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Devis assurance restaurant : comparez votre multirisque professionnelle

Obtenez un devis d’assurance restaurant adapté à votre activité, votre chiffre d’affaires, votre matériel et votre mode de cuisson. Plus de 30 partenaires assureurs comparés, sans frais de courtage.

Un restaurant cumule tout ce qu’un assureur redoute : du feu, de l’eau, du froid, du public et des couteaux. Un seul contrat, la multirisque professionnelle, couvre l’essentiel. Décrivez votre établissement en deux minutes : nous faisons le tour du marché et nous vous rendons un comparatif lisible, garantie par garantie, avec notre recommandation.

Inclus sans surcoût avec vos contrats BL ASSUR : le CE d’entreprise offert à vos salariés.

Deux minutes, sans engagement

Comment obtenir un devis d’assurance restaurant ?

Décrivez votre établissement ci-dessous, ou appelez-nous. Nous interrogeons plus de 30 partenaires assureurs et nous vous rendons un comparatif garantie par garantie, avec notre recommandation. Le délai dépend de la complexité de votre dossier : nous vous l’indiquons dès le premier échange.

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Décrivez votre restaurant, laissez vos coordonnées, et nous prenons le relais.

Décrivez votre restaurant sur notre formulaire de devis, ou appelez un courtier : nous remplissons le questionnaire avec vous.

Notre démarche en 3 étapes

Vous décrivez votre restaurant

Type d’établissement, surface, mode de cuisson, chiffre d’affaires, matériel, protections, sinistres passés. Par le formulaire ou par téléphone, nous remplissons le questionnaire avec vous.

Nous consultons le marché

Plus de 30 partenaires assureurs interrogés sur votre profil, réponses comparées garantie par garantie et franchise par franchise, conditions négociées.

Vous choisissez, nous mettons en place

Un comparatif lisible et notre recommandation, la résiliation de l’ancien contrat si besoin, l’attestation pour le bailleur ou la banque dès la signature.

  • 0 € de frais de courtage
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Devis assurance restaurant : la réponse en 30 secondes

Un devis d’assurance restaurant chiffre un contrat multirisque professionnelle qui réunit, dans une seule police, trois protections : les dommages aux biens (incendie, dégât des eaux, vol, bris de glace, bris de machine, marchandises en chambre froide), les pertes financières qui suivent un sinistre (perte d’exploitation, frais supplémentaires) et la responsabilité civile (clients blessés, intoxication alimentaire, dégâts causés aux voisins, accidents de salariés). La plupart des contrats ajoutent une assistance téléphonique 24 h/24 et, en option, une protection juridique.

La multirisque restaurant n’est pas imposée par la loi pour un restaurant classique. En pratique, une assurance peut toutefois être exigée contractuellement par le bailleur, une banque ou un franchiseur, et un seul feu de friteuse coûte plus cher que dix ans de cotisations. Chez BL ASSUR, un devis d’assurance restaurant démarre à 900 € par an ; pour un restaurant indépendant avec perte d’exploitation, bris de machine et marchandises réfrigérées, la prime se situe généralement entre 1 200 et 1 500 € par an, sans frais de courtage.

Télécharger la fiche récap (PDF, 2 pages)

En bref

  • Trois blocs : dommages aux biens, pertes financières, responsabilité civile.
  • Les garanties vitales d’un restaurant : incendie, dégât des eaux, bris de machine, marchandises en chambre froide, intoxication alimentaire, perte d’exploitation.
  • Non obligatoire par la loi ; souvent exigée par contrat : bail commercial, banque, franchiseur.
  • Dès 900 € par an, 1 200 à 1 500 € en moyenne selon garanties et chiffre d’affaires.
  • Pour un devis : activité exacte, surface, mode de cuisson, chiffre d’affaires, valeur du matériel et du stock, protections, sinistres des trois dernières années.
  • Ce qui fait varier le prix : chiffre d’affaires, surface, mode de cuisson, valeur du matériel et du stock, protections incendie et vol, franchise.
  • Le piège classique : le défaut d’entretien (hotte non dégraissée, extincteurs non vérifiés) peut faire tomber la garantie incendie.
  • Déclarer un sinistre vite : 5 jours ouvrés en général, 2 jours ouvrés pour un vol, plainte sous 24 h.
  • Avec BL ASSUR : 0 € de frais de courtage, plus de 30 partenaires assureurs, CE d’entreprise offert à vos salariés.

Ce que BL ASSUR fait pour votre restaurant

Nous ne vendons pas un contrat sur étagère : nous décrivons votre restaurant (surface, cuisson, stock, chiffre d’affaires, historique) à plus de 30 partenaires assureurs, puis nous comparons les réponses garantie par garantie, franchise par franchise.

  • Un comparatif garantie par garantie, franchise par franchise, avec notre recommandation.
  • Aucun frais de courtage, aucun frais de dossier.
  • Un interlocuteur unique en cas de sinistre, du premier appel à l’indemnisation.
  • Mutuelle et prévoyance de vos salariés gérées par le même cabinet, avec le CE d’entreprise offert.

Ce que ça coûte, et pourquoi

Quel est le prix d’un devis d’assurance restaurant ?

Un devis d’assurance restaurant démarre chez BL ASSUR à 900 € par an. Pour un restaurant indépendant avec perte d’exploitation, bris de machine et couverture des marchandises réfrigérées, la prime se situe généralement entre 1 200 et 1 500 € par an. Voici trois niveaux d’exemple, pour situer votre besoin ; chaque devis est ensuite construit sur mesure, sans frais de courtage.

Essentiel

dès 900 € par an

Le socle exigé par le bail et la banque

  • Incendie, dégât des eaux, tempête, catastrophes naturelles
  • Bris de glace et enseigne
  • Vol et vandalisme avec effraction
  • Responsabilité civile exploitation et intoxication alimentaire
  • Risques locatifs et recours des voisins
  • Assistance 24 h/24
  • Sans perte d’exploitation ni bris de machine
Le plus choisi

Confort

autour de 1 200 € par an

Pour un restaurant qui vit de sa cuisine et de son stock

  • Tout le niveau Essentiel
  • Bris de machine sur le matériel de cuisine et de froid
  • Marchandises sous température dirigée
  • Dommages électriques
  • Perte d’exploitation sur 12 mois
  • Responsabilité civile employeur (faute inexcusable)

Sérénité

autour de 1 500 € par an

Pour l’emplacement de centre-ville et le matériel récent

  • Tout le niveau Confort
  • Perte d’exploitation sur 18 à 24 mois, frais supplémentaires
  • Valeur à neuf sur le matériel de cuisine
  • Perte de valeur vénale du fonds de commerce
  • Protection juridique professionnelle
  • Plafonds relevés sur les espèces et le stock

Niveaux donnés à titre d’exemple pour un restaurant indépendant de taille moyenne ; la composition exacte et le tarif dépendent de votre établissement. Le CE d’entreprise offert par BL ASSUR est inclus quel que soit le niveau.

Ce qui fait monter ou baisser la prime

Chiffre d’affaires

C’est l’assiette de la prime et de la perte d’exploitation. Une variation de 20 % d’une année sur l’autre doit être déclarée.

Surface et locaux

Surface développée, étage ou sous-sol, construction en dur, mitoyenneté, âge de l’électricité et du gaz.

Mode de cuisson

Friteuse, four à bois, plancha au gaz, rôtissoire : le feu est le premier critère de tarification d’un restaurant.

Valeur du matériel et du stock

Une cave à vin de 30 000 € ou un piano neuf pèsent dans les capitaux, donc dans la prime.

Protections

Extincteurs classe F, hotte sous contrat, coupure gaz, rideau métallique, alarme, coffre : chaque protection déclarée baisse le tarif ou la franchise.

Antécédents

Le relevé de sinistralité des trois dernières années. Deux dégâts des eaux répétés sans réparation de la cause font grimper la prime.

Franchise choisie

Accepter 500 € de franchise au lieu de 250 € fait baisser la cotisation ; l’équilibre se calcule avec votre trésorerie.

Options

Durée de la perte d’exploitation, valeur à neuf, protection juridique, plafond espèces, terrasse, livraison : chaque option a son prix, et son utilité.

Le CE d’entreprise offert : l’avantage qui ne coûte rien à votre restaurant

Avec vos contrats BL ASSUR, vos salariés accèdent à un comité d’entreprise externalisé : réductions sur les courses, le carburant, les loisirs, les voyages et la billetterie, toute l’année, sans surcoût ni engagement pour l’employeur.

Dans un secteur où recruter et garder un commis ou un serveur est devenu un sport, c’est un argument concret à écrire dans une annonce.

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de surcoût pour l’employeur, inclus avec vos contrats BL ASSUR

Lire un devis avant de lire son prix

Que doit contenir un devis d’assurance restaurant ?

Un devis sérieux n’est pas un chiffre, c’est une liste : des capitaux, des plafonds, des franchises et des conditions. Avant de comparer les primes, vérifiez que ces neuf lignes y figurent, noir sur blanc.

Le posteCe que le devis doit préciserLe piège fréquent
L’activité déclaréeService à table, brasserie, pizzeria, vente à emporter, livraison, terrasse, traiteur, événements : tout ce que vous faites réellementUne activité oubliée (la livraison, le traiteur du week-end) n’est pas couverte le jour du sinistre
Les capitaux dommagesValeur des aménagements, du matériel de cuisine, du matériel informatique et du stock moyen, avec la base d’indemnisation (valeur à neuf ou vétusté déduite)Des capitaux sous-évalués pour faire baisser la prime, et une indemnité réduite d’autant par la règle proportionnelle
Les garanties dommagesIncendie, dégât des eaux, tempête et catastrophes naturelles, vol, bris de glace, dommages électriques, bris de machine, marchandises sous température dirigéeBris de machine et marchandises réfrigérées absents du socle, découverts à la première panne de chambre froide
La perte d’exploitationMarge brute assurée, période d’indemnisation (12, 18 ou 24 mois), frais supplémentaires d’exploitationUne période de 6 mois, quand une cuisine détruite en centre-ville met un an à rouvrir
La responsabilité civileRC exploitation, RC produits et intoxication alimentaire, RC employeur, risques locatifs et recours des voisins, chacune avec son plafond par sinistre et par anUn plafond RC trop bas, ou l’intoxication alimentaire reléguée en option
Les franchisesPar garantie, en euros, y compris pour le vol, le dégât des eaux et le bris de machineUne prime attractive obtenue avec une franchise vol ou dégât des eaux hors de proportion
Les conditions de garantieContrat de maintenance du froid, dégraissage de la hotte, extincteurs vérifiés, alarme, rideau, coupure gaz : ce que l’assureur exige pour que la garantie joueUne protection déclarée mais absente, et une garantie qui tombe après le sinistre
L’assistance et les optionsAssistance 24 h/24, protection juridique, valeur à neuf du matériel, mobilier de terrasse, plafond espèces, livraisonDes options facturées d’office, ou oubliées alors qu’elles coûtent quelques dizaines d’euros
La primeTTC, par an, avec le mode de paiement et les frais éventuels de dossier ou de fractionnementDes frais non annoncés sur le devis ; chez BL ASSUR, 0 € de frais de courtage et 0 € de frais de dossier

Pour une entreprise qui n’est pas un restaurant, la logique est la même : notre page multirisque professionnelle décrit le contrat pour les autres commerces et les bureaux.

La dernière ligne ne suffit pas

Comment comparer deux devis d’assurance restaurant ?

Deux devis à 1 200 € par an peuvent couvrir des choses très différentes. Voici la méthode que nous appliquons à chaque comparatif, en six points, dans cet ordre.

Ramener les deux devis aux mêmes capitaux

Même valeur de matériel, de stock et d’aménagements, même période de perte d’exploitation. Sinon, vous comparez deux restaurants différents.

Lire les franchises garantie par garantie

Une franchise unique de 250 € et une franchise de 1 500 € sur le vol ne racontent pas la même histoire, surtout dans un quartier à effractions.

Vérifier les plafonds de responsabilité civile

Le montant par sinistre et par an pour la RC exploitation, l’intoxication alimentaire et la RC employeur ; un plafond bas se paie le jour d’une réclamation collective.

Confronter les exclusions et les conditions

Maintenance du froid, dégraissage, alarme, inoccupation saisonnière, mobilier de terrasse : ce que l’un exige et que l’autre passe sous silence.

Contrôler la base d’indemnisation du matériel

Valeur à neuf ou vétusté déduite : sur un piano de cuisine de cinq ans, la différence se chiffre en milliers d’euros.

Regarder ce qui entoure la prime

Assistance, protection juridique, frais de dossier ou de fractionnement, qualité du service sinistre, et, chez BL ASSUR, le CE d’entreprise offert à vos salariés.

C’est exactement le tableau que nous vous remettons : les réponses de plus de 30 partenaires assureurs alignées poste par poste, avec notre recommandation et le pourquoi. Vous décidez avec les mêmes informations que nous.

Pour un devis juste du premier coup

Quels documents fournir pour un devis d’assurance restaurant ?

Plus le dossier est complet, plus les assureurs répondent juste. Voici ce que nous vous demandons ; aucun de ces éléments n’est bloquant pour démarrer, nous complétons le dossier avec vous.

  • L’extrait Kbis ou le SIRET, et la date d’ouverture de l’établissement.
  • La surface développée des locaux, l’étage, la présence d’une cave, d’une terrasse, d’un logement au-dessus.
  • Le mode de cuisson : gaz, électricité, friteuse, four à bois, plancha, rôtissoire.
  • Le chiffre d’affaires du dernier exercice, ou le prévisionnel pour une ouverture.
  • Le nombre de salariés et le nombre de couverts.
  • La liste et la valeur du matériel de cuisine, du matériel informatique, des aménagements et du stock moyen.
  • Les protections en place : extincteurs, hotte sous contrat, coupure gaz, rideau, alarme, coffre.
  • Le relevé d’informations ou de sinistralité des trois dernières années, si vous êtes déjà assuré, et la date d’échéance du contrat en cours.
  • Le bail commercial, pour les clauses d’assurance et de renonciation à recours.
  • Quelques photos de la cuisine, de la salle et de la façade.

Comparatif de plus de 30 partenaires assureurs, sans frais de courtage, que vous signiez ou non. Le délai dépend de la complexité du dossier : nous vous l’indiquons dès le premier échange.

Pour comprendre, rien ne vaut une semaine ordinaire

Une semaine dans un restaurant : 7 galères, 7 garanties

Le restaurant de Nadia, 48 couverts, une cuisine au gaz, une friteuse, une chambre froide et deux salariés. Rien d’extraordinaire ne lui arrive, juste ce qui arrive un jour ou l’autre à tous les restaurateurs. À chaque scène, sa garantie.

Assurance restaurant : salle et cuisine d'un restaurant en plein service, couverts par une multirisque professionnelle
Feu, eau, froid, public : un restaurant concentre en 60 m² tous les risques qu’un assureur connaît.
Lundi
12 h 40, coup de feu

Une éclaboussure d’huile, la friteuse s’enflamme, la hotte prend. Le feu est éteint en trois minutes, mais la cuisine est noire de suie et le tableau électrique a fondu.

Garantie qui joue : incendie et risques annexes

Mardi
6 h 10, à l’ouverture

Le flexible du lave-vaisselle a lâché dans la nuit. Deux centimètres d’eau en plonge, et le parquet de la boutique du dessous a gondolé.

Garanties qui jouent : dégât des eaux et recours des voisins

Mercredi
2 h 15, le compresseur cède

La chambre froide est à 14 °C au matin. Viandes, poissons, crèmes : 1 800 € de marchandises partent à la poubelle, et le réparateur annonce 2 400 € de pièces.

Garanties qui jouent : bris de machine et marchandises en chambre froide

Jeudi
13 h 20, en salle

Une cliente glisse sur une frite tombée au sol et se fracture le poignet. Son avocat écrit trois semaines plus tard.

Garantie qui joue : responsabilité civile exploitation

Vendredi
Le lendemain d’un repas de groupe

Huit convives du même anniversaire ont passé la nuit malades. Le médecin parle d’intoxication alimentaire, l’organisateur demande réparation.

Garantie qui joue : intoxication alimentaire

Samedi
4 h 30, rideau forcé

Porte défoncée, tiroir-caisse fracturé, tablettes de prise de commande et bouteilles disparues. Plainte déposée le matin même.

Garanties qui jouent : vol et vandalisme, serrurier d’urgence

Dimanche
Rafales à 115 km/h

La vitrine explose sous une enseigne arrachée. Trois semaines de fermeture pour remplacer la façade, sans un seul couvert servi.

Garanties qui jouent : bris de glace, tempête, perte d’exploitation

Ce que montre cette semaine : un restaurant n’a pas besoin de dix contrats, mais d’un contrat multirisque bien composé. Chaque scène ci-dessus correspond à une garantie précise, décrite dans les sections qui suivent, et chaque garantie a ses conditions : franchise, plafond, entretien exigé, délai de déclaration.

Premier bloc du contrat

Les garanties dommages : ce qui protège vos murs, votre cuisine et votre stock

Les garanties dommages indemnisent les biens du restaurant quand un événement précis, listé au contrat, les abîme ou les fait disparaître. Deux questions à se poser pour chaque ligne : « quels biens ? » et « quel événement ? ».

Quels biens sont assurés ?

Avant de parler d’incendie ou de vol, le contrat définit ce qu’il protège. Dans un restaurant, on retrouve presque toujours ces familles, chacune avec son propre capital assuré :

Famille de biensCe que ça recouvre dans un restaurantÀ déclarer
BâtimentLes murs, la toiture, les vitrines, si vous êtes propriétaire ou si le bail vous en rend responsable.Surface développée, année de construction, matériaux
Aménagements et embellissementsCloisons, faux plafonds, carrelage, banquettes fixes, comptoir, hotte et extraction, tout ce que vous avez installé dans les lieux.Valeur des travaux réalisés
Matériel professionnelFours, piano, friteuses, salamandre, lave-vaisselle, chambre froide, machine à café, cave à vin, mobilier de salle.Valeur de remplacement à neuf
Matériel informatiqueCaisse, tablettes de commande, TPE, imprimantes de bons, box internet, ordinateur de gestion.Valeur à neuf, matériel portable inclus ou non
MarchandisesDenrées, boissons, cave, produits d’entretien, emballages : le stock moyen et le stock maximal (fêtes, saison).Valeur d’achat du stock
Espèces et valeursLa caisse du service, le fond de caisse, les titres-restaurant, les chèques.Montant en caisse, en coffre, en transport

Un capital sous-évalué se paie au sinistre : si le matériel déclaré vaut 40 000 € et qu’il en vaut 80 000, l’indemnité peut être réduite en proportion. Refaites l’inventaire à chaque gros achat.

Les événements garantis, un par un

Incendie, explosion, foudre, fumées

En clair : toute combustion, avec ou sans flamme, plus les dégâts de chaleur, de fumée, de gaz et ceux causés par les pompiers pour éteindre le feu. L’explosion d’une bouteille de gaz, la foudre, la chute d’un objet frappé par la foudre et même le choc d’un véhicule contre la façade sont dans la même famille.

À quoi ça sert : c’est la garantie qui vous évite de tout perdre en une fois. Dans un restaurant, l’incendie part presque toujours de la cuisine : friteuse, hotte encrassée, cordon électrique d’un appareil.

Le détail qui compte : l’assureur demande des moyens de prévention (extincteurs vérifiés, hotte et conduits dégraissés, coupure gaz) et les exclusions visent le défaut d’entretien. Une hotte jamais nettoyée, c’est une garantie qui vacille.

Dégât des eaux

En clair : les fuites accidentelles d’eau ou de tout liquide venant des canalisations, des appareils (lave-vaisselle, machine à glaçons, bac à graisse, chauffe-eau), des refoulements d’égout, des infiltrations par la toiture ou les fenêtres, et le gel des canalisations intérieures.

À quoi ça sert : réparer le sol, les cloisons, le mobilier et le matériel touchés, et payer la recherche de fuite quand elle est liée à un sinistre couvert.

Le détail qui compte : la réparation de la cause (le flexible, la canalisation) n’est en général pas couverte, ni l’eau perdue, ni la condensation ou l’humidité chronique. Si l’eau descend chez le voisin, c’est la responsabilité civile qui prend le relais.

Bris de glace et enseignes

En clair : le bris accidentel des vitrines, vitres, miroirs, éléments verriers du comptoir, enseignes lumineuses et céramiques des sanitaires.

À quoi ça sert : remplacer une vitrine, ce qui coûte vite plusieurs milliers d’euros en verre feuilleté, sans attendre de savoir qui a donné le coup de coude.

Le détail qui compte : les rayures, éclats et ébréchures qui n’empêchent pas l’usage sont exclus, comme les dommages liés à la vétusté d’un châssis.

Vol et vandalisme

En clair : la disparition ou la détérioration des biens à la suite d’un vol commis par effraction, escalade, fausses clés, introduction clandestine ou avec violence. Le vandalisme couvre les dégradations volontaires. Les espèces sont couvertes séparément : en caisse, en coffre et pendant le transport à la banque, chacune avec son plafond.

À quoi ça sert : remplacer le matériel emporté, réparer la porte et le rideau, remettre en état après une dégradation.

Le détail qui compte : il faut des traces d’effraction ou une agression. Une « disparition inexpliquée » ou un vol sans effraction n’est pas couvert. Les moyens de protection déclarés (rideau, alarme, serrure) doivent être en service, sauf pendant les heures d’ouverture. Plainte sous 24 h.

Tempête, grêle, neige

En clair : l’action directe du vent quand il dépasse une vitesse fixée au contrat (souvent 100 km/h, ou lorsque des bâtiments voisins sont eux aussi touchés), la grêle sur les toitures, le poids de la neige et la pluie qui entre par la toiture détruite.

À quoi ça sert : réparer la façade, la terrasse couverte, la toiture, et les biens mouillés en dessous.

Le détail qui compte : le mobilier de terrasse et les installations laissées en plein air sont exclus sauf mention contraire. En cas de sinistre, un relevé Météo-France de la vitesse du vent peut être demandé.

Catastrophes naturelles

En clair : les dégâts d’une inondation, d’une coulée de boue, d’un séisme ou d’un mouvement de terrain d’intensité anormale, reconnus par un arrêté interministériel publié au Journal officiel.

À quoi ça sert : c’est la seule voie d’indemnisation pour une crue ou un glissement de terrain, qui ne sont jamais couverts par la garantie tempête.

Le détail qui compte : la franchise est fixée par la loi, pas par le contrat, et la déclaration doit partir au plus tard 30 jours après la publication de l’arrêté.

Dommages électriques

En clair : la surtension, le court-circuit ou l’arc électrique qui grille un appareil : compresseur de chambre froide, carte électronique d’un four, caisse, tableau électrique.

À quoi ça sert : remplacer ou réparer l’appareil, alors qu’un orage ou un retour de courant ne laissent aucune trace d’incendie.

Le détail qui compte : l’usure, les pièces consommables, les erreurs de manipulation et les appareils mal entretenus sont exclus.

Bris de machine et tous risques informatique option fréquente

En clair : la panne interne, le dérèglement ou la casse d’un matériel professionnel ou informatique, sans cause extérieure : compresseur qui lâche, moteur de hotte grillé, lave-vaisselle qui rend l’âme, four mixte en panne.

À quoi ça sert : dans un restaurant, le matériel est l’outil de production. Sans four, pas de service ; sans froid, pas de stock. Cette garantie paie la réparation ou le remplacement.

Le détail qui compte : le contrat exige souvent un contrat de maintenance pour le froid et exclut les consommables, l’usure normale et les pannes liées à un défaut d’entretien.

Marchandises sous température dirigée vitale en restauration

En clair : les denrées qui se dégradent en chambre froide, en congélateur ou en vitrine réfrigérée à cause d’une panne du matériel ou d’une coupure accidentelle de courant.

À quoi ça sert : rembourser le stock jeté au prix d’achat. C’est le sinistre le plus fréquent d’un restaurant, et le plus bête : il arrive une nuit de week-end, quand personne ne regarde le thermomètre.

Le détail qui compte : les marchandises déjà impropres avant la panne sont exclues, tout comme le vice propre du produit. Un relevé de température et les factures d’achat font gagner des semaines d’expertise.

Émeutes, attentats, effondrement

En clair : les dégâts matériels causés par une émeute ou un mouvement populaire, par un attentat ou un acte de terrorisme, et l’effondrement total ou partiel du bâtiment pour une cause autre que celles déjà garanties.

À quoi ça sert : une vitrine brisée pendant une manifestation ou une décontamination après un attentat sont indemnisées, sur présentation des récépissés des autorités.

Le détail qui compte : les simples fissures, affaissements et déformations ne relèvent pas de l’effondrement, et les dommages relevant de l’assurance dommages-ouvrage en sont exclus.

Dommages en cours de transport traiteurs, livraisons

En clair : le matériel et les marchandises abîmés pendant un transport, chargement et déchargement compris, dans votre véhicule ou celui d’un transporteur.

À quoi ça sert : le traiteur qui livre un buffet, le restaurateur qui déplace son matériel sur un salon, le four neuf qui arrive cassé chez le livreur.

Le détail qui compte : un emballage ou un arrimage insuffisant fait tomber la garantie. Le véhicule lui-même relève de l’assurance auto, jamais de la multirisque.

Comment l’indemnité est-elle calculée ?

Les contrats du marché suivent des principes proches, avec des variantes qu’il faut lire avant de signer :

Bien sinistréBase d’indemnisation la plus couranteCe qu’il faut vérifier
BâtimentValeur de reconstruction à neuf, la part de vétusté étant versée après travaux (souvent dans un délai de deux ans).Taux de vétusté annuel et plafond (par exemple 10 % par an, plafonné à 70 %).
AménagementsFrais de remplacement ou de réparation, vétusté déduite.Le sort des aménagements en cas de résiliation du bail après sinistre.
Matériel et mobilierValeur de remplacement à neuf pour un bien acheté neuf dans l’année, vétusté déduite au-delà ; valeur d’achat maximum pour l’occasion.L’existence d’une option « valeur à neuf sans vétusté » sur le matériel de cuisine.
MarchandisesPrix d’achat au jour du sinistre, transport compris ; coût de revient pour les préparations.Le capital stock déclaré et sa saisonnalité.
EspècesValeur nominale, dans la limite des plafonds caisse, coffre et transport.Les conditions de garde (coffre scellé, transport de fonds au-delà d’un certain montant).

Une franchise reste toujours à votre charge par sinistre ; certains contrats prévoient aussi une limite contractuelle d’indemnité, montant maximal versé tous biens confondus pour un même événement.

Vrai ou faux ? Quatre idées reçues sur les dommages

Ma chambre froide tombe en panne un dimanche : la garantie incendie couvre le stock perdu.

Faux. Sans feu, la garantie incendie ne joue pas. C’est la garantie « marchandises sous température dirigée » qui rembourse le stock, et « bris de machine » qui paie la réparation du compresseur. Deux options que beaucoup de restaurateurs découvrent le lundi matin.

Je suis locataire, je n’ai pas besoin d’assurer les murs.

Vrai et faux. Vous n’assurez pas le bâtiment en tant que propriétaire, mais votre bail vous rend responsable des dégâts que vous causez aux murs : c’est la « responsabilité civile occupant » ou « risques locatifs », presque toujours exigée par le bailleur. Et vos aménagements (comptoir, hotte, carrelage) sont bien à vous.

Un cambriolage sans trace d’effraction est couvert si je porte plainte.

Faux, dans la plupart des contrats. La garantie vol exige des traces d’effraction, d’escalade, l’usage de fausses clés, une introduction clandestine ou une agression. La disparition inexpliquée et la différence d’inventaire sont exclues. La plainte est nécessaire, mais elle ne suffit pas.

Après un sinistre, j’ai un mois pour prévenir l’assureur.

Faux. Le Code des assurances fixe un minimum de 5 jours ouvrés, ramené à 2 jours ouvrés pour un vol ; les contrats reprennent ces délais. Une déclaration tardive peut coûter la garantie si elle cause un préjudice à l’assureur. Réflexe : appeler le jour même, écrire dans la foulée.

Deuxième bloc du contrat

Les pertes financières : le restaurant est fermé, qui paie les charges ?

Réparer la cuisine, c’est une chose. Payer le loyer, les salaires, le prêt et le fournisseur de boissons pendant les huit semaines de travaux, c’en est une autre. Les garanties de pertes financières couvrent ce trou d’air, à condition d’avoir été souscrites.

La notion à retenir : la marge brute. C’est la différence entre votre chiffre d’affaires hors taxes et le coût des marchandises vendues. C’est elle que l’assureur reconstitue, sur la base de vos comptes et de votre expert-comptable, pendant une période d’indemnisation fixée au contrat (12, 18 ou 24 mois), qui commence le jour du sinistre.

Perte d’exploitation la plus importante

En clair : l’assureur compense la marge brute que vous n’avez pas réalisée parce que l’activité a été interrompue ou réduite après un dommage matériel garanti (incendie, dégât des eaux, tempête, vol).

À quoi ça sert : continuer à payer le loyer, les salaires, les échéances de prêt et les charges fixes alors que la caisse est vide.

Exemple : un restaurant qui réalise 35 000 € de chiffre d’affaires mensuel avec 65 % de marge brute perd environ 22 750 € de marge par mois de fermeture. Trois mois de travaux, c’est près de 70 000 € que la seule garantie dommages ne remboursera jamais.

Frais supplémentaires d’exploitation

En clair : les dépenses engagées pour continuer à servir malgré le sinistre : location d’une cuisine mobile ou d’un local provisoire, heures supplémentaires, réparations en urgence, transport express d’un four de remplacement.

À quoi ça sert : garder la clientèle plutôt que fermer. Ces frais sont couverts s’ils évitent ou réduisent une perte d’exploitation, souvent avec l’accord préalable de l’assureur.

Frais et pertes additionnels

En clair : une liste de frais annexes qui s’accumulent après un sinistre : déblais et démolition, décontamination, nettoyage, honoraires d’architecte, mise en conformité des locaux reconstruits, récupération des données de caisse, gardiennage provisoire, loyers perdus si vous sous-louez, annuités de crédit-bail du matériel détruit, intérêts d’emprunt contractés pour financer les travaux.

À quoi ça sert : éviter que dix « petits » postes ne mangent l’indemnité principale.

Perte de valeur vénale du fonds de commerce

En clair : après un sinistre grave, l’indemnisation de la perte de valeur du fonds : la clientèle qui ne revient pas, le droit au bail perdu si le local ne peut plus être exploité, la surface définitivement réduite.

À quoi ça sert : un restaurant, c’est aussi un emplacement et une clientèle. Cette garantie protège ce capital immatériel que la reconstruction des murs ne restitue pas.

Le détail qui compte : souvent réservée à certaines activités, et exclue dans les zones couvertes par un plan de prévention des risques naturels.

Impossibilité d’accès, carence de fournisseur, désaffection

En clair : trois extensions qui couvrent la perte de marge brute quand le sinistre ne s’est pas produit chez vous : la rue fermée par un arrêté après l’incendie de l’immeuble voisin, le fournisseur principal sinistré qui ne livre plus, la clientèle qui déserte parce que le bâtiment mitoyen est en ruine.

À quoi ça sert : un restaurant vit de son quartier. Quand le quartier s’arrête, le restaurant aussi.

Combien de mois choisir ?

La période d’indemnisation doit couvrir le temps réel de remise en route : expertise, devis, permis éventuel, travaux, réinstallation, retour de la clientèle. Pour une cuisine professionnelle détruite, 12 mois est un minimum ; 18 à 24 mois se justifient en centre-ville, où les délais de travaux et d’autorisations s’allongent.

Une période trop courte est l’erreur la plus fréquente que nous corrigeons lors d’une reprise de contrat.

Troisième bloc du contrat

La responsabilité civile : quand c’est vous qui causez le dommage

Jusqu’ici, l’assurance réparait vos biens. La responsabilité civile paie ce que vous devez aux autres : le client qui se blesse, le voisin inondé, le salarié brûlé, le groupe intoxiqué. Sans elle, ces sommes sortent de votre trésorerie, ou de votre patrimoine personnel.

Assurance restaurant : chef et brigade en cuisine professionnelle, responsabilité civile exploitation, employeur et intoxication alimentaire
Clients en salle, salariés en cuisine, voisins au-dessus : trois responsabilités, un seul contrat.

Responsabilité civile exploitation

En clair : les dommages corporels, matériels et immatériels causés aux clients et aux tiers par votre activité, vos locaux, votre matériel ou vos salariés : la chute sur un sol mouillé, le plat renversé sur un manteau, la marche mal signalée, le parasol qui s’envole sur une voiture, le vestiaire dont un manteau disparaît, la fuite d’huile de la friteuse dans le caniveau.

Ce qui est souvent inclus : les véhicules des clients stationnés sur votre parking, les soirées privatisées et réceptions que vous organisez, votre présence sur un salon ou un marché, la pollution accidentelle, le vol commis par un salarié chez un client.

Ce que ça paie : les frais de défense (avocat, expert), les dommages et intérêts et les indemnités transactionnelles, dans la limite d’un plafond par sinistre et par an. Ne reconnaissez jamais votre responsabilité par écrit sans l’assureur : la transaction conclue sans lui ne l’engage pas.

Intoxication alimentaire et produits livrés indispensable

En clair : les dommages causés par les plats et boissons que vous servez, à emporter ou livrés : intoxication, allergène non signalé, corps étranger dans un plat, bouteille défectueuse. Pour la vente à emporter et la livraison, la garantie « responsabilité civile produit, après livraison » prend le relais quand le plat a quitté vos mains.

À quoi ça sert : indemniser les convives malades (frais médicaux, arrêt de travail, préjudice) et vous défendre face à une réclamation collective, la plus redoutée d’un restaurateur.

Le détail qui compte : le respect du plan de maîtrise sanitaire (températures, traçabilité, allergènes) reste votre obligation ; une infraction délibérée aux règles d’hygiène est exclue de toute garantie.

Responsabilité civile employeur

En clair : ce que vous devez à vos salariés au-delà de la Sécurité sociale quand un accident du travail ou une maladie professionnelle résulte de votre faute inexcusable (un danger connu, non traité : sol glissant jamais réparé, friteuse sans protection), quand un salarié blesse volontairement un collègue, ou quand un stagiaire ou un candidat se blesse sans être couvert par la législation.

À quoi ça sert : en cuisine, brûlures, coupures et chutes sont quotidiennes. La faute inexcusable, reconnue par le tribunal, entraîne une majoration de rente et des indemnités complémentaires qui se chiffrent en dizaines de milliers d’euros.

Le détail qui compte : un employeur déjà sanctionné pour infraction aux règles d’hygiène et de sécurité, qui n’a pas remédié dans les délais, perd la garantie. Le document unique d’évaluation des risques n’est pas une formalité.

Responsabilité civile occupant et recours des voisins

En clair : en tant que locataire, vous répondez envers le propriétaire des dégâts causés aux murs par un incendie, une explosion ou un dégât des eaux parti de chez vous : ce sont les risques locatifs, souvent étendus à la perte de loyers du bailleur. Envers les voisins et les tiers, c’est le recours des voisins et des tiers : le feu qui gagne l’appartement du dessus, l’eau qui inonde la boutique du dessous. Si vous êtes propriétaire, la garantie couvre votre responsabilité envers vos locataires.

À quoi ça sert : c’est la garantie que le bailleur exige à la signature du bail, avec une attestation à renouveler chaque année.

Le détail qui compte : vérifiez si votre bail contient une clause de renonciation à recours réciproque : l’assureur doit l’accepter expressément pour qu’elle joue.

« RC Pro », « RC exploitation », quelle différence pour un restaurant ?

Sur les devis, les deux termes se croisent. La responsabilité civile professionnelle désigne, au sens large, l’ensemble des garanties qui couvrent les dommages causés aux tiers par votre activité ; chez les professions réglementées, elle vise surtout les fautes commises dans une prestation (le conseil erroné d’un expert-comptable, par exemple). Pour un restaurant, une « RC Pro » utile doit réunir trois volets : la RC exploitation (l’accident en salle), la RC produits et intoxication alimentaire (le plat servi ou livré) et la RC employeur (le salarié blessé). Quand un devis annonce une « RC Pro restaurant », vérifiez que ces trois volets y figurent, avec leurs plafonds, plutôt que le nom sur la couverture. Notre page responsabilité civile professionnelle détaille les autres métiers.

Où et quand ça joue

La RC exploitation et employeur s’appliquent en France, souvent dans le monde entier pour un déplacement ponctuel, mais jamais pour les réclamations portées devant une juridiction des États-Unis ou du Canada.

Elle se déclenche par la réclamation : c’est le contrat en vigueur quand vous recevez la mise en cause qui répond, avec une garantie subséquente d’au moins cinq ans après résiliation pour les faits antérieurs.

Frais de défense et défense pénale

L’assureur prend en charge avocat et expert, avec son accord préalable et au tarif de son panel, et peut diriger le procès. Il avance parfois les frais avant le jugement.

Attention à la franchise : elle s’applique aux indemnités, pas aux frais de défense dans la plupart des contrats.

Protection juridique option

Distincte de la RC, elle finance vos propres litiges : un fournisseur qui livre mal, un bailleur qui refuse des travaux, un litige avec un prestataire de livraison, une contestation de facture. Information juridique par téléphone, recherche d’une solution amiable, puis prise en charge des frais de procédure dans les plafonds du contrat.

Exclus en général : le recouvrement de vos créances, l’inexécution d’une obligation que vous avez librement acceptée et les frais engagés sans accord préalable.

Le service qui accompagne le contrat

L’assistance : le coup de main dans les 24 heures

L’assistance n’indemnise pas, elle organise. Un plateau téléphonique joignable jour et nuit envoie un serrurier, un agent de sécurité ou une entreprise de nettoyage, et prend en charge les premiers frais. Une règle absolue : seul l’appel au moment de l’événement déclenche les prestations ; un artisan appelé de votre côté ne sera pas remboursé.

La situationCe que l’assistance organiseExemple de prise en charge constatée sur le marché
Dégât des eaux ou effraction : il faut colmater, sécuriser et nettoyerUn prestataire pour les réparations provisoires, puis un agent de sécurité si le local reste ouvert, et une entreprise de nettoyageRéparations provisoires environ 120 €, gardiennage jusqu’à 72 heures, nettoyage environ 120 €
Clés perdues ou voléesL’intervention d’un serrurier sur les portes principalesEnviron 155 €
Le restaurant est inexploitableLa recherche de locaux provisoires auprès d’agences, un utilitaire pour déplacer le matériel, un entrepôt pour le stockerUtilitaire environ 305 €, entrepôt environ 460 € ; loyers et frais d’agence restent à votre charge
Activité arrêtée plus de 48 heuresLa continuité de service : le plateau prévient vos clients et fournisseurs privilégiés de la fermeture temporaireJusqu’à 50 contacts
Vous êtes à l’étranger quand le sinistre survientLe retour anticipé du dirigeant sur les lieux, et un titre de transport pour rapatrier le véhicule resté sur placeBillet de train en 1re classe ou d’avion en classe économique ; carburant et péages exclus
Accident corporel dans le restaurant (dirigeant ou salarié)Le transport en ambulance vers l’hôpital et le retour, un taxi pour qu’un collègue vienne fermer le restaurant resté sans gardeEn complément de la Sécurité sociale et de la mutuelle ; taxi dans un rayon de 50 km
Un sinistre marquant, une agressionUn soutien psychologique pour le dirigeant et les salariésDeux entretiens téléphoniques par an et par personne
Vous voulez rénover (peinture, sols, vitrerie)Une mise en relation avec des artisans et une estimation par téléphone, devis sur place sous cinq jours ouvrésTravaux à votre charge

Montants donnés à titre d’exemple d’un contrat multirisque du marché : ils varient selon l’assureur retenu et sont indiqués TTC. Le numéro du plateau d’assistance figure dans vos conditions particulières ; gardez-le dans votre téléphone et affiché en cuisine.

Les mots du contrat, traduits

Le petit lexique du restaurateur assuré

Seize mots qui reviennent dans toutes les conditions générales. Les comprendre, c’est savoir lire son propre devis.

Franchise
La part du sinistre qui reste à votre charge, à chaque sinistre. Une franchise de 500 € sur un dégât des eaux de 3 200 € : l’assureur verse 2 700 €. Plus la franchise est haute, moins la prime est chère.
Plafond de garantie
Le maximum que l’assureur paiera pour une garantie, par sinistre ou par an. Un plafond « vol des espèces en caisse » de 1 500 € ne couvrira pas les 4 000 € d’un samedi soir : soit on baisse la caisse, soit on relève le plafond.
Limite contractuelle d’indemnité
Le montant maximal versé pour un même événement, toutes garanties dommages confondues, quels que soient les capitaux déclarés. À comparer avec la valeur totale de ce que vous pourriez perdre en une nuit.
Valeur à neuf et vétusté
La valeur à neuf est le prix de remplacement du bien par un équivalent neuf. La vétusté est la dépréciation liée à l’âge et à l’usage, déduite de l’indemnité. Un four de 8 ans indemnisé « vétusté déduite » peut valoir 30 % de son prix neuf ; l’option valeur à neuf corrige cet écart.
Sinistre
Pour les garanties dommages, tout dommage que vous subissez à la suite d’un événement garanti survenu pendant la période d’assurance. Pour la responsabilité civile, tout dommage susceptible d’engager votre responsabilité et de donner lieu à une réclamation.
Réclamation
Toute mise en cause écrite de votre responsabilité : la lettre de l’avocat, l’assignation, le courrier recommandé du client. C’est elle qui déclenche la garantie responsabilité civile et fait courir votre délai de déclaration.
Fait dommageable
L’événement à l’origine du dommage : la frite tombée, le plat contaminé. Plusieurs réclamations issues du même fait forment un seul sinistre, avec un seul plafond et une seule franchise.
Garantie subséquente
La période, d’au moins cinq ans après la fin du contrat, pendant laquelle l’assureur répond encore des réclamations liées à des faits survenus avant la résiliation. Sauf si le contrat a été résilié pour non-paiement.
Tiers
Toute personne autre que vous, vos salariés et, selon les contrats, vos clients. Ce mot décide qui peut être indemnisé par votre responsabilité civile ; lisez sa définition dans votre contrat.
Préposé
Vos salariés, apprentis, stagiaires et toute personne placée sous votre autorité, même temporairement. Les extras du samedi soir sont des préposés ; un salarié non déclaré ne l’est jamais, et son accident n’est pas couvert.
Dommage immatériel consécutif
Une perte d’argent qui découle d’un dommage corporel ou matériel garanti. Le manque à gagner du fleuriste voisin dont la boutique a été inondée par votre fuite est un dommage immatériel consécutif, couvert par le recours des voisins.
Marge brute
Chiffre d’affaires hors taxes moins le coût des marchandises vendues. C’est la base de calcul de la perte d’exploitation, reconstituée à partir de vos bilans.
Période d’indemnisation
La durée maximale, fixée au contrat, pendant laquelle la perte d’exploitation est indemnisée, à compter du jour du sinistre. Elle ne s’arrête pas si le contrat est résilié après le sinistre.
Aléa
Le caractère incertain de l’événement. Un sinistre certain ou déjà connu à la souscription n’est jamais assurable : c’est le sens de l’exclusion « défaut d’aléa » et de la règle sur le « passé connu ».
Déclaration du risque
Les réponses que vous donnez à l’assureur sur votre activité, vos locaux, vos protections, votre chiffre d’affaires. Elles font partie du contrat : une omission de bonne foi réduit l’indemnité en proportion, une fausse déclaration intentionnelle annule le contrat.
Renonciation à recours
Une clause du bail par laquelle le locataire et le propriétaire, et parfois leurs assureurs, renoncent à se retourner l’un contre l’autre après un sinistre. Elle doit être déclarée à l’assureur et acceptée par lui pour être opposable.

Lire les majuscules avant de signer

Ce qui n’est pas couvert, et pourquoi

Les exclusions sont écrites en capitales dans les conditions générales, parce que la loi l’exige. Elles se rangent en quatre familles, et chacune a une logique : l’assurance couvre l’accident, pas l’usure, pas la faute volontaire, pas ce qu’un autre contrat couvre déjà.

Le comportement de l’assuré

La faute intentionnelle ou dolosive, l’infraction délibérée aux règles d’hygiène et de sécurité, le défaut d’entretien des biens au regard des préconisations des fabricants (hotte, conduits, friteuse, compresseur), le défaut de réparation d’un précédent sinistre, l’utilisation non conforme du matériel, la remise en service d’un appareil endommagé avant réparation complète.

Traduction pour un restaurant : conservez les factures de dégraissage de la hotte, de vérification des extincteurs et de maintenance du froid. Ce sont vos preuves le jour du sinistre.

L’usure et le temps

Les dommages graduels : usure, rouille, corrosion, moisissure, condensation, humidité, nuisibles et rongeurs, dommages esthétiques (rayures, tags, brûlures de cigarette) qui n’empêchent pas l’usage, remontées de nappe phréatique, pièces consommables.

Traduction : l’assurance n’est pas un contrat de maintenance. Le joint qui suinte depuis six mois n’est pas un dégât des eaux.

Ce qu’un autre contrat couvre

Les véhicules à moteur et leurs remorques, qui relèvent de l’assurance automobile ou flotte ; le piratage et les virus informatiques, qui relèvent de l’assurance cyber ; les dommages relevant de l’assurance dommages-ouvrage et de la décennale pendant des travaux de structure ; la responsabilité civile professionnelle des métiers du conseil ; les amendes et sanctions pécuniaires, jamais assurables.

Traduction : un scooter de livraison, une caisse piratée ou une extension de la salle par un maçon appellent chacun leur propre contrat.

Les situations particulières

Les locaux inoccupés depuis plus de 90 jours, les dommages survenus pendant des travaux touchant la structure, le vol sans effraction et les disparitions inexpliquées, les bijoux et objets précieux, les marchandises déjà impropres à la vente, la valeur des données perdues, les pertes de marché, les guerres, les mouvements sociaux internes, le nucléaire, l’amiante, la pollution non accidentelle, et, dans la quasi-totalité des contrats depuis la pandémie, les pertes d’exploitation liées à une épidémie ou à une fermeture administrative sanitaire.

Traduction : une fermeture saisonnière de plus de trois mois doit être déclarée, et une fermeture pour épidémie n’est pas une perte d’exploitation assurée.

Le réflexe BL ASSUR : nous relisons les exclusions de chaque devis à la lumière de votre restaurant. Une friteuse, un four à bois, une terrasse chauffée, un service de livraison ou une cave de garde ne se traitent pas de la même façon d’un assureur à l’autre, et c’est là que se joue la différence entre deux contrats au même prix.

Payer moins cher, être bien indemnisé

Vos obligations et les bons réflexes

Un contrat multirisque est un échange : l’assureur couvre, vous déclarez et vous entretenez. Trois moments comptent.

À la souscription

Répondre exactement au questionnaire : activité, surface, cuisson, protections, chiffre d’affaires, sinistres passés. Mettre en place les moyens de protection déclarés. Payer la prime. Signer et retourner les conditions particulières : sans cela, le contrat n’a pas pris effet.

Pendant le contrat

Déclarer par lettre recommandée, sous 15 jours, toute circonstance nouvelle qui aggrave le risque : ajout d’une friteuse, d’un service de livraison, d’une terrasse chauffée, travaux, changement d’activité. Signaler une hausse ou une baisse du chiffre d’affaires de 20 % ou plus avant l’échéance. Accepter la visite d’un mandataire de l’assureur.

En cas de sinistre

Déclarer dans les délais (5 jours ouvrés, 2 jours ouvrés pour un vol, 30 jours après l’arrêté pour une catastrophe naturelle), déposer plainte sous 24 h si les faits sont pénaux, limiter l’aggravation des dégâts, conserver les biens endommagés pour l’expert, ne jamais reconnaître sa responsabilité par écrit, transmettre toute réclamation reçue, et laisser l’assureur diriger la défense.

Les 8 réflexes du restaurateur bien assuré

Notre méthode, appliquée à chaque restaurant que nous plaçons : huit gestes qui font baisser la prime et lèvent les objections le jour du sinistre.

Faire dégraisser la hotte et les conduits

Par une entreprise spécialisée, avec une attestation datée. C’est la première question de l’expert après un feu de cuisine, et une obligation du règlement de sécurité des établissements recevant du public.

Vérifier les extincteurs chaque année

Un extincteur à eau pulvérisée en salle, un extincteur classe F près des friteuses, un CO2 près du tableau électrique, tous étiquetés par le vérificateur.

Signer un contrat de maintenance du froid

Chambre froide, congélateurs, vitrines : une visite annuelle et un dépannage prioritaire. Souvent exigé pour la garantie bris de machine.

Tenir l’inventaire du matériel avec les factures

Une simple feuille : appareil, date d’achat, prix, photo. Refaite à chaque achat important. C’est la base de l’indemnité et de la valeur à neuf.

Relever les températures

Le relevé quotidien exigé par le plan de maîtrise sanitaire sert aussi de preuve pour la garantie marchandises : il date la panne et chiffre la perte.

Sécuriser la fermeture

Rideau ou volet, serrure certifiée, alarme si elle a été déclarée, coupure du gaz et des friteuses en fin de service, caisse vidée au coffre ou déposée à la banque.

Tenir le registre de sécurité

Vérifications gaz et électricité, formation du personnel à l’évacuation, consignes affichées : le registre prouve que l’établissement est exploité dans les règles.

Relire le contrat à chaque changement

Nouvelle carte avec friture, livraison, terrasse, ouverture d’une cave, hausse de fréquentation : un appel à votre courtier évite une garantie inadaptée.

Situations types, chiffres illustratifs

Cinq cas pratiques

Cinq situations fictives, construites à partir de ce que nous voyons passer. Les montants sont des ordres de grandeur ; ils dépendent du contrat, des plafonds et des franchises de chaque restaurant.

Cas n° 1 : le feu de friteuse qui ferme la brasserie six semaines

La situation

Une brasserie de 60 couverts, 520 000 € de chiffre d’affaires. L’huile de la friteuse s’enflamme, la hotte propage le feu dans le conduit. Cuisine détruite, salle noircie, tableau électrique hors service. Devis de remise en état : 78 000 €. Fermeture estimée : six semaines.

Ce que fait le contrat

La garantie incendie prend en charge la cuisine, les aménagements et le matériel, vétusté déduite puis versée après travaux, moins la franchise. La perte d’exploitation compense la marge brute perdue pendant six semaines (de l’ordre de 40 000 € pour ce restaurant) et les frais supplémentaires financent la location d’une cuisine mobile pour maintenir la vente à emporter. L’assistance a organisé le nettoyage d’urgence et prévenu les fournisseurs. L’expert a demandé l’attestation de dégraissage de la hotte : elle datait de quatre mois, le dossier est passé sans discussion.

Cas n° 2 : la chambre froide qui lâche un dimanche d’août

La situation

Un restaurant fermé le dimanche découvre le lundi une chambre froide à 16 °C. Stock jeté : 2 600 € de viandes, poissons et produits laitiers. Réparation du compresseur : 1 900 €. Sans garantie bris de machine ni marchandises, tout serait resté à la charge du gérant.

Ce que fait le contrat

La garantie bris de machine paie la réparation, la garantie marchandises sous température dirigée rembourse le stock au prix d’achat sur factures, chacune moins sa franchise. Le relevé de température du samedi soir et les factures des fournisseurs ont suffi à l’expertise sur pièces. Le contrat de maintenance du froid, exigé à la souscription, a fourni le rapport de panne.

Cas n° 3 : huit convives malades après un repas de famille

La situation

Le lendemain d’un anniversaire, huit convives sur douze présentent une gastro-entérite. Deux consultations médicales, un arrêt de travail, une lettre recommandée de l’organisateur qui demande le remboursement du repas et 6 000 € de préjudice pour le groupe.

Ce que fait le contrat

Le restaurateur transmet la réclamation sans y répondre sur le fond. La garantie intoxication alimentaire prend en charge l’analyse des causes, la défense et, si la responsabilité est établie, l’indemnisation des convives. Le remboursement du repas lui-même n’est pas couvert : c’est une restitution de prix, exclue de la responsabilité civile. Les relevés de température et la traçabilité des produits ont permis de circonscrire le lot en cause.

Cas n° 4 : la fuite de plonge qui inonde la boutique du dessous

La situation

Un flexible de lave-vaisselle cède dans la nuit. Chez le restaurateur : sol de cuisine et bas de cloisons à refaire, 3 400 €. Chez la boutique du dessous : plafond, éclairage et une partie du stock, 9 200 €, plus deux semaines de fermeture réclamées par le voisin.

Ce que fait le contrat

La garantie dégât des eaux répare la cuisine du restaurant, franchise déduite, mais pas le flexible. Le recours des voisins et des tiers prend en charge les dommages matériels de la boutique et son manque à gagner, dommage immatériel consécutif. Les deux assureurs se règlent entre eux selon les conventions applicables entre professionnels, sans que les deux commerçants aient à s’affronter.

Cas n° 5 : le cambriolage du samedi soir

La situation

Porte arrière forcée, tiroir-caisse fracturé avec 1 800 € du service, deux tablettes de commande, la cave à spiritueux vidée, 2 700 € de matériel et de bouteilles. Plainte déposée le dimanche matin.

Ce que fait le contrat

La garantie vol rembourse le matériel et les marchandises sur factures, et les espèces dans la limite du plafond « en caisse » du contrat : à 1 500 € de plafond, 300 € restent à la charge du gérant, d’où l’intérêt de déposer la caisse au coffre ou à la banque. Les dégradations de la porte sont couvertes au titre des détériorations consécutives au vol. L’assistance a envoyé un serrurier le dimanche matin. Le rideau métallique déclaré au contrat était bien baissé : sans lui, l’assureur aurait pu opposer l’absence de moyens de protection.

Au-delà des murs

Mutuelle, prévoyance et CE offert : la protection de vos salariés, par le même cabinet

La multirisque protège le restaurant. Vos salariés, eux, relèvent de votre convention collective, avec une mutuelle et une prévoyance obligatoires. BL ASSUR gère les deux volets, ce qui vous fait un seul interlocuteur.

Restaurant traditionnel : CCN HCR

Service à table, brasserie, bar, hôtel-restaurant : vous relevez en général de la convention des hôtels, cafés et restaurants (IDCC 1979), qui impose une mutuelle et une prévoyance de branche.

Mutuelle et prévoyance HCR

Vente au comptoir : restauration rapide

Fast-food, kebab, pizzeria à emporter, dark kitchen : c’est la convention de la restauration rapide (IDCC 1501), avec ses propres minima santé et prévoyance.

Mutuelle et prévoyance restauration rapide

Un doute sur votre convention ?

Cafétéria, restauration collective, traiteur : la convention dépend de l’activité principale. Notre annuaire des conventions collectives vous donne la réponse en trente secondes.

Trouver ma convention collective

Le CE d’entreprise offert accompagne ces contrats : vos serveurs et cuisiniers profitent de réductions toute l’année, sans que cela coûte un euro au restaurant. Voir l’avantage CE.

Les questions que l’on nous pose

Devis assurance restaurant : questions fréquentes

Le devis

Comment obtenir un devis d’assurance restaurant ?

Par le formulaire de cette page, par notre formulaire général de devis ou par téléphone au 01 86 90 08 99. Nous avons besoin de l’activité exacte (service à table, vente à emporter, livraison, terrasse), de la surface, du mode de cuisson, du chiffre d’affaires, de la valeur du matériel et du stock, des protections en place et des sinistres des trois dernières années. Nous interrogeons ensuite plus de 30 partenaires assureurs et nous vous remettons un comparatif garantie par garantie, avec notre recommandation. Le délai dépend de la complexité du dossier ; nous vous l’indiquons dès le premier échange.

Le devis d’assurance restaurant est-il gratuit et sans engagement ?

Oui. Le comparatif de BL ASSUR est gratuit, sans frais de courtage ni frais de dossier, et vous restez libre de ne pas donner suite. Notre rémunération est une commission comprise dans la prime de l’assureur retenu, versée uniquement si vous souscrivez.

Un devis d’assurance restaurant en ligne est-il fiable ?

Un simulateur donne un ordre de grandeur, jamais un prix engageant : la prime dépend des capitaux déclarés, du mode de cuisson, des protections et de la sinistralité, que seul un questionnaire complet permet de tarifer. Nos fourchettes (900 € par an en socle, 1 200 à 1 500 € par an en moyenne) situent votre budget ; le devis final le précise à l’euro près, garantie par garantie et franchise par franchise.

Obligation et contrat

L’assurance restaurant est-elle obligatoire ?

Aucune loi n’impose une multirisque à un restaurant classique. Sont obligatoires, en revanche, l’assurance des véhicules de l’entreprise et, si vous employez du personnel, la mutuelle collective. En pratique, une assurance est souvent exigée par contrat : le bail commercial demande en général une garantie des risques locatifs et une responsabilité civile, la banque une garantie sur les biens financés et parfois une perte d’exploitation, et un franchiseur peut imposer un niveau de couverture. La multirisque réunit tout cela dans un seul contrat.

Quelle différence entre assurance restaurant, multirisque professionnelle et RC Pro ?

L’assurance restaurant est une multirisque professionnelle adaptée aux métiers de bouche : dommages aux biens, pertes financières et responsabilité civile dans une seule police. La « RC Pro » n’est pas un contrat à part réservé aux prestations intellectuelles : c’est le volet responsabilité civile de cette multirisque, qui doit réunir la RC exploitation, la RC produits et intoxication alimentaire et la RC employeur, chacune avec son plafond. Quand un devis parle de « RC Pro restaurant », vérifiez que ces trois volets y figurent.

Je viens de signer un bail : quelle attestation le bailleur attend-il ?

Une attestation de responsabilité civile occupant (risques locatifs) et de recours des voisins et des tiers, souvent complétée par la mention des garanties incendie et dégât des eaux sur les aménagements. Elle se renouvelle à chaque échéance annuelle. BL ASSUR la délivre dès la mise en place du contrat, avant même la remise des clés si le bail le prévoit.

Puis-je résilier mon assurance restaurant en cours d’année ?

Les contrats professionnels se résilient à l’échéance annuelle, avec un préavis fixé au contrat (deux mois en général), par lettre recommandée ou envoi recommandé électronique. Une résiliation en cours d’année est possible dans des cas précis : vente ou cessation du fonds, changement d’activité qui modifie le risque, refus de l’assureur de baisser la prime après une diminution du risque, résiliation par l’assureur d’un autre de vos contrats après sinistre. Dites-nous la date d’échéance de votre contrat actuel : nous calons la bascule pour éviter toute période sans couverture.

Garanties

La perte d’exploitation est-elle indispensable pour un restaurant ?

C’est l’option que nous recommandons en premier après le socle. Un incendie de cuisine ferme un restaurant six à douze semaines ; pendant ce temps, loyer, salaires et échéances de prêt continuent. La perte d’exploitation compense la marge brute perdue sur une période d’indemnisation de 12, 18 ou 24 mois, et les frais supplémentaires financent une cuisine provisoire ou des heures supplémentaires. Sans elle, l’indemnité dommages ne couvre que les murs et le matériel.

Mon stock en chambre froide est-il couvert automatiquement ?

Non. La perte de marchandises à la suite d’une panne du froid ou d’une coupure de courant relève d’une garantie spécifique, « marchandises sous température dirigée », et la réparation du compresseur d’une autre, « bris de machine ». Toutes deux sont des options fréquentes, souvent conditionnées à un contrat de maintenance. Elles sont incluses dans nos niveaux Confort et Sérénité.

Que se passe-t-il si un client tombe malade après un repas ?

Transmettez la réclamation à votre assureur sans reconnaître de responsabilité et sans proposer d’indemnité vous-même. La garantie intoxication alimentaire, volet de la responsabilité civile, prend en charge l’analyse des causes, votre défense et l’indemnisation des convives si votre responsabilité est établie. Le remboursement du repas n’est en général pas couvert, car il s’agit d’une restitution de prix. Vos relevés de température, votre traçabilité et vos fiches allergènes sont vos meilleurs alliés.

Les vols de manteaux ou de sacs de clients au vestiaire sont-ils couverts ?

Ils relèvent de la responsabilité civile exploitation, au titre de la garde des biens confiés, si le contrat le prévoit et dans la limite d’un plafond souvent modeste. Un vestiaire non surveillé avec un panneau « la direction décline toute responsabilité » ne vous exonère pas : c’est la garantie qui compte, pas l’affichage. Précisez-nous si vous tenez un vestiaire, nous demandons l’extension.

Ma terrasse et son mobilier sont-ils assurés ?

Le mobilier laissé en plein air est exclu par défaut des garanties tempête et vol dans la plupart des contrats. Il faut le déclarer et demander son inclusion : mobilier, parasols, chauffages, pergola. La responsabilité civile, elle, couvre les dommages que la terrasse cause aux passants et aux voitures, par exemple un parasol emporté par le vent.

Et la livraison à domicile, les scooters et les livreurs ?

Les plats livrés sont couverts par la responsabilité civile produits, après livraison, à condition d’avoir déclaré cette activité. Les scooters et voitures de livraison relèvent d’un contrat automobile ou flotte, jamais de la multirisque. Un livreur salarié est un préposé couvert par la RC employeur ; un livreur indépendant via une plateforme relève de sa propre assurance et de celle de la plateforme.

Prix

Combien coûte une assurance restaurant ?

Chez BL ASSUR, l’assurance restaurant démarre à 900 € par an pour un socle dommages et responsabilité civile. La moyenne se situe entre 1 200 et 1 500 € par an lorsqu’on ajoute la perte d’exploitation, le bris de machine et les marchandises sous température dirigée, selon le chiffre d’affaires. Le tarif exact dépend de la surface, du mode de cuisson, de la valeur du matériel et du stock, des protections et de la franchise choisie. Aucun frais de courtage ne s’ajoute à la prime.

Pourquoi deux restaurants voisins paient-ils des primes différentes ?

Parce que l’assureur ne tarifie pas l’adresse mais le risque : une friteuse ou un four à bois, un chiffre d’affaires double, un stock de vins de garde, une cuisine en sous-sol, deux dégâts des eaux dans les trois dernières années, une franchise plus basse ou une perte d’exploitation sur 24 mois font varier la prime du simple au double pour deux façades identiques.

Comment faire baisser ma prime sans réduire mes garanties ?

Quatre leviers : déclarer et prouver vos protections (hotte sous contrat, extincteurs vérifiés, coupure gaz, rideau, alarme), accepter une franchise un peu plus élevée que votre trésorerie absorbe sans peine, ajuster les capitaux au réel (un stock surévalué se paie chaque année) et mettre les assureurs en concurrence à chaque échéance. C’est le travail que BL ASSUR fait avec plus de 30 partenaires, sans frais de courtage.

Sinistre

Quels sont les délais pour déclarer un sinistre ?

Le Code des assurances fixe un délai minimal de cinq jours ouvrés à compter du moment où vous avez connaissance du sinistre, ramené à deux jours ouvrés en cas de vol ; les contrats reprennent ces délais. Pour une catastrophe naturelle, la déclaration doit être faite au plus tard 30 jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel. Si les faits sont pénaux (vol, vandalisme), déposez plainte dans les 24 heures. Une déclaration tardive peut entraîner la perte de la garantie si l’assureur prouve qu’elle lui a causé un préjudice.

Que dois-je faire dans l’heure qui suit un sinistre ?

Mettre les personnes en sécurité, couper le gaz et l’électricité si nécessaire, appeler le plateau d’assistance (c’est lui qui déclenche serrurier, gardiennage ou nettoyage), photographier les dégâts avant tout nettoyage, conserver les biens endommagés pour l’expert, puis prévenir votre courtier, qui rédige la déclaration avec vous. Ne jetez pas le stock avarié avant d’avoir des photos et un relevé de température.

Comment mon indemnité est-elle calculée ?

Sur la base prévue au contrat pour chaque famille de biens : valeur de reconstruction à neuf pour le bâtiment, avec la part de vétusté versée après travaux ; valeur de remplacement à neuf pour le matériel acheté neuf dans l’année, vétusté déduite au-delà ; prix d’achat pour les marchandises ; valeur nominale pour les espèces, dans la limite des plafonds. Une franchise est retirée à chaque sinistre. L’option valeur à neuf sur le matériel de cuisine supprime la déduction de vétusté et vaut souvent son prix.

L’assureur peut-il refuser d’indemniser un incendie de cuisine ?

Oui, dans des cas précis prévus au contrat : défaut d’entretien des biens au regard des préconisations des fabricants (hotte et conduits jamais dégraissés, friteuse non entretenue), moyens de protection déclarés absents, fausse déclaration à la souscription, faute intentionnelle ou infraction délibérée aux règles de sécurité. Il peut aussi réduire l’indemnité en cas de sous-évaluation des capitaux. Les attestations de dégraissage et de vérification des extincteurs sont donc à conserver comme des pièces comptables.

Exclusions et cas particuliers

Une fermeture pour épidémie ou décision administrative sanitaire est-elle couverte ?

Dans la quasi-totalité des contrats multirisques actuels, non : les pertes d’exploitation liées à une maladie infectieuse, à une épidémie ou aux mesures prises pour en limiter la propagation sont expressément exclues, de même que les fermetures administratives sans dommage matériel. La perte d’exploitation classique suppose un dommage matériel garanti dans le restaurant (incendie, dégât des eaux) ou, avec les extensions, chez un voisin ou un fournisseur.

Mon restaurant est fermé trois mois l’hiver : suis-je toujours assuré ?

Attention au seuil d’inoccupation, souvent fixé à 90 jours : au-delà, le local peut être considéré comme inoccupé et certaines garanties (vol, dégât des eaux, vandalisme) ne jouent plus. Déclarez la fermeture saisonnière à la souscription, prévoyez des passages réguliers et une mise hors gel : l’assureur adapte alors les conditions au lieu d’opposer l’exclusion.

Un piratage de ma caisse, de mon site de réservation ou de mon TPE est-il couvert ?

Non, la multirisque exclut le piratage et les virus informatiques, et n’indemnise jamais la valeur des données perdues. Ces risques relèvent d’un contrat cyber dédié, qui couvre les frais de remise en état, la notification aux clients, la responsabilité vis-à-vis des données et l’assistance 24 h/24. Voir l’assurance cyber pour les entreprises.

BL ASSUR

Comment BL ASSUR est-il rémunéré si les frais de courtage sont à 0 € ?

Par la commission versée par l’assureur retenu, comprise dans la prime que vous paieriez de toute façon. Vous ne payez donc ni frais de courtage, ni frais de dossier, ni honoraires de conseil, et le comparatif de plus de 30 partenaires assureurs vous est fourni gratuitement, que vous signiez ou non.

Qu’est-ce que le CE d’entreprise offert ?

Un comité d’entreprise externalisé, inclus sans surcoût avec vos contrats BL ASSUR, qui donne à vos salariés des réductions sur les courses, le carburant, les loisirs, les voyages et la billetterie toute l’année. Pour un restaurant qui recrute, c’est un avantage à afficher dans l’annonce, sans un euro de charge en plus. Le détail de l’avantage CE.

Pouvez-vous gérer aussi la mutuelle et la prévoyance de mes salariés ?

Oui, c’est même notre métier d’origine : BL ASSUR place la mutuelle et la prévoyance collectives en conformité avec la convention HCR ou celle de la restauration rapide, et la multirisque du restaurant, avec un seul interlocuteur pour les trois contrats et une seule échéance à surveiller.

En combien de temps mon restaurant peut-il être couvert ?

Le délai dépend de la complexité de votre dossier : un restaurant sans sinistre récent, avec des capitaux clairs, se place vite ; un dossier avec antécédents, plusieurs activités ou un four à bois demande davantage d’échanges avec les assureurs. Nous vous indiquons le délai dès le premier échange, puis la prise d’effet se cale sur la date que vous choisissez : le jour de la remise des clés pour une ouverture, la date d’échéance de votre contrat actuel pour une reprise. L’attestation pour le bailleur ou la banque est délivrée dès la signature des conditions particulières.

Sources officielles, vérifiées en septembre 2026

Les affirmations juridiques de cette page reposent sur les textes ci-dessous. Les garanties, plafonds et exclusions décrits sont ceux des contrats multirisques du marché ; seules vos conditions particulières et générales font foi.

Ce que dit la pageLe texteLa source
La multirisque n’est pas imposée par la loi ; l’assurance des véhicules de l’entreprise l’est ; le contrat regroupe les garanties utiles à l’activité.Service-Public Entreprendre, fiche « Assurances de la société »entreprendre.service-public.gouv.fr, F37365
Délai minimal de déclaration de sinistre de cinq jours ouvrés, deux jours ouvrés pour un vol ; aggravation du risque à déclarer sous quinze jours ; déchéance pour retard seulement si l’assureur prouve un préjudice.Code des assurances, article L. 113-2Légifrance, art. L. 113-2
Catastrophe naturelle : déclaration au plus tard 30 jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel, y compris pour la perte d’exploitation.Service-Public, fiche « Catastrophe naturelle ou technologique : indemnisation par l’assurance »service-public.gouv.fr, F3076
Un restaurant est un établissement recevant du public soumis à des obligations de sécurité incendie : registre de sécurité, vérifications, consignes.Service-Public Entreprendre, fiche « Règles de sécurité incendie d’un établissement recevant du public »entreprendre.service-public.gouv.fr, F31684

Contenu rédigé par Renaud Lebrun, courtier en assurances, ORIAS n° 17 003 326, membre d’une association professionnelle agréée. Page vérifiée le 16 septembre 2026. Cette page a une vocation d’information générale ; elle ne remplace ni les conditions de votre contrat ni un conseil personnalisé.

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BL ASSUR, courtier en assurances à Buchelay (78200) et 38 rue des Mathurins, Paris 8e. Toutes nos assurances professionnelles

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