise, « Prix RC mandataires sociaux » | Repères de marché, actualisés par l’éditeur |
| Fonctionnement des garanties dans le temps | Code des assurances, article L. 124-5 et fiche d’information annexée à l’article A. 112, remise avec chaque devis | En vigueur |
Trois devis d’assurance RC dirigeant, ligne à ligne, sous 48 h ouvrées
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BL ASSUR, SARL de courtage d’assurance immatriculée à l’ORIAS sous le n° 17 003 326 (www.orias.fr), membre d’ENDYA, soumise au contrôle de l’ACPR. Les garanties, sous-limites et tarifs présentés sont extraits de devis réels et des conditions générales en vigueur lors de la rédaction ; ils sont actualisés à chaque mise à jour de la page et seuls les documents contractuels remis à la souscription font foi. Les noms des compagnies figurent dans le comparatif personnalisé qui vous est adressé.