Check-list employeur et paie, vérifiée le 18 septembre 2026

Check-list embauche et départ d’un salarié : mutuelle d’entreprise et prévoyance

Chaque arrivée et chaque sortie déclenche des démarches côté mutuelle d’entreprise et prévoyance : affiliation, dispense, notice, DSN, portabilité, loi Évin. Cette check-list embauche et départ (ou checklist RH) les remet dans l’ordre. Vous y trouvez aussi les preuves à garder, deux modèles de texte et un PDF recto verso, à imprimer ou à remplir à l’écran.

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La réponse en 30 secondes

À l’embauche, l’employeur remet la notice d’information (et la DUE si le régime en relève) contre signature. Il recueille ensuite soit le bulletin d’affiliation, soit une demande de dispense écrite avec son justificatif. En santé, le salarié est couvert dès son premier jour. Enfin, la paie et la DSN sont paramétrées.

Au départ, deux obligations légales s’imposent : mentionner la portabilité dans le certificat de travail et informer l’assureur de la fin du contrat. L’ancien salarié indemnisé par France Travail garde alors gratuitement sa mutuelle et sa prévoyance. La durée est celle de son dernier contrat, dans la limite de 12 mois. Ensuite, il peut demander le maintien individuel de sa mutuelle (loi Évin) dans les six mois.

En bref

  • Couverture santé dès le premier jour. Aucune condition d’ancienneté n’est admise pour la mutuelle, période d’essai comprise. En prévoyance, l’acte peut prévoir jusqu’à 12 mois.
  • Une dispense ne se présume jamais. Il faut une demande écrite du salarié, à l’embauche, avec un justificatif. Sans demande, vous affiliez.
  • Deux preuves à garder à chaque embauche : la remise de la notice d’information et, si le régime repose sur une DUE, la remise de cette DUE.
  • Deux obligations légales au départ : la mention de la portabilité dans le certificat de travail et l’information de l’assureur.
  • Portabilité : gratuite, égale à la durée du dernier contrat arrondie au mois supérieur, 12 mois au plus. Elle suit l’indemnisation chômage. Seule la faute lourde l’exclut.
  • Après la portabilité : maintien individuel de la mutuelle (article 4 de la loi Évin), à demander dans les six mois, avec des tarifs plafonnés pendant trois ans.

Embauche et départ : pourquoi une check-list change tout

En mutuelle d’entreprise comme en prévoyance, les litiges naissent rarement du contrat lui-même. Ils naissent d’un oubli le jour où un salarié arrive, ou le jour où il s’en va. Une check-list embauche et départ transforme ces deux moments en routine.

Pour le salarié

Une affiliation oubliée, ce sont des soins non remboursés. C’est aussi une prévoyance absente le jour d’un arrêt de travail. De même, une portabilité mal activée crée une rupture de couverture au pire moment : celui du chômage.

Pour l’employeur

Un salarié non affilié peut se retourner contre l’entreprise, qui paie alors à la place de l’assureur. Par ailleurs, une dispense sans justificatif ou une DUE non remise fragilise le dossier : lors d’un contrôle Urssaf, l’exonération de la part patronale peut être remise en cause.

Pour la paie

Les erreurs coûtent du temps : cotisations prélevées à tort, rappels sur plusieurs mois, anomalies DSN à corriger. Sans oublier les cotisations encore facturées pour un salarié parti depuis longtemps, faute d’avoir prévenu l’assureur.

Comment utiliser cette page. Les deux check-lists se cochent directement en ligne. Vous pouvez aussi télécharger le PDF recto verso : une face pour l’embauche, une face pour le départ. Il se remplit à l’écran ou à la main, puis rejoint le dossier du salarié. Chaque étape renvoie, si besoin, vers le guide détaillé du sujet.

Check-list embauche : 12 étapes pour la mutuelle et la prévoyance

Trois temps : avant l’arrivée, le premier jour, puis les jours qui suivent. En pratique, tout se joue le premier jour : c’est là que se recueillent les signatures et les justificatifs.

Check-list embauche

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Avant l’arrivée du salarié

  • Convention collective, catégorie du salarié (cadre ou non-cadre), contrats santé et prévoyance concernés. Un cadre relève en plus de la prévoyance obligatoire à 1,50 % de la tranche 1.

  • Notice d’information de chaque contrat, DUE en vigueur si le régime a été mis en place par décision unilatérale, bulletin d’affiliation, formulaire de dispense, résumé des garanties et de la cotisation.

Le premier jour

  • Garanties, montant de la cotisation, part prise en charge par l’entreprise (au moins 50 % en santé), options facultatives, couverture possible du conjoint et des enfants.

  • C’est à l’employeur de prouver la remise. Faites donc signer une feuille d’émargement ou un récépissé daté. Voir notre guide de la notice d’information.

  • Par défaut, tout salarié est affilié. Une dispense se demande à l’embauche, par écrit, avec un justificatif. Le tableau des dispenses liste les cas les plus fréquents.

  • État civil, numéro de sécurité sociale, ayants droit à couvrir, RIB pour les remboursements, attestation de droits pour la télétransmission. En prévoyance, proposez aussi au salarié de désigner les bénéficiaires du capital décès.

Dans les jours qui suivent

  • Espace entreprise, bulletin papier ou signalement DSN selon l’organisme. Respectez le délai prévu par votre contrat, souvent 30 jours : ainsi, la date d’embauche reste la date d’effet.

  • Cotisations santé et prévoyance, parts salariale et patronale, à compter du premier jour. La part patronale supporte la CSG-CRDS et, à partir de 11 salariés, le forfait social de 8 %. En santé, elle s’ajoute au net imposable.

  • Blocs 15 (contrat), 70 (affiliation du salarié), 78, 79 et 81 (bases et cotisations), conformes à la fiche de paramétrage de l’organisme. Lisez ensuite le compte rendu métier. Détails dans notre fiche DSN des contrats d’assurance.

  • Carte de tiers payant reçue ou disponible dans l’application, télétransmission active, ayants droit enregistrés. Un contrôle quinze jours après l’envoi évite une mauvaise surprise en pharmacie.

  • Espace assuré, assistance, réseau de soins, téléconsultation selon le contrat. Pour nos clients, BL ASSUR ouvre aussi l’espace CE du salarié, offert avec le contrat.

  • Récépissé de la notice et de la DUE, bulletin d’affiliation ou demande de dispense avec son justificatif, accusé de l’assureur. Aucun texte ne fixe de durée de conservation. Gardez donc ces pièces au moins cinq ans après le départ, et sans limite en prévoyance.

Vos cases cochées sont mémorisées dans ce navigateur uniquement. Rien n’est transmis à BL ASSUR.

À partir de quand le salarié est-il couvert ? En frais de santé, dès le premier jour du contrat, période d’essai comprise : aucune condition d’ancienneté n’est admise. En revanche, en prévoyance (incapacité, invalidité, décès), l’acte peut prévoir une ancienneté de 12 mois au plus. Vérifiez votre DUE ou votre accord avant de cotiser.

Sources : remise de la DUE à chaque salarié, Code de la sécurité sociale, art. L. 911-1 ; couverture santé de tous les salariés et part de l’employeur d’au moins 50 %, art. L. 911-7 ; absence de condition d’ancienneté en santé et 12 mois au plus en prévoyance, art. R. 242-1-2 et BOSS, protection sociale complémentaire ; notice d’information, loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, art. 12 ; blocs DSN, net-entreprises.

Check-list embauche et départ : accueil d'un nouveau salarié et remise de la notice de mutuelle d'entreprise et de prévoyance
Le premier jour concentre l’essentiel : notice remise contre signature, bulletin d’affiliation ou demande de dispense.

Affiliation ou dispense : le tri à faire à l’embauche

Un salarié ne choisit pas librement de refuser la mutuelle d’entreprise. Il peut seulement demander une dispense s’il entre dans un cas prévu par les textes ou par votre acte. Voici les sept situations que l’on rencontre le plus souvent à l’embauche.

Situation du salarié à l’embaucheDispenseJustificatif à classerValidité
Déjà couvert par une mutuelle collective et obligatoire : celle de son conjoint (comme ayant droit) ou celle d’un autre employeurDe droitAttestation de l’organisme ou de l’autre employeurÀ justifier chaque année
Bénéficiaire de la Complémentaire santé solidaire (C2S)De droitAttestation de droits C2SJusqu’à la fin des droits C2S
Titulaire d’un contrat individuel en cours le jour de l’embaucheDe droitAttestation de l’assureur avec la date d’échéanceJusqu’à l’échéance du contrat, puis affiliation
CDD ou mission dont la couverture collective durerait 3 mois au plus, avec une mutuelle individuelle responsableDe droit, avec versement santéAttestation de contrat responsableDurée du contrat
CDD ou apprenti, contrat de moins de 12 moisSi votre acte le prévoitAucun justificatif exigé par le texteDurée du contrat
CDD ou apprenti, contrat de 12 mois et plusSi votre acte le prévoitAttestation d’une couverture individuelleDurée du contrat
Temps partiel ou apprenti dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération bruteSi votre acte le prévoitCalcul conservé au dossierÀ revoir si la rémunération change

Sources : Code de la sécurité sociale, art. D. 911-2 à D. 911-6 (dispenses de droit), art. D. 911-5 (moment de la demande), art. L. 911-7 et R. 242-1-6 (dispenses prévues par l’acte) ; BOSS, protection sociale complémentaire (mise à jour du 19 avril 2024 sur les ayants droit). Vérification du 18 septembre 2026. « Votre acte » désigne la DUE, l’accord collectif ou le projet ratifié par référendum qui a mis le régime en place.

Trois règles de gestion pour une dispense solide

  • Un écrit du salarié. La demande est datée et signée. Elle mentionne que le salarié a été informé des conséquences de son choix. L’employeur doit pouvoir la produire lors d’un contrôle.
  • Au bon moment. Une dispense de droit se demande à l’embauche, ou à la mise en place du régime. Ensuite, seules deux situations la rouvrent : l’obtention de la C2S et l’entrée dans une mutuelle collective obligatoire (conjoint, autre employeur).
  • Pour la mutuelle, pas pour la prévoyance. Ces cas visent les frais de santé. En prévoyance, les dispenses sont rares et dépendent de l’acte. Nous les déconseillons : elles privent le salarié de garanties lourdes (décès, invalidité).

Pour aller plus loin, consultez le guide des dispenses de mutuelle d’entreprise. Vous pouvez aussi télécharger le tableau des dix cas de dispense avec son formulaire de demande (PDF), issu de notre bibliothèque de modèles.

Entre l’embauche et le départ : 7 événements à ne pas laisser passer

La mutuelle et la prévoyance suivent la vie du salarié. Or, ces sept événements passent souvent inaperçus côté paie. Chacun appelle pourtant un geste simple.

ÉvénementCe que fait l’employeur
Mariage, Pacs, naissance, séparationRappeler au salarié de déclarer le changement à l’assureur. Adapter la cotisation si elle dépend de la situation de famille.
Passage cadre, ou autre changement de catégorieAffilier au régime de la nouvelle catégorie, dont la prévoyance des cadres à 1,50 %. Remettre la notice correspondante, puis mettre à jour la paie et la DSN.
Passage à temps partielVérifier le poids de la cotisation. Si votre acte prévoit la dispense des 10 %, regarder si elle devient applicable.
Arrêt maladie, congé maternité ou activité partielle, avec maintien de salaire ou indemnités complémentairesLes garanties sont maintenues tant que dure cette indemnisation. Les cotisations suivent alors les règles de l’acte et du contrat. Voir arrêt de travail et maintien de salaire.
Congé parental à temps plein, congé sans solde, congé sabbatiqueL’absence n’est pas indemnisée par l’employeur : le maintien n’est donc pas obligatoire. Tout dépend de votre acte et du contrat. Écrivez au salarié avant son départ : garanties suspendues ou maintenues, cotisation éventuelle à sa charge. Voir congé maternité ou parental : que devient la couverture ?
Fin d’une dispenseÉchéance du contrat individuel, fin des droits C2S, sortie de la mutuelle du conjoint, justificatif annuel non fourni : affiliez sans attendre. Le signalement DSN d’amorçage (SADV) prévoit d’ailleurs ce cas.
Changement d’assureur ou de garantiesRemettre la nouvelle notice à chaque salarié, contre signature. Si le régime repose sur une DUE, remettre aussi la DUE modifiée. Enfin, récupérer la nouvelle fiche de paramétrage DSN.

Sources : BOSS, protection sociale complémentaire (suspension du contrat de travail) ; ANI du 17 novembre 2017 (prévoyance des cadres) ; loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, art. 12 (nouvelle notice) ; net-entreprises, fiche n° 2984 (signalement d’amorçage).

Check-list départ : 10 étapes, de la portabilité à la dernière paie

Démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD, retraite : quel que soit le motif, la sortie d’un salarié se prépare avant son dernier jour. La loi impose deux gestes à l’employeur. Les huit autres sécurisent le dossier.

Check-list départ

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Avant le dernier jour

  • Licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD, démission, retraite : le motif décide de la portabilité. Le tableau par motif donne la réponse cas par cas.

  • La portabilité ne maintient que des garanties dont le salarié bénéficiait. Un salarié dispensé de mutuelle n’a donc pas de portabilité santé. Il garde en revanche celle de la prévoyance s’il y était affilié.

  • Durée du dernier contrat, ou des contrats qui se sont suivis chez vous, comptée en mois et arrondie au mois supérieur. Plafond : 12 mois.

  • C’est la première obligation légale. Dans le doute sur les droits au chômage, mentionnez toujours : France Travail, puis l’assureur, vérifieront les conditions. Voir le modèle de mention.

  • La loi ne l’impose pas, mais il évite bien des litiges. Il précise la durée, les justificatifs à envoyer à l’assureur, la fin de la portabilité et la suite possible avec la loi Évin. Voir le modèle de courrier.

Le dernier jour et les cinq jours qui suivent

  • Certificat de travail, courrier d’information et, s’il existe, le document de portabilité fourni par l’assureur. Faites signer un reçu daté.

  • C’est la seconde obligation légale. Indiquez la date de fin, le motif, la durée maximale de portabilité et les coordonnées personnelles du salarié. L’espace entreprise de l’assureur propose en général un formulaire de radiation.

  • Le signalement de fin de contrat de travail unique (FCTU) part dans les 5 jours ouvrés. Il sert à France Travail, mais aussi aux organismes complémentaires.

  • Le dernier mois est dû en entier ou au prorata, selon votre contrat. Ensuite, plus rien n’est prélevé : pendant la portabilité, le coût est mutualisé dans le tarif des salariés en activité.

  • Copie du certificat de travail, reçu signé, accusé de l’assureur. Notez aussi la date de fin théorique de la portabilité : c’est le repère si l’ancien salarié vous interroge.

Vos cases cochées sont mémorisées dans ce navigateur uniquement. Rien n’est transmis à BL ASSUR.

Sources : mention dans le certificat de travail et information de l’assureur, Code de la sécurité sociale, art. L. 911-8, 6° ; signalement de fin de contrat sous 5 jours ouvrés, net-entreprises, fiche n° 2130.

Et la carte de tiers payant ? Sans portabilité, elle cesse d’être valable à la date de fin du contrat. Rappelez-le au salarié : l’assureur peut lui réclamer les soins réglés à tort après cette date.

Portabilité : qui y a droit, et combien de temps

La portabilité maintient gratuitement la mutuelle et la prévoyance de l’ancien salarié. Trois conditions se cumulent : il était couvert chez vous, la rupture ne résulte pas d’une faute lourde, et elle ouvre droit à l’assurance chômage.

Cette section répond à une seule question : que devez-vous savoir le jour où un salarié s’en va ? Pour les règles détaillées, côté salarié comme côté assureur, reportez-vous à notre guide de la portabilité de la mutuelle d’entreprise.

La réponse selon le motif de départ

Motif de départPortabilitéÀ savoir
Licenciement pour motif personnel, économique ou pour inaptitudeOuiY compris en cas de faute simple ou de faute grave.
Licenciement pour faute lourdeNonC’est la seule faute qui exclut la portabilité.
Rupture conventionnelleOuiElle ouvre droit à l’assurance chômage.
Fin de CDD, de mission ou de contrat d’apprentissageOuiSi France Travail indemnise. Les droits au chômage tiennent compte des emplois précédents, pas seulement de ce contrat.
Rupture de la période d’essai par l’employeurOuiSi France Travail indemnise.
DémissionNon en principeOui si France Travail indemnise : démission légitime ou projet de reconversion validé.
Abandon de poste présumé démissionNonPas d’allocation chômage, donc pas de portabilité.
Départ ou mise à la retraiteNonLe retraité peut demander le maintien individuel de sa mutuelle (loi Évin).
Licenciement dans une entreprise en liquidation judiciaireOuiTant que le contrat d’assurance n’est pas résilié.

Sources : Code de la sécurité sociale, art. L. 911-8 ; Service-Public, fiche F20744 ; liquidation judiciaire : Cass. 2e civ. 5 novembre 2020, n° 19-17.164 et Cass. 2e civ. 15 février 2024, n° 22-16.132. Vérification du 18 septembre 2026.

Calculer la durée : cinq exemples

Dernier contrat chez vousDurée maximale de portabilité
CDD de 3 semaines1 mois
Contrat de 4 mois et 1 jour5 mois (arrondi au mois supérieur)
Deux CDD de 3 mois qui se sont suivis6 mois (les contrats consécutifs s’additionnent)
CDI de 8 mois8 mois
CDI de 7 ans12 mois (plafond légal)

Dans tous les cas, la portabilité ne dépasse jamais la durée d’indemnisation par France Travail (art. L. 911-8, 1°).

Ce qui est maintenu, et quand cela s’arrête

  • Les garanties des salariés en activité. Si le contrat évolue ou si vous changez d’assureur, l’ancien salarié suit le mouvement.
  • Les ayants droit déjà couverts le dernier jour du contrat.
  • La prévoyance, avec une limite : les indemnités journalières ne peuvent pas dépasser l’allocation chômage.
  • Un départ immédiat. Le maintien démarre à la date de fin du contrat. L’ancien salarié adresse ensuite à l’assureur le justificatif de sa prise en charge par France Travail.
  • Une fin liée au chômage. La portabilité cesse à la fin de l’indemnisation, à la retraite ou à l’issue de la durée maximale. À l’inverse, une reprise d’activité n’y met pas fin tant que France Travail continue d’indemniser.

Source : Code de la sécurité sociale, art. L. 911-8, 1° à 5° et dernier alinéa.

Check-list embauche et départ : remise du certificat de travail avec la mention de portabilité de la mutuelle au salarié sortant
Au départ, deux gestes sont imposés par la loi : la mention de portabilité dans le certificat de travail et l’information de l’assureur.

Après la portabilité : le maintien individuel de la loi Évin

Portabilité et loi Évin se suivent, mais ne se ressemblent pas. La première est gratuite et limitée à 12 mois. La seconde est payante, sans limite de durée, et ne concerne que la mutuelle.

Jour J

Fin du contrat de travail. La portabilité démarre si les conditions sont remplies.

Jusqu’à 12 mois

Portabilité gratuite de la mutuelle et de la prévoyance, tant que France Travail indemnise.

Dans les 2 mois

Après la fin du contrat ou de la portabilité, l’assureur adresse une proposition de maintien individuel.

6 mois pour demander

L’ancien salarié a six mois pour demander ce maintien, à compter de la fin du contrat ou de la portabilité. Sans questionnaire médical.

3 ans plafonnés

Année 1 : tarif global des actifs. Année 2 : 25 % de plus au maximum. Année 3 : 50 % de plus au maximum. Ensuite, tarif libre.

Sources : loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, art. 4 ; décret n° 2017-372 du 21 mars 2017. Vérification du 18 septembre 2026.

Qui peut en bénéficier ?

Les anciens salariés indemnisés par l’assurance chômage, les retraités et les titulaires d’une rente d’incapacité ou d’invalidité. S’y ajoutent les ayants droit d’un salarié décédé, pendant 12 mois au moins. En revanche, la prévoyance n’est pas concernée.

Combien cela coûte-t-il ?

Le « tarif global » additionne la part du salarié et celle de l’employeur. Ainsi, un ancien salarié qui payait 40 € sur une cotisation de 80 € paie 80 € la première année. Mieux vaut le prévenir : il comparera avec une mutuelle individuelle.

Le rôle de l’employeur s’arrête à l’information de l’assureur. C’est l’organisme qui envoie la proposition, fixe le tarif et gère le nouveau contrat. Votre seul geste : lui signaler la fin du contrat de travail, ou le décès du salarié.

Cas particuliers : huit situations qui sortent de la check-list

CDD court et versement santé

Un salarié en CDD ou en mission de 3 mois au plus, déjà couvert par une mutuelle individuelle responsable, peut se faire dispenser. Vous lui devez alors le versement santé. Il se calcule sur la contribution que vous auriez versée pour lui, majorée de 25 % pour un CDD. La base ne peut pas être inférieure à 22,27 € par mois en 2026 (7,44 € en Alsace-Moselle). À la sortie, il n’a pas de portabilité santé : il n’était pas couvert par votre contrat.

Sources : Code de la sécurité sociale, art. D. 911-8 ; arrêté du 8 janvier 2026.

Apprentis et alternants

Ils sont affiliés dès le premier jour, comme tout salarié. Une dispense n’est possible que si votre acte la prévoit : contrat de moins de 12 mois, ou cotisation d’au moins 10 % du brut. À la fin du contrat, la portabilité joue dans les conditions habituelles. Voir apprentis et alternants.

Salariés multi-employeurs

Déjà couverts par la mutuelle obligatoire d’un autre employeur, ils bénéficient d’une dispense de droit, à justifier chaque année. Sans demande de leur part, ils cotisent chez chaque employeur. Voir salariés multi-employeurs.

Cadres

À l’embauche comme lors d’une promotion, vérifiez l’affiliation à la prévoyance des cadres. À défaut, si le cadre décède, l’employeur verse lui-même un capital égal à trois plafonds annuels de la sécurité sociale, soit 144 180 € en 2026. Voir l’obligation du 1,50 %.

Source : ANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, art. 1er.

Dirigeant mandataire social

Il rejoint le régime collectif s’il est rémunéré et si l’organe compétent l’a décidé par écrit. En revanche, sans contrat de travail, il n’a pas de portabilité à la fin de son mandat. Voir mutuelle du dirigeant.

Départ à la retraite

Pas de portabilité : le retraité ne relève pas de l’assurance chômage. Il peut toutefois demander le maintien individuel de sa mutuelle dans les six mois. Prévenez-le : il paiera la cotisation entière, part patronale comprise.

Décès d’un salarié

Déclarez sans délai le décès à l’assureur prévoyance, qui versera le capital et les rentes prévus. Informez aussi l’assureur santé. Il proposera alors aux ayants droit un maintien de la mutuelle d’au moins 12 mois, à demander dans les six mois.

Source : loi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, art. 4.

Liquidation judiciaire

Les salariés licenciés conservent la portabilité tant que le contrat d’assurance n’est pas résilié. La Cour de cassation l’a jugé le 5 novembre 2020, puis précisé le 15 février 2024 : une fois le contrat résilié, le maintien s’arrête.

Sources : Cass. 2e civ. n° 19-17.164 ; Cass. 2e civ. n° 22-16.132.

Documents, modèles et PDF : ce qu’il faut préparer une fois pour toutes

Huit documents couvrent toutes les situations d’embauche et de départ. Préparez-les une fois, puis rangez-les dans votre dossier type : vous ne repartirez plus de zéro.

DocumentMomentQui l’établitPreuve à garder
Notice d’informationEmbauche, puis à chaque modificationL’assureur ; l’employeur la remetÉmargement ou récépissé daté
DUE, si le régime en relèveEmbauche, puis à chaque modificationL’employeurÉmargement ou récépissé daté
Bulletin individuel d’affiliationEmbaucheLe salarié, sur le modèle de l’assureurCopie et accusé de l’assureur
Demande de dispense et justificatifEmbaucheLe salariéOriginal signé et justificatif
Désignation des bénéficiaires du capital décèsEmbauche, puis à tout momentLe salarié, qui l’adresse à l’assureurAucune : le document est confidentiel
Certificat de travail avec mention de portabilitéDépartL’employeurCopie et reçu signé
Courrier d’information sur la portabilitéDépartL’employeurReçu signé
Information de l’assureur (radiation)DépartL’employeurAccusé de l’assureur

Trois de ces documents existent déjà en modèles gratuits, au format Word et PDF, dans notre bibliothèque de modèles : la feuille d’émargement de la DUE et de la notice, le formulaire de demande de dispense et le modèle de DUE frais de santé. Les deux textes ci-dessous complètent l’ensemble pour le départ.

Modèle de mention de portabilité pour le certificat de travail

Conformément à l’article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale, [Prénom Nom] bénéficie, à compter de la date de fin de son contrat de travail, du maintien à titre gratuit des garanties frais de santé [et prévoyance] en vigueur dans l’entreprise. Ce maintien s’applique sous réserve de sa prise en charge par l’assurance chômage, pendant sa période d’indemnisation et dans la limite de [X] mois. Organisme assureur : [nom de l’organisme], contrat n° [numéro].

Supprimez la mention « et prévoyance » si l’entreprise n’a pas de régime de prévoyance, ou si le salarié n’y était pas affilié.

Modèle de courrier d’information sur la portabilité

Objet : maintien de vos garanties frais de santé et prévoyance (portabilité)

Madame, Monsieur,

Votre contrat de travail prend fin le [date]. Vous étiez couvert(e) par les régimes collectifs de l’entreprise : frais de santé [et prévoyance], assurés par [organisme], contrat n° [numéro].

Si la fin de votre contrat vous ouvre droit à l’assurance chômage, ces garanties vous sont maintenues gratuitement à compter de cette date. Le maintien dure autant que votre indemnisation par France Travail, et au plus [X] mois, soit jusqu’au [date] au plus tard (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale). Vos ayants droit couverts à la date de fin du contrat en bénéficient également.

Pour en bénéficier, adressez à [organisme] le justificatif de votre prise en charge par France Travail. Transmettez-lui ensuite vos attestations de paiement lorsqu’il vous les demande. Informez-le sans délai de la fin de votre indemnisation : reprise d’emploi, retraite, fin de droits.

Nous informons de notre côté [organisme] de la fin de votre contrat. À l’issue de la portabilité, vous pourrez demander le maintien de votre couverture santé à titre individuel et à vos frais, dans un délai de six mois (article 4 de la loi du 31 décembre 1989). [Organisme] vous adressera une proposition.

Fait à [ville], le [date], en deux exemplaires.

Signature de l’employeur. Reçu en main propre le [date], signature du salarié.

Ces deux modèles sont à adapter à votre situation et à votre convention collective. Ils ne remplacent pas les documents éventuellement fournis par votre assureur.

PDF

La check-list embauche et départ en PDF (recto verso)

Une face pour l’embauche, une face pour le départ, avec les repères de dispense et de portabilité. Les cases et les champs se remplissent à l’écran ou à la main. La fiche rejoint ensuite le dossier du salarié.

Télécharger la check-list embauche et départ (PDF, 2 pages)

Neuf erreurs fréquentes à l’embauche et au départ

Ce sont celles que nous retrouvons le plus souvent en reprenant un dossier. Aucune n’est technique : toutes tiennent à un réflexe qui manque.

Attendre la fin de la période d’essai pour affilier

La mutuelle ne supporte aucune condition d’ancienneté. Le salarié est donc couvert, et cotise, dès son premier jour.

Accepter une dispense orale ou tardive

Sans demande écrite et sans justificatif, la dispense n’existe pas. De plus, une dispense de droit se demande à l’embauche, pas six mois plus tard.

Ne garder aucune preuve de remise

Notice d’information et DUE : c’est à l’employeur de prouver qu’il les a remises. Un émargement prend une minute. Son absence peut coûter un litige.

Oublier la prévoyance d’un salarié promu cadre

La promotion change la catégorie, donc le régime. À défaut, en cas de décès, l’employeur verse lui-même le capital : 144 180 € en 2026.

Se fier à la seule DSN pour affilier

La DSN ne transmet pas les ayants droit. En santé, la plupart des organismes demandent donc encore un bulletin ou une saisie en ligne.

Oublier la mention de portabilité

Elle est obligatoire dans le certificat de travail. Le salarié mal informé peut demander réparation (Cass. soc. 20 novembre 2013, n° 12-21.999).

Ne pas prévenir l’assureur de la sortie

Les cotisations continuent d’être appelées pour un salarié parti. Surtout, la portabilité n’est pas activée : le salarié découvre le problème à la pharmacie.

Croire que la faute grave prive de portabilité

Seule la faute lourde l’exclut. Un salarié licencié pour faute grave, indemnisé par France Travail, y a droit comme les autres.

Couper la mutuelle pendant un congé parental sans relire l’acte

Le maintien dépend de l’indemnisation de l’absence, puis de votre acte et du contrat. Vérifiez donc avant d’agir, et prévenez le salarié par écrit.

Ces points font aussi partie de ce que vérifie un inspecteur : voir notre guide du contrôle Urssaf mutuelle et prévoyance.

Quatre cas pratiques d’embauche et de départ

Les situations ci-dessous sont des cas types fictifs. Elles montrent comment la check-list s’applique, du premier jour à la sortie.

Cas n° 1 : Léa, CDD de deux mois, déjà couverte par une mutuelle individuelle

Léa est embauchée à temps plein pour un remplacement de deux mois. Elle présente l’attestation de sa mutuelle individuelle, qui est un contrat responsable. Elle demande donc par écrit à être dispensée : c’est une dispense de droit. En contrepartie, l’entreprise lui doit le versement santé. Elle finance 32 € par mois pour la mutuelle de ses salariés : Léa reçoit donc 40 € par mois (32 € majorés de 25 %). Dans tous les cas, la base de calcul ne peut pas descendre sous 22,27 € par mois en 2026, soit 27,84 € après majoration. À la fin du CDD, Léa n’a pas de portabilité santé, puisqu’elle n’était pas couverte par le contrat de l’entreprise.

Cas n° 2 : Marc, embauché comme cadre, couvert par la mutuelle de sa conjointe

La conjointe de Marc bénéficie d’une mutuelle d’entreprise obligatoire qui le couvre comme ayant droit. Marc peut donc être dispensé de la mutuelle. Il remet une demande écrite et une attestation, qu’il renouvellera chaque année. En revanche, il est affilié à la prévoyance des cadres dès son premier jour. L’entreprise lui remet la DUE et la notice de prévoyance contre émargement. Elle lui remet aussi la notice santé : c’est la meilleure façon de montrer qu’il a renoncé en connaissance de cause.

Cas n° 3 : Sonia, licenciée après huit mois, retrouve un emploi au cinquième mois

Le certificat de travail de Sonia mentionne la portabilité, et l’assureur est prévenu le jour de son départ. Sa durée maximale est de huit mois. Sonia envoie à l’assureur son attestation France Travail, puis ses justificatifs de paiement. Au cinquième mois, elle signe un CDI et son indemnisation s’arrête. La portabilité prend fin en même temps. C’est à elle d’en informer l’assureur : son ancien employeur n’a plus rien à faire.

Cas n° 4 : Paul part à la retraite après vingt-deux ans

Paul n’a pas droit à la portabilité. L’entreprise signale son départ à l’assureur, qui lui adresse une proposition de maintien dans les deux mois. Paul a six mois pour l’accepter. Il payait 45 € sur une cotisation totale de 90 €. À tarif des actifs inchangé, il paiera 90 € la première année, 112,50 € au plus la deuxième et 135 € au plus la troisième. Prévenu à temps par son employeur, il a pu comparer avec une mutuelle pour retraités.

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FAQ : 15 questions sur l’embauche et le départ d’un salarié

Les réponses reflètent les textes en vigueur au 18 septembre 2026. Elles ne remplacent pas la lecture de votre convention collective, de votre acte et de votre contrat.

À l’embauche

À partir de quand un nouveau salarié est-il couvert par la mutuelle d’entreprise ?

Dès le premier jour de son contrat de travail, période d’essai comprise. Le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) n’admet aucune condition d’ancienneté pour les frais de santé. La cotisation est donc due dès le premier bulletin de paie. En prévoyance (incapacité, invalidité, décès), l’acte qui a mis le régime en place peut prévoir une ancienneté de 12 mois au plus. Vérifiez votre DUE ou votre accord.

Peut-on attendre la fin de la période d’essai pour affilier un salarié ?

Non. Reporter l’affiliation revient à créer une condition d’ancienneté, ce que les textes interdisent en santé. Si le salarié engage des soins pendant cette période, il peut demander réparation à l’employeur. De plus, un régime qui ne couvre pas tous les salariés dès l’embauche fragilise son caractère collectif : l’exonération de la part patronale peut alors être remise en cause.

Un salarié peut-il refuser la mutuelle d’entreprise à l’embauche ?

Seulement s’il entre dans un cas de dispense : couverture par la mutuelle obligatoire de son conjoint ou d’un autre employeur, Complémentaire santé solidaire, contrat individuel en cours, CDD court. D’autres cas existent si votre acte les prévoit, par exemple pour les apprentis. Dans tous les cas, il remet une demande écrite et un justificatif. Sans demande, vous devez l’affilier.

Que faire si un salarié demande une dispense plusieurs mois après son embauche ?

En principe, il est trop tard : les dispenses de droit se demandent à l’embauche (article D. 911-5 du Code de la sécurité sociale). Deux exceptions existent toutefois. Le salarié peut demander une dispense le jour où il obtient la Complémentaire santé solidaire. Il le peut aussi le jour où il entre dans une mutuelle collective obligatoire, par exemple celle de son conjoint. Dans les autres cas, il reste affilié.

La DSN suffit-elle à affilier un salarié à la mutuelle ?

Rarement. La DSN transmet le contrat, l’affiliation et les cotisations. Un signalement d’amorçage peut même lancer l’affiliation dès l’embauche. Cependant, elle ne contient pas les ayants droit. La plupart des organismes demandent donc encore un bulletin individuel ou une saisie dans leur espace entreprise. Vérifiez la procédure de votre assureur.

Faut-il remettre la notice d’information à chaque nouvel embauché ?

Oui. La notice, rédigée par l’assureur, est remise par l’employeur à chaque salarié couvert, puis à chaque modification des garanties. La preuve de cette remise incombe à l’employeur : faites donc signer un récépissé ou une feuille d’émargement. Si votre régime repose sur une décision unilatérale (DUE), remettez-la aussi, de la même façon.

En cours de contrat

La mutuelle est-elle maintenue pendant un congé parental ou un congé sans solde ?

Pas automatiquement. Le maintien s’impose lorsque l’absence est indemnisée : maintien de salaire, indemnités journalières complémentaires financées au moins en partie par l’employeur, activité partielle. Pour un congé parental à temps plein ou un congé sans solde, tout dépend de votre acte et du contrat d’assurance. Informez donc le salarié par écrit avant son départ.

Que faire quand un salarié devient cadre ?

Affiliez-le au régime de sa nouvelle catégorie à la date de la promotion. Pour un cadre, l’employeur finance une prévoyance à hauteur de 1,50 % de la tranche 1 du salaire, affectée en priorité au décès (ANI du 17 novembre 2017). Remettez ensuite la notice du contrat cadres, puis mettez à jour la paie et la DSN. L’oubli peut coûter trois plafonds annuels de la sécurité sociale, soit 144 180 € en 2026.

Au départ du salarié

Quelles sont les obligations de l’employeur au départ d’un salarié ?

L’article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale en fixe deux : signaler le maintien des garanties dans le certificat de travail, et informer l’assureur de la fin du contrat. S’y ajoutent le signalement DSN de fin de contrat, sous 5 jours ouvrés, et l’arrêt des cotisations. Enfin, un courrier d’information remis au salarié n’est pas obligatoire, mais il est vivement conseillé.

Combien de temps dure la portabilité ?

Elle dure aussi longtemps que l’indemnisation par France Travail, dans la limite de la durée du dernier contrat de travail. Cette durée se compte en mois, arrondie au mois supérieur, avec un plafond de 12 mois (article L. 911-8 du Code de la sécurité sociale). Ainsi, un contrat de 4 mois et 1 jour donne 5 mois, et un CDI de 7 ans donne 12 mois. Par ailleurs, des contrats consécutifs chez le même employeur s’additionnent.

Qui paie la portabilité ?

Ni l’ancien salarié, ni directement son ancien employeur. Le coût est mutualisé : il est intégré dans la cotisation payée par l’entreprise et les salariés en activité. Aucune cotisation ne peut donc être réclamée à l’ancien salarié pendant cette période.

Faute grave, démission, reprise d’emploi, ayants droit : ces points sont tranchés dans le tableau par motif de départ. Les démarches de l’ancien salarié sont détaillées dans notre guide de la portabilité de la mutuelle d’entreprise.

Après la portabilité

Quelle différence entre portabilité et loi Évin ?

La portabilité est gratuite, limitée à 12 mois, et couvre la mutuelle et la prévoyance des anciens salariés indemnisés par France Travail. À l’inverse, le maintien prévu par l’article 4 de la loi Évin est payant, sans limite de durée, et ne concerne que la mutuelle. Il s’adresse aux chômeurs indemnisés, aux retraités, aux invalides et aux ayants droit d’un salarié décédé. Il se demande dans les six mois.

Un salarié qui part à la retraite garde-t-il la mutuelle de l’entreprise ?

Il n’a pas droit à la portabilité, réservée aux demandeurs d’emploi indemnisés. Il peut en revanche demander à l’assureur le maintien individuel de sa couverture, dans les six mois qui suivent son départ. La première année, il paie le tarif global des actifs, part patronale comprise. La hausse est ensuite plafonnée à 25 % puis à 50 %, avant de devenir libre (décret du 21 mars 2017).

Que faire en cas de décès d’un salarié ?

Déclarez rapidement le décès à l’assureur prévoyance, avec les pièces demandées. Il versera le capital aux bénéficiaires désignés et, selon le contrat, des rentes au conjoint ou aux enfants. Informez aussi l’assureur santé. Il adressera alors aux ayants droit une proposition de maintien de la mutuelle pendant 12 mois au moins, à demander dans les six mois suivant le décès.

Avec BL ASSUR

BL ASSUR gère-t-il les entrées et les sorties à la place de l’employeur ?

Nous ne remplaçons pas votre service paie, mais nous vous accompagnons à chaque mouvement. BL ASSUR met en place le contrat de A à Z et fournit les modèles : DUE, dispenses, émargement, courrier de portabilité. Nous vous guidons aussi pour les affiliations et les radiations, et nous ouvrons l’espace CE de chaque salarié. Le tout sans frais de courtage, avec un premier retour sous 24 h ouvrées.

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Sources officielles, vérifiées le 18 septembre 2026

Chaque affirmation de cette page renvoie à un texte. Le tableau ci-dessous fait le lien entre les deux.

Ce que dit la pageTexteSource
Portabilité : conditions, durée, gratuité, ayants droit, mention dans le certificat de travail, information de l’assureurCode de la sécurité sociale, art. L. 911-8Légifrance
Régime mis en place par accord, référendum ou DUE écrite remise à chaque intéresséCode de la sécurité sociale, art. L. 911-1Légifrance
Couverture santé de tous les salariés, part de l’employeur d’au moins 50 %Code de la sécurité sociale, art. L. 911-7Légifrance
Dispenses de droit, couverture de 3 mois au plusCode de la sécurité sociale, art. D. 911-2 à D. 911-6Légifrance
Moment de la demande de dispense : embauche, mise en place du régime, prise d’effet de la C2S ou d’une couverture collectiveCode de la sécurité sociale, art. D. 911-5Légifrance
Dispenses prévues par l’acte, demande écrite avec mention d’information, ancienneté (aucune en santé, 12 mois au plus en prévoyance), suspension du contrat, ayants droitCode de la sécurité sociale, art. R. 242-1-2 et R. 242-1-6 ; BOSS, protection sociale complémentaire (mise à jour du 19 avril 2024)BOSS
Notice d’information remise par l’employeur, preuve à sa chargeLoi n° 89-1009 du 31 décembre 1989 (loi Évin), art. 12Légifrance
Maintien individuel de la mutuelle, proposition sous 2 mois, demande sous 6 mois, ayants droit du salarié décédéLoi n° 89-1009 du 31 décembre 1989, art. 4Légifrance
Tarifs plafonnés : tarif global des actifs, puis 25 % et 50 % de plus au maximumDécret n° 2017-372 du 21 mars 2017Légifrance
Prévoyance des cadres : 1,50 % de la tranche 1, capital de trois plafonds annuels à défautANI du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, art. 1erLégifrance. En savoir plus : notre guide
Versement santé : calcul sur la contribution de l’employeur, majoration de 5 % en CDI et de 25 % en CDDCode de la sécurité sociale, art. L. 911-7-1 et D. 911-8Légifrance
Versement santé : base minimale 2026 de 22,27 € par mois (7,44 € en Alsace-Moselle)Arrêté du 8 janvier 2026Légifrance. En savoir plus : notre guide
DSN : blocs 15, 70, 78, 79 et 81, fiche de paramétrage des organismes complémentairesNet-entreprises, FAQ DSN organismes complémentairesNet-entreprises
Signalement d’amorçage (SADV) : embauche et fin de dispenseNet-entreprises, fiche n° 2984Net-entreprises
Signalement de fin de contrat (FCTU) sous 5 jours ouvrésNet-entreprises, fiche n° 2130Net-entreprises
Portabilité maintenue en liquidation judiciaire tant que le contrat n’est pas résiliéCass. 2e civ. 5 novembre 2020, n° 19-17.164 ; Cass. 2e civ. 15 février 2024, n° 22-16.132Cour de cassation ; Légifrance
Défaut d’information du salarié sur la portabilité : responsabilité de l’employeur (arrêt rendu sous l’ANI de 2008, avant l’article L. 911-8)Cass. soc. 20 novembre 2013, n° 12-21.999Légifrance
La portabilité expliquée aux salariésService-Public, fiche F20744Service-Public

Cette fiche a une vocation d’information générale. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne remplace pas l’analyse de votre convention collective, de votre acte et de votre contrat. BL ASSUR, courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 17 003 326.

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